Aide sociale: des manifestants dénoncent la «trahison» de Maltais

Une quarantaine de personnes ont manifesté lundi, à Québec, devant les bureaux d'Agnès Maltais pour dénoncer les compressions dans l'aide sociale.
Photo: Clément Allard Le Devoir Une quarantaine de personnes ont manifesté lundi, à Québec, devant les bureaux d'Agnès Maltais pour dénoncer les compressions dans l'aide sociale.

À Québec, une quarantaine de personnes ont manifesté lundi devant les bureaux d'Agnès Maltais pour dénoncer les compressions dans l'aide sociale. «Agnès Maltais dit qu'elle veut aider les personnes. Moi je dis qu'elle veut économiser sur le dos des pauvres», a dénoncé la porte-parole, Marielle Bouchard. La manifestation avait été organisée par une coalition formée par le Regroupement des femmes sans emploi du nord de Québec (ROSE du Nord) et l'Association pour la défense des droits sociaux.

Pour eux, la décision de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale est une véritable «trahison». «Agnès Maltais s'était engagée auprès de nous à augmenter les revenus des personnes seules à l'aide sociale», dénoncent-ils.

La coupure qui les dérange le plus touche la prestation pour «contrainte temporaire» offerte aux personnes de 55 à 58 ans, l'équivalent de 129 $ par mois. La ministre dit vouloir la remplacer par une aide mensuelle de 195 $ pour soutenir la réinsertion en emploi.

Or les manifestants n'y croient pas. «C'est pas tout le monde qui va pouvoir participer», a expliqué Monique Toutant, elle-même prestataire de l'aide sociale. «Il y a beaucoup trop de monde sur l'aide sociale.»

Le montant de 129 $ par mois s'ajoute à une prestation de base de 604 $. Mais Mme Toutant souligne qu'il est difficile de «survivre» avec ce montant. «Un coup que le loyer est payé, il n'y en a plus d'argent.»

Mme Maltais n'était pas présente à ses bureaux lors de la manifestation. Elle est actuellement en mission à New York. 

21 commentaires
  • Jacques Morissette - Abonné 4 mars 2013 13 h 37

    Les partis politiques sont-ils l'envers et l'endroit de la même médaille?

    Les politiciens ont peut-être décider de joindre le clan des pays les plus inégalitaires du monde, les États-Unis étant au premier rang. (Enquête, émission de jeudi le 28 février 2013).

    Lecture suggérée:
    Eli Zaretsky, Left, sous-titre Essai sur l'autre gauche aux États-Unis. Un livre d'histoire, en quelque sorte, un complément à Une histoire populaire des États-Unis, de Howard Zenn. Notamment, j'ai lu qu'aux USA, en politique, la démocratie aux USA, on a fondé un parti d'opposition (1790), histoire d'éviter aux USA les controverses idéologiques trop polémiques.

    Autrement dit, quand le peuple discute trop les choix du parti au pouvoir, un autre le remplace démocratiquement, pour éteindre le feu de la polémique du premier. J'ai bien l'impression que c'est la même chose dans notre démocratie à nous avec Les Libéraux et le PQ. (pp. 54-55)

  • Bernard Gervais - Inscrit 4 mars 2013 13 h 51

    Article modifié

    Je remarque que les propos rapportés de Mme Bouchard, propos parus dans la première version du présent reportage et qui me semblaient exagérés (voir mon premier commentaire) ont été retirés !

  • Chris Lavallée - Inscrit 4 mars 2013 14 h 02

    PQ et Haper, même combat

    Le PQ et Haper, même combat. Sauf que le PQ a utilisé la ruse, le mensonge et l'hyprocrisie pour arriver à ses fins. C'est ca le PQ, aviez-vous déjà oublié?

