Contrer la violence conjugale

Outre le contrôle des armes à feu, la lutte contre la violence conjugale a mobilisé toute une brochette de ministres jeudi lors de la journée de commémoration des étudiantes de Polytechnique tombées sous les balles du tireur Marc Lépine en 1989. Le Plan d’action 2012-2017 en matière de violence conjugale prévoit l’injection de 57 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans dans diverses initiatives - brochures, campagnes de sensibilisation, formation des intervenants - pour combattre les agressions « psychologiques, verbales, physiques, sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique ». Présenté par la première ministre Pauline Marois, entourée de six de ses ministres, le plan d’action gouvernemental d’une quarantaine de pages comprend 135 mesures dont 35 concernent les nations autochtones. Il comporte quatre axes : la prévention, le dépistage, l’intervention psychosociale et l’intervention policière. « Une attention toute particulière sera apportée à certaines clientèles plus vulnérables : les personnes immigrantes issues des communautés culturelles, les personnes handicapées, les personnes âgées, les personnes des minorités sexuelles et les hommes, qui selon les statistiques de 2011 sont victimes dans environ 19 % des dossiers », a dit le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud. En 2011, selon les données fournies par Québec, 19 000 « actes de violence » ont été commis sur le territoire québécois.

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