L'État devrait devenir copropriétaire des pétrolières sur Anticosti, selon la CAQ

François Legault croit que le potentiel de revenus sur Anticosti devrait inciter le gouvernement du Parti québécois à mandater Investissement Québec pour accroître ses participations.
Photo: La Presse canadienne (photo) Clement Allard François Legault croit que le potentiel de revenus sur Anticosti devrait inciter le gouvernement du Parti québécois à mandater Investissement Québec pour accroître ses participations.
Le chef caquiste François Legault estime qu'il serait possible de détenir 50 % du capital de trois entreprises avec une mise de fonds d'environ 70 millions.

Selon M. Legault, la valeur boursière de Junex, Pétrolia et Corridor Resources a baissé considérablement au cours des derniers mois, ce qui rend la transaction encore plus intéressante.

M. Legault croit que le jeu en vaut la chandelle puisque le gouvernement pourrait ensuite tirer des profits plus importants, si jamais ces entreprises réussissent à extraire du pétrole de schiste du sous-sol d'Anticosti.

Investissement Québec (IQ) a déjà des participations de 10 % de Pétrolia et 12 % de Junex, tandis que la Caisse de dépôt et placement en détient 5 %.

M. Legault croit que le potentiel de revenus sur Anticosti devrait inciter le gouvernement du Parti québécois à mandater IQ pour accroître ses participations.

«Le risque est petit et la probabilité est élevée, a-t-il dit. Si le gouvernement veut s'impliquer dans la propriété pétrolière, il ne peut pas attendre qu'on soit rendu à la période d'exploitation, où la valeur est pleinement ajoutée à l'entreprise au projet.»

M. Legault juge qu'il est possible d'extraire le pétrole de schiste par fracturation, malgré les craintes pour l'environnement que cela suscite.

«C'est possible de le faire, d'apprendre, de contrôler, de suivre le procédé, autant pour l'exploration que l'exploitation, on ne peut pas se permettre de ne pas le faire», a-t-il dit.
M. Legault a constaté que les entreprises peinent à se financer et que la participation de l'État serait un secours apprécié.

«Actuellement l'incertitude que le Parti québécois a créée fait que le financement est devenu impossible, a-t-il dit. Ça crée une opportunité pour le gouvernement d'acheter des participations importantes dans des entreprises où le prix est très bas.»

Hydro-Québec a vendu à Pétrolia ses permis d'exploration en 2008. Les détails de la transaction demeurent secrets.

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