Le premier budget Marceau - La rigueur pour plaire aux marchés

Le budget présenté mardi par le ministre des Finances, Nicolas Marceau, fera en sorte que le gouvernement Marois fera diminuer le poids de la dette du Québec par rapport à son PIB plus rapidement que ne l’avaient planifié les libéraux.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Le budget présenté mardi par le ministre des Finances, Nicolas Marceau, fera en sorte que le gouvernement Marois fera diminuer le poids de la dette du Québec par rapport à son PIB plus rapidement que ne l’avaient planifié les libéraux.

Le ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, a présenté un budget ascétique, carburant aux compressions et destiné à amadouer les marchés financiers.

«Ce budget vise d’abord et avant tout à redresser nos finances publiques en équilibrant le budget et en réduisant le poids de notre dette », a déclaré Nicolas Marceau dans son discours du budget prononcé mardi à l’Assemblée nationale. Le ministre n’a pas manqué d’égratigner les libéraux. « En ce qui a trait aux finances, notre principal défi consiste à reprendre le contrôle des dépenses, l’ancien gouvernement ayant abandonné tout sens des responsabilités à cet égard».

Dans son message, le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, donne le ton, s’accordant la responsabilité de l’atteinte du déficit zéro en 2013-2014. « Le premier budget de dépenses de notre gouvernement constitue la pierre angulaire de sa stratégie de retour à l’équilibre budgétaire », affirme-t-il, ajoutant que la « situation actuelle exige un coup de barre important ».


Se soldant par l’équilibre budgétaire, le budget 2013-2014 affiche des revenus et des dépenses de 72,8 milliards. La croissance des dépenses de programmes est limitée à un maigre 1,8 %, ce qui se traduit par une augmentation de 4,8 % pour la santé, 2,7 % pour l’enseignement supérieur, 2,2 % pour l’éducation, 3,2 % pour la famille, alors que les autres ministères font face à des compressions de 0,9 % en moyenne. La culture fait exception : elle a droit à une hausse de 2,1 % de ses dépenses, une augmentation qui ne servira toutefois qu’à éponger des frais accrus à la Maison symphonique de Montréal.


Pour l’année en cours, le déficit courant s’élèvera comme prévu à 1,5 milliard, mais il sera alourdi d’une charge de 1,8 milliard liée à la fermeture de la centrale Gentilly-2. Afin de se permettre cet écart, le gouvernement devra donc modifier la Loi sur l’équilibre budgétaire pour 2012-2013. « Ce n’est pas parce qu’une bonne décision économique a un impact comptable qu’elle ne doit pas être prise », a plaidé Nicolas Marceau.


Le régime minceur frappera non seulement les ministères, mais les sociétés d’État aussi. Hydro-Québec, qui compte 22 500 employés, abolira 2000 postes par attrition, pour une économie annuelle de 225 millions. Mais pour que cette économie reste dans les coffres d’Hydro-Québec et ne soit pas refilée aux consommateurs sous forme d’une baisse des tarifs d’électricité, la Loi sur la Régie de l’énergie sera modifiée.


Réduire la dette plus rapidement


Lançant un message aux marchés financiers, le gouvernement Marois entend diminuer le poids de la dette du Québec par rapport à son Produit intérieur brut (PIB) plus rapidement que ne l’avait planifié le gouvernement libéral. Au lieu de liquider le Fonds des générations, comme Pauline Marois s’y était engagée lors de la campagne électorale, le budget lui assure de nouveaux apports. Le gouvernement Marois annule bel et bien la hausse de 1 cent le kilowattheure du tarif patrimonial d’électricité, qui devait générer 1,9 milliard en cinq ans. Mais, en revanche, il indexe ce tarif, récupérant ainsi 575 millions pendant la même période. Certes, pour la forme, Nicolas Marceau applique directement à la dette un milliard des 4,3 milliards contenus dans le Fonds des générations, mais on l’alimente de nouvelles sommes : l’indexation du tarif patrimonial, les économies de 215 millions que réalisera Hydro-Québec en n’exploitant pas Gentilly-2, la totalité des redevances minières de 325 millions et l’augmentation de la taxe sur l’alcool de 100 millions décrétée dans le présent budget.


