Aussant reçoit un vote de confiance de 97% - «Aujourd’hui, il y a cinq partis nationaux au Québec»

Le chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, livrant le discours de clôture, dimanche, lors du congrès qui a réuni toute la fin de semaine quelque 1000 militants souverainistes au Palais des congrès de Montréal. Ils ont accordé à leur chef un vote de confiance presque unanime.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, livrant le discours de clôture, dimanche, lors du congrès qui a réuni toute la fin de semaine quelque 1000 militants souverainistes au Palais des congrès de Montréal. Ils ont accordé à leur chef un vote de confiance presque unanime.

Malgré sa défaite aux dernières élections, Option nationale s’impose désormais comme un parti incontournable dans le paysage politique québécois, estime son chef Jean-Martin Aussant, qui a reçu un vote de confiance de 97 % de la part de ses militants.

« En gros, on peut dire aujourd’hui qu’il y a cinq partis nationaux au Québec, dont fait partie Option nationale sans aucun doute », a résumé le chef du parti, Jean-Martin Aussant, en point de presse dimanche à l’issue du congrès qui a réuni, pendant deux jours, quelque 1000 militants au Palais des congrès de Montréal.


Pour lui, la deuxième année du parti sera assurément celle de la consolidation et de la relève. Avec quelque 8000 membres, dont la moyenne d’âge est de 30 ans, Jean-Martin Aussant mise résolument sur la jeunesse. « C’est extrêmement prometteur, on a des racines neuves qui poussent », a-t-il rappelé à ses membres dans son discours de clôture dimanche après-midi.


Il a utilisé une métaphore similaire pour répondre aux observateurs politiques qui avaient annoncé la mort du parti il y a quelques mois à peine, à la suite de sa défaite aux élections dans Nicolet-Bécancour. « Un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, mais, tout autour, 8000 arbres poussent en silence. »


Il veut imposer de nouveaux visages à Option nationale, s’entourer de porte-parole pour les différents dossiers nationaux qu’il entend commenter sur une base régulière, afin de faire connaître les idées de son parti et son équipe.


Pour l’aider dans cette mission, les militants ont voté en faveur d’une résolution spéciale qui accordera au chef non élu un salaire annuel d’environ 87 000 $, l’équivalent du salaire d’un député. Cette somme sera perçue à même les finances du parti.


« Le salaire symbolique de député que le parti me versera, ça va être pour faire un travail de député », a-t-il affirmé, ajoutant qu’Option nationale sera de tous les débats ayant cours à l’Assemblée nationale. « Les gens vont devoir s’habituer à nous voir puisqu’on va être là pour un bon bout de temps. »


Selon un scénario dit réaliste, présenté par le chef et ancien économiste Jean-Martin Aussant, le budget du parti avoisinerait le demi-million de dollars pour l’année 2013. Il pourrait aller jusqu’à 800 000 $, selon un scénario dit optimiste.


Souveraineté et langue française


La question de la souveraineté, pièce maîtresse du programme d’Option nationale, a provoqué de longs débats chez les délégués qui se sont laissé un peu plus de flexibilité sur la question référendaire en s’octroyant le droit de scinder en deux le vote sur la souveraineté et celui sur la Constitution.


« Je ne veux pas qu’il y en ait qui pensent qu’on a, d’une quelconque manière, édulcoré, ramolli ou affaibli l’article 1, a néanmoins tenu à préciser Jean-Martin Aussant pour rassurer quelques militants inquiets. Notre programme demeure tout aussi clair sur le point 1 et le sera toujours puisque c’est le fondement, c’est notre raison d’être. »


La question de la langue, débattue dimanche matin, a également suscité de vifs débats. Il a notamment été décidé de modifier la Charte de la langue française pour l’étendre au réseau collégial, un argument défendu par l’ancien péquiste, devenu membre d’Option nationale, Pierre Curzi. « Pour faire l’indépendance, il faut se parler. Et pour se parler, rien de plus utile que d’avoir une langue commune. »


