Point chaud - Coupes à l’aide sociale : «un impact direct sur la santé»

Le directeur de la santé publique de Montréal, Richard Massé, estime que Québec est tenu par la loi d’évaluer les impacts de compressions à l’aide sociale.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le directeur de la santé publique de Montréal, Richard Massé, estime que Québec est tenu par la loi d’évaluer les impacts de compressions à l’aide sociale.

Le directeur de la santé publique de Montréal se dit « vraiment inquiet » des compressions à l’aide sociale mises en place par le gouvernement Marois, en raison des impacts qu’elles auront sur la santé des populations les plus vulnérables. Il demande au gouvernement de procéder à une évaluation des impacts avant d’aller de l’avant, tel que cela est prévu par la loi qu’il a lui-même élaborée alors qu’il était sous-ministre adjoint.

« Je suis vraiment inquiet parce que ces gens-là, on les rend vulnérables, affirme le Dr Richard Massé en entrevue au Devoir. À Montréal, ça veut dire quelques milliers de personnes - de 8000 à 10 000 ménages - qui pourraient se voir dans une situation incertaine, voire plus précaire. Comme directeur de la santé publique, ça me préoccupe. »


L’un des principaux problèmes avec l’appauvrissement de gens qui sont déjà en situation de précarité, c’est que les impacts sur la santé sont multipliés. « Plus vous entrez dans cette zone d’extrême pauvreté, plus tout changement a un impact direct », explique le spécialiste des politiques publiques qui a notamment oeuvré en Afrique au début de sa carrière.


Les compressions annoncées en catimini par la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, vont à l’encontre de toute la littérature scientifique, déplore le Dr Richard Massé.


Dans un rapport sur les inégalités sociales de santé à Montréal, publié en 2011, son prédécesseur, Richard Lessard, écrivait qu’il fallait s’assurer de protéger en premier lieu les personnes les plus vulnérables. C’était sa toute première recommandation. Deux ans plus tôt, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) y allait d’une recommandation semblable dans son rapport sur les déterminants sociaux et la santé.


En effet, le lien de cause à effet entre pauvreté et santé n’est plus à démontrer. De nombreuses études ont établi que les populations les plus pauvres étaient plus enclines à développer des maladies chroniques : maladies cardiovasculaires, cancers et problèmes respiratoires. « Ils meurent plus jeunes », résume le Dr Massé, précisant que l’espérance de vie était réduite de six ans pour les hommes vivant sous le seuil de la pauvreté, et de quatre ans pour les femmes.


Des problèmes de naissance prématurée aux retards de développement des enfants, en passant par des milieux de vie moins sécuritaires, des problèmes de dépendances, d’alimentation, de logement ou de dépression, le Dr Massé parle d’un véritable « cycle de pauvreté » qui entraîne une surmortalité et des coûts supplémentaires de 20 % sur le système de santé québécois.

 

Des impacts bien réels


Bien qu’il soit difficile d’évaluer les impacts d’une seule mesure dans un ensemble de déterminants sociaux, le directeur de la santé publique de Montréal estime qu’il y aura des impacts « très concrets » si le gouvernement va de l’avant avec sa réforme de l’aide sociale telle qu’elle a été annoncée. Certains impacts seront plus visibles à court terme. D’autres, plus insidieux, se feront sentir sur le long terme.


« On ne va pas voir ça arriver tout d’un coup, mais il va certainement y avoir plus de gens qui vont avoir recours aux banques alimentaires, alors qu’on sait déjà que c’est un problème. On a aussi un problème significatif d’itinérance à Montréal. Est-ce que ça va avoir un impact ? Je ne veux pas être la personne qui dresse le portrait noir, mais on peut voir qu’il y a un certain nombre de personnes qui vont se retrouver dans une situation très précaire. »


Faisant écho aux critiques soulevées par les responsables de centres de désintoxication depuis que Le Devoir a levé le voile sur les compressions à l’aide sociale, le directeur de la santé publique de Montréal s’inquiète notamment pour les quelque 2000 personnes ayant recours à l’hébergement pour traiter la toxicomanie et dont les cycles de traitement seront désormais limités à 90 jours.


