Gouvernement Marois - 2013 : une année pour s’imposer

L’année qui commence sera cruciale pour Pauline Marois et son parti.
Photo: La Presse canadienne (photo) Clément Allard L’année qui commence sera cruciale pour Pauline Marois et son parti.

Québec – Après son installation cahin-caha cet automne, le gouvernement Marois, sans délaisser le filon de l’intégrité, tentera en 2013 de s’imposer en matière d’économie et d’identité. Surtout, Pauline Marois entend poser ses premiers gestes de gouvernance souverainiste, question de prouver qu’elle a de la suite dans les idées.

À la mi-mars, les libéraux auront un nouveau chef, grâce auquel ils veulent se renouveler superficiellement et démontrer que leur défaite n’était qu’un accident de parcours. La Coalition avenir Québec va déployer sa version 2.0 afin de convaincre l’électorat qu’elle est prête à gouverner.

Dans le camp péquiste, on se réjouit qu’en dépit des débuts cahoteux du gouvernement Marois, les derniers sondages, que ce soit celui de CROP ou celui de Léger Marketing, montrent qu’une majorité est à la portée du Parti québécois. Un sondage interne du PQ confirme ces deux coups de sonde.


En cette fin d’année, on se sent en « terrain assez solide » du côté du gouvernement. Les ministres néophytes ont pris de l’expérience, ce qui diminuera les risques de dérapage en 2013, et l’élément au potentiel le plus explosif du Conseil des ministres, Daniel Breton, a été réduit à l’anonymat relatif d’une banquette arrière.


Dans l’entourage de Pauline Marois, on constate que les appuis des libéraux et des caquistes sont des vases communicants, « un jeu à somme nulle » : quand le PLQ monte, les caquistes régressent, et vice et versa. On croit que cette situation assurera une stabilité au gouvernement tout au long de 2013: un ou l’autre de ces deux partis refusera de défaire le gouvernement. Si, par exemple, l’arrivée d’un Philippe Couillard à la tête du PLQ dopait les intentions de vote en faveur des libéraux, le gouvernement trouverait en la CAQ un allié objectif.


On croit toutefois que le PLQ, même avec un nouveau chef, sera lourdement affecté par les audiences de la commission Charbonneau, qui recommencent le 21 janvier. Déjà, la marque libérale a subi un premier coup de butoir avec certaines révélations, notamment sur les activités de financement politique illicites dans lesquelles aurait trempé l’organisateur libéral Pierre Bibeau et sur le rôle qu’il aurait fait jouer à sa conjointe d’alors, la ministre Line Beauchamp. « C’est le deuxième coup de butoir qui fait le plus mal », avance-t-on, en se fiant sur l’expérience du Parti libéral du Canada à la suite de la commission Gomery.


Plus que du vent


À la fin de janvier, Pauline Marois se rendra au Forum économique mondial de Davos. Après Kinshasa, Paris et New York, la première ministre en sera à son quatrième séjour à l’étranger en moins de cinq mois.


Considérant avoir rempli ses engagements pour les 100 premiers jours de son gouvernement, Pauline Marois entend montrer que la gouvernance souverainiste n’est pas que du vent. Elle fera des gestes en ce sens en 2013, assure-t-on, des gestes pour lesquels elle n’aura pas besoin de l’appui des deux partis fédéralistes. Il est possible qu’elle se rende en Écosse pour y rencontrer le premier ministre, Alex Salmond, qui, après avoir dirigé un gouvernement minoritaire entre 2007 et 2011, a obtenu une majorité pour ensuite préparer un référendum sur l’indépendance de l’Écosse en 2014.


Deux exercices assez pénibles attendent le gouvernement dès le début de l’année : l’étude des crédits, au cours de laquelle l’opposition aura beau jeu de dénoncer les compressions décrétées par le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, et le Sommet sur l’éducation supérieure, où le ministre Pierre Duchesne, à la mi-février, en sera quitte pour réaliser la quadrature du cercle.


