Chevrette a rencontré la commission avant le témoignage de Cloutier

Après une rencontre avec les inspecteurs de la commission Charbonneau lundi soir, Guy Chevrette a lui transmis un affidavit niant toutes les allégations faites par Gilles Cloutier, de la firme Roche.

C’est ce qu’a indiqué l’ancien ministre péquiste au Devoir. « J’ai trouvé tous mes documents. J’ai même fait un affidavit qui a été amené à la commission par Mme Tremblay [Me Estelle Tremblay, l’avocate qui représente le Parti québécois]. »


C’est Me Tremblay qui s’est chargée de mettre Guy Chevrette en contact avec les inspecteurs de la commission. « Je n’ai eu qu’un téléphone à faire », a-t-il précisé. Son témoignage a eu lieu la veille de la première journée de la comparution de Gilles Cloutier devant la commission.


Guy Chevrette a présenté des factures qui prouvent qu’il a payé de sa poche un voyage que Gilles Cloutier affirme plutôt avoir payé à même un pot-de-vin de 25 000 $ versé au ministre des Transports à l’époque afin qu’il favorise la firme Roche pour la construction d’un tronçon de la route 125 reliant Saint-Donat à Lac-Supérieur.


Guy Chevrette ne sait pas encore quand il sera entendu par la commission. Il souhaite comparaître « au p. c. », a-t-il affirmé.


Mardi, après avoir rencontré les inspecteurs, Guy Chevrette s’est réuni avec « les avocats », dont celui qui le présente, Me Éric Vallières, de McMillan. Ce dernier a rédigé le communiqué de presse, diffusé mercredi, dans lequel l’ancien ministre nie toutes les allégations avancées par Gilles Cloutier. L’avocat lui a enjoint de ne faire aucun autre commentaire, a précisé Guy Chevrette.


Rappelons qu’en 2002, à une émission de Paul Arcand, Guy Chevrette avait raconté que lors de la compagne électorale de 1989, une avocate, dont il ne se rappelait pas le nom, lui avait offert un pot-de-vin de 500 000 $ pour qu’il s’oppose à l’étatisation des loteries vidéo. L’avocate se serait présentée à la permanence du parti avec deux mallettes contenant chacune un quart de million en liquide. Jean Royer, le bras de droit de Jacques Parizeau, était présent. Guy Chevrette et Jean Royer en avaient avisé le parti, mais pas la police. Après cette révélation, la Sûreté du Québec avait tenu à rencontrer les deux hommes, mais l’affaire n’a pas eu de suite.

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