« On sait que si les gens qui ont besoin d’hébergement pour des services de désintoxication n’ont pas un temps suffisant pour avoir une réinsertion sociale et psychologique […] on a beaucoup plus de rechutes et beaucoup moins de chances de succès. On est capable de dire : ça nous met à risque. »


Évaluation nécessaire


Le Dr Massé se dit favorable à l’idée d’implanter des mesures pour favoriser le retour à l’emploi, mais il estime que celles-ci auraient dû être mises en place avant les coupes afin d’avoir un portrait plus juste de la situation. « On a un règlement qui est potentiellement problématique et pour lequel la contre-mesure évolue à chaque jour devant nous. »


Faisant référence à l’article 54 de la Loi sur la santé publique, qu’il a lui-même élaboré alors qu’il était sous-ministre adjoint, de même qu’aux articles 19 et 20 de la Loi sur la pauvreté et l’exclusion sociale, il rappelle que le gouvernement est tenu par certaines obligations légales de faire une évaluation d’impact.


« On n’a pas fait d’évaluation d’impacts alors que les lois disent qu’on devrait le faire. Et je suis bien placé pour le dire puisque j’étais là quand on a passé cette loi-là, j’ai contribué très ardemment à développer [cette loi]. Et maintenant, il y a un consensus national et international pour faire ce genre de mesure proactive. »


À titre de directeur de la santé publique de la région de Montréal, Richard Massé reconnaît qu’il ne peut faire beaucoup plus que d’y aller d’une recommandation. « Ma demande, essentiellement, c’est de faire une évaluation d’impacts. Je ne suis pas le premier à le dire, mais je suis le premier à dire que ça doit être lié à deux lois du gouvernement du Québec. »

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30 commentaires
  • Marcel Duhaime - Abonné 11 mars 2013 00 h 26

    La science???!!!

    Direction de la Santé publique, OMS, Dr Richard lessard, Dr Richard Massé, Loi sur la santé publique, Loi sur la pauvreté et l'exclusion sociale,........ Boff.
    La ministre elle, elle connait ça, la pauvreté!

    • François Robitaille - Inscrit 11 mars 2013 12 h 45

      On ne parle pas de pauvreté, on parle de fraudeurs ici. Les gens inaptes ne seront pas touché par cette mesure.

      Les fraudeurs son des gens aptes au travail qui profitent d'un système qui n'est pas prévu pour eux, par dessus le marché plusieurs travaillent "en dessous de la table".

      C'est surement vrai ce que dit monsieur le docteur, mais ça n'a rien à voir avec ce que la ministre implantera.

    • Maxime Dion - Inscrit 11 mars 2013 20 h 32

      @François Robitaille

      Les nouvelles mesures n’ont pas été annoncées pour endiguer d’hypothétiques fraudes…

      Toutefois, puisque vous en parlez, il faut savoir qu'avec six cents dollars par mois pour qui a un loyer avec sa propre salle d’eau, c’est la disette assurée…

      Par exemple, mettons un loyer chauffé et éclairé à 500 dollars par mois, il lui reste donc au prestataire un gros 25 $ par semaine pour se nourrir, se vêtir, payer son transport, chercher un emploi et accessoirement se divertir…

      Or, si un prestataire gagne de l'argent durant le mois où il touche de l’Aide sociale, le ministère ampute ce maigre chèque mensuel de tout montant qui excède 200$.

      Autrement dit, le ministère interdit à ce dernier d'avoir plus de huit cents dollars pour vivre mensuellement.


      C'est-là une mesure inique qui encourage les fausses déclarations, lesquelles sont comptabilisées comme autant de fraudes, parce qu'aujourd'hui il est virtuellement impossible qu'un individu puisse combler ses besoins élémentaires avec seulement 800 $ par mois.

      C’est-là qu’elle loge, la fraude que colportent les médias-poubelles ainsi que leurs auditeurs-lecteurs.

  • Jean Lapointe - Abonné 11 mars 2013 08 h 17

    C'est un véritable acharnement qu'on dirait


    J'ai nettement l'impression qu'il y a un certain nombre de personnes qui s'acharnent à dénoncer avec virulence ce qui leur apparaît comme des compressions à l'aide sociale.

    Et je me demande alors si le but poursuivi n'est pas de tenter de discréditer à tout prix le gouvernement de madame Marois.

    Pourtant il me semble que Madame Maltais aurait dit qu'elle était prête à modifier ses intentions s'il lui était démontré qu'elle serait dans l'erreur en procédant comme elle se propose de le faire.

