Louis-Gilles Francoeur est nommé vice-président du BAPE

Louis-Gilles Francoeur œuvre comme journaliste environnemental au Devoir depuis 1973.
Photo: Jacques Grenier Le Devoir Louis-Gilles Francoeur œuvre comme journaliste environnemental au Devoir depuis 1973.

Le journaliste du Devoir Louis-Gilles Francoeur est nommé vice-président du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) par le nouveau gouvernement Marois. La présidence de l'organisme sera assurée par Pierre Baril.

Le contrat du président du BAPE Pierre Renaud n'a pas été renouvelé le mois dernier par le ministre de l'Environnement, Daniel Breton. Mardi, c'était au tour du vice-président du BAPE, Pierre Fortin, de voir son contrat non-renouvelé. Questionné sur ces départs en chambre, mercredi matin, Daniel Breton a soutenu qu'il allait procéder à des «nominations de gens de qualité [et] au-dessus de tout soupçon». Il dit vouloir «redorer le blason du BAPE» pour lui redonner de la «crédibilité». 

Pierre Baril, un ancien sous-ministre de l'Environnement, oeuvrait ces dernières années comme directeur général du Centre Ouranos.

Louis-Gilles Francoeur œuvre comme journaliste environnemental au quotidien Le Devoir depuis 1973. Il est le doyen des reporters en environnement au Canada et l'un des premiers journalistes en Amérique du Nord à couvrir ce secteur sur une base régulière. C'est également le premier à avoir amené au Québec le concept de gestion par bassins versants, un principe aujourd'hui reconnu de tous.

Au fil des décennies, il a couvert les problèmes environnementaux liés aux pluies acides,  aux BPC et aux gaz à effet de serre. Il a abordé les grands thèmes de la couche d'ozone, du réchauffement climatique, de la biodiversité, de l'exploitation des ressources naturelles et des politiques énergétiques. Il a suivi tous les dossiers qui sont passés devant le BAPE, du Suroît aux gaz de schiste, en passant par Orford et les grands projets hydroélectriques.

Il a reçu de nombreux prix pour son œuvre journalistique et a été nommé, en 2000, au cercle des Phénix de l'environnement.

C'est la deuxième fois que Louis-Gilles Francoeur est sollicité pour se joindre au BAPE. Dans les années 1990, le ministre libéral de l'époque, Pierre Paradis, lui avait offert la présidence du BAPE, qu'il avait décliné. Mais aujourd'hui, il dit avoir eu envie d'un «nouveau défi» après plus de trente de vie journalistique.

«En passant de l'autre côté, c'est une manière de traduire, dans les faits, la vision que j'ai accumulée au cours des ans avec cet organisme qui, pour moi, a toujours été un joyau de la démocratie directe au Québec», a soutenu, en entrevue, le nouveau vice-président qui entrera en fonction lundi prochain.  

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31 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 14 novembre 2012 17 h 09

    Wow!

    Quelle bonne nouvelle. Le Québec est gagnant. Finalement pas si pire que ça notre gouvernement.

    Mais ici à copurt terme nous sommes un peu perdants.

    Toutes mes félicitations monsieur Francoeur.

  • Françoise Breault - Abonnée 14 novembre 2012 17 h 09

    Enfin!

    Enfin quelqu'un qui a sans aucun doute possible l'environnement à coeur et au coeur.

    Si la Terre était consciente elle pousserait sûrement un soupir de soulagement...

  • lisette parent - Inscrite 14 novembre 2012 17 h 17

    Quelle bonne nouvelle en ces temps de corruption, collusion.........un vrai qui sera défenseur de l'environnement
    Bravo M Francoeur............mais on vous manquera dans Le Devoir!!

  • Nadine Lecorre - Inscrite 14 novembre 2012 17 h 31

    Rassurant

    Waw! Je suis de plus en plus rassurée par les choix du Parti au pouvoir. Bravo à vous.

  • André - Inscrit 14 novembre 2012 17 h 34

    Quel choix judicieux

    Félicitations M. Francoeur.
    Par vos chroniques, vous avez su nous sensibiliser et captiver notre attention sur tous les aspects qui touchent l'environnement. Maintenant, vous pourrez passer à l'action et laisser votre marque sur l'évolution environnementale de la société québécoise. Quel bonne nouvelle pour nous tous...

    Quel bon choix Mme Marois a fait en choisissant Daniel Breton comme ministre. Merci M. Breton.