Commission Charbonneau – À Longueuil, cinq firmes se partageaient les contrats, selon Cadotte

Yves Cadotte, un vice-président de SNC-Lavalin, a remis environ 20 000 à 40 000 $ à M. Létourneau pour la campagne de 2005 et 10 000 $ à 15 000 $ à M. Sévigny pour celle de 2009. Comme à Montréal, les cinq firmes se distribuaient les contrats entre elles.
Photo: Le Devoir Yves Cadotte, un vice-président de SNC-Lavalin, a remis environ 20 000 à 40 000 $ à M. Létourneau pour la campagne de 2005 et 10 000 $ à 15 000 $ à M. Sévigny pour celle de 2009. Comme à Montréal, les cinq firmes se distribuaient les contrats entre elles.
Cinq firmes se partageaient les contrats, a dit Yves Cadotte, lundi à la commission Charbonneau. Il s'agit de SNC-Lavalin, Dessau, CIMA+, du Groupe SM et de Génivar.

Le rôle du «Bernard Trépanier» de la Rive-Sud était assumé par André Létourneau et Serge Sévigny.

M. Cadotte, un vice-président de SNC-Lavalin, a remis environ 20 000 à 40 000 $ à M. Létourneau pour la campagne de 2005 et 10 000 $ à 15 000 $ à M. Sévigny pour celle de 2009. Comme à Montréal, les cinq firmes se distribuaient les contrats entre elles.

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) enquête sur l'octroi des contrats à Longueuil. La mairesse Caroline Saint-Hilaire l'a confirmé, l'automne dernier, lors de la présentation du budget. L'enquête vise les administrations des maires Gladu (1994 à 2001) et Olivier (2002 à 2006).

SNC-Lavalin aurait été sollicitée par les villes de Candiac, Lévis et Québec. Le témoin marchait visiblement sur des œufs à ce sujet, et il n'a pas été en mesure de fournir des noms et des dates. Étonnamment, la commission Charbonneau n'a pas insisté sur le sujet.

Les compteurs d'eau

M. Cadotte achève son témoignage à la commission Charbonneau. Il a fait état du scepticisme de SNC-Lavalin dans le processus d'octroi du contrat des compteurs d'eau, à Montréal. «On regardait les soumissionnaires, et on pouvait se poser des questions», a dit M. Cadotte.

De nombreuses irrégularités ont entaché l'octroi de ce contrat au consortium GÉNIeau (Dessau et Simard Beaudry). Le contrat de 356 millions a finalement été annulé à la suite d'une enquête du Vérificateur général de la Ville de Montréal.

La période de mise en candidature a été reportée deux fois. En août 2007, l'octroi du contrat a été reporté «à une date indéterminée». Ce report a eu l'effet «d'une douche froide». «Ça envoie un signal assez négatif», a dit M. Cadotte. SNC-Lavalin a mis son travail sur la glace.

Lors de la relance du processus, le 14 septembre, la Ville de Montréal a donné seulement trois semaines aux firmes intéressées pour déposer leurs soumissions, pour le 10 octobre. Le délai était «irréaliste», juge M. Cadotte.

SNC-Lavalin a demandé une prolongation d'environ un mois, jusqu'au 7 novembre, pour peaufiner son offre. Une semaine après avoir reçu cette demande par écrit, le service des approvisionnements de la Ville répondait par la négative, prétextant «l'urgence» de la situation.

En dépit de démarches auprès de Sammy Forcillo et de Frank Zampino, SNC-Lavalin n'a pas été en mesure d'obtenir plus de temps. La firme a donc décidé de ne pas soumissionner sur le projet, même si elle avait dépensé environ 200 000 $ pour préparer son dossier.

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