Afin de réduire la dette plus avant, Nicolas Marceau a annoncé qu’il diminuait de 1,5 milliard les investissements annuels en infrastructures pour les fixer à 9,5 milliards par an en moyenne pour les cinq prochaines années. En cinq ans, la dette sera moindre de 3,4 milliards par rapport au plan du gouvernement Charest.


Nicolas Marceau a également tenu à rassurer les milieux financiers sur l’indépendance de la Caisse de dépôt et placement du Québec. « Il n’est pas question que le gouvernement s’immisce dans la gestion quotidienne de cette grande institution ou dans ses choix d’investissements », a-t-il affirmé. Le ministre s’est dit satisfait des nouvelles orientations de la Caisse, qui accordent plus d’importance à son portefeuille québécois.


Autre manifestation de l’austérité du budget : le coût des rares initiatives nouvelles est famélique. Ainsi, les nouvelles mesures annoncées au budget ne coûteront que 68 millions en 2013-2014 et 54 millions l’année suivante. C’est quatre fois moins que le dernier budget Bachand.


Quant au relèvement des redevances sur les ressources naturelles promis en campagne électorale, le gouvernement met la pédale douce et consultera l’industrie. « Nous voulons faire ces changements de façon ordonnée et responsable pour assurer la stabilité du secteur minier », a dit le ministre.


Évidemment, le budget Marceau comprend la nouvelle contribution santé, dont le poids est réduit pour trois millions de contribuables québécois. C’est une mesure à coût nul puisque les 400 millions qui y sont consacrés sont financés par une hausse équivalente du fardeau fiscal des contribuables qui gagnent 100 000 $ par an et plus.


En matière économique, Nicolas Marceau a confirmé la mise sur pied de la Banque de développement économique du Québec, qui gérera, notamment, un fonds de 500 millions par an réservé au développement régional. En outre, le ministre ressort une vieille mesure qui a fait les beaux jours de Bernard Landry : un congé fiscal de dix ans pour les grands projets d’investissement d’au moins 300 millions. De plus, il prolonge le crédit d’impôt pour l’achat de machinerie.


Unanimement contre


Tous les partis d’opposition se sont prononcés contre le budget. Le chef libéral intérimaire Jean-Marc Fournier a affirmé que le gouvernement était « en sursis » le temps que le gouvernement produise le livre des crédits. Mardi, le président du Conseil du trésor n’a présenté qu’une vue d’ensemble sans détailler les compressions à venir. Pour la suite des choses, « un vote de confiance pourrait être pris à tout moment », a prévenu Jean-Marc Fournier. Mais il n’est pas question de défaire le gouvernement dans les 100 jours suivant les élections, laissant entendre que bien des libéraux se transformeront en courant d’air le jour du vote sur le budget au début de décembre.


Le porte-parole en matière de finances, Raymond Bachand, avait plus tôt évoqué l’idée d’une coalition des libéraux et des caquistes. « Est-ce qu’on renverse le gouvernement ? C’est une question qui se pose », avait-il dit.


Mais la réponse du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a fait l’effet d’une douche froide. « Avec ce qu’on a vu dans le rapport de SECOR [sur l’explosion des coûts des projets d’infrastructures] vendredi dernier, les libéraux devraient se promener avec des sacs bruns sur la tête. On ne veut pas danser avec des gens qui ont les mains sales », a-t-il lancé.


Pour Québec solidaire, il s’agit d’un « budget des espoirs déçus ». Le Parti québécois est le « parti du déficit zéro à tout prix », a déploré Françoise David. « Le budget répond de toute évidence aux commandes des agences de cotation comme Moody’s et aux incantations des chambres de commerce. »

Lire aussi:

Cégeps et commissions scolaires écopent

Le premier budget Marceau - «La responsabilité conjuguée à l’ambition»

Les libéraux s’étaient « enthousiasmés », avoue Bachand

Budget Marceau – Déception à Montréal

Santé - Un milliard de plus dans le réseau

Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ devront apporter leur contribution

Ressources naturelles - Statu quo sur les redevances minières

Budget - Le risque du réalisme

 

75 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 21 novembre 2012 00 h 46

    Rigueur?

