Vote à 16 ans - Pauline Marois se dit inspirée par l'Écosse

Londres — La première ministre Pauline Marois se dit inspirée par la décision de son homologue écossais, Alex Slamond, de donner le droit de vote aux adolescents de 16 et 17 ans à l'occasion référendum sur l'indépendance de l'État, prévu pour l'automne 2014.

En point de presse à Londres, dimanche, Mme Marois a rappelé qu'il y a un an, les militants du Parti québécois se sont prononcés en faveur du droit de vote à toutes les personnes de 16 ans et plus. La mesure n'a pas été retenue dans la plateforme du PQ lors de la dernière campagne électorale, l'été dernier, mais elle continue de faire partie des positions officielles de la formation politique.
 
La chef péquiste a souligné que ses adversaires ont vertement critiqué le PQ sur cette question. Le fait qu'un autre chef de gouvernement s'apprête à abaisser l'âge requis pour voter, «ça veut dire que ce n'est peut-être pas si bête, finalement», a-t-elle lancé en souriant. Elle en discutera mardi avec M. Salmond, qu'elle rencontrera au Parlement écossais, à Édimbourg.
 
Pas peur

Pauline Marois a par ailleurs commenté indirectement dimanche la promesse faite la semaine dernière par le premier ministre britannique, David Cameron, de tenir un référendum sur l'avenir du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne (UE) d'ici la fin de 2017.
 
Il est intéressant de constater, a déclaré Mme Marois, que les Britanniques n'ont «pas peur du référendum» et qu'ils y voient «un outil démocratique absolument utile». Notons que M. Cameron entend faire campagne en faveur du maintien du pays au sein de l'UE.
 
La première ministre a par ailleurs indiqué qu'elle appuyait l'idée, longtemps défendue par Bernard Landry, d'une union à l'européenne entre le Canada et le Québec dans l'éventualité où ce dernier accéderait à l'indépendance.
 
Le point de presse de dimanche s'est tenu à l'observatoire du Shard, l'édifice le plus élevé de toute l'UE. Pauline Marois y a rencontré Mario Leblanc, président de la firme québécoise gsmprjct, qui a conçu les télescopes mis à la disposition des visiteurs. Il s'agit d'un contrat de cinq ans d'une valeur de 2,5 millions $.
 
Lundi, Mme Marois prononcera un discours devant la Chambre de commerce Canada-Royaume-Uni et participera à l'annonce officielle de l'expansion à Montréal de la firme britannique Framestore, spécialisée dans les effets spéciaux pour le cinéma et la publicité.
 
Sylvain Larocque, La Presse canadienne
17 commentaires
  • Louka Paradis - Inscrit 27 janvier 2013 15 h 28

    Du cran et du coeur

    Chapeau Mme Marois. Vous voyez grand pour le Québec : il était plus que temps d'avoir une Chef d'État digne de ce nom.
    Louka Paradis, Gatineau

  • Gaston Carmichael - Inscrit 27 janvier 2013 15 h 47

    M. Cameron: Pour ou Contre la sortie ddu RU de l'UE?

    "Notons que M. Cameron entend faire campagne en faveur du maintien du pays au sein de l'UE."

    M. Larocque fait ici un raccourci trompeur. Dans son discours, M. Camron a déclaré ceci:

    "Le chef de file conservateur assure qu'il préférerait que son pays reste au sein de l'UE, mais à condition qu'elle se réforme et qu'elle accepte une renégociation de ses liens avec la Grande-Bretagne.

    « Quand nous aurons négocié un nouvel accord [sur les relations de la Grande-Bretagne avec l'UE], nous offrirons aux Britanniques un référendum avec un choix très simple : rester au sein de l'UE sur cette nouvelle base ou en sortir complètement. Ce sera un référendum sur l'appartenance ou non à l'UE », a déclaré mercredi M. Cameron lors d'un discours tenu à Londres."

    De ce que je comprend, M. Cameron serait pour le maintien de son pays dans l'UE S'il réussi à renégocier l'accord pour soutirer plus d'avantages de ses partenaires européens.

    Si on répond par une fin de non-recevoir à ses demandes, il faut comprendre qu'il voterait pour la sortie de son pays.

    À ce moment-ci, il est donc impossible de pré-juger la position que prendra M. Cameron.

  • Michaël Ottereyes - Inscrit 27 janvier 2013 16 h 28

    Pourquoi pas ?

    À partir de 16 ans, les jeunes peuvent conduire et peuvent obtenir un emplois. Donc, ils subissent les avantages et les inconvénient de certaines lois. Les adultes pensent souvent que les jeunes ne comprennent rien à la politique. Il y a un mouvement de politisation qui s'étend chez les adolescents. De plus, accorder le droit de vote à partir de l'âge de 16 ans, n'est pas si terrible lorsqu'on y pense bien puisque les jeunes devront vivre avec ce que les futurs Premiers Ministres décideront. Veuillez m'expliquer si j'ai tord, mais il n'y a rien de mal à faire voter un jeune de 16 ans et s'il y a risque d'avoir un impact négatif. je vous prierais de me l'expliquer parce que j'en vois pas.

  • Vincent Bussière - Inscrit 27 janvier 2013 16 h 29

    Est-ce réaliste?

    De nos jours, les jeunes sont mieux informés, plus délurés que nous l'étions les gens de ma génération élevés à l'eau bénite mais je demeure très sceptique quant à la maturité des jeunes pour choisir un gouvernement, particulièrement parce que les jeunes sont bien influencés par la pub, par l'image et les politiciens de plus en plus vendent l'apparence malgré des contenus plustôt vides!

    • Martin Maynard - Inscrit 27 janvier 2013 18 h 52

      Tant qu'a donner dans les prejuges, que dire des plus ages qui ont presque donne un autre mandat aux Liberaux malgre 10 ans de surplace et un taux d'insatisfaction record? Peut-on appele "mature" des gens qui votent toujours "rouge" parce qu'ils ont fait ca toute leur vie?

    • Michaël Ottereyes - Inscrit 27 janvier 2013 22 h 44

      je suis d'accord avec vous M.Bussière, mais je tiens à dire que les jeunes entre 16 et 17 ne sont pas très nombreux. Et si on leur donne le droit de vote, est-ce qu'on ne voirait pas les jeunes s'intéressés plus à la politique? On dit que les jeune voterais pour n'importe qui parce qu'ils ne sont pas mature. je crois qu'il y a des gens qui oublie qu'il y a plein d'adulte qui le font également et pire encore il renonce à leur droit de vote !!

  • Pierre Germain - Inscrit 27 janvier 2013 16 h 41

    S'ils sont trop jeunes à 16 ans pour être tenus criminellement responsables de leurs actes, s'ils sont toujours sous l'autorité parentale (Code civil du Québec), s'ils sont trop jeunes pour entrer dans un bar, alosr ils sont trop jeunes pour voter.

    • Martin Maynard - Inscrit 27 janvier 2013 18 h 57

      Felicitations M.Germain pour la "profondeur" de votre analyse. La solution: mettre les urnes dans les bars.

    • Gabriel Auclair - Inscrit 27 janvier 2013 21 h 39

      La majorité criminelle au Québec est fixé à 14 ans.