Pauline Marois

La première ministre Pauline Marois
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La première ministre Pauline Marois
La popularité de Pauline Marois a grimpé en flèche en un an. En décembre 2011, c’étaient 34 % des répondants qui avaient une image favorable d’elle. Aujourd’hui, ce taux d’appréciation se situe à 44 %, soit beaucoup plus que les intentions de vote pour le PQ dans les récents sondages. Seulement 4 % des gens ne la connaissent pas. Mais bien que sa cote de popularité ait augmenté de 10 % en un an, elle est loin de faire l’unanimité, car ce sont encore 43 % des répondants qui ne l’apprécient pas. Ce mince avantage est à l’image du vote du 4 septembre dernier qui l’a portée au pouvoir avec un gouvernement minoritaire. La première ministre fut, ce soir-là, la cible d’un attentat au Métropolis alors qu’elle prononçait son discours victorieux. Elle a connu un départ canon lors de l’ouverture de la session, faisant plusieurs annonces importantes dès les premiers jours, comme l’annulation de la hausse des droits de scolarité et la fermeture de Gentilly-2. Mais sa mince marge de manœuvre et l’état des finances publiques l’ont obligée à reculer sur plusieurs dossiers, dont l’abolition de la taxe santé. Plusieurs crises, dont les révélations sur son ministre de l’Environnement, Daniel Breton, qui a dû démissionner, et le scandale entourant la double nomination d’André Boisclair, qu’elle a défendue avant de céder sous la pression populaire, ont fait mal à son image. Ses nombreux reculs ont laissé à plusieurs une impression de précipitation et d’improvisation. En 100 jours, elle a néanmoins déposé un budget et 15 projets de loi, dont une timide modernisation de la loi 101.
2 commentaires
  • Daniel Roy - Inscrit 16 décembre 2012 11 h 03

    L’important, c’est l’indépendance du Québec!

  • Donald Bordeleau - Abonné 16 décembre 2012 18 h 46

    C'est un départ canon.

    Comme un seul exemple qui dit tout : comme la timide modernisation de la loi 101. En 9 ans, le gouvernement libéral était sur le frein à main sur cette question pour ne pas froisser un certain électorat.