Coupes à l'aide sociale - La ministre Maltais ne reculera pas

Amélie Châteauneuf, du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, s’avouait inquiète à la suite de sa rencontre avec la ministre Agnès Maltais. Selon elle, la ministre a avoué « qu’elle était bien consciente qu’avec le projet actuel de réforme [de l’aide sociale], il était possible qu’elle échappe des personnes ».
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Amélie Châteauneuf, du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, s’avouait inquiète à la suite de sa rencontre avec la ministre Agnès Maltais. Selon elle, la ministre a avoué « qu’elle était bien consciente qu’avec le projet actuel de réforme [de l’aide sociale], il était possible qu’elle échappe des personnes ».

Québec — Agnès Maltais ne reculera pas au sujet des coupes à l’aide sociale. Après une journée de rencontres avec des groupes de défense des plus démunis et des groupes de femmes, la ministre de la Solidarité sociale dit être en mode écoute, mais persiste à vanter les mérites de sa réforme.


« On est toujours extrêmement inquiets de la situation, s’est exclamée Amélie Châteauneuf, du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, à la suite de la rencontre avec la ministre Maltais, jeudi. Mme la ministre dit qu’elle était à l’écoute, qu’elle démontrait une ouverture et qu’elle était bien consciente qu’avec le projet actuel de réforme, il était possible qu’elle échappe des personnes. »


Agnès Maltais ne s’est pourtant engagée à rien, n’offrant aucune garantie sur le recul demandé par les groupes de lutte contre la pauvreté.


Ces derniers se disent prêts à collaborer avec la ministre sur toute la ligne pour aider les personnes à retourner sur le marché du travail, mais arguent que cela ne doit pas se faire au détriment des personnes les plus vulnérables de la société. Selon eux, Québec coupe 20 millions dans l’aide sociale pour les réinvestir dans les programmes d’employabilité, au lieu de tout simplement investir de nouvelles sommes.


En point de presse, la ministre a affirmé avoir trouvé la rencontre très « instructive », réitérant qu’elle « n’échapperait personne », contrairement à ce que les groupes affirmaient quelques minutes plus tôt.


Critiquée de toutes parts pour ces coupes, la ministre persiste et signe : « Je considère véritablement que ce n’est pas l’âge de 55 ans qui est une contrainte à l’emploi et que ce n’est pas d’avoir un enfant en bas âge qui est une contrainte à l’emploi. La contrainte, elle est ailleurs. […] Je veux remédier à cela. »


Elle vante sa réforme, affirmant qu’elle allait « mettre sur pied ce qui n’a jamais été essayé avant » avec un programme structuré d’accompagnement « très fort » et des rencontres individuelles avec chaque personne pour mieux définir quelles sont les réelles contraintes à l’emploi.


Collectif 8 mars


Plus tôt jeudi matin, le Collectif 8 mars a rencontré la ministre Maltais et la première ministre Pauline Marois. Ces femmes ont également fait pression sur le gouvernement pour qu’il renonce à ces coupes qui fragilisent certains groupes de femmes. « On sait que les discussions continuent, mais nous avons demandé [à la ministre] qu’elle mette d’abord en place les mesures pour accompagner les personnes, et puis ensuite, on verra », a résumé Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.


Le Collectif 8 mars avait plusieurs autres revendications, notamment sur les pensions alimentaires et une bonification du régime des rentes. « Le problème que l’on rencontre, c’est la politique de déficit zéro, a dénoncé Mme Conradi. Le fait de travailler à l’intérieur des contraintes budgétaires les empêche de s’engager à fond dans les demandes que nous faisons. Un moment donné, il faut sortir de ce carcan parce qu’on ne peut pas être à la fois d’accord avec nous sur quasiment tous les points et ensuite dire : mais c’est impossible, on ne peut pas aller plus loin. »


Des manifestations sont prévues la semaine prochaine à Montréal et à Québec pour dénoncer les coupes du gouvernement Marois dans le programme d’aide sociale.

