OQLF : De Courcy évoque des clarifications

Diane De Courcy
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Diane De Courcy

La ministre responsable de la Charte de la langue française Diane De Courcy a ouvert la porte, mercredi, à des modifications qui pourraient clarifier l’application de la loi et des règles par les inspecteurs de l’Office québécois de la langue française.


Mme De Courcy a rappelé le récent dérapage de l’OQLF, qui a fait les manchettes relativement aux demandes de retrait des mots italiens comme pasta ou anglais comme steak dans le menu de restaurateurs montréalais.


Juste avant de se rendre à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, Mme De Courcy a affirmé qu’une vérification interne annoncée la semaine dernière permettra de déterminer s’il faut modifier la réglementation.


Selon la ministre, la gestion de la présidente-directrice générale de l’OQLF, Louise Marchand, n’est pas en cause. « Je ne suis pas là, je suis en train de vous dire qu’il y a eu des dérapages et que j’ai bien hâte de prendre connaissance du rapport de vérification interne », a-t-elle dit.


La ministre a aussi fait référence à l’étude prochaine, en commission parlementaire, d’un projet de loi qui vise à modifier la loi 101, adoptée en 1977. « Il est possible que la loi soit imparfaite, à telle enseigne qu’on l’ouvre, cette loi, 35 ans plus tard », a-t-elle dit.


« Est-ce qu’il y a de la réglementation et des dispositions qui ne sont pas claires, qui font en sorte que les inspecteurs ou les enquêteurs sont en position difficile ? Ça se peut. La vérification interne va me permettre de clarifier tout ça. »


L’OQLF a annoncé la semaine dernière son intention de travailler à l’« amélioration du processus de traitement des plaintes ». L’objectif est de permettre de faire appliquer la loi rigoureusement sans créer d’« irritants inutiles ».


Selon Mme De Courcy, ce récent épisode n’a pas été sans impact pour la crédibilité de l’OQLF. « Je pense que ç’a été très dur pour l’OQLF, a-t-elle dit. […] Ça n’a pas fait de bien à personne, ni à l’OQLF ni au Québec en général parce qu’on a vu les répercussions ailleurs dans le monde. »


La controverse a fait l’objet de 350 articles dans 14 pays, a calculé récemment une firme spécialisée.

1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 7 mars 2013 09 h 40

    Visite secrète

    D'après ce que j'ai pu lire concernant le récent incident, l'inspecteur de l'OQLF a reçu d'emblée le menu en français, alors que le plaignant n'aurait jamais pu l'avoir. Pourquoi les inspecteurs n'iraient-ils pas incognito dans les commerces, de manière à pouvoir constater comment les vrais clients se font servir?

    Et à quand un article obligeant les commerçants à servir leurs clients en français?