Le Parti vert veut rembourser Scott McKay

Québec — Après des années de comptes en souffrance, il semble que Scott McKay sera finalement remboursé par le Parti vert pour les 6500 $ qu’il a prêtés, lors des élections générales de 2007 et aux partielles de 2008, à son ancien parti.

Le député de Repentigny, qui s’est fait élire sous la bannière péquiste après avoir perdu la course à la chefferie du Parti vert en 2008, a parlé vendredi au chef intérimaire du Parti vert, Jean Cloutier, pour tenter de trouver une entente. L’exécutif de la formation écologiste votera sur des modalités de remboursement lundi soir.


« À l’époque, ils n’avaient pas d’argent pour me rembourser, alors j’endurais une dette, mais maintenant, avec la nouvelle Loi sur le financement des partis politiques, ils vont recevoir des montants plus importants en financement public et, donc, ils devraient me mettre en priorité dans leur liste de remboursement plutôt que de donner un salaire au chef intérimaire », a affirmé Scott McKay en entrevue au Devoir plut tôt cette semaine.


En vertu de la nouvelle Loi sur le financement des partis politiques, en vigueur depuis le 1er janvier, le Parti vert recevra un minimum de 73 000 $. Et s’il réussit à recueillir 20 000 $ en financement populaire, le parti recevra 50 000 $ supplémentaires du Directeur général des élections du Québec (DGEQ).


« Nous avons eu une longue conversation amicale ce matin [vendredi] pour regarder quels sont les scénarios possibles pour enclencher un processus de remboursement, a confirmé le chef par intérim Jean Cloutier. Je dois présenter à mon conseil exécutif lundi soir la proposition que Scott m’a faite. »


Il rappelle par ailleurs qu’il avait eu le mandat, lors du dernier exécutif, de négocier avec Scott McKay les modalités de remboursement. « Il y a une intention de rembourser Scott pour l’argent qu’il a bien voulu prêter pour la campagne de 2007. »


L’an dernier, Scott McKay avait menacé de poursuivre son ancien parti pour obtenir son dû, mais on lui répétait sans cesse que le parti n’avait pas d’argent. Il déplorait notamment le fait que cette dette apparaissait toujours aux rapports financiers du Parti vert, une situation qu’il trouve toujours embarrassante. « C’est un embêtement de voir mon nom dans le rapport financier du Parti vert chaque année », a réitéré le député de Repentigny.


« Je pense qu’on va s’entendre, mais cela veut dire qu’il faut qu’ils me remboursent le plus rapidement possible », a lancé Scott McKay, qui précise qu’il souhaite que cela soit fait « dans le prochain exercice financier ».