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50 commentaires
  • jacques gelineau - Abonné 8 mars 2013 04 h 16

    Ils reculeriont

    En effet, si le PQ ne font pas marche arrière sur cette infamie, ils perdront toute la tranche d'électeur qui croirait que le PQ était des social démocrate, si ce n'est déjà fait. Alors il reculeront avec le prochain suffrage électoral

    • Gilles Théberge - Abonné 8 mars 2013 09 h 44

      Vous pensez qu'un gouvernement caquiste ou «liberal» donnerait de meilleurs résultats?

      Cela dit, plus ça va,moins je comprends. Plus ça va, plus j'éprouve le sentiment d'être en présence d'un gouvernement qui serait un membre actif de la ligue d'improvisation...

      Cette dernière affaire est presque la cerise sur le gâteau de ma désillusion.

    • Solange Bolduc - Inscrite 8 mars 2013 09 h 45

      Et ils voteront pour QS qui leur donnera tout sans condition ! La belle générosité arnaquée !

      Le PQ devrait prendre le risque de ses opinions et mesures ! On a reproché au PQ de constammemt reculer, et parce qu'il l'a fait, aussitôt que quelque chose ne fera pas notre affaire, sans même y réfléchir sérieusementut, on va tout faire pour faire reculer le gouvernement.

      Et le pire dans tout cela, c'est qu'on profite des gens qui sont les moins bien informés, ou qui ne sont pas capables de le faire par eux-mêmes pour les monter contre le Gouvernement ! Et ces pauvres gens vivent tellement l'insécurité à tellement de niveaux qu'ils monteront aux barricades pour sentir qu'ils ont du pouvoir, alors qu'ils sont manipulés par des organismes qui s'en créent sur leur dos.

      J'ai entendu hier l'entrevue qu'accordait M. Châteauneuf à Anne-Marie Dussault : arguments si vides que ça n'a aucun bon sens, et si peu crédible quand il s'agit de résoudre des problèmes non seulement de pauvreté, mais du mal d'être !

      À l'évidence, ce monsieur ne comprend rien à l'ensemble du problème, et ce qui saute aux yeux c'est cet orgueil démesuré de croire qu'on peut aider les plus démunis, alors qu'on n'est même pas outillé pour les aider à comprendre leur problème, à retrouver la dignité qui n'a souvent rien à voir avec les besoins matériels.

      Tous ces groupes claironnent en choeur le plus souvent pour se donner du pouvoir, se donner l'impression qu'ils l'ont, eux, la belle job!

      Dans quelle société vivons-nous, avec certains, et je dis bien certains, organismes communautaires qui empochent tous les crédits, ne comprenant à moitié les vrais problèmes que vivent ces personnes démunies. Peurt-être sont-ils démunis eux-mêmes ?

      À qui cela profite ? Devinez ?

    • François Ricard - Inscrit 8 mars 2013 11 h 03

      M. Théberge,

      PQ=PLQ=CAQ

    • François Ricard - Inscrit 8 mars 2013 11 h 07

      Mme Bolduc,
      Les plus démunis ont autant droit aux richesses de notre pays que les mieux nantis.
      La plus value et les richesses naturelles appartiennent à tous les citoyens également et leur redistribution doit être équitable envers tous et chacun.
      Le salaire de citoyenneté permettrait justement, de façon fort efficace, de faire cette redistribution. Nous avons tous droit à une part égale de nos richesses. Les plus faibles parmi nous ont aussi ce droit. Ce n'est pas de la charité dont ils ont besoin, mais bien plutôt le respect de leurs droits.
      Pourtant ni le PQ, ni le PLQ, ni la CAQ n'envisagent ce geste équitable.

    • Francine Gagnon - Inscrite 8 mars 2013 11 h 27

      Recul électoral important à prévoir...En voulant flatter l'électorat "anti-BS" encore très important à Québec (ces mesures ont été chaudement applaudies par les auditeurs des radio-poubelles de la vieille capitale), le PQ va gagner quelques voix mais... il va perdre encore plus de voix dans d'autres régions du Québec. Mauvais calcul. Les derniers sympathisants sociaux-démocrates qui restaient au PQ vont tout s'implement s'abstenir d'aller voter aux prochaines élections. Cette semaine ils ont eu honte de leur parti.