Le gouvernement Marois joue sa crédibilité avec ce sommet : dans l’opposition, Pauline Marois a appuyé le mouvement étudiant en prétendant que, contrairement à Jean Charest, elle pourra s’entendre avec les étudiants et sortir de l’exercice avec un consensus.

 

L’éthique


Le gouvernement Marois devra se dépêtrer avec un lot de mauvaises nouvelles. Il devra préciser quels projets d’infrastructure, annoncés par le gouvernement Charest mais pas budgétés, ne seront pas réalisés au cours des prochaines années. Grogne en perspective chez les communautés touchées.


Les questions d’éthique resteront d’actualité puisque certains projets de loi qui s’y rapportaient de près ou de loin n’ont pas été adoptés après avoir été présentés à l’automne. C’est le cas du projet de loi no 3 sur des élections à date fixe et du projet de loi no 10, dit « Marcotte », du nom du maire de Mascouche, qui permettra de relever de ses fonctions un élu municipal accusé de fraude ou de malversation. Le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, a annoncé qu’il présentera lors de la prochaine session un projet de loi pour abolir l’indemnité de départ d’un député qui quitte son poste de son plein gré. Son collègue des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, planche pour sa part sur un projet de loi pour réformer le financement politique dans le monde municipal.


Sur le plan identitaire, la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, défendra son projet de loi no 14 qui étend la loi 101 aux petites entreprises et inscrit dans la Charte des droits et libertés de la personne le droit de travailler et de vivre en français. Elle doit également déposer un projet de loi pour éliminer les écoles passerelles. Le dernier jugement de la Cour suprême sur le port du niqab dans les cours de justice entre en collision avec les conceptions québécoises de la laïcité, même avec la laïcité « ouverte » bonnententiste préconisée par les libéraux. Il se peut que le gouvernement Marois décide de taper sur ce clou.


En matière d’économie, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellette, mènera des consultations avec l’industrie minière pour revoir le régime de redevances. S’il faut en croire Pauline Marois, qui, à New York, a minimisé la portée de cette révision, ce ne sera pas la révolution.


L’opposition de la CAQ


Il semble acquis que le gouvernement Marois pourra compter sur une forme de collaboration de la part de la Coalition avenir Québec.


Dans l’entourage de François Legault, on indique qu’on ne versera pas dans « l’hystérie » qui caractérise l’opposition libérale, en ce qui concerne notamment le projet de loi no 14 sur la loi 101. On veut aussi dépasser l’image qui s’est imposée lors de la campagne électorale du parti du « ménage » et des coupes sombres.


La CAQ est un jeune parti - il n’a qu’un an d’existence - qui, bousculé par l’échéance électorale, s’est organisé à la va-vite. On travaille donc à une « Coalition 2.0 », selon l’expression employée à l’interne. Cette Coalition 2.0 présentera un programme de gouvernement et fera des propositions concrètes en matière économique, surtout, afin de sortir de « l’immobilisme » qui caractérise la société québécoise, aux yeux des caquistes.


Les dirigeants de la CAQ sont bien conscients qu’il faut que le parti gruge des appuis dans l’électorat péquiste et qu’il est illusoire de tenter des percées chez les anglophones et les allophones, bien représentés par les libéraux.


Une course sous le radar


C’est un euphémisme d’affirmer que la course à la chefferie du PLQ a suscité jusqu’ici peu d’intérêt. Chez les libéraux, on se rassure en se disant que l’actualité politique à Québec fut des plus nourries : l’installation du gouvernement minoritaire, la démission fracassante d’un ministre, les reculs et faux pas du gouvernement, les affaires Boisclair et Lisée. On compte sur les cinq débats qui opposeront en janvier et au début de février les trois candidats pour attirer les projecteurs sur cette course.