    • Louka Paradis - Inscrit 4 mars 2013 15 h 11

      Il n'y a aucune ruse, ni mensonge. «Publier dans la Gazette officielle une nouvelle mesure ou un projet de loi est la façon de faire ; il s'ensuit une période de 45 jours pour le débat public ; 3e étape : ajustements si nécessaire ; finalement, la loi, les modifications ou les mesures annoncées sont adoptées. Rien de plus clair ! quand on veut comprendre (et apprendre), évidemment.
      Louka Paradis, Gatineau

    • Mathieu Massicotte - Inscrit 4 mars 2013 16 h 10

      Mme Paradis,

      De grâce, cessez de prendre les gens pour des imbéciles. Lorsqu'un gouvernement apporte un changement à un programme aussi fondamental que l'aide sociale, ce n'est PAS par la gazette officielle du gouvernement que cela est annoncé, ou du moins, ce n'est pas UNIQUEMENT par le biais de la gazette officielle que cela est annoncé. Vous êtes hypocrite puisque vous semblez prétendre que vous avez vous-même appris la mise en place de ces coupures par cette gazette officielle, alors que vous l'avez appris, comme tout le monde ici, dans les pages du Devoir. Et vous avez le culot de parler de désinformation dans un autre de vos commentaires sur le même sujet...Ce qui s'applique aux autres devrait s'appliquer à vous aussi, cela constitue la base d'une position idéologique cohérente. Mme Maltais savait très bien que ces coupures susciteraient la grogne et a vraisemblablement tenté de les faire passer en douce, question de ne pas soulever le mécontentement populaire. Épargnez-nous vos sempiternels sophismes, le débat ne s'en portera que mieux....

    • France Marcotte - Abonnée 4 mars 2013 17 h 05

      On comprend bien aujourd'hui par l'exemple le sens du mot partisanerie aveugle.

      Un bon gouvernement n'exige certainement pas en démocratie de profession de foi de la part de la population.

      Exiger de lui, être critique, c'est en quelque sorte lui témoigner du respect.

    • Grace Di Lullo - Inscrit 4 mars 2013 19 h 34

      À Louka Paradis,

      Il faudrait avoir tout de même le courage d'admettre le procédé de Madame Maltais et de ce gouvernement.

      Quand c'est rendu qu'un chroniqueur à TVA, ex-adéquiste, explique au Téléjournal que les bonnes nouvelles sont annoncées lors de conférences de presse par un ministre et que les mauvaises nouvelles sont souvent passées dans la Gazette officielle. Il ajoute que les décisions sont prises à ce moment. Je ne crois pas que ce chroniqueur est un chantre de la social-démocratie.

      Il faut admettre le procédé.On peut aimer un parti politique, y adhérer, le défendre, faire la promotion de ces bons coups, mais il ne faut pas faire de l'aveuglement volontaire. Aveuglement que l'on entend trop des jours derniers à la Commission Charbonneau.

      Il faut féliciter le travail de cette journaliste et le Devoir (libre de penser) pour cette nouvelle.

      Quand parlerons-nous d'enrichissement, de mesures créatives d'emplois permettant une vie de classe moyenne, etc. ?

      P.S.Je réitère je suis pour des mesures permettant aux gens de trouver un emploi, je ne suis pas pour des mesures punitives et générant de la pauvreté.

    • Louka Paradis - Inscrit 4 mars 2013 20 h 19

      M. Massicotte, il ne sert à rien d'insulter les gens, de les traiter d'hypocrites ou autres gentillesses de ce genre: «L'injure ne discrédite que son auteur.» Que savez-vous de mes sources d'information ? Et comment pouvez-vous lire dans les pensées de Mme Maltais ? La réflexion et la modération sont meilleures conseillères que votre boule de cristal.
      Louka Paradis, Gatineau

  • Jean-François Tessier - Inscrit 4 mars 2013 15 h 28

    Les coupures

    Bravo!
    Je maintiens que de telles modifications doivent être effectuées;félicitation à Madame Maltais! En ces temps difficiles où le pays du Québec se trouve confronté aux dépenses somptuaires et incontrôlés de la génération précédente , il faut avoir le courage politique d'appliquer les coupures dans un souci d'équité pour tous les groupes de citoyens: ceux qui travaillent et se lèvent chaque matin pour gagner leur pain lui seront gré d'être habitée d'un tel sens de la justice sociale!
    Ceci envoie un message clair et signifie qu'il faut remettre tous nos gens au travail. De telles mesures vont sans conteste inciter l'ensemble de notre population à saisir l'idée que l'effort individuel demeure la base d'un pays qui s'assume.

