Garderies privées: les négociations sont rompues

Rien ne va plus entre le gouvernement et l’Association des garderies privées du Québec (AGPQ). Les négociations de jeudi visant à trouver une manière d’adoucir les compressions de 15 millions de dollars demandées par Québec se sont soldées par un échec, chacune des parties blâmant l’autre.

 

« Je n’ai jamais vu une négo aussi stupide de toute ma vie », a lancé le président de l’AGPQ, Sylvain Lévesque, ajoutant que le gouvernement de Pauline Marois « se défoulait » sur des petites entreprises.

 

Pour dénouer l’impasse, l’AGPQ a présenté deux demandes à Québec jeudi, soit le retrait des amendes de 800 000 $ pour la journée de grève du 22 mai dernier, ainsi que le règlement de l’équité salariale un an plus tôt que prévu. Selon une entente avec le gouvernement, les éducatrices des garderies privées subventionnées doivent profiter d’une hausse de salaire en 2017 afin de rattraper celui de leurs collègues des CPE.

 

Fin de non-recevoir de Québec

 

De son côté, la ministre de la Famille, Nicole Léger, a remis en question la bonne foi de l’Association des garderies privées du Québec. « Il est évident qu’ils n’ont jamais eu l’intention de contribuer à l’effort budgétaire qui est demandé », a-t-elle dit lors d’un point de presse, soulignant que l’AGPQ avait plutôt demandé au gouvernement une nouvelle subvention de « plusieurs millions de dollars ». Devant le refus du gouvernement, « ils ont rompu la négociation », a ajouté la ministre, visiblement mécontente.

 

Face à cette impasse, le porte-parole de l’AGPQ a indiqué que ses membres allaient poursuivre leur mobilisation, les fins de semaine seulement pour éviter d’autres amendes, et que les compressions affecteront les services aux enfants. « Il n’y a pas de coupes de services possibles, a commenté sur un ton sec la ministre. Il n’en est pas question. »

 

Le gouvernement et l’AGPQ ne s’entendent d’ailleurs pas sur les termes du débat. L’Association évalue que les compressions exigées cette année représentent 28 000 $ par garderie, alors que Québec les estime à 21 000 $. L’AGPQ soutient d’autre part représenter 300 membres, alors que le gouvernement ne lui en concède que 200.

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1 commentaire
  • Donald Bordeleau - Abonné 7 juin 2013 21 h 53

    PME avec de gros salaire au DG 100,000 et plus.

    Il faut comprendre que les propriétaires des garderies privées veulent encore plus de bacon.

    Comme les installations des Cola, de Madame Carmen Salem et S. Lévesque, il y a des abus comme en milieu familial. Les abus suivent une loi immuable comme vus à Montréal et à Laval sur les lois d'impôt.

    Un petit 3000$ au PLQ pour recevoir après coup plus de 60,000$ en 2012. Un rendement mirobolant de 2000% fois la somme investie dans la caisse du parti libéral.

    La ministre doit tenir son bout devant ses affairistes sous le gouvernement libéral avec Tomassi et Courchesne.