Selon l'opposition, Pauline Marois nage en pleine confusion

De toute évidence, la première ministre «ne sait pas où elle s'en va», a lancé le chef caquiste François Legault.
Photo: - Le Devoir De toute évidence, la première ministre «ne sait pas où elle s'en va», a lancé le chef caquiste François Legault.

Québec – Les partis d'opposition à l'Assemblée nationale ont réservé mercredi un accueil glacial au discours d'ouverture de la première ministre Pauline Marois.

Le gouvernement péquiste nage en pleine confusion, ont clamé à l'unisson le chef de l'opposition officielle, Jean-Marc Fournier, et le leader de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault.

 

Les députés du Parti libéral du Québec (PLQ) voteront contre l'adoption du discours, a signifié M. Fournier, tandis que la CAQ était toujours en réflexion en début de soirée.

 

En dressant une longue liste de dépenses sans indiquer où elle prendra les revenus, la première ministre Marois n'a rien fait pour rassurer les milieux financiers, a soutenu M. Fournier, en point de presse.

 

En matière de croissance économique, le discours d'ouverture n'offrait que le «néant total», a-t-il dénoncé.

 

À ses yeux, le comité sur l'investissement privé annoncé par la première ministre n'a aucune crédibilité avec à son bord les ministres Martine Ouellet, des Ressources naturelle, et Daniel Breton, du Développement durable.

 

Loin d'être favorables au développement, ces deux ministres se démarquent par leur volonté «d'enfarger la croissance économique», a argué M. Fournier.

 

Sur le plan linguistique, le leader libéral par intérim a reproché à Mme Marois de vouloir relancer les hostilités avec la communauté anglophone avec son projet de refonte de la Charte de la langue française.

 

De toute évidence, la première ministre «ne sait pas où elle s'en va», a pour sa part lancé le chef de la CAQ.

 

Mme Marois ne sait même pas si elle va déposer ou non un budget dans les prochaines semaines, a-t-il analysé, regrettant l'absence, dans le discours, d'orientations précises sur l'assainissement des finances publiques.

 

Au sujet de la lutte à la corruption, M. Legault a dit accueillir avec satisfaction l'intention du gouvernement d'abaisser de 1000$ à 100$ la contribution maximale pouvant être versée à un parti politique.

 

Néanmoins, pour lutter plus efficacement contre l'argent «sale», la première ministre aurait dû, selon lui, franchir un pas de plus en imposant un «plafond» aux dépenses électorales.

 

De son côté, Québec solidaire a dit craindre que les «bonnes intentions» exprimées dans le discours ne mènent à rien.

 

La volonté du gouvernement de lutter contre la corruption, l'itinérance et les inégalités risque de frapper un mur si le gouvernement « ne se donne pas les moyens » de ses ambitions, a affirmé la porte-parole de la formation de gauche, Françoise David.

 

La députée de Gouin aurait souhaité que la première ministre indique clairement son intention de hausser l'impôt des contribuables «les plus riches», les entreprises financières et les compagnies minières.

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