Le PQ demeure la locomotive du mouvement souverainiste, dit Marois

L’ancien chef péquiste Bernard Landry a déclaré, lors du congrès de la Convergence nationale, que le PQ n’était pas le seul parti qui peut conduire le Québec à son indépendance.
Photo: François Pesant Le Devoir L’ancien chef péquiste Bernard Landry a déclaré, lors du congrès de la Convergence nationale, que le PQ n’était pas le seul parti qui peut conduire le Québec à son indépendance.

N’en déplaise aux autres partis souverainistes, le Parti québécois (PQ) est «la locomotive» pour réaliser l’indépendance du Québec, a soutenu Pauline Marois.

Les alliances entre le PQ, Québec solidaire et Option nationale ne sont pas nécessaires pour le moment puisqu’il importe « d’avoir un parti qui détient une majorité à la tête du gouvernement », a affirmé Pauline Marois en marge d’une annonce, à Montréal, d’un programme d’embellissement des écoles du Québec. « Quand nous serons élus [majoritaires] et quand nous travaillerons pour l’indépendance, je pense que nous devrons travailler ensemble, et la convergence sera une très bonne idée à ce moment-là. »


« Il faut qu’il y ait une locomotive qui va permettre d’aller chercher l’appui d’une majorité de la population. Et le Parti québécois a cette possibilité-là pour réaliser l’indépendance du Québec », a fait valoir la chef péquiste.


Dimanche lors du congrès de la Convergence nationale, l’ancien chef péquiste Bernard Landry a déclaré que le PQ n’était pas le seul parti qui peut conduire le Québec à son indépendance et qu’il fallait « qu’il y ait convergence pour que les indépendantistes se soutiennent les uns les autres sur la mission fondamentale qu’est l’indépendance ».


Pauline Marois a avancé qu’il n’y avait pas de désaccord entre elle et Bernard Landry au sujet de la convergence. « Je suis d’accord avec lui. La souveraineté appartient au peuple québécois », a-t-elle mentionné.


« Dans le fond, l’appel que nous faisons à tous les partis souverainistes, c’est de joindre la coalition qu’est déjà le Parti québécois, ce qui ne nous empêche pas de travailler autant avec Québec solidaire qu’avec Option nationale », a-t-elle poursuivi.


Alliance électorale


Or Québec solidaire « a nettement rejeté l’idée d’une alliance électorale », a rappelé Pauline Marois. « C’est très clair de sa part et nous pensons, nous, que tout le monde est bienvenu au Parti québécois. »


Malgré cette impasse évidente, le mouvement de la Convergence nationale s’est réjoui dans un communiqué diffusé au terme du congrès que cette « mobilisation citoyenne » ait permis « que des débats sur les possibilités de convergence nationale et électorale des différentes forces indépendantistes soient entamés ».


Pour le mouvement, l’obtention d’une majorité indépendantiste à l’Assemblée nationale demeure une priorité. Les participants au congrès ont proposé la mise sur pied d’un consortium, pour lequel le Nouveau Mouvement pour le Québec, le Conseil de la souveraineté et la clinique juridique Juripop ont manifesté un intérêt, qui aurait pour mandat « d’étudier dans le détail les modalités qui permettraient des ententes ponctuelles dans un certain nombre de circonscriptions ciblées » portant sur l’organisation de primaires ou d’assemblées d’investitures uniques.

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