Le programme de procréation assistée n’est pas menacé

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a mandaté la Commission à la santé et au bien-être pour revoir la pertinence d’offrir certains services de procréation assistée.
Photo: La Presse canadienne (photo) Clément Allard Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a mandaté la Commission à la santé et au bien-être pour revoir la pertinence d’offrir certains services de procréation assistée.

Québec — Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, se défend de vouloir sabrer le programme de procréation assistée, mais songe à mettre des « balises » pour en améliorer l’efficacité.


« Il n’est pas question de remettre en question le programme de procréation médicalement assistée », a soutenu le ministre de la Santé, Réjean Hébert, à la suite des révélations du Devoir selon lesquelles il avait mandaté la Commission à la santé et au bien-être pour revoir la pertinence d’offrir certains services de procréation assistée.


Selon lui, ce programme « a fait la démonstration qu’il était utile », mais devrait « cibler les gens qui en ont vraiment besoin et permettre qu’il y ait des balises pour éviter les dérapages éthiques ».


L’ancien ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui a instauré ce programme en 2010, estime que le Québec a « le meilleur programme de procréation assistée au monde ». Il n’est pas contre l’idée de « réévaluer les choses », à la condition de ne « pas remettre en question ce programme ».


Philippe Couillard, qui était opposé à la gratuité lorsqu’il était ministre de la Santé, a fait savoir, par le biais de son attaché de presse Harold Fortin, qu’il était « normal » de revoir un programme après quelques années et qu’il attendrait les conclusions du rapport de la commission avant de se prononcer sur les suites à donner au programme.

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