En point de presse, il a rejeté l’idée de se présenter sous la bannière d’Option nationale aux prochaines élections. « Très franchement, pour le moment, il n’en est pas question. Il faudrait que les circonstances soient très, très différentes pour que je puisse envisager cela. »

 

Fusions et alliances


Une de ces « circonstances » pourrait être une fusion entre Option nationale et le Parti québécois, avoue l’ancien comédien. Et bien que son ancien parti ait montré une certaine fermeture envers cette idée, Pierre Curzi continue d’y croire. « J’ai beaucoup travaillé à ce qu’il y ait une union des forces [souverainistes] aux dernières élections. Cette pensée m’habite toujours. »


Le chef Jean-Martin Aussant avait précisé la veille être ouvert à toutes les options. « Nos statuts sont clairs, si un parti est aussi résolument souverainiste dans son approche qu’Option nationale, on veut collaborer, voire fusionner avec ce parti pour l’avancement de la cause. On place la cause avant l’intérêt du parti. »


Une fusion avec Québec solidaire (QS) est par ailleurs exclue, malgré l’intérêt qu’avaient montré les militants de QS en décembre dernier. Jean-Martin Aussant affirme avoir eu une rencontre qui s’est « très bien déroulée », mais ajoute que la plateforme de QS « est moins claire que celle d’Option nationale » sur la question de l’indépendance.


PQ : une « gestion provinciale »


Bien qu’il ait répété dans son discours que son parti n’était pas « en réaction » à un autre parti, mais plutôt en faveur d’une cause, Jean-Martin Aussant n’a cessé d’égratigner ses anciens collègues tout le week-end.


Il a soutenu que le Parti québécois faisait de la politique partisane pour gagner des votes au détriment de l’intérêt collectif et qu’il était devenu une simple « alternative de gestion provinciale au Parti libéral ».


Mais Jean-Martin Aussant ne voit pas là de double discours. « Quand on en parle [du PQ], c’est pour se distinguer et montrer notre raison d’être. Parce que la principale attaque qu’on [nous fait], c’est qu’on diviserait le vote souverainiste, alors qu’on est le vote souverainiste. Ce sont les pseudo-souverainistes qui divisent le vote souverainiste. Parce que le vote souverainiste, le message clair, c’est Option nationale.»

85 commentaires
  • François Ricard - Inscrit 4 mars 2013 07 h 01

    Les jeunes

    La grande majorité des membres de l'ON est faite de jeunes de trente ans et moins.
    Plusieurs, possiblement, étaient dans la rue l'an passé.
    On leur a alors dit de quitter la rue et de prendre les voies démocratiques pour faire valoir leurs idées. Plusieurs ont écouté cette suggestion. De là, l'ON. Si d'autres jeunes les rejoignent, L'ON deviendra une force politique dont il faudra tenir compte.
    Ces jeunes n'ont pas connu le PQ; ils ne se sentent aucune obligation envers le PQ. D'ailleurs, par son entourloupette d'indexation des frais de scolarité, le PQ vient à nouveau de se moquer des jeunes de son propre parti. Certains voudront alors rejoindre leurs congénères chez l'ON.

    • Michel Gagnon - Inscrit 4 mars 2013 11 h 12

      Si votre raisonnement est juste, M. Ricard, cela veut dire que le Québec n'atteindra jamais son Indépendance. Considérons votre phrase: «Ces jeunes n'ont pas connu le PQ; ils ne se sentent aucune obligation envers le PQ». Reportons-nous dans trente ans et nous pourrons alors remplacer PQ par ON dans votre phrase, les jeunes ayant fondé un nouveau parti indépendantiste. Et les fédéralistes continueront à se bidonner. Et S.V.P. ne dites pas que d'ici là l'ON aura réussi à faire l'Indépendance du Québec. Dans quelques années, il y aura un autre groupe de personnes affirmant que ce sont eux les vrais tenants de l'Indépendance.

