Gouvernance souverainiste – Le PQ mise sur des commissions d’examen… et le français

« Nous allons nous doter de différents moyens pour défendre le Québec face aux initiatives du gouvernement fédéral », a indiqué le ministre québécois des Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir « Nous allons nous doter de différents moyens pour défendre le Québec face aux initiatives du gouvernement fédéral », a indiqué le ministre québécois des Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier.

Pour donner corps à sa «gouvernance souverainiste», le gouvernement Marois entend mettre sur pied des commissions nationales d'examen à chaque fois qu'une décision d'Ottawa le justifiera. D'autres mesures accompagnent la stratégie, notamment une incitation pour les ministres à parler exclusivement en français dans les rencontres fédérales-provinciales. 

«Nous allons nous doter de différents moyens pour défendre le Québec face aux initiatives du gouvernement fédéral», a indiqué le ministre québécois des Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, lors d'une rencontre éditoriale avec Le Devoir mardi. Le contenu de l'entrevue était sous embargo jusqu'à ce matin, alors que M. Cloutier dévoile publiquement le plan du gouvernement en matière de gouvernance souverainiste.

Au coeur de la stratégie du Parti québécois se trouve donc les commissions d'examen — comme celle que dirigera Gilles Duceppe sur l'assurance-emploi. Celle-ci ne sera que la première d'une série. «Lorsqu'on le jugera à propos, en fonction des mesures qui sont prises à Ottawa et que l'on jugera contraires aux intérêts du Québec, on va se doter d'une commission nationale d'examen qui sera publique et ponctuelle», a expliqué Alexandre Cloutier. Des élus fédéraux pourront être invité à témoigner. Autrement, les commissions entendront différents experts et intervenants de tous milieux.

«On se donne un outil supplémentaire pour faire pression sur le fédéral», estime Alexandre Cloutier. Un outil qui s'inscrit dans la gouvernance souverainiste, que M. Cloutier définit comme étant «le comportement gouvernemental d'un gouvernement souverainiste jusqu'à ce que le Québec devienne un pays».

Ces commissions d'examen seront mises sur pied selon différents critères d'évaluation sujets à interprétation. «Ça prendra un minimum de consensus» sur les dossiers, a indiqué Alexandre Cloutier. «Et ça prendra des dossiers sur lesquels il y a nécessité de se documenter, d'approfondir les impacts». Outre l'assurance-emploi, M. Cloutier a donné deux exemples de sujets potentiels: le ravalement de l'ACDI au sein du ministère des Affaires étrangères à Ottawa et la réforme touchant l'approche juridique face aux jeunes contrevenants.

Combattre les ingérences

De manière générale, la gouvernance souverainiste visera à «freiner et combattre les ingérences» du fédéral dans les champs de compétence de la province. Pour y arriver, le gouvernement Marois entend «assurer tous les pouvoirs législatifs [que Québec détient] et repousser les limites de l'ordre juridique existant». M. Cloutier a réitéré la volonté de Québec d'accroître les pouvoirs de la province dans trois domaines: la culture, la formation de la main d'oeuvre et les infrastructures municipales.

Alexandre Cloutier a aussi dévoilé les axes de la nouvelle politique intergouvernementale adoptée le 13 mars par le conseil des minutes. En rafale:

- Québec veut faire preuve d'une vigilance accrue face à Ottawa, et dénoncer systématiquement ses ingérences.

- Le gouvernement «exigera toujours sa juste part des fonds fédéraux» (droit de retrait avec pleine compensation si le fédéral veut investir un champ de compétence provincial).

- Il favorisera les relations bilatérales.

- Dans les rencontres impliquant les autres provinces (comme le conseil de la fédération), le Québec ne pratiquera pas la politique de la chaise vide, mais «émettra constamment son propre communiqué» au terme des rencontres.

- Et lors de ces rencontres, les «ministres s'exprimeront toujours en français». Le ministre Cloutier a souligné qu'un service de traduction est toujours disponible lors de ces rencontres.

Mercredi, M. Cloutier a toutefois précisé que les ministres pourront parler anglais s'ils le désirent, notamment dans les relations informelles. Mais l'idée est que le Québec s'exprime principalement en français lors de ces rencontres.

Par rapport au conseil de la fédération, le ministre a indiqué que le gouvernement y participera tant qu'il sera minoritaire. Mais il a laissé entendre que dès lors qu'une majorité serait obtenue, Pauline Marois cesserait d'y participer. «Notre volonté qu'on devienne un pays s'exprime facilement avec cette même volonté de vouloir mettre fin au conseil», a-t-il dit.