    • Solange Bolduc - Inscrite 8 mars 2013 12 h 36

      Pauvre M. Ricard, encore une fois vous déformez ma pensée ! Et je ne crois pas, pourtant, que c'est avec un chèque d'aide sociale qu'on accédera à la richesse matérielle!

      Il y a bien d'autres façons de développer de la richesse, et se sentir moins pauvre ! Élever le niveau de dignité des gens au lieu de les restreindre dans une pauvreté qui n'a rien de bien méritoire !

      Et j'appuie Mme Maltais qui veut améliorer le sort peu enviable des assistés sociaux! C'est là que joue la vraie dignité humaine "Sois l'artisan de toi-même..." comme le disait s bien Pic de la Mirandole ce grand humainiste du XVIème siècle, dans son discours sur la dignité de l'homme.

      Il faut trouver des solutions humaines, mais surtout qui ne rabaissent pas le niveau d'intelligence des hommes et des femmes vivant dans la pauvreté !Il faut les valoriser, leur donner l'occasion de faire des choses suceptibles de l'être, et c'est pas juste l'argent qui peut y parvenir !

      Le clergé a tenu durant des décennies le peuple québécois dans l'ignorance pour conserver son pouvoir sur ses ouailles, il ne faudrait donc pas tomber dans cette même dynamique, sous une forme différente, quand même !

    • Carole Dionne - Inscrite 8 mars 2013 13 h 26

      Vite un dictionnaire péquiste

      Je suis sûr qu'un recul est en fin de contre un avancement. Le coût de la vie est un gel, etc. Des fois, Mme Maltais dit oui, d'autre, peut-être et enfin non. Semble-t-il, Mme Maltais a affirmé que des fonctionnaires ne visites pas les gens sur le BS. Aie, il y a un corps d'emploi à son ministère (298). Les enquêteurs font des enquêtes. Ils vont sur la route, visitent les endroits où sont susceptibles que les bénéficiaires vont, etc. Et comme à la CSST, la filature est donné en sous-traitance. Mme Maltais est meilleure dans les amphithéâtres...

    • Michel Richard - Inscrit 8 mars 2013 14 h 29

      Mme Bolduc,

      Je lis souvent vos interventions, même si je suis rarement d'accord avec vous. Mais là, je pense exactement ce que vous écrivez: "des jobs, pas du BS".
      À mon avis, il n'est même pas acceptable de "donner" ou de "trouver" une job à quelqu'un. Il faut l'aider pour qu'il (ou elle) s'en trouve une elle même.
      C'est malheureusement une entreprise titanesque, pour un gouvernment, de faire ça, mais c'est la seule façon.
      Simplement donner quelques dollars de plus par mois à une personne (même si la somme additionelle est importante pour celle qui reçoit) ne valorise personne, ne brise aucun lien de dépendance, ne donne à personne le goût de rêver à l'avenir. Ce n'est qu'un diachylon sur un bobo.

    • Claude Champagne - Inscrit 8 mars 2013 15 h 10

      M. Ricard Qs=centraide, mme Bolduc J'adore vos commentaires. J'ai déjà hâte aux prochaines.

    • Louka Paradis - Inscrit 8 mars 2013 17 h 58

      Réponse à François Ricard qui nous assomme avec son «bonnet blanc, blanc bonnet» pour PLQ = PQ =CAQ :

      Merci pour la cassette, mais elle commence à être passablement usée, en plus de proposer une équation tout à fait farfelue et de dresser des procès d'intention complètement injustes. Chacun doit faire attention de ne pas travailler du bonnet, c'est dangereux pour la santé. Il y a d'ailleurs toutes sortes de bonnets : des blancs, des rouges, il y a les bonnets de nuit (expression qui signifie aussi personnes tristes et ennuyeuses), des bonnets de bain, des bonnets de laine (fort utiles en ce moment) et finalement, celui qui va le mieux aux gens bornés, le bonnet d'âne. Alors, nous avons un vaste choix d'attribuer des bonnets aux différents partis politiques, à ceux qui les représentent ou à d'autres qui opinent du bonnet. L'important est de prouver que ledit bonnet est vraiment mérité par celui à qui on le destine. Fin de l'intermède dit des bonnets qui n'est pas pour les benêts.
      Louka Paradis, Gatineau