    Je ne me sens pas à mesure de me prononcer sur le projet lui-même parce que je ne connais pas suffisamment la situation qui prévaut mais je ne peux pas m'empêcher de constater que, pour un certain nombre de personnes, la condamnation est totale et définitive.

    Est-ce qu'un tel sujet ne devrait pas être traité et débattu avec un peu plus de retenue et de calme?

    C'est de l'information qu'il nous faut pas uniquement des dénonciations.

    Il y a quelque chose derrière tout cela qui me laisse perplexe et je ne sais pas très bien c'est quoi.

    Pourquoi grimpe-t-on dans les rideaux à ce point ?

    • Solange Bolduc - Inscrite 11 mars 2013 10 h 34

      "C'est de l'information qu'il nous faut pas uniquement des dénonciations.

      Il y a quelque chose derrière tout cela qui me laisse perplexe et je ne sais pas très bien c'est quoi.

      Pourquoi grimpe-t-on dans les rideaux à ce point ?"

      Il y a problème derrière ça, sans aucun doute ! Et c'est sur le dos des plus démunis que cela se joue ! Se pourrait-il que le Dr Massé soit un envoyé spécial du PLQ ?

    • François Robitaille - Inscrit 11 mars 2013 12 h 47

      Je ne suis pas péquiste et j'appuie cette mesure, qui est à mon avis logique et intelligente.

  • Louka Paradis - Inscrit 11 mars 2013 08 h 35

    Mission commandée

    Bon voilà le bon libéral de service qui tente de dramatiser les mesures pro-actives que la ministre Maltais met de l'avant et qui ne touche, rappelons-le, que 1 700 prestataires. Rappelons aussi que ces personnes verront leur leur prestation bonifiée pour les aider à se qualifier pour le travail. C'est donc bien évident que c'est très possible de rencontrer et de faire un suivi auprès de ces personnes. Mme Maltais a bien expliqué, hier soir à Tout le monde en parle, qu'il s'agit de mesures d'encouragement et d'accompagnement pour réintégrer le marché de l'emploi, et non de coupures (ou de «coupes» comme le titre cet article). Pourquoi tenter encore de jeter de l'huile sur le feu dans les médias et de discréditer une mesure qui vise plutôt à aider ces personnes à sortir de la dépendance et de la pauvreté ? Pourtant, M. Massé associe cette pauvreté à des risques pour la santé. Connaissant maintenant les buts des modifications proposés par la ministre Maltais, je trouve contradictoires les déclarations de M. Massé qui se sert malheureusement de sa notoriété à des fin partisanes. Le PLQ n'a pas eu le courage de mettre de l'avant de telles mesures pour changer la situation, ce n'est pas une raison pour empêcher les autres d'agir.
    Louka Paradis, Gatineau

    • Solange Bolduc - Inscrite 11 mars 2013 10 h 38

      Vous avez absolument raison Mme Paradis : "Pourquoi tenter encore de jeter de l'huile sur le feu dans les médias et de discréditer une mesure qui vise plutôt à aider ces personnes à sortir de la dépendance et de la pauvreté ? " J'ai aussi écoute TLEP, et les arguments de Mme Maltais étaient plus que convaincants!

      Travail de démolition sur le dos des plus démunis et de la société en général !

      Dr Massé est en service commandé, bien évidemment !

    • Sylvain Auclair - Abonné 11 mars 2013 11 h 21

      Où avez-vous trouvé vos chiffres? Dans l'article du Devoir, on parlait à terme de 26 000 ménages.

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci,

      Un des problèmes, c'est que les mesures d'accompagnement ne sont pas offertes en nombre suffisant pour que tous puissent s'en prévaloir et que, si on ne trouve pas d'emploi, tout ce qui reste, c'est un prestation diminuée.

    • Maxime Dion - Inscrit 11 mars 2013 12 h 13

      @Louka Paradis


      À propos des coupures prévues à l'Aide sociale, après un coup de sonde je me suis rendu compte que cette mesure suscite de vives inquiétudes chez la clientèle concernée.

      À ce sujet, il faut savoir qu'il y a des prestataires qui sont de fait inaptes parmi ceux que le ministère considère comme aptes, parce que c'est aux prestataires de démontrer leur inaptitude au ministère.