En conférence de presse mercredi, Alexandre Cloutier a soutenu que ces mesures ne visent pas à déclarer la guerre à Ottawa. «Ce sont des actions concrètes pour les intérêts du Québec, a-t-il dit. L'objectif n'est pas de faire la guerre mais de trouver des solutions pour répondre aux besoins des Québécois. On se donne des outils pour se défendre, se faire entendre et pour que le fédéral recule.»

Plus de détails dans notre édition de jeudi.


103 commentaires
  • Marc Blanchard - Inscrit 3 avril 2013 10 h 53

    Bravo.

    • Gilbert Talbot - Abonné 3 avril 2013 11 h 22

      Oui mais, madame Agnès Maltais, qui était assise au côté de M. Alexandre Cloutier lors de la conférence de Presse n'a pas prononcé un mot? Pourtant au même moment où se tenait cette conférence de presse, la Commission québécoise des Droits de la personne rabrouait les règles mise en place par la ministre Maltais pour couper certains bénéficaires du bien-être social, notamment les personnes de 55 ans et plus. Le PQ continue de parler des deux côtés de la bouche et l'un des côtés est plus croche que l'autre.

    • Maxime Dion - Inscrit 3 avril 2013 22 h 27

      @Gilbert Talbot

      À propos de Mme Maltais, pour paraphraser les propos liminaires de l’article, de quels moyens le citoyen devra-t-il se doter pour se défendre face aux initiatives antisociales du gouvernement du parti québécois de Mme Marois ? 

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 4 avril 2013 05 h 11

      Ça s'appelle rester sur le sujet M.Talbot.

  • Gilles Théberge - Abonné 3 avril 2013 11 h 15

    C'est de bonne guerre

    Bravo monsieur le ministre. Il n'est que normal qu'un gouvernement Québécois travaillant pour le Québec, reste vigilant et actif dans tous les dossiers où le gouvernement fédéral canadien tente d'introduire ses doigts.

    Sans compter que souvent le fédéral lui-même dénature par ses agissements, l'essence même de ce qu'il proclame. Le fédéralisme n'est-il pas censé être assymétrique dans tous ses aspects, en respectant les juridictions de chaque partie?

    De quoi l'opposition hypocrite libéralo/caqueteuse vous accusera-t-elle?

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 3 avril 2013 12 h 42

      De gaspiller les fonds publics encore et encore, car on connait la chanson et ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement souverainiste gouverne pour provoquer la chicane entre Ottawa et Québec pour sa cause. Faut croire qu'ils ont un public pour....

      Comme dit Duceppe... Les intérêts du Québec... pis les intérêts du Québec, les intérêts du Québec... facile de vous gagner...

    • Gilles Théberge - Abonné 3 avril 2013 14 h 21

      Est-ce donc le seul argument «la chicane»? C'est tout ce que j'entends. De l'autre côté de la bouche, quand Charest a créé le monstre, le fameux Conseil de la fédération c'était bien pour renforcer le système fédéral ça non? C'était sans utiliser les fonds publics monsieur Lamontagne?

      Ça ressemble tu un peu à la théorie des deux poids deux mesures? Si tu travaille pour renforcer le Québec tu dilapide les fonds publics et tu provoque la chicane.

      En revanche si tu travaille pour renforcer le système fédéral tu n'utilise pas les fonds publics et tu finis sur le dos les quatre pattes en l'air (ce qui est la position de soumission par excellence). Et tu croule sous les ovations!

      Quel est précisément le bilan du conseil de la fédération? Comment quand, et sur quels sujets cette patente a-t-elle modifié la trajectoire politique du gouvernement fédéral? Sur quel sujet exactement ce conseil de la fédération a-t-il été le moteur d'un changement quelconque dans quelles politiques fédérale? Quels sont les résultats monsieur Lamontagne de cette merveilleuse institution?

      Ya pas de chicane quand on ne demande rien. Mais ça ne veut pas dire qu'on avance.

    • Solange Bolduc - Inscrite 3 avril 2013 20 h 37

      Pauvre M. Lamontagne: le seul argument intelligent qui revient encore et encore quand on a rien d'autre à ajouter : "Si tu travaille pour renforcer le Québec tu dilapide les fonds publics et tu provoque la chicane. "

      Il faudrait laisser faire, se taire, parce que ça coûte trop cher pour se défendre, mais pas pour perdre son identité propre ! Misère québécoise !

      Pendant combien de temps encore faudra-t-il courber l'échiner pour se nier soi-même ?