    • Félix Cloutier - Inscrit 4 mars 2013 12 h 04

      En réponse à Michel Gagnon--que tentez-vous de démontrer ? Que les jeunes partisans d'ON devraient se sentir mal de ne pas supporter le PQ et que c'est leur faute si l'indépendance n'aura pas lieu ?

      Je pense que le PQ sait très bien ce qu'il aurait pu faire pour s'attirer la faveur de ces jeunes qu'ON recrute, et n'ont qu'à s'en prendre à eux-même pour ne pas le faire.

    • Richard Laroche - Inscrit 4 mars 2013 12 h 52

      @Michel Gagnon
      C'est pour ça que le parti prévoit se fusionner avec tout autre parti politique qui place la souveraineté comme objectif #1.

    • Michel Gagnon - Inscrit 4 mars 2013 15 h 08

      En réponse à Félix Cloutier, je ne blâme pas les jeunes qui se sont joints à l'ON. Je ne blâme pas les jeunes d'être idéalistes; c'est même très sain pour une société. En 1976, j'étais jeune et nous étions nombreux à être idéalistes avec l'arrivée du PQ au pouvoir. Nous avons perdu deux référendums, mais il faut bien reconnaître que le deuxième, en 1995, nous l'avions gagné mais il nous a carrément été volé par les fédéralistes. Mais c'est un vol considéré comme légal au Canada.
      J'exprimais donc simplement mes préoccupations concernant une réalité qui se répète dans l'histoire. Je préférerais que les forces indépendantistes s'unissent sous une même bannière afin de réaliser notre rêve, en reconnaissant que le chemin vers l'Indépendance est long et tortueux, ne peut se faire dans le «purisme» et surtout pas dans le dénigrement des uns et des autres, ce qui ne fait que l'affaire des opposants à ce rêve. Mais voilà, lorsque j'exprime ce point de vue, j'ai l'impression d'être un idéaliste complètement décroché de la réalité.

    • Martin Maynard - Inscrit 4 mars 2013 20 h 49

      Monsieur Gagnon, comme vous dites en 1995 nous sommes passé très proche ... alors je ne comprends pas pourquoi nous n'avons pas poursuivi sur ce succès? Pourquoi avons-nous baissé les bras alors que nous n'avions qu'à continuer à en parler en attendant le prochain référendum qui auraut dû être avant 2000 selon moi. Mais quand Landry a quitté, j'ai senti que quelquechose était brisé au PQ et j'ai abandonné aussi.
      Jusqu'à temps que l'ON et les jeunes ne raniment la flamme et ce grâce en bonne partie à Jean Charest qui nous a montré les dangers de sa dictature. Harper nous aide dans le même sens. C'est le temps d'en parler. Les débats ON, QS et PQ ne pourront que ramener la souveraineté à l'avant plan.

  • Jean Martinez - Inscrit 4 mars 2013 07 h 35

    Pour se débarrasser de Québec solidaire

    S'il veut se débarrasser de ce parti faussement souverainiste qu'est Québec solidaire, le Parti québécois devrait se servir de Jean-Martin Aussant. Je propose au PQ de ne pas présenter de candidat péquiste dans Mercier et d'inviter Aussant à s'y présenter.

    • Marc Blanchard - Inscrit 4 mars 2013 09 h 38

      Ce n'est pas une mauvaise idée.

    • Anne-Marie Courville - Abonnée 4 mars 2013 10 h 08

      M. Parizeau n'est pas un jeune...
      Ce parti fait un tort immense au Québec.
      Diviser pour régner...
      Le parti québecois parle de souveraineté et il pose et posera des gestes qui font et feront avancer le projet souverainiste. Mais Aussant n'est pas un homme d'équipe et il pose un geste regrettable. Dommage que M. Parizeau tourne le dos à son vrai parti, lui qui faut un chef compétent et il aurait dû rester premier ministre au lieu de démissionner. Nous serions peut-être indépendant en 2013.

