La maternelle à quatre ans sera offerte à compter de septembre pour 1200 enfants

Marie Malavoy<br />
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Marie Malavoy

Québec — Pour mieux prévenir le décrochage scolaire, la maternelle à quatre ans sera offerte à 1200 enfants défavorisés à travers le Québec à compter de septembre.

La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, a annoncé jeudi l'injection de 8,1 millions $ afin de déployer la maternelle à temps plein pour les enfants de quatre ans dans 80 classes réparties sur tout le territoire.

Le service sera offert sur une base volontaire et les parents des territoires visés seront informés par le personnel de leur commission scolaire.

La mesure est destinée aux enfants issus des milieux les plus pauvres et vise les écoles qui affichent ce que le jargon technocratique appelle «l'indice de défavorisation 9 et 10».

Cette intervention «précoce» auprès des enfants défavorisés leur permettra de «partir du bon pied», a fait valoir la ministre Malavoy en conférence de presse.

De l'avis de la ministre, plus l'enfant est pris en charge tôt, moins il risque de décrocher au cours de son cheminement scolaire.

Le gouvernement Marois – qui fait de la maternelle à quatre ans un engagement électoral – espère élargir progressivement l'offre à quelque 8000 enfants, un investissement de 50 millions $.


7 commentaires
  • Camil Bouchard - Abonné 14 mars 2013 14 h 40

    Des 4 ans à 2 vitesses?

    J'appuie l'idée de créer des maternelles 4 ans en milieux défavorisés. Je ne comprends pas cependant qu'on offre à ces enfants qui en ont le plus besoin un encadrement moins intensif que ce que l'on retrouve en CPE. Selon le communiqué de madame Malavoy, on crée des classes de 18 enfants. On me dit au cabinet qu'il y aura un seul adulte par groupe. Ce ratio 1:18 est beaucoup moins avantageux du point de vue de l'encadrement et l'accompagnement de chacun des enfants que celui que l'on retrouve dans les CPE qui est de 1:10. Pourquoi?

    • Régine Pierre - Inscrite 14 mars 2013 15 h 51

      Rien de nouveau dans cette annonce. Les maternelles 4 ans en milieux défavorisés ont été créées en 1970. J'ai formé les premières éducatrices, que l'on appelait jardinières à l'époque. J'ai aussi réalisé les premières recherches sur le développement du langage des enfants de 4 ans qui m'ont servi à élaborer le premier programme de développement psycholinguistique et le guide du langage au préscolaire publié par le Ministère de l'éducation. En collaboration avec les éducatrices, j'ai aussi réalisé un inventaire analytique des activités qu'elles menaient avec leurs enfants. Ce projet faisait partie de l'Opération Renouveau, un projet plus large qui s'inspirait de Head Start aux USA. J'ai présidé le Comité d'évaluation de ce projet et produit le rapport.

  • Richard Laroche - Inscrit 14 mars 2013 14 h 44

    Le meilleur des mondes

    Quand va-t-on offrir aux familles défavorisées la possibilité de développer leur foetus dans une éprouvette et d'y prodiguer les modifications génétiques nécessaires afin de permettre au bébé de "partir du bon pied"?

    • Louka Paradis - Inscrit 14 mars 2013 21 h 37

      Quelles divagations !
      Louka Paradis, Gatineau

  • Louka Paradis - Inscrit 14 mars 2013 14 h 46

    Bravo Mme Malavoy !

    L'éducation est l'avenir d'un peuple. Il faut mettre à contribution tous les talents de notre société, et plusieurs sont issus de milieux souvent défavorisés. Avec cette mesure progressiste, le gouvernement donnera aussi une meilleure chance à ces enfants d'optimiser leur potentiel ; pas tout à fait une chance égale aux mieux nantis, mais à tout le moins, une meilleure chance que si leurs cerveaux étaient restés en friche jusqu'à 5 ans.
    Louka Paradis, Gatineau

    • Gilles Théberge - Abonné 14 mars 2013 17 h 41

      Et la Loi 101 va s'appliquer. Enfin une décision sensée. C'est pas trop tôt.

  • Huguette Durocher - Inscrite 14 mars 2013 23 h 23

    C'est assé

    Au nom de l'argent, notre Gouvernement est prêt à quoi ? Nous avons de la difficulté à être parents parce que nous devons nous faire vivre et faire vire notre État. Nous devons travailler jusqu'à 70 ans ans et par ce fait nous sommes trop fatigué pour être de grand-parents.

    Si je regarde bien au Québec, la Caisse de dépôt du Québec a investie 200 millions dans les recherches et constructions d'infractures dans une autre Province que le Québec et à l'extérieur du Canada. C'est bien pour dire, je croyais que la Caisse de dépôt du Qébec était une certaine garantie pour nos retraités de la fonction publique du Québec. Si sa marche pas c'est encore le simple mortel du Québec qui va payer la facture.
    Le savoir de nous jours au Québec c'est juste une question d'argent mais le vouloir c'est autre chose, le pouvoir c'est juste la cause que le savoir est une question d'argent.
    Quand j'entend mon État dire : Nous allons dévellopper le Québec au nom du savoir, sa fait dur car mon État est même pas fier des PME du Québec. Quand je parle de PME, je parle de la personne qui a partie de 0 (Pas le fils qui avait en père avant lui) et travaille 60 heures semaine depuis 10 ans ep donne 70 000,00 $ par année à Revunus Québec pour 6 employés (salaire entre 10 $ et 16 $ de l'heure) plus 40 000 $ de TVQ. C'est pas Internationnal mais je suis fier, aucune subvention du Gouvernement pis ont veut. Huguette Durocher