    «La rigueur pour plaire aux marchés»

    Je crois que le titreur a confondu la rigueur, qui fait appel à la cohérence, avec l'austérité. D'ailleurs, l'amorce de l'article le dit très bien : «Le ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, a présenté un budget ascétique, carburant aux compressions et destiné à amadouer les marchés financiers.»

    • Pierre Laliberte - Abonné 21 novembre 2012 08 h 27

      Tout à fait juste!

    • Claude Poulin - Abonné 21 novembre 2012 12 h 03

      Dans son éditorial M. Sansfaçon écrit : « Même si le budget présenté hier par le ministre Nicolas Marceau a été conçu dans l’urgence, il n’en est pas moins consistant et équilibré. » Et il conclu et soulignant que « contrairement aux engagements électoraux parfois frivoles, ce premier budget Marceau correspond même davantage à ce qu’on attend d’un parti social-démocrate responsable à la tête d’un État aussi endetté que le nôtre. » On comprend donc mal le choix de ce titre. Il ne correspond nullement aux commentaires plus mesureés que l'on retrouve dans les pages du Devoir de ce matin. Dommage! Claude Poulin Québec

    • Claude Poulin - Abonné 21 novembre 2012 14 h 11

      Texte corrigé
      Dans son éditorial M. Sansfaçon écrit : « Même si le budget présenté hier par le ministre Nicolas Marceau a été conçu dans l’urgence, il n’en est pas moins consistant et équilibré. » Et il conclut et soulignant que « contrairement aux engagements électoraux parfois frivoles, ce premier budget Marceau correspond même davantage à ce qu’on attend d’un parti social-démocrate responsable à la tête d’un État aussi endetté que le nôtre. » On comprend donc mal le choix de ce titre. Il ne correspond nullement aux commentaires plus mesurés que l'on retrouve dans les pages du Devoir de ce matin. Dommage! Claude Poulin Québec

  • Pierre Sabourin - Inscrit 21 novembre 2012 00 h 52

    Le secret, c'est de ne plus avoir de dette.

    Si nous sommes un des premiers à ne plus avoir de dette, peut-être pourrions nous prêtter de l'argent et ce faire de l'Argent sur les intérêts?

    Pierre Sabourin

    • Martin - Abonné 21 novembre 2012 09 h 44

      Bonne idée, faisons comme Cuba!

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 21 novembre 2012 10 h 35

      Quelle bonne idée? Vendons Hydro-Québec, cessons d'emprunter pour investir dans les infrastructures (ce qui veut dire de paralyser le secteur de la construction), cessons d'accroitre les budgets de fonctionnement des Ministères, augmentant tous les tarifs, privatisons.

      Nous aurons une vraie nation carburant à l'idéal paysan : la dignité de d'une pauvreté sans dette...

  • Nathalie Gascon - Abonnée 21 novembre 2012 02 h 18

    très décevant j'attendais mieux vraiment mieux que de répondre aux argentiers de ce monde .le déficit zéro de Lucien Bouchard as-t-on vraiment envie de répéter ça?

    • Simon Chamberland - Inscrit 21 novembre 2012 07 h 47

      Oui, parce qu'on ne peut pas continuer à refiler la facture au générations futures pour se payer du bon temps.

    • Linda Dauphinais - Inscrit 21 novembre 2012 09 h 46

      M. Chamberland, c'est en refaisant la même erreur que le pseudo déficit zéro de M. Lucide Bouchard que nous continuerions à refiler la facture aux générations futures... Comment avons-nous pu croire qu'un conservateur puisse être pquiste.... Il faut se méfier des bonimenteurs... regarder les faits et non les charmeurs...

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 21 novembre 2012 10 h 38

      Ah les slogans! Refiler la facture aux générations futures pour se payer du bon temps...

