Montréal - Sécurité policière accrue pour le Sommet sur l’enseignement

Plus de 175 résidants du secteur de Griffintown, à Montréal, ont reçu la visite de policiers afin de les rassurer en vue du Sommet sur l’enseignement supérieur, qui risque de perturber la quiétude de leur quartier lundi et mardi.

Le Sommet réunira quelque 350 personnes, dont la première ministre Pauline Marois, mais fort probablement également des manifestants qui promettent de se faire entendre en marge de l’événement.


Plusieurs policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) seront mobilisés lundi et mardi autour du site de l’événement qui se déroulera dans l’édifice historique occupé par le centre d’art et d’expositions l’Arsenal, dans le secteur de Griffintown.


Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) prêteront main-forte à leurs collègues montréalais à l’intérieur du bâtiment, notamment pour assurer la sécurité de la première ministre Marois.


En conférence de presse vendredi, l’inspecteur Éric Lalonde, du SPVM, n’a pas voulu préciser le nombre de policiers qui seront affectés à l’événement ni les coûts de l’opération. Il a cependant assuré que les policiers seront bien visibles partout.


L’inspecteur Lalonde a également tenu à rassurer les résidants et commerçants du secteur en affirmant qu’ils pourront entrer et sortir de chez eux, en toute sécurité, avouant toutefois que la circulation risque d’être perturbée. Dans le secteur plus commercial de ce périmètre, le SPVM n’a pas prévu de fermer la rue Notre-Dame Ouest, du moins pas dans l’immédiat, selon M. Lalonde.


Quant aux manifestants qui auraient prévu de se rendre sur les lieux, le SPVM a prévu plusieurs plans et stratégies afin de pallier tout débordement, de concert avec la SQ. Mais là encore, l’inspecteur Lalonde s’est fait avare de détails pour ne pas nuire aux opérations. Il a assuré toutefois que les policiers n’empêcheront pas les gens de manifester pourvu que cela se fasse dans le respect des lois et de façon sécuritaire pour tout le monde.


 
1 commentaire
  • Franklin Bernard - Inscrit 23 février 2013 12 h 25

    Le pire est craindre

    S'il y a manifestation, attendons-nous à l'habituelle cortège de matraquages, brutalités et arrestations arbitraires de manifestants tout à fait innocents et pacifiques, tandis que les casseurs provocateurs, envoyés par le SPVM pour fournir des prétextes, s'en iront tranquillement sans être inquiétés. Et pourtant la loi 78 a été abrogée. Mais PQ-PLQ, même combat dans le domaine de la répression policière. On l'a vu au Palais des Congrès il y a quelques semaines. On l'a vu à Trois-Rivières avec la tabassage à la Rodney King d'un citoyen par 4 flics en transes. D'accord, c'était la police locale, mais qu'on ne vienne pas me dire que le gouvernement québécois ne peut pas se faire entendre dans ce genre de dossier.