Québec plie sur les mesures qu'il voulait imposer aux CPE

Québec — Le gouvernement Marois a abandonné sa demande la plus controversée et est parvenu jeudi à conclure une entente avec les Centres de la petite enfance (CPE) pour récupérer une trentaine de millions de dollars.

À l'origine, le Parti québécois au pouvoir exigeait plus de 56 millions de compressions à l'ensemble du réseau des garderies subventionnées pour l'aider à atteindre l'équilibre budgétaire. La ministre de la Famille, Nicole Léger, voulait notamment abaisser le financement à un ratio d'une éducatrice pour 10 enfants.

Mais finalement, devant le tollé de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) et des syndicats, la ministre a fait marche arrière. Le ratio demeurera à une éducatrice par huit enfants et la ministre puisera dans les surplus de 222 millions accumulés par les CPE pour boucler son budget.

Au lieu de prélever 7 millions dans les surplus comme cela était initialement prévu, Québec se servira à hauteur de 31 millions.

En conférence de presse, jeudi, Mme Léger s'est targuée de pouvoir respecter ainsi malgré tout son objectif de 56 millions de compressions. «J'ai toujours dit que j'étais disponible et ouverte, dans ce dialogue, à des aménagements différents. L'important, c'est que l'effort budgétaire soit là», a-t-elle déclaré.

Mme Léger ira chercher 10 millions du montant requis à même son ministère. Mais pour la partie qui doit être assumée par les garderies privées subventionnées, soit 14,9 millions, les discussions se poursuivent.

Du reste, l'entente conclue tard jeudi après-midi n'est valide que pour cette année et un autre exercice de négociation est à prévoir l'an prochain. Les parties ont toutefois convenu de relancer d'ici là un chantier sur le financement.

Compromis acceptable

Pour l'AQCPE, l'entente est un compromis acceptable.

Selon le directeur général, Louis Senécal, les CPE préféraient nettement puiser dans les surplus plutôt que de mettre à risque le mode de financement du réseau.

«À choisir entre les deux mesures, c'était évident qu'aller chercher dans les surplus était beaucoup moins douloureux, n'étant pas une mesure récurrente, et cet argent était là depuis un certain temps dans plusieurs cas», a-t-il expliqué.

Environ 20 % des établissements du réseau fourniront l'effort financier.

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7 commentaires
  • Robert Dufresne - Inscrit 11 avril 2013 18 h 23

    Pathétique

    Rien de plus...

    • Louka Paradis - Inscrit 11 avril 2013 22 h 54

      Mais de qui, ou de quoi parlez-vous donc ? De votre absence d'arguments ?
      Louka Paradis, Gatineau

    • Nicolas Bouchard - Abonné 11 avril 2013 23 h 29

      M. Dufresne,

      je crains que vous ne soyez l'un de ceux qui crieraient que le gouvernement n'en fait qu'à sa tête si jamais il ne faisait aucun compromis.

      Maintenant qu'il discute et trouve des solutions, vous trouvez cela pathétique. Certaines personnes sont difficiles à comprendre.

  • Marc Blanchard - Inscrit 11 avril 2013 22 h 02

    Franchement, bravo!

    Ce gouvernement entend raison quand il le faut.

  • David Boudreau - Inscrit 11 avril 2013 23 h 35

    Le call du chauffeur

    Avancez en arrière .....

  • Henri Goleau - Inscrit 12 avril 2013 12 h 09

    Petit clin d'oeil

    J'aimerais beaucoup que mme Marois augmente d'un coup les tarifs des cpe de 80% pour les amener de 7 à 13.60 $ juste pour voir la réaction des libéraux.

  • Simon White - Inscrit 13 avril 2013 07 h 49

    La cha-cha de Pauline

    Encore une fois, les Péquites avancent puis reculent ... Tout un progrès comme gouvernement.