      Comme si emprunter pour se doter d'infrastructures fonctionnels, de systèmes d'éducation et de santé performants, était synonyme de se payer du bon temps.

      C'est la dissolution du fragile édifice social-démocrate qui sera amère pour les fameuses générations futures.

    • Jacques Patenaude - Abonné 21 novembre 2012 10 h 45

      @ Simon Chamberland
      La facture on va surtout la refiler aux générations futures en n'entretenant pas nos routes, nos écoles, etc faute d'argent. En liquidant l'expertise parce que on a fait des coupes sauvages dans les services publics. Combien a coûté "aux générations futures d'alors" l'atteinte du déficit zéro tel que cela a été fait en 1997-8?
      Et combien nous coûte aussi l'austérité libérale qui a liquidé l'expertise au ministère des transport en ne remplaçant qu'un fonctionnaire sur deux. Selon le vérificateur général, l'informatisation du réseau de la santé a coûté des milliards faute d'expertise interne pour surveiller les entreprises privées qui faisaient le travail, même chose à la CARRA et dans plusieurs autres secteur gouvernementaux.

      Les « générations futures » paieront combien avant que tout cela soit réglé?

      Si on veux vraiment ne pas refiler la facture aux générations futures le gouvernement serait mieux de se libérer des financiers prédateurs. Comment? En réduisant ses emprunts qui passent par la bourse. Le gouvernement peut offrir davantage d'obligations directement aux particuliers et aux fonds de pension des québécois. Il faut se rappeler que depuis dix ans les obligations du Québec offrent un meilleur rendement que la bourse. L'Hydro-Québec pourrait aussi offrir directement ses obligations aux citoyens québécois plutôt que de les offrir uniquement par la bourse. Ce qui me déçoit le plus de ce budget c'est que si le fonds des générations avait été consacré à réduire la dette ça nous aurait coûté moins cher. Le ministre des finances a raté une belle occasion d'envoyer un message aux financiers qu'il veut se libérer d'eux. Je comprend que les financiers aiment ce fonds, il leur permet de spéculer sans rendement et ceci sur notre dos et celui des générations futures comme vous dites. Et ceci évidement devrait aller de paire avec une véritable gestion rigoureuse des dépenses.

    • Linda Dauphinais - Inscrit 21 novembre 2012 11 h 16

      M. Patenaude, merci de nous éclairer de vos propos intelligents et fouillés... Nous en avons grandement besoin..

    • Simon Chamberland - Inscrit 21 novembre 2012 12 h 08

      M. Patenaude,

      L'état fait déjà appel au public pour ses emprunts.

      Auriez-vous la gentillesse de m'expliquer comment l'état peut continuer à emprunter sans jamais penser à rembourser ?

      Je dois être un ignare plein de slogans, dixit M. Lamy-Théberge, parce que je ne vois pas comment un système continuellement déficitaire peut être viable.

      251,6 milliards de dollars de dette ce matin. C'est 31 450 $ par habitant, ou environ 65 000 $ par contribuable. Et ça augmente.

      Quand j'ai des dettes, je rembourse.

    • Viviane Genest - Inscrite 21 novembre 2012 13 h 49

      @ Simon Chamberland

      Un budget d'état n'est pas un budget familial. Il est normal qu'un état emprunte. Ce qui est anormal par contre c'est la spéculation sur les dettes étatiques. Ce qui est anormal c'est que les états paient des intérêts farimineux sur leur dette au secteur privé, et ce depuis que le système de création monétaire a été changé dans les années 70.

      De plus, la dette brute ne tient pas compte des actifs des québécois.

    • Michel Richard - Inscrit 21 novembre 2012 16 h 04

      Mme Genest,
      Je n'ai pas les chiffres exacts, mais le Québec paie probablement autour de 3% par année d'intérêts, en moyenne, sur ses nouveaux emprunts.
      J'appèle pas ça des intérêts faramineux.

    • Simon Chamberland - Inscrit 21 novembre 2012 19 h 29

      Mme Genest, je sais très bien le budget d'un état n'est pas la même chose qu'un budget familial.

