Des bourses majorées pour 130 000 étudiants

Pierre Duchesne
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Pierre Duchesne

Québec — Quelque 130 000 étudiants bénéficiaires du programme de prêts et bourses toucheront une bourse majorée de 190 $ par an en moyenne.


Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, a dévoilé mardi ce « consensus » émanant du « chantier » sur l’aide financière aux études auquel ont participé les principales associations étudiantes, à l’exception de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE). Ce chantier, présidé par l’ancien leader étudiant Pier-André Bouchard St-Amant, devait proposer une façon d’améliorer le régime de prêts et bourses à même une enveloppe de 25 millions promise au Sommet sur l’enseignement supérieur. Il a élaboré deux scénarios.


Comme l’écrivait Le Devoir la semaine dernière, Pierre Duchesne a rejeté le premier scénario, qui prévoyait la conversion en bourses des prêts consentis par le gouvernement Charest pour couvrir la hausse des droits de scolarité. « Ceux qui en profitaient étaient des gens qui avaient des revenus plus élevés », a-t-il souligné. Dans « l’esprit de l’aide financière aux études », le ministre trouvait préférable « d’aider ceux qui ont le plus besoin de cette forme d’aide ».

 

Augmenter les frais de subsistance


Ainsi, le scénario retenu prévoit d’augmenter davantage les frais de subsistance admis dans le calcul de la bourse, soit de 12 $ par mois dans le premier scénario à 20 $ dans le deuxième, ou 160 $ pour les huit mois de l’année scolaire. Près de 20 des 25 millions sont réservés à l’augmentation de ces frais de subsistance.


La hausse du seuil d’exemption de la contribution parentale, qui doit passer graduellement de 28 000 $ à 45 000 $ d’ici 2016, sera légèrement accélérée. Dès septembre prochain, le seuil sera haussé à 37 000 $ (au lieu de 36 000 $), et l’année suivante, à 41 000 $ (au lieu de 40 000 $). Grâce à cette majoration, quelque 25 000 étudiants toucheront une aide supplémentaire de 135 $ l’an prochain, a mentionné Pier-André Bouchard St-Amand.


Enfin, le gouvernement maintient le prêt accordé pour les dépenses de transport des étudiants à temps partiel en région, ce qui représente 728 $ par an pour un étudiant universitaire.


Ces mesures sont financées à même la réduction du crédit d’impôt de 20 % à 8 %, surtout encaissé par les parents, ce qui dégage quelque 40 millions l’an prochain.

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