    • Marc Donati - Abonné 4 mars 2013 13 h 47

      Très bonne idée.
      JMA se tirerait ainsi dans le pied en essayant de battre un autre député souverrainiste qui s'est fait réélire avec 7000 voix de majorité aux dernières élections. Encaissant une deuxième défaite en peu de temps, JMA se retrouverait avec des troupes déconfites à qui il aurait de plus en plus de difficultés à faire endosser son mirobolant salaire. Ne voyant pas le pouvoir se profiler sur le cour terme, il serait alors forcé de démissionner. Une fois le berger parti, ON se désagrègerait en quelques heures.
      Plus, j'y pense, plus je trouve que c'est une excellente idée.

    • François Ricard - Inscrit 4 mars 2013 14 h 51

      @ Chantale Desjardins
      Nous avons poussé M. Parizeau dehors. Nous l'avons laissé tomber.
      Au lendemain de la défaite référendaire de 1995, Bernard Landry a carrément adressé un ultimatum à celui qui était alors son chef, Jacques Parizeau, pour le contraindre à démissionner. Si le chef péquiste n'avait pas quitté ses fonctions, M. Landry, à titre de vice-premier ministre, le lui aurait demandé publiquement.
      Ceci se passait à la réunion du comité des priorités. Aucun ministre n'est venu à sa rescousse, Mme Marois se contentant de quitter la pièce.
      Personne parmi tous les membres n'est intervenu en public.
      Sur le fond, M. Parizeau avait pourtant raison.
      " Je me souviens."

    • Simon Charest-Pacheco - Inscrit 6 mars 2013 03 h 48

      Alors vous encouragez vous aussi ce type de politique de coups bas et de stratégies partisanes? Au lieu de s'entre-déchirer, on pourrait pas s'aider à faire du Québec un pays? C'est justement cette attitude arrogante qu'a adopté les partis de droite et le PQ, qui a donné naissance aux vertueux QS et ON. Les jeunes québécois de tous les horizons sont écoeurés de ces mentalités détestables.

      L'avenir appartient désormais à QS et ON. La jeunesse a fait son choix. Le mouvement étudiant a bien démontré la ferveur et la détermination de celle-ci. Assez de se faire fourrer, de se faire manipuler, de se faire mentir en pleine face par des politiciens qui n'écoutent rien d'autre que les sondages et les ordres des lobbys financiers.

      Avec un peu de temps, le cynisme populaire que vos attitudes répugnantes ont créé laissera place à l'espoir, en voyant JMA, Amir Kadhir, Françoise David et d'autres visages qui ne tarderont à apparaître, lutter honnêtement, avec transparence, conviction et leadership, pour créer le Québec Souverain, démocratique et progressiste dont les Québécois rêvent depuis si longtemps.

      Cela dit, en voyant ce que la politique est rendue, je vous comprend d'être méfiant(e)(s). Il est jutement temps qu'ON change ça.

      Paix à vous

  • Sylvain Auclair - Abonné 4 mars 2013 07 h 47

    Wishful thinking

    L'ON sera un parti national quand il aura des députés d'un peu partout. Mais il ne pourra pas faire cela sans faire remettre un parti fédéraliste au pouvoir. Comme M. Aussant, qui n'a fait qu'élire un caquiste.

    D'ailleurs, je ne comprends toujours pas son programme. Comment peut-on être un pays indépendant (le LIT) avant d'avoir déclaré l'indépendance?

    • François Ricard - Inscrit 4 mars 2013 09 h 16

      Simple. Une fois au pouivoir, un gouvernement ON commence à poser les gestes qui mènent à l'indépendance.