Bénéficiant de l’appui de la famille Desmarais et de la communauté des affaires, Raymond Bachand dispose de l’organisation la plus structurée pour identifier les délégués, dit-on, et Philippe Couillard a des appuis plus étendus que Bachand. Pour s’imposer, Pierre Moreau mise sur sa grande loyauté envers le parti et sur un sens de l’éthique supérieur à celui de ses adversaires.


Une fois leur chef choisi à la mi-mars, les libéraux ne feront pas de quartier aux péquistes, qui passent, dans leurs rangs, pour des usurpateurs. Plus question que les députés libéraux se volatilisent au moment d’un vote de confiance comme ils l’ont fait lors du vote sur le budget. Ce sera aux caquistes d’assurer la survie du gouvernement.


À plus long terme, la capacité d’agir du gouvernement Marois dépendra de facteurs qu’il ne contrôle pas. Si l’économie américaine sort de sa torpeur, l’État québécois pourra dégager une marge de manoeuvre. Si c’est l’inverse qui se produit et que l’économie du Québec comme du Canada en pâtit, on ne donnera pas cher de la peau d’un gouvernement appelé à couper dans le gras et à réduire les services publics. Or c’est au terme de 2013 que Pauline Marois saura si elle peut obtenir une majorité à la faveur de la prochaine élection.

18 commentaires
  • Chris G. Eustace - Abonné 29 décembre 2012 08 h 38

    Écosse et Coalition Avenir Québec

    29 décembre 2012


    Écosse et Coalition Avenir Québec



    Cet article sur le gouvernement Marois (PQ) mentionne l'Écosse et la Coalition Avenir Québec (CAQ).

    Il ya une forte similitude entre les plates-formes du système d'éducation publique de l'Ecosse et de la CAQ.

    Plus d'informations:

    La nécessité des commissions scolaires remise en question


    http://www.citesnouvelles.com/Opinion/Editorial/20



    Chris Eustace

    (enseignant à la retraite)

  • Jean Lapointe - Abonné 29 décembre 2012 09 h 14

    Madame Marois choisie comme personnalité de l'année

    C'est suite à un sondage que l'agence QMI a proclamé madame Marois la personnalité de l'année.

    C'est un peu une surprise quand on sait combien les médias se sont acharnés sur elle.

    Mais je trouve qu'elle le mérite et je trouve aussi qu'on ne le souligne pas suffisamment.

    Mais l'année qui vient ne sera pas facile pour elle quand on sait à quoi elle veut en venir.

    On peut s'atendre à ce que bien des gens lui mettent des bâtons dans les roues.

    Il est à espérer qu'elle puisse tenir le coup. Je le lui souhaite en tout cas.

    • Gilles Théberge - Abonné 29 décembre 2012 12 h 19

      vous dites vrai. Effectivement on peut tous le constater, les médias se sont en effet, acharnés sur elle. Et ici le mot acharné est un euphémisme.

    • enid bertrand - Inscrit 30 décembre 2012 11 h 48

      Pour s'acharner sur quelqu'un, les médias ont besoin de matériel, sinon, ça tombe à plat.

      Et les ministre, ou ex ministres, ont amplement fourni du matériel aux médias, entre autres, madame Ouellet, monsieur Breton, monsieur Lisée, monsieur Drainville et quelques autres.

      Bonne année à tous

    • J-F Garneau - Inscrit 30 décembre 2012 14 h 04

      Monsieur Lapointe, vous croyez vraiment que ce sont les "médias" qui se sont "acharnés" sur Mme Marois?
      Vraiment?
      Je crois que plusieurs péquistes s'en sont chargés.
      Mais il est vrai que Drainville peut encore être considéré comme "média"?

  • Solange Bolduc - Abonnée 29 décembre 2012 10 h 02

    2013: Une année difficile pour Mme Marois

    L'année 2013 s'annonce des plus difficiles pour le PQ, dirigé par Mme Marois. Les erreurs du début de mandat devront être derrière elle, et l'économie américaine devra être le fer de lance pour assurer au PQ de conserver le pouvoir pour un certain temps, jusqu'aux prochaines élections, ce qui lui permettra peut-être d'obtenir un gouvernement majoritaire. Je le souhaite.