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 3 avril 2013 22 h 22

      1 j'ai jamais dit que j'étais d'accord avec Charest et 2. Continuer d'y croire...

      Vous voulez vous défendre contre vos semblables ?? Une fois séparés, les gens de Québec vont se défendre contre Mtl ou la Beauce... ;o) pis ceux du Lac contre la Gaspésie ???

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 3 avril 2013 22 h 36

      Les Libéraux ne gouverne pas pour prouver que le fédéralisme fonctionne. Le PQ gouverne seulement pour démontrer nos compétences contre celle du fédérale et raviver la flamme souverainiste.

      Je vais voter pour un parti qui ne parle pas de ce sujet au prochaine élection, car on n'avance pas pendant qu'on perd du temps à ce chicaner avec Ottawa.

      Ce sujet est notre parti de hockey national entre les bleus et les rouges. Ne parlez surtout pas de finance aux Québécois mais seulement que nous sommes gouvernés par le méchant Harpeur et vous avez vos cottes d'écoute.

      Une seule question, Pensez vous à vous bâtir une maison si vos cartes de crédit et marge de crédit étais remplis???

      Mettez les bonnes personnes en place en premier après ???

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 6 avril 2013 08 h 07

      Madame Bolduc, ça donne quoi de dépenser 1.5 million sur une commission dans le but de faire la lumière sur la réforme de l'assurance-emploi des conservateurs?

      C'est simple, elle n’est pas bonne, elle nuit aux travailleurs du Québec, et plus particulièrement aux travailleurs saisonniers, qui sont nombreux au Québec, on les connaît déjà les retombés de cette réforme, alors pourquoi gaspiller 1.5 million alors que nous avons tellement d'autres problèmes à régler?

      Aussi, vous ne trouvez pas que de nommer à grands frais Gilles Duceppe à la tête d'une commission ressemble étrangement à la pratique des libéraux de nommer les amis du parti à des positions publiques, pratiques que le PQ décrie depuis des années?

      Aussi, expliquez nous donc de quelle façon le fait d'exiger que le français soit utilisé dans toutes les rencontres ministérielles hors Québec aidera le français au Québec, car j'ai beau chercher, je ne vois vraiment pas comment.

      Ne croyez-vous pas que le fait d'exiger unilatéralement des échanges uniquement en français avec tous les ministres provinciaux et fédéraux ne fera qu'attiser les relations entre le Québec et le reste du Canada?

      Expliquez-nous de quelle façon de telles pratiques pourraient être bonnes pour le Québec et les Québécois et Québécoises, expliquez-nous en quoi cela aide le Québec, Québec qui aux dernières nouvelles est toujours une province canadienne!

      Le ministre Cloutier se vante que son projet de gouvernance souverainiste est tout à fait constitutionnel, ce qui est des plus comique, car le projet de souveraineté lui est tout à fait anticonstitutionnel, ce qui démontre encore une fois que le PQ, plutôt que de véritablement parler de souveraineté, se limite à faire de la bisbille afin d'aller chercher des appuis pour essayer de renouveler sa base et tenter de se faire réélire aux prochaines élections.

  • Robert Beauchamp - Abonné 3 avril 2013 11 h 19

    Le biliguisme?

    Bravo. Au Canada de prouver qu'il est bilingue c.a.d. de s.exprimer en français avec la nation reconnue par Ottawa.

    • Gabriel Bruneau-Langlois - Inscrit 3 avril 2013 11 h 51

      C'est un peu vite dit pour le bravo...Ça va rester à voir dans le future.

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 3 avril 2013 12 h 39

      Faire comme si le Québec ne faisait pas partie du Canada ne change en rien le fait qu'il en fait partie, et l'approche du PQ par rapport aux relations avec le ROC ne pourra que créer des tensions et faire en sorte qu'il sera de plus en plus difficile pour le Québec de faire des gains au fédéral et ce sont les Québécois en général qui en paieront la note!

      Mais encore là, créer des crises artificielles avec le ROC dans le but de faire avancer la cause souverainiste fait partie des pratiques douteuses du PQ depuis belle lurette!

    • Djosef Bouteu - Inscrit 3 avril 2013 19 h 45

      Monsieur Charbonneau, le PLQ, pourtant fédéraliste fut incapable d'obtenir des gains du fédéral. Le Québec n'a fait que régresser pendant 9 ans.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 3 avril 2013 20 h 20

      Il faut cesser de répéter ad-nauseam que le français ne peut pas être utilisé et qu'un francophone doit toujours parler anglais.

      Si parler français en public déclenche une crise avec le Canada, on a strictement rien à faire dans cette fédération où il est impossible de vivre en français.

