Marois lance une offensive souveraineté

Pauline Marois est sensible aux inquiétudes de certains militants de son parti qui doutent de la détermination de son gouvernement minoritaire à faire avancer la cause souverainiste.
Photo: La Presse canadienne (photo) Clément Allard Pauline Marois est sensible aux inquiétudes de certains militants de son parti qui doutent de la détermination de son gouvernement minoritaire à faire avancer la cause souverainiste.

Québec — Dès le début de l’année, Pauline Marois lancera son parti et son gouvernement dans une double offensive pour promouvoir la souveraineté.

D’une part, l’exécutif du Parti québécois a préparé un plan d’action qui sera soumis aux militants pour adoption lors du Conseil national du parti les 9 et 10 février prochains à Drummondville. Ce plan d’action, qui vise la promotion de l’option souverainiste, prévoit le déploiement d’une campagne de publicité et de communication d’envergure, a appris Le Devoir.


Totalement à la charge du parti, cette campagne de publicité se fera dans les médias traditionnels, mais également sur le Web. Le PQ produira une série de capsules vidéo pour diffusion dans Internet. Le parti a connu certains succès à cet égard, note-t-on dans l’entourage de la première ministre. Ainsi, la capsule vidéo qui montre Bernard Drainville énumérant à l’Assemblée nationale les avantages pour le Québec de devenir un État indépendant a été vue par plus de 150 000 personnes, a-t-on fait observer.


« Je crois que les militants vont accueillir très favorablement ce plan, comme c’est notre objectif comme formation politique, vers la promotion de la souveraineté », a affirmé Pauline Marois au cours d’une conférence tenue après le Conseil des ministres et avant qu’elle s’envole vers Davos, puis à Londres et à Édimbourg en Écosse.


Ce plan d’action déclinera par diverses initiatives l’argumentaire souverainiste. « C’est de continuer à faire la démonstration qu’il y a un avantage pour le Québec à pouvoir prendre ses propres décisions en ce qui concerne ses politiques économiques, ses politiques sociales et ses politiques culturelles », a souligné la première ministre. Elle a cité l’exemple des changements apportés par le gouvernement Harper à l’assurance-emploi « au détriment des travailleurs du Québec, des chômeurs du Québec ».


La chef péquiste est sensible aux inquiétudes de certains militants de son parti qui doutent de la détermination de son gouvernement minoritaire à faire avancer la cause. « C’est un travail que nous ferons avec détermination », a-t-elle promis. « Pour ceux qui s’inquiéteraient, nous n’avons pas abandonné la gouvernance souverainiste. »


Ainsi, la première ministre a mandaté le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes et à la gouvernance souverainiste, Alexandre Cloutier, pour qu’il élabore une stratégie d’affirmation des compétences du Québec et de revendications relatives à l’obtention de nouveaux pouvoirs auprès du gouvernement fédéral. Cette stratégie ne sera pas publique. « Nous ne ferons pas de stratégie ouverte », a-t-on précisé au cabinet de la première ministre.


Cette stratégie se traduira par des actions concrètes. On donne pour exemple l’établissement d’un registre québécois des armes à feu qui fera l’objet d’un projet de loi que présentera ce printemps le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron. Ou encore l’orientation qu’a donnée, la semaine dernière, le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) relativement aux peines et conditions imposées aux récidivistes de l’alcool au volant. Le Code criminel relève du fédéral, mais le gouvernement Marois entend pousser au maximum ses prérogatives en matière d’administration de la justice.

 

En Écosse, l’économie avant la souveraineté


Après Davos, où elle participera au Forum économique mondial, Pauline Marois prononcera à Londres une allocution devant des gens d’affaires puis elle se rendra à Édimbourg, où elle s’entretiendra avec le premier ministre écossais, Alex Salmond, du Parti national écossais. L’Écosse tiendra un référendum sur son indépendance en 2014, référendum dont le cadre légal a fait l’objet d’une entente entre Alex Salmond et le premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron.


Pauline Marois a dit qu’elle trouvait « intéressante » cette entente entre les deux gouvernements en vue du référendum, « différente » aussi des règles qui ont prévalu au Québec pour la tenue des deux référendums sur la souveraineté.