    • François Ricard - Inscrit 8 mars 2013 18 h 20

      M. Champagne, Mme Bolduc,
      Vous connaissez le Revenu de citoyenneté?
      Tel qu'il était prôné par M. Michel Chartrand?
      Chose certaine, il ne consiste ni à donner ou imposer des jobs aux gens ni à leur donner de l'argent.
      C'est simplement se débarrasser du BS actuel; de se départir de milliers de fonctionnaires qui deviendraient alors inutiles; de re-distribuer la richesse du pays, qui appartient à chacun des citoyens quel que soit son âge, de façon plus équitable.
      Depuis au moins dix ans que je propose cette approche. QS, depuis un an, l'a mise à son programme. Du bout des lèvres.
      Le revenu minimum garanti ou Revenu de citoyenneté, qui peut être administré par le ministère du revenu, permet de mettre au rancart toute la bureaucratie actuellement consacrée aux différents programmes d'aide sociale. De plus, il permet aux gens de vivre dans la dignité et leur laisse entière liberté de tenter de bonifier leurs revenus.
      Pour ceux que cela intéresse, feu Michel Chartrand a déjà, en collaboration avec Michel Bernard, commis un texte d'une rare clarté et d'une brève simplicité sur le sujet. "Un revenu de citoyenneté."

    • François Ricard - Inscrit 8 mars 2013 19 h 07

      Mme Paradis,
      Je dois opiner du bonnet. Vous venez de démontrer que mon équation est tout-à-fait.
      Alors souhaitons un jour avoir l'heur de sabler ensemble un bon Dubonnet.

    • Solange Bolduc - Inscrite 8 mars 2013 20 h 34

      Bravo Mme Paradis pour votre humour si intelligent ! Merci de me permettre d'en rire, j'aime tellemt ça, rire, et surtout de ceux qui opinent si bien du bonnet!!

    • Solange Bolduc - Inscrite 9 mars 2013 09 h 33

      M. Ricard, c'est si important pour vous d'avoir raison! Grand bien vous en fasse!

      Et ce que Michel Chartrand pensait (malgré mon admiration pour lui), il est mort à présent,et nous sommes encore bien vivants, pour ma part croyez-moi !

      La religion ne m'a jamais imposé ses vérités, encore moi vous qui, soit dit en passant, n'êtes pas Michel Chartrand!

      Je respecte vos idées, mais il semble que vous ne respectiez l'idée de personne, si elle diffère de la vôtre, en vous obstinant à vouloir constamment avoir raison ! C'est votre unique affaire !

  • Marcel Bernier - Inscrit 8 mars 2013 05 h 02

    Plus ça change, plus c'est pareil...

    Ainsi donc les pauvres vont être instrumentalisés afin que le Parti québécois puisse mener à terme sa politique néolibérale économique, croyant ainsi plaire à une frange de l'électorat québécois : notre taliban du néolibéralisme, Bachand le bien-nommé, doit être satisfait d'avoir ainsi de fidèles disciples dans son ancienne formation d'allégeance.

    • François Robitaille - Inscrit 8 mars 2013 09 h 46

      Savez-vous ce qu'est le néolibéralisme? Mme Maltais parle d'un bonus pour ceux qui cherchent un emploi, on ne peut pas parler de néolibéralisme ici. L'objectif est pourtant clair, débusquer les profiteurs de systèmes et les contraindrent à faire ce qu'il peuvent faire: Travailler. Les gens inaptes ne seront pas touchés, c'est assez évident. Attaquez-vous aux riches qui contournent le système à la place, me direz-vous! Oui, bien sûr, et je pense qu'on est aussi en train de le faire: Modification des lois sur les gains en capital, nouvelle tranche d'impôt pour les 100000$ et plus....et bien sûr la commission Charbonneau pour les fraudeurs. Je pense que tout ça a du sens, et n'a pas de lien avec du néolibéralisme, mais plutôt avec la loi du bon sens.

