Le PQ ne savait rien du système des prête-noms, affirme Marois

Malgré de nouvelles révélations qui éclaboussent le Parti québécois à la commission Charbonneau, Pauline Marois soutient que son parti n’était pas au courant des systèmes de prête-noms au sein des firmes d’ingénieurs pour financer les partis politiques. « Notre parti n’était pas au courant, notre parti ne souhaitait pas ça, notre parti a demandé à ceux et celles qui contribuaient au Parti québécois de signer des chèques personnels, qui devaient être leur contribution personnelle », a répondu la première ministre en point de presse mardi. La veille, le vice-président de SNC-Lavalin, Yves Cadotte, avait révélé que l’ancienne députée péquiste de Prévost et actuelle directrice de cabinet au ministère de la Famille, Lucie Papineau, avait sollicité des fonds pour le Parti québécois en 2007. Pauline Marois n’a pas voulu dire si elle avait rencontré Mme Papineau pour l’interroger à ce sujet, précisant néanmoins que celle-ci agissait à cette époque à titre de bénévole pour le parti. « C’est une chose que des firmes disent qu’elle ait financé [le parti] en ne respectant pas la loi, c’en est une autre, de notre côté, d’avoir reçu des dons en vertu de la Loi sur le financement des partis politiques, s’est défendue la première ministre. Nous avons toujours demandé à ceux et celles qui contribuaient de respecter la Loi sur le financement des partis politiques et je persiste et signe, nous avons toujours agi en ce sens-là. »

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