Léger dit non à une hausse du tarif des garderies

La ministre de la Famille, Nicole Léger, ne veut pas toucher au tarif des CPE pour régler les problèmes de financement.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir La ministre de la Famille, Nicole Léger, ne veut pas toucher au tarif des CPE pour régler les problèmes de financement.

Il n’est pas question d’augmenter le tarif des places en garderie, a martelé la ministre de la Famille, Nicole Léger.


Le tarif de 7 $ par jour est en quelque sorte gelé, du moins au cours de l’actuel mandat du gouvernement Marois.


La ministre a toutefois accepté de relancer le chantier de travail sur le financement des CPE à la demande du Conseil québécois des services de garde éducatifs à l’enfance (CQSGEE) et de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).


La ministre Léger est ouverte aux discussions, mais elle se réjouit surtout d’avoir pu obtenir des CPE le pouvoir de récupérer les 222 millions $ accumulés en surplus pour éponger les coûts du système.


En obtenant ces surplus, les compressions importantes annoncées ont pu être évitées, mais la directrice générale du Conseil, Francine Lessard, estime que cette avenue ne suffira pas pour assurer le maintien des services à long terme.

 

Maintenir l’accessibilité


Une fois ces surplus épuisés, soutient Mme Lessard, la pérennité du réseau sera en péril. Le Conseil prône une indexation des tarifs des CPE pour tenir compte des frais qui ont explosé depuis 2004.


L’Association québécoise des centres de la petite enfance souhaite aussi que l’on discute du financement, mais elle se fait plus prudente sur les tarifs, affirmant qu’il faut maintenir l’accessibilité.


La présidente de l’association, Hélène Gosselin, souhaite que l’accessibilité demeure, notamment pour les familles à faible revenu.

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8 commentaires
  • Carole Dionne - Inscrite 15 avril 2013 00 h 28

    Qu'ou donc

    Le PQ va-t-il se brancher?

    • Joey Hardy - Inscrit 15 avril 2013 08 h 23

      Dans une démocratie saine madame, il est normal de dialoguer et de s'ajuster. Il n'y a que les fous qui ne changent jamais d'idée. Auriez-vous préféré un parti intransigeant qui décide pour nous en bon dictat?

  • Pierrette Renaud - Inscrit 15 avril 2013 07 h 12

    Madame Léger et votre PQ, même si j'me fais insulter par ces jeunes couples qui disent que les vieux leur coûte cher, moi ça fait plus de 12 années que je n'ai plus d'enfants à la maison mais je dois continuer à payer des taxes scolaires et celles-ci augmentent à TOUTES LES ANNÉES, je suis également obligé de payer pour les congés parenteaux que moi et mon époux n'avons jamais pu profiter, je dois aussi payer pour les retraits préventifs du travail donné à toutes les femmes enceinte parce qu'avoir un enfant aujourd'hui c'est devenue une maladie affreuse et de plus je dois payer pour les fécondations invitro de ces jeunes couples afin de leur permettre de vivre le bonheur d'être parent eux autres aussi alors moi je fais ma part pour ces jeunes familles donc pourquoi VOUS ne voulez pas que ces jeunes couples payent leur juste part?? J'attends votre réponse Mme Léger, cela dit si vous en avez une mais j,en doute...

    • Claude Smith - Abonné 15 avril 2013 10 h 15

      Mme. Renaud, ça fait 30 ans que je n'ai plus d'enfants à la maison et je continue comme vous à payer des taxes profitant à d'autres générations. Par vos remarques, vous entrez dans le même manège que ces jeunes qui disent que les vieux leur coûtent cher. C'est une voie sans issue où on emplifie le conflit des générations au lieu de développer une solidarité intergénérationnelle.

      Claude Smith

    • Sylvain Auclair - Abonné 15 avril 2013 10 h 57

      Madame Renaud,
      Si un jour vous allez à l'hopital, devrez-vous payer votre juste part, comme vous dites?

    • Charles Boissonneault - Inscrit 15 avril 2013 13 h 48

      Le jour ou les jeunes, polyglottes et très mobiles sur le plan international auront déserté ce Québec qui les trouve trop bruyants, solidaires ou coûteux et que personne ne restera pour payer votre pension, les impôts qui paieront votre CHSLD ou qui ne sera disponible pour changer vos couches, vous vous rappelerez de nos manifs et vous direz qu'elle n'était pas si effrayante au final, la juste part que l'on vous demandait.

    • Joey Hardy - Inscrit 15 avril 2013 15 h 14

      Mme Renaud, cela fait des années que nous payons et allons payer pour une dette de 200 milliards dont votre génération nous aura fait grâce. Chaque année, toutes les taxes augmentent en tentative ratée de colmater l'hémorragie de ce que votre génération a engendré. Il n'est plus possible aujourd'hui d'avoir un couple avec moins de deux emplois. Les coûts actuels et futurs du système de santé sont tel qu'il nous faudra un véritable deuxième baby-boom. Dans les vingt prochaines années, la pression sur la régie des rentes sera telle qu'il faudra fortement augmenter le taux des cotisations ou simplement couper vos rentes.

      Si vous n'aidez pas les jeunes couples à avoir des enfants, vous vous coupez l'herbe sous le pied. Investissez dans votre retraite, investissez dans la jeunesse qui va vous laver, soigner, loger et si vous êtes chanceuse, respecter plus que vous ne la respectez.

  • Gilles Théberge - Abonné 15 avril 2013 09 h 38

    Heureusement

    Oui, heureusement, c'est Nicole Léger qui a la responsabilité de ce dossier. Je n'ose penser à ce que ce serait si une autre ministre avait cette responsabilité. Madame Léger a dans le passé donné de la substance à la la politique de lutte à la pauvreté. C'est une bonne nouvelle.

    Je pense que madame Renaud ci-haut est en train de comprendre le sens de la solidarité sociale. Moi non plus je n'ai plus d'enfants à l'école ou à la garderie. Depuis longtemps. Et j'accepte de payer mes impôts, parce que je sais qu'ils servent à l'ensemble de mes concitoyens.

    Ça fait partie de nos valeurs comme québécois et je ne comprends pas que l'on ne comprenne pas de cette donnée élémentaire.