La ministre de la Famille ne veut pas toucher aux tarifs des garderies

L'Association québécoise des centres de la petite enfance souhaite aussi que l'on discute du financement, mais elle se fait plus prudente sur les tarifs, affirmant qu'il faut maintenir l'accessibilité.
Photo: Annik MH de Carufel - Archives Le Devoir L'Association québécoise des centres de la petite enfance souhaite aussi que l'on discute du financement, mais elle se fait plus prudente sur les tarifs, affirmant qu'il faut maintenir l'accessibilité.

Il n'est pas question d'augmenter le tarif des places en garderie, a martelé la ministre de la Famille, Nicole Léger.

Le tarif de 7$ par jour est en quelque sorte gelé, du moins, au cours de l'actuel mandat du gouvernement Marois.

La ministre a toutefois accepté de relancer le chantier de travail sur le financement des CPE à la demande du Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGEE) et de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).

La ministre Léger est ouverte aux discussions, mais elle se réjouit surtout d'avoir pu obtenir des CPE le pouvoir de récupérer les 222 millions $ accumulés en surplus pour éponger les coûts du système.

En obtenant ces surplus, les compressions importantes annoncées ont pu être évitées, mais la directrice générale du Conseil, Francine Lessard, estime que cette avenue ne suffira pas pour assurer le maintien des services à long terme.

Une fois ces surplus épuisés, soutient Mme Lessard, la pérennité du réseau sera en péril. Le Conseil prône une indexation des tarifs des CPE pour tenir compte des frais qui ont explosé depuis 2004.

L'Association québécoise des centres de la petite enfance souhaite aussi que l'on discute du financement, mais elle se fait plus prudente sur les tarifs, affirmant qu'il faut maintenir l'accessibilité.

La présidente de l'association, Hélène Gosselin, souhaite que l'accessibilité demeure, notamment pour les familles à plus faibles revenus.


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8 commentaires
  • Marcel Marquis - Inscrit 14 avril 2013 07 h 36

    Surplus et augmentation de tarif

    Quelqu'un pourrait-il nous expliquer d'où proviennent ces surplus? Tarif quotidien trop élevé ou subventions gouvernementales excessives?

  • Lise St-Laurent - Inscrite 14 avril 2013 08 h 32

    Cherchez l'erreur!

    C'est le monde à l'envers. L'an dernier dans le Budget Bachand, il était suggéré d'augmenter à 10.00$ les frais de garderie et de moduler selon le nombre d'enfants inscrits, ce qui à mon avis était assez logique considérant les coûts engendrés. Le PQ dans sa grande mansuétude a dit: Non! Non! ça va rester comme ça et on n'y touchera pas. Le PQ coupe et les CPE réclament de hausser les frais de 1.00$ et le PQ de répondre: Non! Non!, il n'en est pas question. Cherchez l'erreur!

    Le PQ est dur à suivre dans sa gestion économique, on ne peut continuellement donner des cadeaux à tout vent, s'objecter à toute augmentation raisonnable sans rien demander en retour. Le principe qui veut que tous les services sont gratuits, on repassera. Je nai aucun problème à payer via mes impôts mais il faudra bien un jour s'asseoir et calculer pour le vrai, pas un calcul politique.

    • Joey Hardy - Inscrit 15 avril 2013 15 h 19

      Mme St-Laurent,

      Le PQ avait en tête de compléter le réseau avant d'augmenter les tarifs, pour être équitable pour tous.

      Avec le 60 milliards de dettes légué par les libéraux et le déficit annuel de 1.5 milliard, nous devons maintenant augmenter nos revenus à court terme. L'idée fut donc lancée d'augmenter les frais, puisque toute démocratie qui se respecte se permet d'avoir un dialogue sur ce type d'enjeux.

  • Leclerc Éric - Inscrit 14 avril 2013 12 h 09

    Un programme créé de toute pièce par le PQ avec de nombreuses failles

    Crée par le gouvernement social démocrate du PQ au coût initial de 5$ par jour pour les parents (MAIS qui coûte entre 20$ et 43$ par jour à l'état - vos impôts) avec des éducatrices en garderie syndiquées et qui comme bon nombre d'enseignants se font un devoir de lire et relire leur précieuse convention collective, et si elles ne sont pas satisfaites de leurs conditions de travail décident en commun de quel moyen de pression elles prendront pour faire ch...er les parents!

    C'est ça un service public de qualité pour favoriser le taux de natalité pour lequel je paie vous vous payez chaque semaine sur votre chèque de paie? Beurk!

    • Joey Hardy - Inscrit 15 avril 2013 15 h 28

      Avez-vous déjà songés à quelle augmentation du taux de natalité nous avons besoin pour financer la retraite des baby-boomers?

      Savez-vous que les éducatrices en garderie font 20-25 000$ par année pour un travail à temps plein?

      Nous leur demandons d'uniformiser le niveau de connaissances de base de nos enfants et elles sont traitées comme des employés de n'importe quelle chaine de fast food. Ce sont des éducatrices, des personnes responsables des étapes les plus cruciales du dépistage et de la correction d'un retard d'apprentissage.

  • Denise Poirier - Inscrite 14 avril 2013 13 h 06

    Durant les années 90, il n'y avait pas de garderies à 7$

    Durant la période que mes enfants étaient en garderie, j'ai payé des garderies au montant de 15$ à 18$ par jour pour chacun de mes deux enfants. Ayant un salaires très moyen, vous pouvez croire que presque la totalité de mon salaire y passait et ce, pendant quelques années!!

    7$-8$ par jour? C'est un cadeau!

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 14 avril 2013 13 h 43

    Le monde à l'enver, oui!

    Laisser les frais de garderies à 7$ relève en de la fumisterie. Le P. q. présume que pour la population il s'agit d'une vache sacrée intouchable, que finalement tout le monde est satisfait de cette absence de décision. Mais en réalité il s'agit d'une mesure qui aurait dû être revisée depuis longtemps, mais ni les libéraux ni les péquistes n'ont eu ce courage.

    Une amie m'a surprise il y a quelques années me disant que sa fille, séparée, avec 2 enfants, une pension de son ex et un emploi très bien rémunéré, lui avait dit considérer ne pas avoir besoin cette "aumône" du gouvernement: selon elle il devait y avoir deux tarif un pour les démunis et un autre pour les mieux nantis.

    En effet, il est facile de comprendre que pour une femme sur l'aide sociale 14$ par jour sur 5 jours, c'est à dire 70$ semaine, ça constitue une fortune, d'autant que si elle est séparée légalement elle n'a pas droit à une pension pour elle-même qui serait alors considérée comme un revenu de travail.

    Dans les circonstances actuelles ce gouvernement vise à donner l'impression d'être équitable, alors qu'il varge, comme ont dit, sur à peu près tout le monde sauf ceux au plus haut de l'échelle, misant peut-être sur le fait qu'on ne sait pas compter, et ça semble assez vrai.

    Je crois que premièrement, les députés et ministres péquistes qui ont une longue expérience en tant que tels sont assez rares, que deuxièmment l'obsession du déficit zéro allié à la crainte de perdre une élection hâtive, poussent ce parti à vouloir tout faire au plus sacrant, le meilleur (qui passe souvent inaperçu) comme le pire, et cela dans un tourbillon d'improvisations sans aucune concertation. Ma foi, pour ceux qui ne voudraient pas se retrouver avec les libéréraux au pouvoir, le seul espoir reste la commission Charbonneau. Mais la CAQ n'attend que son tour pour verser elle aussi... dans l'improvisation. Où diable allons nous?