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 4 mars 2013 11 h 39

      Un parti national avec 1 % des votes et sans élus, avouez qu'elle est bien bonne! :)

      Le LIT est 100 % anticonstitutionnel, Monsieur Auclair, et ce n'est qu'une excuse pour permettre la réalisation d'une autre proposition d'ON, c'est-à-dire la création d'une constitution du Québec qui comporterait une déclaration d'indépendance puis les faires accepter par voie de référendum.

      En utilisant le LIT, qui de toute évidence sera refusé par le fédéral, Option nationale espère faire monter le oui au Québec, puis déclarer celui-ci indépendant de façon unilatérale en passant un vote à l'Assemblée nationale entérinant la déclaration d'indépendance, du moins, c'est ce qui m'a été expliqué sur la page FB d'Option nationale!

    • Sylvain Auclair - Abonné 4 mars 2013 11 h 54

      Veuillez m'explique. Parce que, à mon sens, le LIT, c'est agir comme si on était indépendant sans avoir à faire l'indépendance. C'est un manque de clarté.

      Il y a deux gestes pour mener à l'indépendance:
      1. la déclarer;
      2. organiser un référendume et la déclarer en cas de victoire du oui.

    • Richard Laroche - Inscrit 4 mars 2013 12 h 57

      Vous oubliez l'élément le plus important, la constitution, qui déterminera quel type de pays souverain nous aurons.

      Un Québec souverain pourrait aussi bien être une dictature ou une oligarchie si la constitution ne conscrit pas assez bien les 4 pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire, informatif).

    • François Ricard - Inscrit 4 mars 2013 13 h 29

      L'ON dit qu'une fois élue au pouvoir, elle a la légitimité, dans notre système, d'enclencher l'indépendance. Selon les règles mêmes établies par les fédéralistes.
      Depuis 1867, c'est ainsi que les choses se sont toujoujours passées.
      Le parti au pouvoir est dieu et maître. C"est le parlementarisme à la britannique qui veut ça. Les fédéralistes ont toujours appliqué cette règle. Nous avons été élus. Nous sommes majoritaires aux Communes ou à l'Assemblée nationale,donc, nous pouvons faire ce que nous voulons.
      Un exemple frappant de cela: le rapatriement de la constitution et l'imposition de la charte canadienne des droits: ni référendum ni élection. Élu par à peine 40% de l'électorat, Trudeau a procédé sans coup férir. Alors, l'ON dit que: "What is good for the goose is good for the gander too."

    • Sylvain Auclair - Abonné 4 mars 2013 14 h 53

      La constitution, je m'en fiche. On peut très bien commencer en adaptant les principes actuels et les modifier au besoin. Je vois mal pourquoi il faut sacraliser une constitution. Les Américains l'ont fait et ont un des systèmes politiques les plus mal foutus du monde. Les Britanniques n'ont pas de constitution et fonctionnent bien mieux que bien des pays. Et la plupart des pays ne séparent pas les trois pouvoirs, puisque c'est l'assemblée qui nomme le gouvernement, et que c'est le gouvernement qui nomme les juges. Et ne venez pas me dire que la Suède (une monarchie) ou la Finlande (une république) sont des dictatures.

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 4 mars 2013 18 h 29

      Monsieur Ricard, la cour internationale de juste ne requiers pas de référendum pour une déclaration d'indépendance, seulement un vote majoritaire du gouvernement, par contre, la communauté internationale, elle, demande un référendum, donc ON devra non seulement obtenir un référendum gagnant, mais aussi un vote majoritaire à l'Assemblée nationale afin de démarrer le processus d'indépendance!

      Pour ce qui est de la souveraineté, elle passe obligatoirement par les Nations unies, et pour devenir membre de cet organisme il faut l'appui des États-Unis, l'Angleterre, la France, la Russie et la Chine, et nous connaissons tous la position des États-Unis et de l'Angleterre en ce qui concerne le projet d'indépendance du Québec!

