Gentilly-2: la commission recommande d’évaluer un déclassement «immédiat»

Québec — La commission parlementaire sur Gentilly-2 recommande au gouvernement de procéder à une étude de faisabilité pour procéder à un démantèlement « immédiat » de la centrale nucléaire.


Lors de la commission parlementaire sur l’avenir de la centrale Gentilly-2, qui s’est tenue à Québec en janvier dernier, les groupes écologistes avaient plaidé pour un démantèlement sur 20 ans, plutôt que sur 50 ans comme prévu dans le plan d’Hydro-Québec. Ils arguaient que cela se faisait en France et que ça permettrait de conserver l’expertise nucléaire en sol québécois.


« Ceux qui opèrent la centrale sont les mieux placés pour la démanteler », a répété Christian Simard, de Nature Québec, qui se réjouissait jeudi de voir que la commission avait donné suite à cette recommandation.


La commission a pris en considération l’argument avancé selon lequel « un déclassement immédiat permettrait de conserver des centaines d’emplois bien rémunérés pendant de nombreuses années dans les régions du Centre-du-Québec et de la Mauricie ». L’autre raison évoquée est que cela « éviterait de léguer nos problèmes aux générations futures ».


Le rapport précise que le déclassement immédiat « n’a pas fait l’objet d’études détaillées » et qu’Hydro-Québec « peut proposer un plan de déclassement plus ou moins accéléré à la condition de démontrer à la Commission canadienne de sûreté nucléaire que ce plan est conforme aux lois et aux règlements relatifs à la sûreté nucléaire ».


Au ministère des Ressources naturelles, on était avare de détails jeudi. « La recommandation sera transmise à Hydro-Québec », a expliqué le porte-parole Nicolas Bégin. À Hydro-Québec, le directeur des communications, Marc-Brian Chamberland, n’en savait pas beaucoup plus, rappelant que la société d’État irait dans le sens du gouvernement. « On n’a pas encore évalué tout cela, mais on va s’adapter. »


Du côté de l’opposition officielle, on s’est dit « déçu » de ce rapport qui « ne tient pas compte de la majorité des recommandations proposées par les députés libéraux ». Rappelons que les travaux de la commission ont été suspendus le mois dernier à la suite d’une sortie virulente de la députée de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, à l’égard de la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.


La commission recommande également de faire pression sur le gouvernement fédéral pour obtenir le plan de déclassement de la centrale Gentilly-1, fermée depuis bientôt près de 30 ans, de même que l’assouplissement des critères pour le Fonds de diversification économique mis à la disposition des régions touchées.


 
1 commentaire
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 29 mars 2013 06 h 39

    Là je suis mêlé

    L'opposition officielle est déçu parce que ce rapport ne tient pas compte de la majorité des recommandations proposées par les députés libéraux ? Est-ce qu'on parle ici de ces mêmes libéraux qui hurlaient contre la fermeture de G2 ? Faut que je prenne une pose parce que là là, la politique provinciale commence à être confondante !

    Et qu'est-ce que je lis ailleurs ? Le sondage qui démontre la monté des libs dans le support de la société. Là, je ne suis plus confondu, je suis abasourdi ! Voulez-vous bien me dire où ils ont téléphoné les sondeurs ? Je vous jure que je n'ai pas eu d'appel !

    On est pas sorti de l'auberge, ou du bois, ou de la m... !