      Les taux payés par l'état Québécois sont très faibles. C'est loin d'être spéculatifs et le dollar canadien est haut, ce qui permet de payer seulement 8,6 milliards de dollars d'intérêts sur la dette. Que les taux augmentent un peu ou que le dollar canadien plonge et c'est la débandade. Personne ne spécule, pour l'instant du moins, sur un défaut de paiement du Québec.

      Par contre je remarque, sans surprise, que personne ne répond à mes deux questions :

      1- Comment l'état peut continuer à emprunter sans jamais penser à rembourser ?

      2- Comment un système continuellement déficitaire peut-il être viable ?

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 21 novembre 2012 22 h 44

      @M. Charmberland
      Ce n'est pas de l'ignorance, seulement la répétition des
      propos adéquistes et lucides sur la dette, qui ne manque pas de faire suivre leur doléance d'une comparaison avec le bon père de famille, ce que vous ne faites pas, et mes propos visent toujours les idées.

      Pour vos deux questions

      1. Certes, l'État ne fait pratiquement que payer les intérêts sur la dette, mais lorsque celle-ci n'augmente que peu, moins que le PIB par exemple, ceci fait diminuer le ratio de la dette, ce qui correspond à une baisse relative de la dette. En outre, ce ratio est également assez bas en ce qui a trait aux actifs immobiliers, notamment, et il diminuait jusqu'en 2008, mais il faut également entrer dans l'équation l'utilisation actuelle des investissements provenant d'emprunts. Si on emprunte pour financer les études, c'est un investissement pour le futur ; de même, si on emprunte pour financer le système de santé ou les infrastructures, c'est pour améliorer notre condition de vie actuelle, ce qui a des répercussions positives sur le futur, comme on peut le constater avec une simple relecture de l'évolution des conditions de vie depuis 50 ans. Certes, cela n'empêche pas du tout de critiquer certains aspects du système, mais la dette elle-même n'a pas l'importance qu'on a tendance à lui accorder.

      2. Si le système était toujoours déficitaire, cela serait alarmant. Il ne l'était pas jusqu'en 2008, c'est en regardant l'évolution des revenus du gouvernement que l'on comprend plus pleinement l'impact de la crise économique, alors même que ces emprunts ont permis de maintenir un mode de vie confortable, notamment grâce aux investissements en infrastructure. Qu'il soit encore déficitaire un an n'est pas alarmant si les investissements sont judicieux et permettent une bonne croissance du PIB, ce qui n'est pas évident et doit se faire en étant plus créatif que maintenant. (à suivre)

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 21 novembre 2012 22 h 49

      (suite) Il faut pour cela investir dans des secteurs plus porteurs qu'uniquement les infrastructures, qui cachent parfois la dette sous l'actif, lorsque celui-ci n'offre pas les services, comme des routes dans le nord ou des batisses inutilisées. Je vous donne raison sur l'inquiétude, mais le gouvernement doit également agir pour atténuer les grands bouleversements qui affectent la situation économique mondiale, pour ne pas provoquer les crises sociales visibles depuis peu en Europe et depuis toujours dans de nombreux pays en développement.

      Ce qui n'empêche pas d'accorder beaucoup d'importance aux changements que nous devront faire pour continuer à vivre selon nos attentes, mais les décisions doivent être prises sur le long terme, avec pédagogie, sans accorder plus d'importance à la dette qu'elle n'en a concrètement. Malgré tout l'antipathie que j'ai pour le gouvernement Harper, il faut tout de même constater que, malgré son idéologie affiché, il a accepté de faire des déficits pour des plans économiques, et qu'il accepte aujourd'hui de reporter l'attente de l'équilibre budgétaire pour des considérations sociales.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 21 novembre 2012 05 h 22

    Gauche/droite

    Eh bien ! Si la gauche et la droite ne sont pas comptant en même temps et pour la même chose, il doit y avoir quelque chose que tu as fait de correct !

    M.Bachand, va falloir arrêter de crier au loup, vous en devenez ridicule. Votre groupe de commerçants le trouve pas pire le budget qui déstabilise toutes vos manigances.