    • Solange Bolduc - Inscrite 8 mars 2013 10 h 56

      Vous avez absolument raison, M. Robitaille !

    • Patrick Boulanger - Abonné 8 mars 2013 11 h 18

      Réponse à M. Robitaille

      « Mme Maltais parle d'un bonus pour ceux qui cherchent un emploi [...] (M. Robitaille) » ?

      Pour le bonus de 66$, on ne sait pas si tous les prestataires visés par la réforme Maltais vont y avoir droit (voir: « Compressions à l’aide sociale - La grogne s’intensifie ») durant leur parcours de réinsertion à l'emploi.

      « L'objectif est pourtant clair, débusquer les profiteurs de systèmes et les contraindrent à faire ce qu'il peuvent faire: Travailler. (M. Robitaille) » ?

      Peu importe les objectifs de Mme Maltais, la façon dont les coupes à l'aide sociale sont présentées jusqu'à maintenant (elle va possiblement ajuster le tir éventuellement...), elles vont engendrer une perte de 129$ pour bien des prestataires qui n'auront pas décroché un emploi suite à leur parcours de réinsertion à l'emploi.

    • Marcel Bernier - Inscrit 8 mars 2013 11 h 19

      Savez-vous combien coûte un pain? Question pour question. Tout gouvernement qui appauvrit une partie de la population (la plus démunie) pour faire plaisir aux agences de notation ou par souci électoraliste est néolibéral.
      Pour remettre les gens au travail (ceux et celles qui le peuvent, bien sûr), il y d'autres moyens que de soustraire vingt millions de dollars dans la masse monétaire leur étant dédiée.
      En fait, pour bien faire, ce supplément devrait être généralisé à l'ensemble des citoyens et des citoyennes qui bénéficient de cette mesure de dernier recours afin de leur permettre de vivre dans la dignité.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 8 mars 2013 06 h 58

    ou risqué ?

    « Critiquée de toutes parts pour ces coupes, la ministre persiste et signe » (Jessica Nadeau)

    Compte tenu des réactions sur la nouvelle réforme de l’aide sociale (réforme ciblée) ;

    Compte tenu de la position du ministère sur sa propre réforme (une position ferme) et ;

    Compte tenu du marché actuel de l’emploi (un marché à stabiliser),

    Aurait-il été plus sage d’annoncer une augmentation de 66 $ plutôt qu’une coupe de 129 $ ?

    Vers un parcours d’employabilité dynamique, inspiré …

    ou risqué ? - 8 mars 2013 -

    • François Robitaille - Inscrit 8 mars 2013 09 h 47

      Faites-vous élire mon ami!

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 8 mars 2013 11 h 15

      Hélas !, François, le Monde des élections ne nous attire guère et que nous sommes membre d'aucun Parti politique, tant de compétence pronvinciale que fédérale.

      Cependant, aimons, en tant que citoyen libre et volontaire, "flirter" et commenter avec ce qui se passe, et ce, en matières d'actualités nationales, internationales !

      Yahou ! - 8 mars 2013 -

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 8 mars 2013 14 h 59

      "compétence pronvinciale" : lire "compétence provinciale" (nos excuses)

  • Gilles Goulet - Inscrit 8 mars 2013 07 h 42

    Elle reculera

    Bien sûr qu'elle reculera. Ce gouvernement a reculé sur presque tout ce qu'il a proposé depuis son élection. Pourquoi serait-ce différent cette fois ?

    • François Robitaille - Inscrit 8 mars 2013 09 h 48

      Elle ne reculera pas, parce que la majorité silencieuse est de son côté...et que ça ne touche pas les centrales syndicales!!

    • Solange Bolduc - Inscrite 8 mars 2013 09 h 48

      C'est bien ce que je pensais: parce que le gouvernement a reculé déjà, on pense déjà qu'elle va reculer ! Faut vraiment prendre ce gouvernement pour une girouette !

