Plus de 37 000 noms contre le projet de loi 14

Québec — Le député de Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley, a présenté mardi une pétition comptant 37 749 signatures pour s’opposer au projet de loi 14 visant à renforcer la place du français au Québec. La pétition rejette le projet de loi, défendu par la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, parce qu’il faut « assurer qu’il n’y aura plus de limites sur les droits des minorités, ni de fardeau bureaucratique additionnel », et que soient maintenues « les relations harmonieuses actuelles ». Il s’agit de la sixième pétition électronique quant au nombre de signataires, depuis que le site Web de l’Assemblée nationale accueille ce type de pétition, en 2009. La pétition qui a recueilli le plus grand nombre de signatures, soit 247 379, demandait en 2011 la démission de Jean Charest.

7 commentaires
  • Chris G. Eustace - Abonné 22 mai 2013 06 h 53

    Loi 14 et loi 103

    22 mai 2013


    Hier, une pétition de 37, 749 noms a été présentée à l'Assemblée nationale contre le projet de loi 14 par le Parti québécois.


    À l'été 2010, une pétition d'environ 12.000 a été présenté au ministre de l'Éducation Michelle Courchesne contre le projet de loi 103 par le Parti libéral du Québec.


    Les deux lois incluses questions ayant trait à notre système scolaire public.

    Les Québécois doivent s'unir pour que les parents ont le choix d'envoyer leurs enfants à l'école tout ce qu'ils souhaitent.

    Mieux encore, le gouvernement devrait créer des écoles bilingues.

    Il est de notre responsabilité de se battre pour ce qui est meilleur pour l'avenir de nos enfants.

    Merci


    Chris Eustace

    (enseignant à la retraite)

    • rene poirier - Inscrit 22 mai 2013 19 h 17

      M. Eustache, vous venez de me donner un argument supplémentaire pour appuyer le renforcement de la loi 101. Notre responsabilité c'est de faire en sorte que nos enfants puissent avoir un avenir français.

      Merci.

  • Franklin Bernard - Inscrit 22 mai 2013 18 h 07

    La réaction ne dort jamais

    Ces fameux «droits des minorités», envers lesquels, soit dit en passant, le Québec a toujours été parmi les plus généreux, ont été l'alibi qui a permis à certains (je ne nomme personne, suivez mon regard) de laisser pourrir la situation du français au Québec, et de fermer les yeux devant l'envahissement injustifié de l'anglais dans la vie de tous les jours et au travail, notamment à Montréal. Et maintenant que le PQ veut, heureusement, redresser la situation, et dresser des barrières plus solides contre les abus qu'on a vus depuis dix ans, voilà qu'on les invoque à nouveau, ces droits, pour faire échec à la promotion du français.

    L'ancien système n'a manifestement pas marché, il en faut donc un nouveau, plus strict. C'est simple.

    Il ne reste plus qu'à souhaiter une pétition encourageant l'adoption de la loi 14. Je vous garantis qu'elle recueillera plus de 37,000 signatures.

  • Sol Wandelmaier - Inscrite 22 mai 2013 19 h 12

    En Amérique du Nord....

    ....il serait plus facile de rendre tous les écoliers parfaitement bilingues que de resserrer la vis chaque fois plus fort pour forcer le français comme langue unique....

    Cela prendrait beaucoup moins d'energie, cela ne brimerait pas les droits des parents de la minorité d'envoyer leurs enfants à l'école de leur choix....et cela rendrait un immense service à tous ces enfants plus tard pour se débrouiller dans la communication indispensable avec l'extérieur du Qc...

    Que veulent les dirigeants? Bétonner les pourtours d'un Qc indépendant? Le besoin de parler l'anglais deviendra encore plus vital au lendemain d'une séparation!

    Les universités, en France, commencent à donner certains programmes économiques et scientifiques...en anglais! Mieux préparer leurs érudiants au monde de demain devient une priorité avec aucune crainte de voir leur culture disparaitre....La vitalité de la culture devrait être la meilleure poice d'assurance!

  • Sol Wandelmaier - Inscrite 22 mai 2013 19 h 45

    En Europe...

    Pour soutenir mon argument: www.ef.com.fr/epi/europe/

    L’Europe à l’heure de l’anglais
    L’Europe affiche un niveau remarquablement élevé en anglais. Les 11 premiers pays de l’indice principal sont européens. En outre, tous les pays de l’espace Schengen (soit les pays européens ayant aboli le contrôle aux frontières à l’intérieur de la zone) se distinguent par une maîtrisemoyenne à très bonne. L’Union européenne s’est explicitement fixé pour objectif le multilinguisme de l’ensemble de ses citoyens. Cette affirmation d’une culture multilingue est un moteur de changement puissant en ce qui concerne la définition des cursus de l’enseignement public, la culture dans les entreprises et les politiques de l’Union européenne.

    Les adultes du Vieux Continent sont de plus en plus amenés à interagir avec des collègues et partenaires hors de leur pays d’origine. L’anglais est la langue de communication la plus fréquente dans ce cadre. Sur la plupart du continent européen, ce sont les jeunes professionnels qui ont le meilleur niveau d’anglais.

    La langue des hommes politiques et des étudiants
    Les adultes du nord de l’Europe parlent bien anglais. Ce trait culturel commun est perceptible au quotidien : les programmes télévisés étrangers sont rarement doublés, les hommes politiques utilisent l’anglais pour leurs discours destinés à des organisations internationales. A l’université, les étudiants travaillent souvent directement sur des textes publiés aux Etats-Unis ou au Royaume- Uni, et ils rédigent leur mémoire en anglais. Une fois bien établie, cette culture de connaissance de l’anglais étaye l’apprentissage de la langue chez les enfants. Maîtriser cet outil est de plus en plus considéré comme une composante essentielle de l’éducation.

    • Franklin Bernard - Inscrit 23 mai 2013 08 h 34

      Pourquoi ne voyez-vous pas l'essentiel? En Europe, ni en France (en référence à votre commentaire précédent) les langues nationales ne sont menacées dans la vie de tous les jours ni au travail par l'envahissement de l'anglais. Contrairement au Québec où la menace est constante, quotidienne. Contrairement au Québec où beaucoup d'anglophones ont une haire viscérale du français, et font tout pour l'étouffer à jamais.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 23 mai 2013 18 h 53

      Imaginez un canoe à rame dans un océan...On peut ramer à contre-courant mais on finit par s'épuiser!

      Il y a des slogans et des mythologies qui , à force d'être répétés, deviennent des vérités. Les 40 dernières années le Qc s'est développé énormémentainsi que sa culture avec le puissant soutien ...du Canada!

      La menace et la haine sont des fantômes agités par les politiciens dans un but politique....