      Et puis, de récentes études ont démontré que parmi les itinérants dans la tranche d'âge visée par la coupure (55-58 ans ), il y a un nombre croissant d'anciens travailleurs qui ont épuisé leur prestation de chômage et dont le montant insuffisant attribué par l'Aide-sociale actuellement ne les autorisent pas à louer un logement.

      Alors, dans l'attente de leur pension de vieillesse à 65 ans et des suppléments qui s'y rattachent pour avoir les moyens de se prendre un logement, ces derniers pour dormir errent de refuges en refuges à Montréal et vivotent sur la rue au jour le jour.

      Par ailleurs, elle est amusante votre réplique à propos du Libéral de service, parce que l'omniprésence dans les pages de ce journal de votre indéfectible partisannerie pour les politiques du gouvernement de Pauline Marois, que vous manifestez par de multiples et quotidiennes tirades dithyrambiques, m'a communiqué l'impression que vous êtes ici en service commandé…

    • Marcel Bernier - Inscrit 11 mars 2013 14 h 38

      Je suis bien d'accord avec Sylvain Auclair : il y a nettement désinformation quant au nombre de citoyens et de citoyennes touchés par cette mesure régressive.
      Vouloir avoir raison à tous prix au détriment du gros bon sens et de la vérité me semble assez folichon.

    • David Boudreau - Inscrit 11 mars 2013 16 h 06

      Bien dit M. Dion, merci de dénoncer le trop plein de partisannerie affichée envers le P.Q qui déborde du cadre de l'esprit critique et qui recommande trop souvent un acte de foi.

    • Solange Bolduc - Inscrite 13 mars 2013 22 h 08

      Qu'en dites-vous de vous-même, M. Boudreau !

      À force de ne pas s'analyser, on en oublie le sens de choses, comme de l'aveuglement envers soi-même, de sa propre église !

  • France Marcotte - Abonnée 11 mars 2013 09 h 14

    La pauvreté coûte cher

    Elle entraîne des coûts supplémentaire en soins de santé particulièrement.

    Alors où est le gain des coupes sauf dans l'immédiat du capital politique sur la droite?

    Aussi, ne mélangeons pas les bâtons avec les carottes.
    «Le Dr Massé se dit favorable à l’idée d’implanter des mesures pour favoriser le retour à l’emploi, mais il estime que celles-ci auraient dû être mises en place avant les coupes afin d’avoir un portrait plus juste de la situation.»

    Difficile de ne pas voir comme un faux pas grave la décision du gouvernement dans ce dossier.

    • Solange Bolduc - Inscrite 11 mars 2013 10 h 39

      En désaccord avec vous, malheureusement !

    • Maxime Dion - Inscrit 11 mars 2013 14 h 32

      @Mme Bolduc,

      Au lieu de nous servir une réplique lapidaire, il serait intéressant que vous nous démontriez les raisons de votre désaccord.

      À mon avis, une des conséquences de la pauvreté sont les coûts supplémentaires que cela entraîne en termes de soins de santé.

      Par exemple, je viens de subir une intervention chirurgicale pour soigner une cataracte.

      Parce que j'en avais les moyens, j'ai déboursé trois cents dollars pour que l'on m'insère une lentille souple, plutôt que la lentille rigide que paie la RAMQ.

      Ainsi, la plaie chirurgicale est plus petite, la cicatrisation est donc moins longue et les risques d'infection postopératoire sont diminués d'autant.

      De même, en ce qui touche l'ordonnance postopératoire de mon ophtalmologiste, je paie trente dollars la fiole de gouttes ophtalmiques qui couvrent un plus large spectre que les antibiotiques qui sont couverts par l'Assurance-médicament gouvernementale.

      Donc, si j'avais été pauvre, j'aurais augmenté les risques d'une hospitalisation en raison d'un risque accru de complications postopératoire.

    • Marcel Bernier - Inscrit 11 mars 2013 14 h 36

      Effectivement, ne pas avoir les moyens suffisants pour se nourrir convenablement, en premier lieu, ouvre la porte à toutes sortes de malaises corporels.

    • Solange Bolduc - Inscrite 11 mars 2013 18 h 24

      M. Dion, j'ai expliqué à maintes reprises les raisons de mon accord en partie avec Mme Maltais, tout en souhaitant que cette réforme ne néglige pas l'aspect humain chez les assistés sociaux!

