Des centaines de manifestants en marge d’un sommet sous haute surveillance


	La marche des manifestants a été déclarée illégale par le Service de police de la Ville de Montréal.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir
La marche des manifestants a été déclarée illégale par le Service de police de la Ville de Montréal.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté contre la tenue du Sommet sur l’enseignement supérieur, lundi, au centre-ville de Montréal. La manifestation s’est déroulée dans le calme, hormis deux arrestations pour « agressions armées », selon la police.

Elle a débuté au square Cabot, à 16 h 30, à la suite d’appels lancés sur les réseaux sociaux. Le groupe, composé de plusieurs centaines de personnes, a descendu ensuite l’avenue Atwater, afin de se rendre devant L’Arsenal, où se tient le Sommet. La marche, déclarée illégale par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), s’est déroulée sous une forte escorte policière.


Certains auraient voulu voir plus de monde à la manifestation. « Il y a encore du monde qui veut continuer. J’ai quelques amis qui sont un peu fatigués, qui ne sont plus trop dans le mood des manifestations, comme l’an passé », explique Olivier Périare, qui est venu montrer son opposition au Sommet et son appui à la gratuité scolaire.


La tension est montée d’un cran lorsque les manifestants sont arrivés devant L’Arsenal. Ils ont fait face à des dizaines de policiers du SPVM et de la Sûreté du Québec, en tenue anti-émeute. Des barrières métalliques avaient été installées pour empêcher quiconque de s’approcher du secteur. Devant les barrières, les manifestants ne pouvaient cacher leur amertume. « Après six mois de combat, ils veulent seulement faire une indexation ! », s’exclame Yohann Demers-Gingras, étudiant en photographie.

 

Sécurité accrue


Les manifestants sont restés une demi-heure devant L’Arsenal, sous l’oeil des policiers. D’ailleurs, n’entrait pas qui voulait à ce Sommet, où les quelque 70 participants et 350 observateurs et médias ont dû franchir quelques étapes de surveillance avant de pouvoir circuler librement à l’intérieur. En plus d’avoir dû demander une accréditation officielle pour participer à l’événement - procédure habituelle pour ce type d’opération -, ils ont dû se soumettre à l’entrée à une fouille digne des aéroports : détecteurs de métal, fouille des sacs et des poches. Sur chacune des plaquettes d’identification portées par les participants se trouve un « code barre » permettant aux responsables de savoir exactement qui se trouve à l’intérieur du bâtiment.


Plusieurs journalistes d’expérience ont mentionné n’avoir jamais vu un dispositif de sécurité aussi vaste pour un Sommet qui survient, il faut le rappeler, non seulement quelques mois après une crise étudiante, mais aussi après un attentat perpétré contre Pauline Marois.


Vers 17 h 30, le cortège des manifestants est reparti dans le calme, vers la rue Sainte-Catherine. C’est là que les choses se sont corsées. Les policiers anti-émeute suivant la manifestation depuis le trottoir ont reçu quelques projectiles, ce à quoi ils ont répliqué en chargeant vigoureusement la foule. Une bombe assourdissante a été tirée pour signaler aux manifestants qu’ils devaient se disperser. Les policiers ont procédé à deux arrestations pour « agression armée », selon le SPVM. Le Sommet se poursuit mardi, et une autre manifestation est prévue à 14 h, à partir du square Victoria.

 

Avec la collaboration de Marie-Andrée Chouinard

3 commentaires
  • Robert Champagne - Inscrit 26 février 2013 11 h 30

    Ou sont les limites?

    Quand arrêtera-t-on de contseter pour tout et pour rien, un moment donné il faut que ça cesse! Il y a des limites!

  • Raymond Saint-Arnaud - Inscrit 26 février 2013 16 h 56

    Assé, c'est assez!

    Assé, c'est assez!

  • Solange Bolduc - Inscrite 27 février 2013 22 h 14

    Répéter comme des perroquets Société de demain ?

    « Après six mois de combat, ils veulent seulement faire une indexation ! », s’exclame Yohann Demers-Gingras, étudiant en photographie.

    Et il oublie que l'augmentation de Charest a été annulée! Faut vraiment répéter n'importe quoi, de vrais des perroquets ! La société de demain ?