Pauline Marois se défend de vouloir intervenir de quelque façon que ce soit dans la politique écossaise. « Je n’interférerai pas, évidemment, dans leur politique, dans leurs décisions. Cependant, vous savez qu’ils ont beaucoup observé le Québec sur ce que nous avions vécu et sans doute que M. Salmond aura quelques questions à me poser », a-t-elle dit. « Mon objectif n’est pas nécessairement d’avoir une contribution, une influence. C’est plutôt, je vous dirais, un échange entre personnes politiques qui ont des points de vue qui se rapprochent sur certains sujets, dont celui d’avoir plus de pouvoirs […] ou de devenir indépendant. »


L’« inspiration » qu’elle cherchera en Écosse, c’est de voir « un pays développé décider d’avoir un référendum sur son indépendance. Ainsi, ce n’est pas une vieille idée, c’est une idée moderne. »


Mais c’est l’économie qui sera au premier plan de son périple « même en Écosse », a-t-elle signalé. Pauline Marois rencontrera également la présidente du Festival international d’Édimbourg.


La première ministre a indiqué que son gouvernement avait l’intention d’établir « une relation plus suivie » avec l’Écosse sur le modèle de la relation qu’entretient le Québec avec la Bavière.


Pour le chef libéral intérimaire Jean-Marc-Fournier, les relations internationales du Québec devraient être avant tout économiques. Il a fait valoir que « l’économie, c’est le pilier qui nous permet la justice sociale ». Selon lui, « s’intéresser en Écosse aux relations économiques qui vont aider le Québec, ça, ce serait un objectif ». Mais la première ministre n’a aucun mandat pour faire la promotion de l’indépendance en Écosse, juge Jean-Marc Fournier.

128 commentaires
  • Jean Brunet - Inscrit 23 janvier 2013 04 h 05

    Opinion

    Depuis quant un est mieux que deux pour le commun des mortels, au moins la division provincial/fédéral permet de garder un certain contrôle surtout que la confiance est minée pour la classe politique, il existe un vieux dicton: ne met jamais tes œufs dans le même panier

    • Danielle - Inscrit 23 janvier 2013 09 h 28

      Eh bien là, les oeufs sont dans le même panier, soit le Canada. Les mettre dans un seul serait que le Québec devienne un pays. Fini la division!

    • Fernand Lachaine - Inscrit 23 janvier 2013 09 h 40

      C'est vrai. C'est toujours mieux d'avoir 2 ministères de la santé, 2 ministères des transports, 2 ministères de la justice, 2 ministères de la sécurité publique.
      C'est malheureux que nous n'ayons qu'une reine. Il faudrait penser à en trouver une deuxième car il ne faut jamais mettre tes oeufs dans le même panier!

    • Marc-Antoine Daneau - Inscrit 23 janvier 2013 10 h 08

      On pourrait aussi confier une partie de notre avenir et de nos impôts aux Américains, aux Néozélandais ou aux Salvadoriens, tant qu'à ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier...

      C'est pourtant pas compliqué, le choix est entre la dépendance et l'indépendance!

    • Jean-Marc Laurin - Abonné 23 janvier 2013 11 h 01

      Depuis quand est-il plus intelligent de payer pour deux hypothèques et vivre chez ses parents ? Est-ce que les autres pays indépendants du monde choisissent volontiers de remettre la moitié de leurs revenus fiscaux sous contrôle étranger ?

      Le fédéralisme canadien ne repose sur aucune logique raisonnable, à part celle de conserver les anciennes colonies britanniques dans un giron où le lobbyisme et le clientélisme foisonne sous nos structures démocratiques viciées et archaïques. Depuis quand laisser le contrôle de nos outils fiscaux, politiques et démocratiques chez une secte d'initiés privilégiés est-il une bonne idée ? La fédération n'est bonne que pour les industriels, les affairistes et les avocats véreux, déja nés du bon côté de la voie ferrée.

      Il est grand temps pour l'avèmement de la république. De ça, les écossais en parlent librement et abondamment. Il faut, soit ne pas connaître le dossier, soit être de mauvaise foi, soit avoir quelque chose à perdre pour refuser de voir qu'exiger le contrôle total sur la destinée de son pays est la seule voie vers la responsabilisation de son peuple.

    • François Robitaille - Inscrit 23 janvier 2013 11 h 54

      Je trouve l'exemple des oeufs bien simpliste, je ne pense pas que laisser certains pouvoirs au fédéral, nous protège. Par contre, nous faisont parti du Canada et nous en sommes avantagés de quelques façons, grâce au pétrole albertain, et à la réputation internationale positive du Canada. Nous sommes des canadiens qui vivons comme des nord-américains, je vois difficiliement pourquoi nous devrions quitter un groupe "reconnu". La politique du fédéral du gouvernement est à mon avis pragmatique, on peut être en accord ou en désacord avec certains choix, mais ça ne veux pas dire qu'il n'ont pas raison d'être.

