PLQ - Raymond Bachand se distingue en matière de santé

Raymond Bachand a fait valoir que le désengorgement des urgences passait «par un financement gratuit et universel des soins de santé».
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Raymond Bachand a fait valoir que le désengorgement des urgences passait «par un financement gratuit et universel des soins de santé».

Gatineau — Le quatrième débat de la course à la chefferie du Parti libéral du Québec a eu lieu dimanche après-midi avec une remise en question du système de santé. Le candidat Raymond Bachand s'est habilement positionné en choisissant comme cheval de bataille la réduction des temps d'attente.

Ce choix clair, un problème souvent dénoncé par les Québécois, lui a permis de se distinguer dès le début du débat alors qu'il a présenté un plan structuré, centré sur cet objectif.
 
Les deux autres candidats, Philippe Couillard et Pierre Moreau ont quant à eux beaucoup insisté sur le financement du système de santé, avec une réallocation des budgets à des endroits qui peuvent mieux servir la population, comme les CLSC et les groupes de médecine familiale.
 
De façon surprenante, le débat n'a pas permis à Philippe Couillard, lui-même un médecin et un ancien ministre de la Santé dans un gouvernement Charest, de se démarquer.
 
Il a surtout mis l'accent sur son objectif de revoir la façon de financer les médecins, tout comme les institutions.
 
«Au-delà de la quantité des services, il faut avec les fonds publics récompenser la qualité, la sécurité et l'accessibilité», a-t-il établi d'entrée de jeu.
 
Quant à l'ex-ministre des Transports, Pierre Moreau, il a fait valoir que le budget de la santé devait être respecté et ne devait pas augmenter de façon exponentielle. Il se dit convaincu qu'avec le financement actuel, les soins pouvaient être mieux livrés et plus rapidement, si l'on favorise notamment les CLSC et les coopératives de santé.
 
Le privé pour désengorger

Pour celui qui a été le grand argentier du Québec pendant de nombreuses années, Raymond Bachand, il a fait valoir que le désengorgement des urgences passait «par un financement gratuit et universel des soins de santé», mais que lorsque «les temps d'attente n'ont pas d'allure», il faut que les gens puissent aller au privé.
 
Même chose pour les temps d'attente pour certaines chirurgies: «Avec un accès au privé après un délai déraisonnable pour une chirurgie», a-t-il suggéré comme piste de solution.
 
M. Bachand croit aussi que les infirmières et les pharmaciens devraient avoir plus de pouvoirs — une autre façon de désengorger les urgences en libérant les médecins — une proposition partagée par M. Moreau.
 
Pour cette avant-dernière joute orale, les trois candidats à la succession de Jean Charest ont débattu sur le thème «Comment mieux aider ceux qui en ont besoin?«. Les questions sociales et de santé sont abordées, ainsi que sur l'avenir du Parti libéral du Québec.
 
À moitié vide

Dans une salle à moitié vide, les trois anciens ministres se sont mesurés de nouveau dans un esprit plus calme, voire, par moments, soporifique, contrastant avec le débat de la veille en anglais lors duquel le ton avait monté à Montréal.
 
De nombreux sujets ont d'ailleurs fait l'objet de consensus chez les trois candidats.
 
Par exemple, en ce qui concerne les soins aux aînés, ils s'entendaient pour dire qu'ils devaient être maintenus à domicile le plus longtemps possible, et pas en centre de soins de longue durée. Évidemment, en rendant les soins à domicile plus accessibles.
 
Une centaine de militants se sont déplacés au Musée de la civilisation de Gatineau pour voir et entendre les trois candidats. Les militants libéraux pouvaient néanmoins visionner le débat en direct sur le site internet du Parti.
 
Le candidat qui succèdera à Jean Charest sera connu le 17 mars au cours d'un congrès qui aura lieu à l'auditorium de Verdun, à Montréal.
 
Stéphanie Marin, La Presse canadienne

LE COURRIER DE LA COLLINE

Nouvelle infolettre

Chaque jeudi, l'équipe du Devoir à Québec résume l'essentiel de la semaine parlementaire. Retrouvez aussi la note de Michel David, notre chroniqueur politique. Inscrivez-vous, c'est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

3 commentaires
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 27 janvier 2013 22 h 59

    Gentil Lutin

    Le Gentil Lutin va sortir sa baguette magique ... Pourquoi ne l'a-t-il pas sortie ces derniers 9 ans au pouvoir?

    Aucune crédibilité.

  • Vincent Bussière - Inscrit 27 janvier 2013 23 h 23

    Un faiseux de miracles"

    C'est le nième faiseux de miracles qui prends les québecois pour des caves! Menteur comme arracheurs de dents? Non comme un politicien!

  • Carroll Roy - Inscrit 27 janvier 2013 23 h 59

    Bla bla bla, de M. Bachand....

    Qui est le parrain de la taxe santé? Mister Bachand...
    Les délais d'attente ont ils diminué sous les Libéraux... Ni,ni...
    Et qui était le ministre des finances? Monsieur Bla, bla bla....