Indépendance - La convergence à défaut de l’alliance

Gabriel Nadeau-Dubois
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Gabriel Nadeau-Dubois

À défaut de pouvoir s’allier, les partis souverainistes doivent « converger » afin de faire avancer la souveraineté, pensent plusieurs personnalités indépendantistes réunies au sein du mouvement Convergence nationale.

Pour Jocelyn Desjardins, porte-parole du mouvement, la décision de Québec solidaire de refuser une éventuelle alliance électorale avec les autres partis souverainistes est « désastreuse » certes, mais elle n’a rien d’étonnant. « On s’y attendait depuis longtemps. On avait conçu que ce type de configuration désastreuse pourrait arriver », explique-t-il. Il estime qu’il y a un « dérèglement de l’action politique » chez les souverainistes québécois. Et pour tenter de surmonter ces divisions, son mouvement organisera un congrès du 24 au 26 mai.


Le but du principe de convergence défendu par M. Desjardins est de réunir les partis politiques, mais aussi les syndicats et les mouvements sociaux autour de la question de l’indépendance. « Pour nous, sur la question nationale, ça veut dire que la base d’une approche commune est toujours possible, peut-être pas dans une joute électorale, mais dans le cadre de mouvements citoyens. Pour nous, c’est un point de départ », explique M. Desjardins. Gabriel Nadeau-Dubois sera invité au congrès pour donner sa vision de la souveraineté. « Il y a beaucoup d’indépendantistes qui se rendent compte que le Parti québécois ne semble pas être le seul, ni le meilleur moyen d’arriver à l’indépendance. Il faut développer des alternatives politiques aux quelques grands partis qui dominent l’arène politique depuis les dernières années », explique l’ancien leader étudiant au Devoir.


Collaborations


Québec solidaire enverra une délégation au congrès de Convergence nationale. Car si le parti ne souhaite pas effectuer d’alliances électorales, il n’écarte pas la possibilité de collaborations ponctuelles. « On pourrait parler en commun sur certains dossiers, faire des sorties publiques sur certains dossiers avec des partis politiques ou des mouvements sociaux », explique la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David.


De son côté, Option nationale ne compte pas envoyer de délégation au congrès, et le Parti québécois n’a pas encore confirmé sa participation. Mais M. Desjardins prévoit que de nombreux militants de ces partis viendront à titre personnel.

5 commentaires
  • Jacques Boulanger - Inscrit 7 mai 2013 07 h 15

    À vos marques, restez !

    C’est quand même bizarre que le seul parti qui ait écarté l’idée d’une coalition soit le seul à présenter une délégation à ce congrès. M’enfin, chacun ses goûts.

  • Gilles Bousquet - Abonné 7 mai 2013 09 h 11

    Convergence...

    Dans nos dictionnaires : « Action de tendre vers un même but »

    Impossible ici. Québec solidaire voudrait un Québec séparé du Canada qui serait de gauche jusqu'à la fin des temps...minimum. Ça voudrait dire que tous les partis de droite seraient hors-la-loi dans un Québec...indépendant.

    Le seul but qui réunit le PQ, Québec solidaire, l'ON et le minuscule PI est la séparation "la simple souveraineté sans association pré-négociée". Autrement, tout les sépare.

  • André Michaud - Inscrit 7 mai 2013 09 h 11

    Indépendantistes et comunistes

    Les indépendantistes sont comme les ex marixstes-léninistes , ultra divisés en divers "sectes politiques" qui se traitent de tous les noms entre eux...

    Méfions nous de tous ces groupes fondés sur des idéologies qui sont presque une religion. Ils ne peuvent faire de compromis et formeraient un pouvoir sans oreilles..croyant avoir une mission presque divine..

    • Michel Gagnon - Inscrit 7 mai 2013 12 h 03

      Faites-vous référence, M. Michaud, à la «mission presque divine» que se donnaient les tenants du Non lors du Référendum de 1995 (utilisant des tactiques pas trop catholiques, d'ailleurs)?

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 8 mai 2013 00 h 38

      Méfions-nous alors également des partis politiques fédéralistes et vendus à l'establishment qui mise sur l'apathie du peuple doublé d'un financement occulte et mafieux pour se maintenir advinam éternam au pouvoir.