    • Pierre Meese - Inscrit 3 avril 2013 20 h 34

      M. Charbonneau, combien de gains faisions-nous sous Charest? Historiquement, les moments les plus favorables au Québec étaient lorsque le duo PLC-PQ était en place. Je ne vois pas en quoi occuper pleinement nos champs de compétence et d'empêcher les empiètements fédéraux seraient mal! C'est l'essence même du fédéralisme au cas ou vous l'auriez oublié. À moins que vous ne souhaitiez que le Québec disparaîsse en silence.

    • Solange Bolduc - Inscrite 3 avril 2013 20 h 43

      Qu'est-ce qui "va rester à voir", M. Bruno-Langlois ? Qu'on s'exprime dans l'une des deux langues officielles ? Qu'est-ce qui nous obligerait à nous exprimer qu'en anglais, ne faisons-nous pas partie, encore, d'un Canada soi-disant bilingue? Prouvons-le alors puisque nous sommes francophones ! Et qu'ils traduisent s'ils ne comprennent pas !

    • Solange Bolduc - Inscrite 3 avril 2013 20 h 45

      Et M. Charbonneau, encore la peur qui vous paralyse: peur des tensions, peur d'être nous-mêmes, peur de se défendre, peur d'argumenter, peur de la chicane, et quoi encore qui pourrait vous diminuer encore davantage !?

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 3 avril 2013 22 h 41

      Et j'imagine que de rechercher sciemment les conflits avec le fédéral va apporter quelque chose au Québec, monsieur Bouteu?

      Vous revenez souvent sur le thème de la peur madame Bolduc, comment pouvez-vous supposez que je serais paralysé par la peur alors que vous ne me connaissez ni d'Adam ni d'Ève?

      Il ne s'agit en aucune façon de peur, loin de là, je pense tous simplement que le fait d'exiger des relations unilingues françaises avec le ROC n'aidera en rien le Québec, que cela n'aidera en rien à la sauvegarde du français dans notre province, et qu’une bande d'illuminés s'amusent simplement à créer des problèmes inutilement.

    • Solange Bolduc - Inscrite 4 avril 2013 09 h 22

      M. Charbonneau (22 h 41) Je parle de la peur en général chez les Québécois qui préfèrent se taire ou ont peur de provoquer la chicane au lieu de défendre leurs intérêts, et le français devrait passer en premier. Tout simplement !

      On n'exigerait pas, on permettrait aux ministres de s'exprimer dans une langue ou une autre, en français ou en anglais, ce qui ferait la preuve que le Canada, dans les conférences fédérales-provincialles ou ailleurs est vraiment bilingue, non unilingue anglophone. Et il y aurait comme d'habitude la traduction.

      Et on a raison d'insister pour parler français (faut pas avoir peur de le faire) quand on est francophones du Québec, en plus, dont la langue officielle est le français, alors que la langue officielle du reste du Canada, c'est l'anglais et le français, et on ne respecte même pas le bilinguisme officiel dans le ROC, et nous Québécois on devrait avoir peur de s'exprimer en français? Au nom de qui, de quoi ? NON !! ..

      Le ROC a assez bafoué nos droits,il est temps qu'on se réveille et qu'on cesse d'avoir peur d'être ce qu'on est !

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 4 avril 2013 20 h 04

      Et en quoi exiger des échanges unilingues français entre le fédéral et les provinces aidera-t-il le Québec à faire respecter ses droits?

      Le mouvement souverainiste dépéri à vue d'oeil, le PQ le sait, et ils essaient de mousser l'option souverainiste en faisant de la bisbille, ils essaient de reproduire l'effet Meech, une tentative désespérer du PQ de refaire sa base, rien de plus, et ce sont les Québécois qui vont en payer la note! Si le PQ déteriore trop le relations entre les provinces et le fédéral!

  • lise pelletier - Inscrit 3 avril 2013 11 h 35

    Enfin !!

    Que le match commence !

    Les règles du jeu pour défendre les intérêts du Québec par l'application de sa langue nationnale dans les rencontres inter-provinciales est un paramètre incontournable pour la mise en application de la gouvernance souverain.

    Dans l'intérêt national de l'État du Québec, les règles doivent être claires dès la mise au jeu.
    Comme dit un ami à moi, l'heure de l'agir est arrivé.

