Sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette - Les appuis aux candidats du PLQ sont au beau fixe

Québec — Après des semaines de travail sur le terrain et cinq débats, les intentions de vote à la course à la chefferie du Parti libéral sont demeurées au beau fixe, indiquent les résultats d’un sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette.

« En ce qui concerne les appuis aux trois candidats, c’est une véritable copie carbone du premier sondage au début de la course », observe le vice-président de la recherche chez Léger, Christian Bourque.


Philippe Couillard reste le meneur dans cette course, disposant d’une confortable avance sur ses adversaires. Aux yeux des Québécois, c’est lui qui ferait le meilleur chef, obtenant l’appui de 32 % des répondants, loin devant Raymond Bachand (13 %) et Pierre Moreau (10 %).


Si l’on se penche plus précisément sur les réponses des électeurs libéraux, les appuis augmentent à 43 % pour l’ancien ministre de la Santé et à 17 % pour l’ex-ministre des Finances, avec 8 % pour l’ancien ministre des Transports.


Mais on est loin du couronnement, précise Christian Bourque. En effet, 38 % de la population n’a pas encore fait son choix. Et dans la population anglophone et allophone, l’indécision est encore plus palpable, 56 % d’entre eux ne sachant toujours pas qui soutenir dans cette course au leadership qui n’a pas fait grands remous malgré les quelques attaques des candidats, qui peinent toujours à se démarquer sur le plan des idées.

 

Lendemain de course


« Les débats politiques dans une course à la chefferie, ça n’a pas les cotes d’écoute de la soirée du hockey », lance un peu à la blague l’analyste de Léger. Les gens vont porter un véritable intérêt pour la dernière semaine de la course et lors du congrès. À ce moment-là, toute l’attention va être sur le Parti libéral.


Il fait le parallèle avec la dernière course au leadership du NPD, rappelant que les intentions de vote du NPD avaient baissé au Québec pour le parti de Jack Layton. Mais dès le lendemain de l’élection de Thomas Mulcair, la carte politique du Québec s’est modifiée.


Pour Christian Bourque, les résultats de sondage qui sont importants pour les libéraux, ce sont donc ceux du lendemain matin de la course à la chefferie, qui aura lieu le 17 mars prochain. « En ce moment, tout le monde attend l’élection et le buzz qui va suivre la nomination du nouveau chef. C’est là que les gens vont se fixer. […] Ça va certainement avoir un impact sur l’échiquier politique au Québec une fois que le chef aura été nommé. »


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La confiance demeure

Malgré les tergiversations et démentis du témoin Martin Dumont, 68 % des répondants disent avoir toujours confiance en la commission présidée par France Charbonneau. C’est dans les jours précédents les débuts des travaux, en mai dernier, que le taux de confiance a atteint son sommet à 72 %.

Ce sont les élus municipaux qui ont été surtout touchés, eux qui, de tout temps, ont toujours été les plus appréciés des citoyens. À peine un Québécois sur trois croit aujourd’hui que les politiciens municipaux sont des « personnes honnêtes et intègres ».