    • Mathieu Massicotte - Inscrit 4 mars 2013 16 h 24

      Votre "Justice Sociale" consiste à vous concentrer sur votre ressentiment, à évaluer la valeur des politiques sociales à la seule lumière de votre nombril. Les coupures de Mme maltais n'ont aucun impact significatif sur les finances publiques, mais ont un impact TRÈS significatif sur la vie des personnes affectées. La morale de cette histoire c'est qu'on tente toujours de faire passer cette putréfaction idéologique de la droite, qui consiste à tout évaluer seulement à la lumière de son petit nombril, de son histoire personnelle, et de son ressentiment, comme étant l'expression d'un souci du bien commun. Arrêtez de nous parler de société et de justice sociale puisque qu'en réalité, le fond de votre commentaire est: "Moi j'haïs les BS, merci Mme maltais de satisfaire la petitesse de mon ressentiment." Bravo.

    • Bernard Moffett - Inscrit 4 mars 2013 17 h 45

      "Dépenses somptuaires et incontrôlés de la génération précédente"

      Je propose un audit indépendant et citoyen de la dette pour tirer tout cela au clair. On en reparlera après. À moins d'être assé malin pour avancer un chiffre. Combien ? D'ici à ce qu'une réponse soit trouvée il ne faudrait tout de même pas trop 'flirter' avec la diffamation et les propos déplacés.

      On se tire dans le pied en jouant la carte générationnelle. S'en prendre aux générations passées par délire obsessionnel pousse en réalité à affecter toutes les générations sans considération. Tout un brillant calcul sado-maso digne de la défunte ADQ et de 'Trash Radio'.

      "il faut remettre tous nos gens au travail"

      'Arbeit Macht Frei' orne la porte d'entrée d'un célèbre endroit, dirait Adrien Arcand.

      Mais encore faut-il que le travail soit disponible. Un tour de la planète apprend qu'on licencie à tour de bras un peu partout. Les chiffres officiels ? Le vrai taux de chômage est probablement plus près du taux divulgué multiplié par 2.

      Mécanisation, délocalisation, restructuration, rareté des emplois, ce ne sont pas que des mots utiles parfois au Scrabble. La ministre n'est pas le Grand Odinie. Elle est plutôt en mode rabattage de gibier électoral.

      Aux USA, il y a eut un lien directe entre la crise actuelle générée par les défauts des paiements immobiliers et la délocalisation des entreprises qui a entraîné des mises à pied. Et les USA c'est à côté, pas sur la planète Mars. La pourriture des produits financiers que sont les CDS et CDO. on la doit à qui déjà ? Aux vieillards ? Seriez mieux de revoir vos cibles et frapper au bon endroit.

      Grosse déprime. Z'auriez pas le numéro du Clan Paneton et un peu de 'scotch' pour mes boîtes ?

    • Grace Di Lullo - Inscrit 4 mars 2013 19 h 24

      Merci Monsieur Massicotte c'est bien énoncé.

  • Gérard Côté - Inscrit 4 mars 2013 16 h 10

    Un cas de démission!

    On voit le genre du PQ. On démissionne le ministre Breton pour un loyer impayé. Et la ministre Maltais fera en sorte que le loyer de milliers d'assistés sociaux sera difficile à payer... C'est elle qui devrait démissionner et vite. Elle a failli faire perdre l'élection au PQ avec l'histoire de l'Amphithéâtre Péladeau-Labeaume. Plus aucune crédibilité !

    Qui est Nicolas Marceau? Quelle est cette nouvelle obsession du déficit zéro chez le PQ. Un goût de déjà vu avec le triste bilan politique de Lucien Bouchard et son ministre des Finances Bernard Landry. Même le FMI renie ce dogme. Le PQ y est encore accroché. Ce parti écrase les électeurs qui lui font confiance pour chanter la pomme à la droite libérale. Parlez-en à Camille Bouchard et à tous les autres qui ont fait l’erreur d’y croire à ce parti supposément social-démocrate.

    La droite libérale (Caquistes et Libéraux) rient et n’ont pas finir de rire…