  • Nestor Turcotte - Inscrit 4 mars 2013 07 h 49

    Question de logique

    Il faut cesser de dire que ON va diviser le vote souverainiste.

    Le parti ON ne fait que rallier les indépendantistes.

    Les autres partis appelés du bout des lèvres souverainiste, sont plus ou moins indépendantistes.

    Que les indépendantistes quittent les formations sans consistance et sans visée claire et se regroupent sous la seule bannière logique: Option nationale.

    • Louka Paradis - Inscrit 4 mars 2013 13 h 08

      Ha ! ha ! ha! M. Turcotte, un célèbre fédéraliste, qui appelle à se regrouper pour la souveraineté. Malheureusement pour M. Aussant, son trop célèbre mentor et sa muse l'ont entraîné dans une impasse en flattant sa vanité : c'est vrai que JMA est brillant, mais sans une bonne dose de modestie, il n'ira nulle part. Il faut savoir admettre ses erreurs pour évoluer et ne pas entraîner les autres dans des chemins erratiques...
      Louka Paradis, Gatineau

    • Martin Maynard - Inscrit 4 mars 2013 20 h 57

      Mme Paradis: Certes M. Aussant n'est pas parfait mais j'aimerais savoir quels sont les erreurs qu'il devrait admettre?

      Comme jeune parti, l'ON et JMA vont faire des erreurs. Rappelez-vous, le PQ en avait faite une majeure en 1980: la question du premier référendum.

    • Martin Blais - Inscrit 7 mars 2013 16 h 51

      Mme Paradis, il y aura toujours des québécois peureux qui ne voudront jamais rien changer, mais heureusement, la race humaine évolue et de nombreux québécois ont encore assez de dignité pour vouloir s'affranchir de la tutelle d'Ottawa. Le lendemain de l'indépendance, ceux qui ne sont pas content n'auront qu'à faire leur valise ! C'est grand l'Amérique et ça parle anglais partout. Ce jour là, moi, de dirai bon débarras !

      Présentement, je comparerais le Québec à un enfant velcro de 25 ans qui ne veut pas quitter le nid familial et voler de ses propres ailes. Parfois, il faut que les parents donnent un p'tit coup de pied au cul à fiston ... c'est pour son bien. Et je crois que certains québécois auraient besoin de ce p'tit coup de pied au cul pour les aider à assumer leur destin !

  • Gilles Charbonneau - Inscrit 4 mars 2013 07 h 54

    1 %

    Se déclarer parti national avec 1 % d'appuis populaires, elle est pas pire celle-là!

    Soyons sérieux, Option nationale est un parti marginale, et avec ses propositions complètement anticonstitutionnelles et sa déclaration unilatérale d'indépendance, ils vont le rester!

    • Benoît Gagnon - Inscrit 4 mars 2013 12 h 08

      Bien entendu, il vaut mieux un parti menteur, tricheur, anticonstitutionnel (mais pour les plus riches seulement cette fois-ci) et déclarant unilatéralement son allégeance à la reine et à une divinité inexistante pour ne plus être marginal.

      Dans le fond, tout ce qu'il manque à ON pour ne plus être marginal, c'est de devenir menteur, tricheur, et se pavoiser devant les mafiosis.

      Belle gouvernance.

      Vivement l'indépendance!

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 4 mars 2013 13 h 45

      @Charbonneau : À quoi bon être constitutionnel quand le Québec n'a eu aucun droit de véto sur cette dernière en 1982... lors de son acceptation, je vous rapelle que M. Levesque en a été exclus et la cours à déterminé que le Québec n'avait jamais eu ce droit.

      Vous êtes bien fidèle envers quelque chose qui vous a trahis M. Charbonneau, et votre fidélité est presque révoltante. Je ne sens aucune appartenance envers cette chose qui nous fût imposé et nous allons déclarer notre propre constitution en réponse à cet évènement.