    M.Legault, des coupures dans la fonction publique, reconnaissez pas ?

    Mme. David, les banques ne s'en sont pas sorti indemne pourtant.

    Ils crient tous à l'injure parce que le gouv. n'a pas présenté leur budget. Euuuu ! C'est parce que c'est pas vous qui êtes au pouvoir ! Oui mais y a que 30% de la population qui a voté pour le PQ ! Emmmm ! ça s'adonne qu'il y a 60% de la population qui a voté contre vous aussi !

    C'est normal pour l'opposition de s'opposer, mais pourriez-vous le faire sans vous ridiculiser ?

    • Solange Bolduc - Abonnée 21 novembre 2012 09 h 46

      Bravo, M. Lefebvre !

      "Si la gauche et la droite ne sont pas comptant en même temps et pour la même chose, il doit y avoir quelque chose que tu as fait de correct !"

      S'opposer pour s'opposer j'en ai marre ,moi aussi !

      Où nous mène cette attitude de défaîtiste! Ils n'ont qu'une chose en tête: défaire le gouvernement !

    • Claude Champagne - Inscrit 21 novembre 2012 11 h 43

      M. Lefebvre merci, depuis jour un du gouvernement minoritaire du Parti québécois, le plan de match de l'opposition c'est démolir, défaire, défendre leurs idées, avec un petit brin de démagogie surtout du bord des libéraux. Bien allons-y en élection pour reporter le pq majoritaire.

  • Pierre Bourassa - Inscrit 21 novembre 2012 05 h 56

    Mais pour que cette économie reste dans les coffres d’Hydro-Québec ...

    Le régime minceur frappera non seulement ...''les ministères, mais les sociétés d’État aussi. Hydro-Québec, qui compte 22 500 employés, abolira 2000 postes par attrition, pour une économie annuelle de 225 millions. Mais pour que cette économie reste dans les coffres d’Hydro-Québec et ne soit pas refilée aux consommateurs sous forme d’une baisse des tarifs d’électricité, la Loi sur la Régie de l’énergie sera modifiée.''
    Quelle bonne idée.Faudrait surtout pas nous laisser respirer...
    De plus, plus loin dans l'article on nous dit que les augmentations d'électricité seront indexées au coût de la vie.
    Question:est-ce que mon salaire pourrait être également indexé au coût de la vie svp?

    Et enfin,heureusement qu'on ne nous tarifie pas les coûts de construction(entre autres) 30 à 40% trop cher...

    • Solange Bolduc - Abonnée 21 novembre 2012 09 h 51

      Pour les coûts de construction trop élevés, pourquoi ne vous en prenez-vous pas à l'ancien gouvernement?

      Vous ne voyez donc pas qu'il y a bien des pots cassés et que les contribuables, c'est eux qui écopent pour cette aveuglement volontaire ou pour cette magouille ?

    • Pierre Bourassa - Inscrit 21 novembre 2012 17 h 48

      @ Solange Bolduc
      ''Pour les coûts de construction trop élevés, pourquoi ne vous en prenez-vous pas à l'ancien gouvernement? ''
      Mon commentaire est apolitique.Je sais que je n'ai pas accès aux vrais chiffres de toute façon.
      La Commission Charbonneau n'est que la pointe de l'asperge comme dirait jean Perron.
      La seule certitude,la classe moyenne prend l'bord à la vitesse grand V et ceux qui s'enrichissent rapidement n'y vont pas avec le dos de la main morte.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 24 novembre 2012 05 h 26

      M.Bourassa, faire un commentaire apolitique sur la politique laisse des trace de beurre de peanut sur le comptoir autour de la toast, ça répend trop large. L'imputabilité ne devrait pas être une notion abstraite. C'est ce genre de mentalité du «no-fault» qui ronge notre société. Resaisissons-nous et ciblons les coupables au lieu de frapper sur le dernier rentré obligé de réparer les dégats. Trop facile cette vieille habitude. Faisons de la politique autrement commence par le peuple en arrêtant de se laisser berner par les endormeurs publiques !