Sylvain Simard nommé président du conseil de la SAQ

Sylvain Simard, derrière la première ministre Pauline Marois, le 28 juin 2012
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Sylvain Simard, derrière la première ministre Pauline Marois, le 28 juin 2012

Le gouvernement du Parti québécois a annoncé la désignation de Sylvain Simard à titre de président du conseil d'administration de la Société des alcools du Québec (SAQ).

L'ancien député péquiste de Richelieu, qui avait annoncé, en juin 2012, qu'il ne se représenterait pas aux élections générales du 4 septembre dernier, succède à Norman Hébert.
 
Ce dernier quitte ses fonctions de manière prématurée. Son mandat avait été renouvelé en 2009 pour une période de cinq ans qui devait prendre fin en janvier 2014.
 
M. Hébert avait exprimé «sa volonté de quitter» avant la fin de son mandat au lendemain de la prise de pouvoir du gouvernement de Pauline Marois, a affirmé Shirley Bishop, directrice des communications du cabinet de la première ministre.
 
C'est donc d'un «commun accord» que cette décision a été prise, a-t-elle précisé.
 
Sylvain Simard recevra une rémunération annuelle de base de 17 755 $, à laquelle s'ajoutera un montant de 832 $ par séance mensuelle du conseil d'administration de la SAQ. Il doit prendre les rênes du conseil d'administration à compter du 1er mai.
 
La SAQ a salué par voie de communiqué la «grande contribution» et le «dévouement» de M. Hébert tout en souhaitant «la plus cordiale des bienvenues» à son successeur.
 
Sylvain Simard s'est retiré de la vie politique le 28 juin dernier après avoir été élu lors de cinq élections consécutives sous la bannière du PQ dans la circonscription de Richelieu, en Montérégie. Après avoir été ministre des Relations internationales sous Lucien Bouchard, il a notamment hérité du ministère de l'Éducation et de la présidence du Conseil du trésor dans le cabinet de Bernard Landry.
 
Le gouvernement péquiste s'est récemment attiré les foudres des partis d'opposition à la suite des nominations d'André Boisclair et de Gilles Duceppe. Le premier a été nommé délégué général du Québec à New York tandis que le second s'est vu confier les rênes de la future «Commission nationale sur l'emploi et la main-d'oeuvre».

Par Mélanie Marquis

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5 commentaires
  • Victor Beauchesne - Inscrit 10 avril 2013 20 h 17

    son règne sera très court

    D'ici Noël le PQ sera chassé du pouvoir et M. Simard se retrouvera sur le trottoir. D'ici là qu'il améliore le service à la clientèle !

    • Louka Paradis - Inscrit 10 avril 2013 21 h 09

      Tout le monde a le droit de rêver, même en couleurs... ¸Ha ! ha ! ha !
      Louka Paradis, Gatineau

    • Léandre Joannette - Inscrit 10 avril 2013 21 h 51

      Effet direct dû au départ de N.Hébert :

      Ça être tranquille dans le commerce de vente et de location de voitures au gouvernement..... !

    • Sylvain Lavoie - Abonné 10 avril 2013 22 h 24

      @Victor Beauchesne

      C'est vrai que la nomination de Thierry Vandal à èa la direction d'Hydro-Québec et de près de 75% des juges «post-it» ne relevait pas de la partisannerie libérale la plus crasse...

  • Gilles Delisle - Abonné 11 avril 2013 08 h 30

    Le régime des amis, des Libéraux, est de retour, mais avec le PQ!

    L'une des raisons pour laquelle je n'ai pas voté Charest, c'était justement que je n'en pouvait plus du régime des amis du parti, à nommer des incompétents à tous les postes vacants de l'administration. Mais, je me suis fait avoir, le PQ a très bien su faire de même avec leurs incompétents ayant perdu un poste électif ou avoir démissionné de leur poste. On a eu droit à Boisclair, Duccepte, Simard, et combien d'autres. Pourrait-on abolir cette facon de faire et se mettre à la recherche de personnel compétent dans les postes honorifiques de l'Administration publique!