    L'élection d'un nouveau chef à la tête du PLQ se jouera, selon moi, entre Bachand et Couillard. Bachand a moins d'envergure politique que Couillard. Ce dernier possède une stature et une expression langagière imposantes! Ce qui ne veut pas dire que le PLQ a plus de chance de gagner les prochaines élections sur le dos du PQ. Les risques de perdre sont des deux côtés.

    Et il faudra aussi voir comment la CAQ jouera ses cartes, ce qui est loin d'être négligeable, quoique je n'aie pas une grande confiance en ce parti du "raffistolage aigü", ce qui risque de nous causer bien des indigestions ! C'est le danger qu'il court et surtout que son chef Legault n'a pas l'envergure politique de Couillard. Les deux seront comparés inévitablement, comme on comparera Mme Marois et Mme David : l'image jouera inévitablement, et comptez sur Mme David pour jouer à fond sur ce tableau : de la mièvrerie vous n'avez pas fini d'en voir, alors que Mme Marois saura, je crois, raffermir ses idées de gouvernance québécoise en s'ouvrant sur le monde de l'économie et de l'identitaire : une force à développer sans retenue, que cela plaise ou non à l'électorat ? Risquer le tout pour le tout en vaudra la chandelle!

    Le conflit étudiant risque de réapparaître: Il faudra au Ministre Pierre Duchesne énormément de doigté, ce que je lui souhaite, car je le crois homme intelligent et de bon foi!

    Des grands défis à relever pour l'année 2013, je souhaite à Mme Marois toutes les lumieres du monde pour réaliser ses objectifs pour le Québec de demain!

    • Jérémie Poupart Montpetit - Abonné 29 décembre 2012 15 h 20

      Mme. Bolduc,
      vos suppositions sont réalistes, mais je dois vous dire que je vous trouves bien dure à l'égard de Mme. David (qui selon moi est une bien meilleure politicienne que Mme Marois). Mme Marois a mentit et manipulé la population pour gagner des votes en nous faisant miroiter des promesses de justice sociale, d'équité et de valeur environnementale. Une fois élue, elle perpétue cette idée de la droite économique lancée par Lucien Bouchard... molle en environnement (sauf les quelques coups de notre excellente ministre de l'environnement, mais quel gâchis pour la gestion des ressources minières), molle en éducation, molle en économie... je doit vous avouer que malgré sa recette électorale, le résultat est un gâteau mou et sans saveur, à l'image de la vieille garde du partit.

      Espéront qu'elle sort de son hibernation au printemps pour aborder de front les problèmes et leurs faire face selon les promesses faites.

      jérémie poupart Montpetit

    • Solange Bolduc - Abonnée 29 décembre 2012 19 h 49

      M. Poupart, vous écrivez ceci :"Mme Marois a mentit et manipulé la population pour gagner des votes en nous faisant miroiter des promesses de justice sociale, d'équité et de valeur environnementale. Une fois élue, elle perpétue cette idée de la droite économique lancée par Lucien Bouchard..."

      Et je vous répondrai ceci : Qu'est-ce qui me prouve que Mme David pourrait remplir ses promesses si jamais elle était élue comme cheffe de gouvernement ? Entre la réalité et le rêve, celui d'une société plus juste, ce que je souhaite autant que vous, il y a tout un océan de pas à franchir et de larmes à essuyer avant d'y parvenir !

      Je voudrais bien la voir à la place de Mme Marois en voulant imposer les banques comme elle a l'utopie de vouloir le faire, plus la gratuité scolaire, à tout prix, un salaire décent pour tout le monde, etc. Elle trouverait sur son chemin d'importants réseaux de résistance ou de barrières qu'elle ne pourrait même pas contrer ! Faire de la politique autrement, je ne vois pas comment elle l'envisage, à part montrer qu'elle ferait mieux ! De la vantardise avant toute chose !