    • Christian Fleitz - Inscrit 23 janvier 2013 13 h 06

      Et si la solution serait de prioriser une réflexion populaire au niveau du Québec sur l'élaboration d'une constitution qui ne serait pas octroyée par un souverain ou un parlement étranger, comme toutes constitutions canadiennes, et pas seulement agréée par une classe politique réduite, mais approuvée par l'ensemble des citoyens par une consultation publique. Rappelons que tous les états-royaumes modernes sont des républiques, gouvernés par des constitutions approuvées par un scrutin populaire. A partir du moment où les citoyens se mobilisent pour créer les bases de leur propre gouvernance et que le débat public sort de la partisanerie primaire, alors des fondements aussi majeurs que la souveraineté peuvent être proposés à l'assentiment populaire, hors des politiques des partis.
      « Être maître chez soi », selon quel mode de gouvernance ? La liberté ? Selon quelle garantie constitutionnelle ? République des juges ? Des Politiques ? Ou république du peuple ? Poser ces choix, c'est déjà renforcer une cohésion républicaine, partageant contrôles et responsabilités communes.

    • Gabriel Auclair - Inscrit 23 janvier 2013 13 h 48

      @ Jean-Marc Laurin

      Les Écossais ne veulent pas de la république, il veulent garder SM la Reine comme chef d'état.

      @ François Robitaille

      L'économie du Canada carbure en grande parti grâce à nos impôts qui subventionne surtout le reste du Canada. Économiquement parlant, on se porterait mieux tout seul qu'avec le Canada, malgré le pétrole albertain.

      De plus, le Canada est en train de perdre sa bonne réputation. Cette dernière était surtout basée sur le fait qu'on était leader dans le domaine environnemental et que l'on promouvait la paix.

    • Georges Washington - Inscrit 23 janvier 2013 15 h 02

      @Jean-Marc Laurin,

      bien sûr, tout le monde sait que les avocats véreux ne peuvent qu'être fédéralistes ou habiter le reste du Canada. Le Québec en est exempt, c'est bien connu.

      Manichésime quand tu nous tiens!

    • Christian Fleitz - Inscrit 23 janvier 2013 16 h 48

      @Gabriel Auclair - La Suède, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, le Luxembourg ont conservés leurs souverains et pourtant ce sont des Républiques : ces pays sont gouvernés par des constitutions non pas «octroyées» par les chefs d'État, mais adoptées par un scrutin populaire.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 24 janvier 2013 11 h 03

      C'est une question de sécurité. Mieux vaut dédoubler les systèmes. Imaginez qu'un système d'impôts flanche, l'autre est là pour prendre la relève. Élémentaire mon cher Watson ! Et dire qu'il y en a qui veulent faire la séparation. Quel manque de vision !

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 24 janvier 2013 17 h 05

      Selon vous "la division (je ne vous le fait pas dire) permet de grader un certain contrôle surtout que la confiance est minée pour la classe politique".

      Autrement dit, nous n'avons pas confiance dans la classe politique, alors continuons de multiplier les lieux de pouvoir politique et le nombre de politiciens par deux, plutôt que de les réduire, en les divisant par deux, justement pour les soustraires ensuite. Rapatrions nos forces et nos argents.

      De plus, je suppose que vous parlez du Québec lorsque vous écrivez "nous n'avons pas confiance", c'est ignorer que la corrupution, le contrôle, celui de la mafia sur le politique, existent dans toutes les grandes villes, et aussi, exemple, qui est derrière l'argent disparu dans les dernières années à McGill? En fait ça existe à Montréal, comme cela existe à Toronto. La différence c'est qu'ici on en parle: depuis des décennies que les commission d'enquête existent, que les policiens, indépendantistes, par hasard, agissse, comme l'a fait René Lévesque, le premier à avoir assaini le finacement des partis politiques. Et que fait le fédéral là-dedans. Voyez le vous-même, absolument rien c'est de compétence provinciale.

      New-york avait le même genre de problème, et ils ont résussi à assainir les finances publiques: n'est-ce pas ce qu'on essaie de faire présentement à Montréal comme à Québec, pratiquement la main dans la main? Mais vous préférez la désunion.

