Le PQ laisse la commission parlementaire suivre son cours

Québec — Plutôt que de sauver son collègue Daniel Breton, Scott McKay laisse la commission parlementaire qui devait faire la lumière sur les allégations d’ingérence auprès des commissaires du BAPE suivre son cours pour embarrasser les libéraux.


Affirmant qu’il aurait pu « clore le débat » en déposant une motion de révocation que les caquistes auraient appuyée, le député de Repentigny soutient avoir délibérément décidé d’en faire autrement.


« On n’est pas allés dans cette option-là parce que nous, on pense que les libéraux vont s’empêtrer dans cette espèce de débat là, a avoué candidement Scott McKay lors d’un point de presse impromptu mercredi. Dans le fond, leur acharnement thérapeutique sur Daniel Breton, je pense que ça dégoûte bon nombre de Québécois et ça fait en sorte que c’est en train de se revirer contre eux. Alors, on laisse rouler la balle un peu et si, un moment donné, on s’aperçoit que ça devient trop ridicule, on a toujours la possibilité de faire arrêter cela. »


Interrogé par un journaliste qui résumait la situation en affirmant : « Au lieu de mettre fin à tout ça, vous laissez ça se poursuivre pour montrer aux Québécois que, selon vous, les libéraux sont de mauvaise foi ? », le député de Repentigny a répondu en riant : « En gros, c’est cela. »


Il nie cependant étirer les souffrances de l’ex-ministre de l’Environnement, Daniel Breton. « Les souffrances du collègue Breton, elles sont terminées », a rétorqué l’adjoint parlementaire au ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, faisant référence au texte de la motion qui indique que c’est le ministre qui doit être entendu. Scott McKay renvoie ainsi la balle à Yves-François Blanchet, fraîchement promu à ce poste. Il estime que celui-ci pourra toujours, en temps venu, plaider sa cause devant la commission, qui reprendra ses travaux en janvier prochain.


1 commentaire
  • Louise Lefebvre - Inscrite 10 décembre 2012 10 h 27

    Harcèlement!

    Le mot qui décris le mieux le comportement des libéraux dans cette affaire est harcèlement.
    C'est du harcèlement en milieux de travail qui va jusqu'à détruire la réputation et la crédibilité d'une personne qui aurait fait un excellent travail...
    Quant un employé veut se débarrasser d'un confrère de travail, rien de mieux que de le dénigrer et de l'écoeurer jusqu'à ce qu'il parte...c'est ce que les libéraux ont fait et cela est inadmissible...M.Breton a-t-il des recours...