      Si au moins elle disait la vérité aux gens, c'est-à-dire que ses promesses seraient difficilement réalisables, mais qu'il demeure important de se battre pour une justice sociale, là elle me trouverait sur son passage, non pas pour la combattre, mais pour l'appuyer.

      Mais mon opinion très franche consiste à dire que Mme David cherche le pouvoir avant tout, et que cela ne lui ferait aucun pli sur la peau d'éliminer sur son passage Mme Marois, de lui passer sur la tête pour l'obtenir, et en tant que féministe c'est encore pire pour moi: aucune générosité solidaire avec une autre femme, et les bons coups de Mme Marois c'est trop dangereux de les énoncer pour préserver sa propre image !

      Faire de la politique autrement,une promesse loin d'être tenue ! Imaginez si elle devenait cheffe de gouvernement! Pire encore !

      Je préfère Mme Marois !

    • Louka Paradis - Inscrit 30 décembre 2012 19 h 36

      Mme Bolduc, bravo pour votre lucidité ! Je suis d'accord avec vous. Mme David a été très décevante durant la dernière session, restant silencieuse lorsque les premières propositions économiques du gouvernement Marois étaient critiquées de toutes parts par la CAQ, le PLQ, les chambres de commerce et le milieu économique de droite. Aucun appui n'est venu de sa part. De plus, quand Mme Marois a été élue Première Ministre, Mme David l'a félicitée du bout des lèvres : elle aurait dû se réjouir grandement de l'avancée d'une femme et de son accès à la plus haute fonction de l'État québécois. Je préfère aussi cent fois Mme Marois, une femme franche qui a démontré qu'elle avait le courage de mettre en oeuvre ses idées. La critique est aisée, mais l'art de gouverner est difficile.
      Louka Paradis, Gatineau

  • Michel Gagnon - Inscrit 29 décembre 2012 10 h 24

    Usurpateurs, les péquistes???

    On voit bien que les libéraux ne changeront jamais de mentalité. Pour eux, le pouvoir leur appartient de droit... quasi divin. N'y a-t-il pas eu un ancien chef libéral qui a déjà parlé de la main de Dieu?
    On a le choix de considérer les libéraux comme des personnages loufoques, ou dangereux pour la démocratie.

  • Carroll Roy - Inscrit 29 décembre 2012 15 h 16

    Une année pour trouver aussi une identité.

    Un gouvernement minoritaire, c'est un gouvernement transitoire. On ne peut s'attendre à ce qu'il gouverne comme s'il avait la majorité.
    Les embuches seront évidentes.
    Au lieu d'attendre tout de ce gouvernement, il serait bon que les citoyens du Québec, de toute allégeance, retroussent leurs manches malgré l'écoeurentite pour la vie politique.
    À Madame Marois, je désire qu'elle travaille à ce que l'on soit fier d'être Québécois, rafistoler notre identité. Présentement, nous sommes trop blasés à mon goût.

    • Simon White - Inscrit 30 décembre 2012 11 h 29

      Mais bien sûr qu'il faut s'attendre à ce que le PQ gourverne ... Ne baissons pas les bras en avance. Tous les gouvernements nous doivent de gouverner plutôt que de vivre dans la passé et de blâmer les anciens gourvernements. Vivons dans le présent SVP. Mme Pauline, voici votre chance de prouver à la population entière que vous êtes un bon leader ... Ne manquez pas votre coup ... Car nous serons ici pour vous rapeller vos belles promesses électorales. Et laisser Jean Charest et les Libéraux dans le passé ... Nous avons tous été témoins de leurs bévues, donc nul besoin de nous les rapeller constamment.

      Personnellement, je ne crois pas qu'elle soit à la hauteur ... Je préfère de loin Monsieur Lisée comme leader ... Du sang nouveau pour ce parti SVP.