      De quel panier parlez vous au juste: à mon avis il s'agit d'un panier percer, passons à autre chose.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 24 janvier 2013 17 h 29

      Élémentaire? Mais j'aimerais bien que vous donniez des exemples concrets, M. Bélanger. Dans un Québec indépendant il aura encore deux systèmes: les régions et le gouvernement central.

      En fait, vous et M. Brunet êtes des obsédés du dédoublement. Ce dédoublement de structures, qui sont déjà doubles (provinciales, municipales, et même plus) n'est qu'une source de dépenses inutiles, entre autres en fonctionnaires et politiciens. Tout ça pourquoi? Moi j'appelle ça faire ça compliqué, se crêper le chignon à tout bout de champ pour tout et rien, quand on pourrait faire ça simple et plus efficacement.

      Mais aussi de quel sécurité parlez vous? j'aimerais bien le savoir autrement "sécurité" n'est qu'un affabulation: la sécurité assurée n'existe pas sauf, qu'on peut brandir ce mot en évoquant un épouvantail quelconque. Le vôtre ne tient vraiment pas la route, un système d'impôt ne peut en remplacer un autre, ils sont indépendants. Faut vraiment être en peine d'argument...

  • Yvan Lapierre - Inscrit 23 janvier 2013 06 h 01

    Vive Le Québec Souverain!

    Je retire mes paroles contre le PQ parce qu'ils sont déterminé, y faut le reconnaître! Ça fait mal les coupures mais c'était un mal nécessaire car les Libéraux nous ont trop endetté, notre dette nationnale est près du 55% de notre PIB. Je reconnais que le retour au déficite 0 est nécessaire dans la vision que notre nation devienne un pays. Si nous devenons souverain, on se chicanera alors gauche droite et nous auront beaucoup plus d'argent dans nos poches et les coffres de l'état car se sera fini de donner au fédéral nos impôts et nos taxes. Vive Le Québec Souverain!

    • Georges Washington - Inscrit 23 janvier 2013 15 h 04

      Intéressant votre commentaire. Cela démontre que promouvoir la souveraineté permet de faire accepter n'importe quoi et de faire avaler des couleuvres à la population. Dès qu'il en est question, nous oublions tout le reste, les erreurs ne comptent plus et tous les moyens sont bons pour y parvenir.

    • Louka Paradis - Inscrit 23 janvier 2013 15 h 49

      Bravo Mère Courage !
      Louka Paradis, Gatineau

  • Christian Montmarquette - Inscrit 23 janvier 2013 06 h 16

    Un vieux film du PQ en reprise...

    Nous assistons actuellement à une simple reprise du vieux film du PQ tiré:

    «Instrumentalisation de la question nationale à des fins électorale»

    .. peut-être avec l'ajout d'un petit chapitre différent et titré:

    «Le retour au bercail des brebis égarées d'Option nationale»

    Ainsi donc, le PQ nous ressert encore et pour la énième fois, sa recette usée à la corde de nous ressortir la question nationale en perspective des prochaines élections.

    Après avoir tenté de contraindre tout l'électorat du Québec à avoir choisir entre le PQ et le Parti libéral, le Parti québécois veut encore aujourd'hui nous contraindre à voter PQ en nous donnant à choisir entre le fédéralisme et le souverainisme.

    Il est plus que temps que l’électorat du Québec se réveille et cesse de se laisser berner et prendre en otage par ces néolibéraux péquistes qui veulent nous faire avaler la pilule de leurs mensonges politiques et de leur gouvernance de droite avec la question nationale.

    Quant à Option nationale qui n'a jamais caché ses intentions...

    Un retour au bercail des brebis égarées et de l'enfant prodigue Jean-Martin Aussant est effectivement à prévoir à plus ou moins long terme.

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire
    Montréal

    .

    • Louka Paradis - Inscrit 23 janvier 2013 07 h 03

      Ainsi donc, QS nous ressert encore et pour la énième fois, sa cassette usée à la corde de nous dépeindre le Parti Québécois comme un parti néolibéral et menteur, semant ainsi la hargne et la confusion chez les progressistes, en perspective des prochaines élections. Quel désolant aveuglement idéologique ! Bravo à Mme Marois et à toute son équipe ! Enfin ! ça bouge... Le nouveau gouvernement a entrepris le ménage et pose les jalons pour l'affranchissement et la prospérité du Québec.
      Louka Paradis, Gatineau

    • Hugo Mailhot - Inscrit 23 janvier 2013 08 h 19

      Plutôt que d'attribuer ce discours à QS, je l'attribuerais à M. Montmarquette, qui n'en manque pas une pour nous rabâcher les oreilles avec la supériorité évidente de son option politique, ce qui implique bien sûr la bêtise évidente de gens comme JMA.

