Commission Charbonneau: Lalonde demande pardon, les larmes aux yeux

«Je comprends la portée de mes gestes, et j'espère qu'on pourra un jour me les pardonner», a dit le p.-d.g. de Génius, Michel Lalonde.
Photo: - Le Devoir «Je comprends la portée de mes gestes, et j'espère qu'on pourra un jour me les pardonner», a dit le p.-d.g. de Génius, Michel Lalonde.
«Je comprends la portée de mes gestes, et j'espère qu'on pourra un jour me les pardonner», a dit le p.-d.g. de Génius. M. Lalonde a exprimé «de profonds regrets» pour sa conduite.

La présidente de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction (CEIC), l'a remercié par trois fois pour sa collaboration exemplaire. «Il est essentiel que des personnes de votre calibre collaborent avec nous. J'imagine qu'il vous a fallu une bonne dose de courage pour témoigner publiquement, et encore une fois, nous vous en remercions», a-t-elle dit.

M. Lalonde a complété son témoignage sous le couvert d'une ordonnance de non-publication qui n'était toujours pas levée au moment de mettre sous presse. Il a traité de son implication dans les projets d'agrandissement de l'usine d'épuration des eaux de Boisbriand et la vente à rabais des terrains du Faubourg Contrecœur, deux dossiers qui ont mené au dépôt d'accusations criminelles.

M. Lalonde n'a jamais été inquiété par la justice pour son rôle dans ces deux affaires qu'il connaît très bien.

Il sera suivi à la commission par Jacques Victor, un spécialiste de l'octroi des contrats. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPPC) a exigé une ordonnance de non-publication sur le témoignage de M. Victor pour préserver sa preuve dans le dossier du Faubourg Contrecœur.

Le collecteur de fonds Bernard Trépanier, l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, L'ex-président de la SHDM Martial Filion, l'entrepreneur en construction Paolo Catania , l'urbaniste Daniel Gautier et quatre autres présumés complices sont accusés de fraude, complot et abus de confiance dans le dossier du Faubourg Contrecœur. Leur procès ne débutera pas avant janvier 2014.

Erreurs corrigées

La procureure en chef de la CEIC, Sonia LeBel, a demandé le retrait de toute mention des entreprises Construction LPG et Plancher Mirage de la preuve.

En septembre dernier, un enquêteur de la commission a déposé la liste de 74 entreprises de la construction dont les véhicules commerciaux ont été vus par la GRC, garés près du café Consenza, qui a servi de quartier général à la mafia. Des entrepreneurs ont été vus à l'intérieur du café en compagnie des hommes de main du clan Rizzuto, à qui ils remettaient leur pizzo.

Construction LPG, propriété de Pierre Gagné, et Plancher Mirage, qui appartenait au député péquiste de Berthier, André Villeneuve, faisaient partie de la liste, à tort. Une erreur dans la transcription des numéros de plaque minéralogique est à la source de l'imbroglio dans le cas de Plancher Mirage. Pour ce qui est de Construction LPG, les policiers ont inversé les lettres du nom de l'entreprise. Ces erreurs ont causé un grand tort aux deux firmes et à leurs propriétaires.

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