Option nationale - Jean-Martin Aussant solidement en selle

Les membres de la formation souverainiste se sont prononcés en faveur de l'extension de la loi 101 aux cégeps, une proposition férocement défendue par un ancien ténor du Parti québécois (PQ) désormais partisan de M. Aussant, Pierre Curzi, accompagné de sa compagne, Marie Tifo.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Les membres de la formation souverainiste se sont prononcés en faveur de l'extension de la loi 101 aux cégeps, une proposition férocement défendue par un ancien ténor du Parti québécois (PQ) désormais partisan de M. Aussant, Pierre Curzi, accompagné de sa compagne, Marie Tifo.
Les militants d'Option nationale (ON) ont réitéré leur appui envers leur chef, Jean-Martin Aussant, au deuxième jour du congrès national de la formation politique, à Montréal.
 
M. Aussant a passé avec succès le test du vote de confiance qui ne s'annonçait qu'une formalité, récoltant 97 % des voix. Un «appui immense» auque, promet-il, l il «tâchera d'être digne».
 
Les membres du parti ont aussi convenu de verser un salaire de 87 000 $ à l'économiste, soit l'équivalent du salaire de base d'un député, en vertu d'une résolution extraordinaire adoptée par une forte majorité.
 
Ce salaire, puisé à même les coffres du parti, permettra au chef, s'il n'est pas élu à l'Assemblée nationale, de se consacrer à temps plein à la progression d'ON, a expliqué M. Aussant.
 
Sans rémunération, le chef de la formation souverainiste aurait été contraint d'occuper un autre emploi et de négliger son implication au sein du parti.
 
Bien qu'elle ait le vent dans les voiles, sa jeune formation politique, créée il y a 18 mois, requiert une implication continue et totale, selon lui
 
M. Aussant, qui a subi une défaite crève-coeur dans Nicolet-Bécancour au dernier scrutin provincial, a déjà fait part de son intention de se présenter à Montréal à l'occasion de prochaines élections générales, et la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve pourrait bien être dans sa ligne de mire.
 
«Nous en avons ciblé quelques-unes [circonscriptions], dont Hochelaga-Maisonneuve, mais le choix final n'est pas fait, ça diminue toujours à mesure qu'on fait des analyses», a indiqué le candidat malheureux, précisant que le choix final se fera bientôt.
 
Pacte de non-agression

M. Aussant n'a pas voulu préciser si le pacte de non-agression conclu avec Québec solidaire (QS) aux dernières élections générales serait maintenu, mais a indiqué que l'idée n'était pas exclue et que l'option faisait toujours partie des statuts d'ON. Les alliances n'ont cependant pas fait l'objet de débats au cours du week-end.
 
«On est ouvert à collaborer ou à fusionner avec tout parti qui sera autant résolument souverainiste que nous. On met la cause devant la partisanerie», a lancé M. Aussant.
 
Ce sont les questions concernant la langue qui ont suscité les débats les plus houleux, dimanche. Au final, les membres de la formation souverainiste se sont prononcés en faveur de l'extension de la loi 101 aux cégeps, une proposition férocement défendue par un ancien ténor du Parti québécois (PQ) désormais partisan de M. Aussant, Pierre Curzi.
 
L'ancien député de Borduas, qui fut porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, a soutenu que tous les citoyens du Québec se devaient de participer au fait français dans la province, une position partagée par bon nombre d'anglophones bilingues, selon lui.
 
M. Curzi croit que l'application de la loi 101 au réseau collégial permettrait de faire de la langue de Molière une «langue commune, une langue que tout le monde parle».
 
M. Aussant s'est pour sa part réjoui que cet élément de plateforme soit conservé.
 
Fondé en octobre 2011, le parti Option nationale a obtenu un peu moins de deux pour cent des votes lors des élections de septembre dernier.
 
Mathieu Simard, La Presse canadienne
7 commentaires
  • Marc Blanchard - Inscrit 3 mars 2013 19 h 21

    Avec des amis souverainistes comme ceux-là, le PQ n'a pas besoin d'ennemis fédéralistes.

  • Marc Bégin - Inscrit 3 mars 2013 19 h 27

    Bien en selle sur son pur-sang(2 %)

    Les adversaires de l'indépendance doivent se réjouir aujourd'hui,les indépendantistes courent à leur perte avec cette glorieuse charge de cavalerie légère.De grâce M.Aussant,ressaisissez vous.

  • Martin Maynard - Inscrit 3 mars 2013 20 h 35

    Une inquiétude?

    Le congrès d’ON fut très intéressant, mobilisant et stimulant. Et ce, malgré quelques erreurs d’organisation et un agenda trop chargé pour ce que nous pouvions absorber. C’est définitivement un événement positif pour un parti neuf, déterminé et promis à un bel avenir. Et que dire de Jean-Martin Aussant qui a toute notre admiration et qui mérite pleinement le vote de confiance total que les congressistes lui ont donné.

    Par contre, je me demande si nous ne faisons pas une erreur en déterminant d’avance certaines décisions de type gauche-droite, comme la loi 101 au collégial. Je crains que certaines décisions qui imposeraient des restrictions à la liberté des citoyens ne viennent miner notre objectif premier de bâtir un nouveau pays.

    Souhaitons que l’ON ne tombe pas dans le piège de s’éloigner de sa raison d’être et du pourquoi nous en sommes membres et fiers de l’être.

  • Jerry Beaudoin - Inscrit 3 mars 2013 22 h 10

    Salaire

    $ 87,000. en salaire par un parti qui n'est même pas reconnu à l'Assemblée Nationale. Quand on voit ce qui se passe à la commission Charbonneau. Quel corruption....

    • Jacques Boulanger - Inscrit 4 mars 2013 00 h 01

      Quelle finesse et quelle perspicacité dans le raisonnement ? Pour voler aussi haut, on voit immédiatement que vous êtes un subtil ! Je vous envie.

    • Etienne Boivin - Abonné 4 mars 2013 11 h 55

      Quand c'est l'argent du parti, et que le salaire a été voté en congrès par les membres, expliquez-moi comment ça pourrait être de la corruption..? M. Aussant Travaille à temps plein pour le parti, et il devrait le faire sans salaire? Faut pas pousser...

  • Gilles Bousquet - Abonné 5 mars 2013 13 h 18

    L'ON sur le chemin de sonner le glas...

    De la souveraineté et du séparatisme au Québec qui se séparent avant la SÉPARATION DU QUÉBEC DU CANADA.

    Le 12 % de séparatistes purs et durs risquent maintenant voter O.N., les souverainistes qui veulent rester dans le Canada, quand même, PQ et les communistes nationalistes qui veulent imiter Robin des Bois, Québec solidaire, ce qui devrait assurer l'élection d'un parti fédéraliste avec ses 64 % d'électeurs fédéralistes divisés entre le PLQ très anglophone et la CAQ plutôt francophone.