      J'ai parlé quelques moments et dans le respect mutuel à des militants de QS aujourd'hui à l'université, bien que je sois moi-même oniste. C'est que je partage l'opinion de Catherine Dorion, selon laquelle il est bien que plusieurs groupes d'orientations différentes visent à faire la souveraineté.

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 janvier 2013 08 h 28


      Ainsi donc, QS nous ressert encore et pour la énième fois, sa cassette usée à la corde de nous dépeindre le Parti Québécois comme un parti néolibéral »- Louka Paradis

      Tenons-nous le bien pour dit.

      Le PQ tente aujourd'hui de recommencer son petit chantage avec la question nationale et de déplacer les véritables enjeux la société sur cible mise en scène de toute pièce.

      Il n'y a plus qu'une lettre qui sépare le PQ du PLQ.

      Mis à part, les innombrables politiques néolibérales mise en place par le Parti québecois depuis 40 ans, dont le renvoie de 4000 médecins et de 17,000 infirmière pour détruire notre système de santé public et ouvrir la porte à la privatisation. C'est le Parti québécois qui a entamé les PPP. C'est aussi le PQ lui qui a entamé la notion de «moins d'État» plus de privé.

      Ce PQ qui vient d'augmenter le salaire des médecins déjà les plus riches de la société de 500 millions, pendant qu'il coupe dans le transport adapté aux handicapés.

      Il suffit de constater combien le PQ poursuit encore aujourd'hui même, les politiques néolibérales et l’œuvre du Parti libéral, notamment, en ce qui concerne l'accord négocié derrière des portes clauses du traité Québec-Europe avec le maintient de Pierre-Marc Johnson aux commandes et la poursuite du Plan Nord de Jean Charest pour ne pouvoir qu'en faire le triste et consternant constat.

      PQ - Libéral.. Libéral ou PQ ?

      Bonnets rouges.. Rouges bonnets..

      Christian Montmarquette
      Québec Solidaire
      Montréal

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 janvier 2013 09 h 01

      À Louka Paradis,

      Il n'y a plus qu'une lettre qui sépare le PQ du PLQ.

      «Ainsi donc, QS nous ressert encore et pour la énième fois, sa cassette usée à la corde de nous dépeindre le Parti Québécois comme un parti néolibéral »- Louka Paradis

      Tenons-nous le bien pour dit.

      Le PQ tente aujourd'hui de recommencer son petit chantage avec la question nationale et de déplacer les véritables enjeux la société sur cible mise en scène de toute pièce.

      Il n'y a plus qu'une lettre qui sépare le PQ du PLQ.

      Mises à part, les innombrables politiques néolibérales mise en place par le Parti québecois depuis 40 ans, dont le mémorable renvoie de 4000 médecins et de 17,000 infirmière pour détruire notre système de santé public et ouvrir la porte à la privatisation. C'est le Parti québécois qui a entamé les PPP, comme c'est aussi le PQ qui a entamé la notion de «moins d'État» plus de privé au gouvernement.

      Ce PQ, qui vient tout juste d'augmenter le salaire des médecins qui sont déjà les plus riches de la société de 500 millions, pendant qu'il coupe dans le transport adapté aux handicapés.

      Il suffit de constater combien le PQ poursuit encore aujourd'hui même, les politiques néolibérales et l’œuvre du Parti libéral, notamment, en ce qui concerne l'accord négocié derrière des portes clauses du traité Québec-Europe avec le maintient de Pierre-Marc Johnson aux commandes et la poursuite du Plan Nord de Jean Charest, pour ne pouvoir qu'en faire le triste et consternant constat.

      PQ - Libéral.. Libéral ou PQ ?

      Bonnets rouges.. Rouges bonnets..

      Christian Montmarquette
      Québec Solidaire
      Montréal

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 janvier 2013 09 h 33


      À Hugo Mailhot,

      Il ne faut rien comprendre à la gauche pour être disposé à retourner au PQ...

      «C'est que je partage l'opinion de Catherine Dorion, selon laquelle il est bien que plusieurs groupes d'orientations différentes visent à faire la souveraineté.»-Hugo Mailhot

      Option nationale n'est en rien différent du PQ quand il affirme que l'on doit faire l'indépendance d'abord et le débat gauche-droite ensuite.