    • Maxime Dion - Inscrit 3 avril 2013 22 h 33

      @lise pelletier

      <<Pour défendre les intérêts du Québec par l'application de sa langue nationnale (sic) (...) l'heure de l'agir est arrivé >>

      L'heure de l'action est peut-être arrivée, mais il faudrait voir qu'elle ne nous fasse pas trop trébucher sur les mots

    • Maxime Dion - Inscrit 3 avril 2013 22 h 34

      @lise pelletier

      << Que le match commence !>>

      Si vous permettez, je préfère que ce soit la partie qui commence

  • Michel Richard - Inscrit 3 avril 2013 11 h 45

    Beaucoup d'éclat

    beaucoup d'argent dépensé. Dans le seul but de maximiser la chicane.

    Ça me désole.

    • Gilles Théberge - Abonné 3 avril 2013 12 h 54

      La chicane? Quelle chicane? Quand un gouvernement qui se dit fédéraliste, ce qui suppose qu'il y a une ligne de partage net des champs d'action empiète sur celui des autres, celui à qui ça fait mal n'a pas le droit de dire que ça fait mal? Pour pas faire de chicane? Ah ben coudonc!

      En fait seriez-vous un adepte de la position traditionnelle du dominé soumis? On farme notre clapet pour pas faire de chicane? Et à la fin on plus un mot à dire. Parce qu'on aime pas la chicane...

      Et on accuse ceux qui veulent se tenir debout de faire de la chicane...
      À quoi ça rime ?

    • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 3 avril 2013 13 h 10

      Défendre les intérêts du Québec et des Québécois n'est pas de la chicane, mot préféré des Trudeau. C'est se tenir debout devant l'injustice.

    • Denis Beausoleil - Inscrit 3 avril 2013 13 h 46

      Ce qui me désole moi M. Richard, c'est que vous n'ayez pas d'autres arguments que le seul terme ''chicane'' répété ad nauseum par l'opposition sans autres réflexions plus approfondis. Soyez désolé plutôt par l'opposition qui s'obstine à mettre des bâtons dans les roues seulement pour critiquer. Ils n'ont aucun intérêt à ce que le Québec avance sous le gouvernement Marois....
      O. Lessard

    • Michel Richard - Inscrit 3 avril 2013 16 h 00

      Ok, M Beausoleil. J'utuliserai d'autres mots, comme "mettre de la pression" ou "créer un rapport de force" ou "créer de la tension".

      On aura une, non plusieurs, patentes dont le but apparent sera de faire enquête sur certaines choses mais dont le but réel sera de mousser la souveraineté. Quelle crédibilité ? aucune. Tout le monde saura que ces "commissions" auront décidé de leurs conclusions avant même de commencer leurs travaux.

      Une perte de temps et d'argent totale, je vous dis.

    • Pierre Meese - Inscrit 3 avril 2013 19 h 58

      Lorsque que quelque chose vous irrite dans votre couple M. Richard, est-ce que vous ne dites rien pour ne pas faire de chicane ou essayez-vous plutôt d'exposer votre point? Les "chicanes" comme vous dites sont normales dans toute société. En avoir peur c'est accepter de se faire marcher dessus sans rien dire. Les "chicanes" permettent souvent d'arriver à des solutions qu'on n'aurait jamais vu si on ne s'était pas chicané. Ça permet aussi de voir si l'intérêt de l'autre pour maintenir la relation est réel ou non et ensuite de prendre nos décisions. C'est simplement le comportement d'une société normale qui s'assume, rien de plus.

    • Michel Richard - Inscrit 3 avril 2013 21 h 05

      M Meese, quand quelque chose ne marche pas dans mon couple, c'est sûr que je m'exprime. Mais je le fais de façon positive. Je ne cherche pas à démontrer systématiquement que ma conjointe a tort et qu'elle fait tout de travers.
      Voyez-vous c'est exactement ce que je reproche au PQ: ils cherchent le divorce, ils ne cherchent pas à faire fonctionner l'union qui existe.

    • Maxime Dion - Inscrit 3 avril 2013 22 h 36

      @Michel Richard

      Quand l'union ne fonctionne plus, on divorce !

    • Franklin Bernard - Inscrit 4 avril 2013 09 h 45

      Toujours le même discours: quand c'est Ottawa qui nuit aux intérêts du Québec, quand le français est bafoué, tant par Ottawa que par le PLQ, tant que la Québec s'écrase bien gentiment devant l'oppression culturelle et économique, personne ne parle de chicane, et tout le monde est heureux. Mais dès que le Québec redresse la tête et décide que c'est assez, on crie au meurtre.

      Sommes-nous vraiment si moutons que ça?

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 4 avril 2013 19 h 56

      Monsieur Bernard, cela fait plus de 40 ans que les souverainistes crient au meurte, un peu de retenu svp!