      Petit train va loin quand une société ne se base que sur des reculs pour croire qu'elle avance d'aplomb !

    • Pierre Schneider - Abonné 8 mars 2013 10 h 27

      Un p'tit 2$ que Pauline Marois va trouver une autre formule pour...reculer et étouffer la grogne.

  • Franklin Bernard - Inscrit 8 mars 2013 09 h 37

    À droite toute!

    On savait que le PQ n'était plus depuis longtemps ce parti à l'idéal social-démocrate qu'avait rêvé René Lévesque. Tout au plus était-il jusqu'à tout récemment un parti de vague centre-droit, sans idéal social, sans vision de justice et d'égalité. Nous ne votions pour lui que par défaut, pour tenter désespérément de nous tirer des griffes à la fois du PLQ et des Cons(ervateurs) d'Ottawa. Force est de reconnaître que le PQ est en train de carrément virer à droite. Seul un gouvernement de droite pourrait envisager de mettre en péril le dernier bastion de la justice sociale, le dernier rempart contre la misère, l'exemple de la compassion et du partage propres à une société démocratique, pour laquelle, soit dit en passant, nous payons des impôts exorbitants. Le gouvernement Marois ressemble de plus en plus à ce genre de gouvernement.

    Il est vrai qu'Agnès Maltais penche plutôt du côté des riches, elle qui a été à l'origine de la loi qui a bétonné la transaction douteuse de Péladeau dans la future patinoire soi-disant «NHL» de Québec, qui va coûter 250 miilions de dollars aux contribuables. Il faut bien les prendre quelque part.

    • Solange Bolduc - Inscrite 8 mars 2013 11 h 01

      Savez-vous ce qu'aurait fair René Lévesque ? Moi non plus!

      Et qu'est-ce qu'on lui a reproché dans le temps, de ne pas être assez indépendantiste avec sa souveraineté association!

      Je crois tout au moins que Réné Lévesque voulait de la fierté pour son peuple, et ce n'était sûrement pas en stagnant dans l'immobilisme ou le désouvrement qu'il l'aurait applaudi !

      Réfléchissez-y un peu !

    • Franklin Bernard - Inscrit 8 mars 2013 13 h 57

      Je ne SAIS pas ce qu'aurait fait René Lévesque, mais je m'en doute.

      « en stagnant dans l'immobilisme ou le désouvrement qu'il l'aurait applaudi ! »

      Faites-vous partie de ces gens qui pensent que ceux sont sur l'aide sociale aiment ça?

      Et puis, qu'insinuez-vous? Que le gouvernement Marois fait bien d'aller puiser dans les poches des plus misérables de nos concitoyens?

    • Solange Bolduc - Inscrite 8 mars 2013 18 h 14

      M. Bernard, je ne méprise absolument pas ceux qui sont sur l'aide sociale, bien au contraire. Je sais très bien ce que c'est et j'étais loin de me sentir valorisée.

      Je crois que vous n'avez pas compris ce que j'exprime! C'est bien dommage, monsieur. Car je sais ce qu'est la pauvreté, mais je sais aussi ce qu'est la création sans argent ! J'étais pauvre et les gens pensaient que j'étais riche ou bourgeoise, pourquoi pensez-vous ! Parce que j'avais de la fierté, ce que m'a appris ma mère beauceronne, très débrouillarde, qui faisait du ménage ou lavait la vaisselle pour gagner sa vie, et celle des ses enfants. Elle a eu aussi besoin de l'aide de l'État!

      J'espère ne pas vous avoir blessé, ni les assités sociaux en général, là n'était pas mon intention! Mais je persiste à dire que l'aide sociale ne valorise personne, ça peut aider aussi pour un temps, à condition qu'on s'aide aussi soi-même !

      Bonne soirée !

    • Marc Collin - Inscrit 8 mars 2013 18 h 29

      éducation graphique, santé gratuite, que 60% des gens paies de l'impôt, des centaines de milliers de personnes qui vivent au crochet de la société... par mal pour un gouvernement de droite.

      non Agnès Maltais pense à la majorité, à ceux qui en on marre de payer pour les autres.