      En ce qui concerne la «supériorité évidente» de Québec Solidaire, Option nationale en fait l'aveu implicite en ayant plagié «90%» de son programme sur celui de Québec Solidaire, pour se présenter - quel paradoxe! -contre Québec Solidaire et venir nous dire ensuite que la lutte gauche-droite n'est pas possible avant l'indépendance.

      Vous avouez que, comme contradiction, c'est franchement difficile à battre.

      Mais surtout, ça crève de plus en plus les yeux qu'Option nationale n'a revêtu son progressime que d'une manière purement opportuniste. Parce que dans les fait, ON ne veut rien savoir du discours et de la lutte de gauche, que de toute manière, ces gens-là ne connaissent pas, et qui plus est que Jean-Martin Aussant fidèle à ses origines, s'est dit prêt à retourner au PQ pour peu qu'il change de dicours sur l’indépendance et ce dès la fondation du parti.

      Laissez-moi vous dire qu'il ne faut pa comprendre grand chose à la gauche et au progressisme pour se dire diposé à retourener au PQ.

      Christian Montmarquette
      Québec Solidaire
      Montréal

      ,

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 23 janvier 2013 09 h 41

      M. Montmarquette vous êtes la preuve même que QS n’a pas de ligne directrice dans le débat sur la souveraineté.

      Gauche droite, gauche droite, gauche droite, les Solidaires n’ont que ces mots à la bouche.

      C’est presque toujours avec irritation quand vous essayez de discuter de stratégie politique avec eux. Ils attendent toujours LE miracle et ils s’imaginent qu’aux prochaines élections québécoises, prévues dans moins de deux ans, ils pourront, grâce à leur foi de néophyte renouveler l’épiphénomène de la vague orange du 4 mai 2011 au Canada, comme si c’étaient des comparables (ironiquement, beaucoup de partisans libéraux et démocratiques rêvent aujourd’hui d’une fusion des deux partis afin de fonder «le nouveau Parti Libéral-Démocrate du Canada»!)

      Il serait pourtant si facile de s’entendre sur les étapes à suivre. Quand la souveraineté sera faite et réalisée et que le Québec siègera au concert des nations, on pourra s’asseoir et dialoguer selon nos convictions politiques internes, droite gauche, mais après, et après seulement. Mais voilà, cela demande de la bonne volonté et de jouer franc jeu.

    • Normand Carrier - Abonné 23 janvier 2013 09 h 52

      Tous savent que QS n'ont qu'une priorité et c'est un gouvernement d'extrême gauche et la souveraineté vient très loin après ..... A l'occasion certains le disent par soucis d'honnêteté .....

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 janvier 2013 10 h 00


      À Rodrigue Guimont,

      «Gauche droite, gauche droite, gauche droite, les Solidaires n’ont que ces mots à la bouche.»-Rodrigue Guimont

      C'est faux.

      Le discours monolithique, c'est Option nationale qui le tient, et tous les jours en ne nous parlant que d'indépendance et en niant que tout progrès soit possible avant de sortir du Canada, ce qui est une aberration à sa face même.

      Cette droite nationaliste cryptée qu'est Option nationale essentiellement fondée pour nuire au développement de la gauche politique au Québec, qui, du haut de sa pureté nationaliste, reproche sans cesse à Québec Solidaire de poser des conditions à l'indépendance, en pose déjà elle-même une énorme, en refusant systématiquement tout débat gauche-droite» sur la question nationale avant l'indépendance.

      Soyons bien avertis :

      «Ce n'est pas Québec solidaire qui ne reconnait pas la question nationale. C'est Option nationale qui ne reconnait pas la question sociale.»

      D'autre part, si Option nationale avait vraiment voulu soutenir et faire avancer l'indépendance, elle aurait fondé un mouvement non partisan pour refaire l'unité des souverainistes et non un parti politique pour les diviser aux élections.

      Christian Montmarquette
      Montréal

      .

    • Solange Bolduc - Inscrite 23 janvier 2013 10 h 15

      @ Louka Paradis

      Entièrement d'accord avec vous,Mme Paradis! On n'a pas fini de se faire rabâcher les oreilles avec les démolisseurs de projets réalistes du PQ!

      De la politique autrement QS? Non: du radotage sur le dos des plus démunis pour obtenir le pouvoir?

      Comme vous , Mme Louka, je suis très fière du dynamisme que démontre Mme Marois tant en matière économique qu'en la promotion au Québec ou à l'international de notre Souveraineté ? Ça bouge et c'est tant mieux! On est souverainmiste ou on l'est pas!