      La pauvreté se vit de bien des manières, et l'argent ne règle pas tous les problèmes associés trop exclusivement à la pauvreté. J'ai été à l'aide sociale, je sais de quoi je parle!

      L'idéal serait que tous aient un emploi, ce qui permettrait de payer ce dont nous avons besoin, pour l'esssentiel en tous les cas. Et même avec un salaire minimum (comme le préconise QS), on n'y arriverait même pas!

      Est-ce que le gouvernement devrait payer au complet tous les traitements dentaires (au lieu des prothèses les moins coûteuses, offrir les meilleures qui durent plus longtemps); tous les traitements dentaires dispendieux, etc., en plus des soins ophtalmologiques? N'existe-t-il pas aussi des assurances ?

      Il nous faut faire un choix de société. Et surtout tenter de valoriser les gens aptes au travail et payer plus pour tous ceux qui sont vraiment dans le besoin.

      Aussi, mettre l'accent sur l'éducation, l'entraide, l'ouverture d'esprit, et revenir à l'idée de débrouillardise comme cela existait dans les grosses familles québécoises. Le troc a aussi ses avantages quand on est pauvre ou moins pauvre !

      Cessons de déformer les idées que Mme Maltais souhaite mettre en place pour améliorer leur sort de ceux qui en ont vraiment besoin !

      Il y a quelque à faire pour améliorer le sort des pauvres. Comment répondre aux réels besoins de chacun? Il faut s'aider soi-même aussi et encourager certains à faire plus pour sortir d'une pauvreté souvent chronique, et qui n'a parfois rien à voir avec la maladie.

      Encourager l'oisivité ou le désoeuvrement ne valorise personne, et c'est là qu'on risque de développer certaines maladies physique ou mentale (Je ne parle pas de cataracte, bien sûr!

  • Mark Beaton - Inscrit 11 mars 2013 09 h 36

    Un recul de trop...

    ...des économies de bouts de chandelles sur le dos de clientèles vraiment vulnérables (les 55-57 ans, les couples avec très jeunes enfants et les toxicomanes).
    Pourquoi couper les prestations actuelles, alors qu'on peut inciter avec des suppléments ceux aptes et prêts à retourner au travail?
    Une réponse: ce Saint Graal qu'est le déficit zéro.
    Quand les comptables s'improvisent travailleurs sociaux.

    Alors qu'un recul serait la chose honorable à faire, ce gouvernement en a déjà trop fait.

    • Louka Paradis - Inscrit 11 mars 2013 11 h 47

      Ce ne sont pas des économies, ni des coupes : ce sont des mesures pro-actives pour aider ces gens vulnérables à le devenir moins, justement. Il faut arrêter de déformer les faits pour avantager sa position partisane, qu'elle soit du côté QS, PLQ ou CAQ. On fait semblant d'implorer le gouvernement de reculer pour ensuite mieux l'accuser d'improvisation et répéter ad nauseam que le gouvernement passe son temps à reculer. SVP, les gens ne sont pas dupes. Ce serait plus constructif de suggérer de bonnes idées réalistes et respectueuses pour bonifier encore ces mesures. Tous y gagneraient.
      Louka Paradis, Gatineau

    • Mark Beaton - Inscrit 11 mars 2013 13 h 31

      Je regrette ce sont des coupes. On enlève le supplément de 129$/mois à toutes ces clientèles. On leur offre en contrepartie une allocation de particpation (très aléatoire) qui est nettement plus limité dans le temps.
      Ceci n'a rien de partisan.
      En cette matière, je pense m'y connaître, ayant travaillé 20 ans à la Sécurité du revenu.

    • Solange Bolduc - Inscrite 11 mars 2013 14 h 33

      Mme Paradis, je ne peux être plus d'accord avec vous quand vous dites:

      "On fait semblant d'implorer le gouvernement de reculer pour ensuite mieux l'accuser d'improvisation et répéter ad nauseam que le gouvernement passe son temps à reculer. SVP, les gens ne sont pas dupes. Ce serait plus constructif de suggérer de bonnes idées réalistes et respectueuses pour bonifier encore ces mesures. Tous y gagneraient."

      Bravo!!