Québec veut favoriser l'achat d'aliments locaux par les établissements publics

La première ministre Pauline Marois a confirmé la mise en œuvre, d'ici la fin de l'année, d'une stratégie d'achat local propre aux établissements relevant de l'État.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir La première ministre Pauline Marois a confirmé la mise en œuvre, d'ici la fin de l'année, d'une stratégie d'achat local propre aux établissements relevant de l'État.
Baie-Saint-Paul — Les établissements publics vont être mis à contribution pour élargir le marché des aliments produits au Québec.

À l'occasion du lancement jeudi de la Politique de souveraineté alimentaire, la première ministre Pauline Marois a confirmé la mise en œuvre, d'ici la fin de l'année, d'une stratégie d'achat local propre aux établissements relevant de l'État.

La stratégie vise à accroître la part de marché des produits bioalimentaires dans les écoles, les hôpitaux, les garderies et les autres organismes gouvernementaux.

«Notre objectif est ambitieux, très ambitieux, a dit Mme Marois. Nous voulons que la proportion d'aliments du Québec consommés par les Québécois atteigne 50 %. [...] Pour chaque point d'augmentation, on accroît de 75 millions les ventes des producteurs du Québec. Nous en serions à peu près aujourd'hui à 33 %. On a du chemin à faire."

Par des mesures incitatives, Québec veut convaincre les distributeurs d'offrir davantage de produits locaux auprès des acheteurs du secteur institutionnel.

Présentée à Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix, la Politique de souveraineté alimentaire prévoit aussi le dépôt de deux projets de loi, d'ici juin, pour renforcer la protection du territoire agricole.

Pour prévenir la spéculation, notamment de la part d'intérêts étrangers, le ministre de l'Agriculture, François Gendron, va modifier la «Loi sur l'acquisition de terres agricoles par des non-résidants» et la «Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles».

D'autres modifications pourraient être apportées pour mieux protéger les terres contre l'étalement urbain, a indiqué le ministre.

Dans le but d'encourager la relève, Québec entend également bonifier «jusqu'à 20 %» l'aide financière destinée aux jeunes agriculteurs. Les mesures de soutien «bonifiées» nécessiteront un investissement annuel supplémentaire de 3,8 millions de la Financière agricole.

Enfin, pour réduire les coûts de chauffage astronomiques des entreprises serricoles et leur permettre d'augmenter leur production, Hydro-Québec va offrir aux exploitants le tarif «biénergie DT».

Les entreprises pourront ainsi dégager une économie pouvant atteindre 25 % de leur facture d'énergie.
15 commentaires
  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 16 mai 2013 16 h 22

    Problèmes à l'horizon

    Bien sûr que tout le monde est d'accord pour acheter québécois sauf les irréductibles du plus bas prix et les plus pauvres qui n'ont tout simplement pas les moyens d'y accéder. Il est vrai que les grandes chaînes ne s'efforcent nullement d'acheter québécois ou local. C'est un problème de plus pour les agriculteurs. L'invasion de produits étrangers sur nos étals qui viennent compétitionner en pleine saison nos productions est un autre. Pour ce qui est des institutions, elles vont se rebiffer, c'est sûr. La nourriture d'hôpital est planifiée longtemps d'avance et les fruits et légumes frais n'existent quasiment plus. Reste les universités, les cafétérias gouvernementales, les écoles et garderies.

    L'Ontario en ce domaine a bien réussi. Des équipes de promotions font le tour des épiceries apposant affiches et photos sur les comptoirs. On peut acheter des tomates des champs, ce qui n'est pas le cas ici. On devrait s'en inspirer.

    • Luciano Buono - Abonné 16 mai 2013 18 h 55

      J'habite en Ontario et la disponibilite de fruits et legumes locaux est pas mal clairseme. Beaucoup de bruit pour mal peu de resultats tant qu'a moi. Pour ce qui des produits transformes, les choix n'accotent pas du tout ce qu'on trouve au Quebec.

    • james schauer - Inscrit 16 mai 2013 23 h 53

      "L'invasion de produits étrangers sur nos étals"

      Ha ... ha 'L'invasion' ...

      C'est 'l'invasion' de les choix des consomatteurs Quebecois qui dirige les imports.

      Ca, c'est drole.

      'Les Quebecois veulent achetez des produits etranges' ... 'et au meme fois on veut achetez des produits locale' ...

      Le choix c'est 100% au Quebecois, a chaque jour.

  • Maryse Veilleux - Abonnée 16 mai 2013 16 h 29

    Génial!

    Wow....quelle belle initiative !

  • Victoria - Inscrite 16 mai 2013 16 h 35

    C’est un début…

    Des modifications pour protéger les terres contre l’étalement urbain, bonne idée !

    Est-ce que ce sera suffisant pour contrer également les grands envahisseurs ?

    Lorsque l'on constate que des lois à cet effet étaient en place et qu'elles ont été habilement contournées en toute légalité, je me garde une petite gêne d’être trop enthousiaste.

    Est-ce que des sanctions sévères sont prévues pour le non-respect des règles?

    D.L. tech. agricole

  • Constance Babin - Abonnée 16 mai 2013 17 h 28

    bonne nouvelle

    les bonnes nouvelles commencent à rentrer du PQ. J'espère que l'oposition participera.

  • Marc Bergeron - Inscrit 16 mai 2013 18 h 38

    Poudre aux yeux

    On ne cherche que des manipulations de masse. Seulement hier il y a eut 6-7 sorties dans les médias du PQ. Comment peut-on travaillé sérieusement dans un contexte de précipitation et d'éparpillement total. On ne cherche que des mots clés pour obtenir des votes. A quand la dictature supposément verte et questionnable dans certains dossiers. Prenons les terres agricoles qui a autoriser du dézonage dans le passé PQ et PLQ. PLus on avance plus le PQ fait preuve d'improvisation. Je sens que les gens commencent <a être plus avertis en matière d'information et tant mieux.
    Les chaines d'épiceries ont commencés à introduire plus de produits québécois mais des accords sont signés et nul possibilité de subventionner ces produits et les chaînes hors »Québec n'ont aucun intérêt sauf que nous de la population avons commencé à être entendu et le PQ veut le crédit. Métro a beaucoup augmenter ses produits du Québec ce n'est certainement pas le PQ. Dire que l'on ne parle que d'intégrité ces temps-ci

    • Louka Paradis - Inscrit 16 mai 2013 21 h 26

      La pensée positive a bien meilleur goût, et surtout, elle est nettement plus féconde. Voir des complots partout et tout dénigrer, voilà la recette idéale pour faire régresser le Québec. Il faut transcender la partisanerie et être capable de reconnaître les bonnes décisions. Quand la moindre initiative est décriée à répétition, ça devient très suspect. Ça sent le dépit...
      Louka Paradis, Gatineau