      On semble vouloir oublier un point central au PQ : c'est un parti souverainiste !!

      Et que M. Fournier nous dise : « s’intéresser en Écosse aux relations économiques qui vont aider le Québec, ça, ce serait un objectif ». Mais la première ministre n’a aucun mandat pour faire la promotion de l’indépendance en Écosse, juge Jean-Marc Fournier."

      J'ai voté aux dernières élections pour un parti souverainiste, et avec tout ce qui vient avec: les bons comme les moins bons coups de ce gouvernement élu! Assumons-nous! Affirmons -nous ici et ailleurs, et oublions ceux qui se font un plaisir de traiter le PQ de néolibéral?

      On n'est pas assez imbéciles pour ne pas savoir ce que ça mange en hiver un néolibéral. Mme Marois fait ce qu'elle peut avec la réalité qu'elle côtoie tous les jours, laquelle réalité consiste à prendre connaissance des faits ou des finances économiques du Québec, et de rechercher l'équité, non seulement pour un seul groupe: les plus démunis, par exemple, mais pour l'ensemble de la population.

      QS pourrait faire mieux? Laissons-les avec leurs prétentions !
      C'est ça le véritable mandat qu'elle a reçu des électeurs dans un contexte de gouvernement minoritaire! Et des convictions de devoir venir en aide aux plus démunis de notre société, Mme Marois en a autant que le représentant attitré, faut croire, de QS ! On en a vu d'autres !

    • Jacques Patenaude - Abonné 23 janvier 2013 10 h 19

      @Monmarquette

      À chaque fois que je vous lis, je comprend mieux ce qui m'amène à ne pas faire confiance à QS. Vos propos m'amènent à penser que QS est encore au stade de l'adolescence politique. Tout est en noir et blanc et pour vous il n'existe que les extrêmes.

      Il me semble que quelqu'un oeuvrant dans les instances de QS devrait nous indiquer où le parti se situe par rapport au discours de ce monsieur.

    • Gilles Théberge - Abonné 23 janvier 2013 10 h 21

      Parlant d'instrumentalisation, le «Nous mettons nos sièges en jeu», c'était une instrumentalisation de quoi ça madame Salette? Et le vote ostensible du député souverainiste d'Amir Kadir pour le NDP, Amir qui d eplus en plus parle des ceux côtés de la bouche en même temps, c'était quoi au juste?

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 23 janvier 2013 10 h 54

      M. Montmarquette vous écrivez «D'autre part, si Option nationale avait vraiment voulu soutenir et faire avancer l'indépendance, elle aurait fondé un mouvement non partisan pour refaire l'unité des souverainistes et non un parti politique pour les diviser aux élections.»

      Ne faites pas porter uniquement l'odieux de la division des votes sur l’ON. C’est malhonnête et désinformateur.

      D’ailleurs, le Devoir l’a bien expliqué le 6 sept. dernier en écrivant : «Dans ce scénario, le PQ aurait remporté six circonscriptions gagnées par la Coalition avenir Québec, et 15 par le Parti libéral du Québec (PLQ). Au lieu de se terminer par un score de 54 sièges pour le PQ, 50 au PLQ et 19 à la CAQ, le résultat théorique de l’élection aurait été de 75 députés pour le PQ, de 35 pour le PLQ et de 12 pour la CAQ.» Tout est dit.

    • Eric Allard - Inscrit 23 janvier 2013 12 h 27

      M. Montmarquette, vous devriez cesser de vous identifier comme membre de Québec Solidaire. Vos interventions font très mal paraître ce parti politique pour lequel j'ai voté. Je n'aurais certainement pas fait ce choix si j'avais cru un instant que vos interventions représentaient l'opinion du parti.

      Il est normal, et de bon augure, que notre Première Ministre parle de souveraineté, et ne se plie pas aux Libéraux, qui voudraient cacher le débat national derrière l'économie. Et c'est la toute la différence entre le PQ et le PLQ (il y en a d'autres, aussi).

      Je ne cois pas, comme plusieurs, que le PQ soit le meilleur véhicule pour la souveraineté du Québec... mais QS n'aura malheureusement jamais la représentativité nécessaire pour devenir ce véhicule.

    • Gabriel Langlois - Inscrit 23 janvier 2013 13 h 02

      Merci à M. Montmarquette pour ses commentaires justes et intéressants.
      J'aimerais conseiller à quelques personnes de se renseigner un peu plus sur la signification des mots: extrême-gauche et néolibéralisme...
      QS est un ensemble de différents acteurs ayant comme pôle central une gauche modérée... ce n'est pas un parti d'extrême... faut arrêter d'écouter ce drôle de Duhaime et compagnie...
      Deuxièmement, nier que le PQ n'est pas un parti visant en premier lieu la conservation du pouvoir et le développement du néolibéralisme, c'est tout simplement se comporter comme une autruche. Il est possible de défendre le néolibéralisme... ce qui serait préférable à la négation de la vérité.

    • Laurent Desbois - Inscrit 23 janvier 2013 19 h 55

      Et voila ce que les alliés progressifs de QS, le NDP, représente!!!!
      Thomas Mulcair NDP était libéral!
      Bob Rae libéral était NDP!
      Lors du vote sur les mesures de guerre en 1970, Il y avait vingt députés NDP au parlement. Tommy Douglas fut le seul à avoir le courage de voter contre et il en a payé le prix politique.
      De plus, le NPD a appuyé les libéraux lors du rapatriement de la constitution de Trudeau en 1982 et lors de la loi sur la clarté de Dion récemment!!!!
      Le NDP s'est opposé à l'Entente du Lac Meech et trouvait que l'entente de Charlottetown était trop généreuse pour le Québec.
      En 2008, le NDP a voté contre le retrait des troupes en Afghanistan en février 2009 et plus récemment, pour le maintien des attaques en Lybie.
      Est-ce un hasard que quand j’écoute ces Turmel (Boulerice) ou Mulcair (Saganash), j’ai l’impression d’entendre PET…. un demi-siècle plus tard ! « Un non, c’est un oui….. ». Soyons clair ! Le NDP est un parti ultra centralisateur et fédéraliste!!!

    • France Marcotte - Abonnée 23 janvier 2013 20 h 17

      Au fait, M.Montmarquette serait-il un agent double «à la solde» du PQ?

      En tout cas, il est la plus sûre raison qui soit de ne pas voter QS!

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 24 janvier 2013 06 h 01

      M.Montmarquette, dans certains commentaires vous dites que le PQ est néo-libéraliste et dans d'autres vous dites le contraire; faudrait vous brancher ! On vous prendrait peut-être plus au sérieux. Je vous ai déjà comparé à un gars sur le pouce qui chiàle contre la couleur des chars qui passent et je le répète ici pour ceux qui ne l'on pas lu.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 24 janvier 2013 17 h 54

      Comme l'a si bien écrit M. Lefebvre, et j'en rajoute "faudrait vous brancher" M. Montmarquette, car vous n'en êtes vraiment pas à une contradiction près. Je crois que vous devriez prendre un bonne douche froide et relaxer un peu... pour quelques jours.

      Vous afirmez qu'Option nationale est un parti de droite. Je me suis toujours demandé où vous pouviez bien avoir pêché ça: j'étais là lors du congrès de février 2012, et je me disait que vous n'aviez sûrement pas lu son programme pour faire une telle affirmation. Or voilà que vous affirmez maintenant (23 janvier 9h33) qu'Option nationale a plagié 90% de son programme sur celui Québec solidaire". Donc, si on suit votre raisonnement, heu... raisonnement est ici très excessif, le programme de Q s est de droite, puisqu'un parti de droite a plagié son programme et l'a utilisé aux dernières élections.

      WOW!!! Pincez moi, quelqu'un!

  • Marc Blanchard - Inscrit 23 janvier 2013 06 h 33

    Bravo, Madame la Première ministre.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 23 janvier 2013 17 h 29

      Une première étape pour Mme Marois serait de nous doter d'une Constitution québécoise.

  • Jack Plante - Inscrit 23 janvier 2013 07 h 07

    Totalement à la charge du parti

    Pauvre PQ. Pendant ce temps Harper a dépensé 70 millions pour nous rappeler une guerre remontant à deux siècles qu'on avait totalement oublié.

    Ce parti ne libèrera jamais notre peuple. Trop pur, trop naif, trop peewee

    • Louka Paradis - Inscrit 23 janvier 2013 15 h 03

      Vous préférez les corrompus et les visages à deux faces ? Pas moi !
      Louka Paradis, Gatineau

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 24 janvier 2013 06 h 07

      Si nous serions indépendant, nous n'aurions pas payé une cenne noire sur cette guerre qui a été remporté par les Voltigeurs de Québec, un régiment militaire avant d'être un club de hockey. 70 millions/2 d'économie donc 35 millions qu'on pourrait investir heu. dans nos universtités par exemple ?