Non-ingérence et non-indifférence - Hollande revient à la position traditionnelle de la France

Le président français, François Hollande, accueillant la première ministre du Québec, Pauline Marois, dans la cour de l’Élysée, lundi, avant leur entretien sur l’avenir de la coopération entre la France et le Québec.
Photo: Agence France-Presse (photo) Bertrand Langlois Le président français, François Hollande, accueillant la première ministre du Québec, Pauline Marois, dans la cour de l’Élysée, lundi, avant leur entretien sur l’avenir de la coopération entre la France et le Québec.

À l’occasion de la première visite en France de Pauline Marois comme première ministre, le président socialiste François Hollande a annoncé, au sortir de l’Élysée, que son pays revenait à la formule qui réglait depuis trois décennies les relations entre Québec et Paris : celle de la « non-ingérence et non-indifférence ». Fait exceptionnel, pour marquer le coup, le président est venu l’expliquer lui-même devant la presse québécoise dans la cour de l’Élysée aux côtés de Pauline Marois.


« Ça fait 30 ans que cette formule existe, elle a été portée par tous les gouvernements successivement, donc cette formule prévaut encore aujourd’hui », a déclaré François Hollande. « Moi, je suis pour la continuité », précise-t-il.


C’est son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui avait pris l’initiative, en 2008, de rompre avec cette politique formulée par l’ancien ministre gaulliste Alain Peyrefitte et mise en place dès 1977 par le gouvernement de Valéry Giscard-d’Estaing. La formule avait survécu à l’élection de François Mitterrand puis à celle de Jacques Chirac, malgré leurs familles politiques différentes. Le 8 mai 2008, Nicolas Sarkozy avait abandonné la formule en affirmant : « On aime le Québec. Mais on aime le Canada. On aime les deux», avait-il déclaré, sans plus.


Cette décision avait alors embarrassé nombre de personnalités françaises, de droite comme de gauche, dont le futur ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, son premier ministre d’alors, François Fillon, et son proche conseiller Henri Guaino. En 2010, le Parti socialiste avait adopté une résolution réclamant le retour à la politique traditionnelle. Une politique qui avait, à l’origine, permis de rétablir des relations avec le Canada tout en exprimant un préjugé favorable au Québec.


Dans la cour de l’Élysée, Pauline Marois semblait visiblement réjouie, d’autant plus que les signaux envoyés depuis quelques jours par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, semblaient moins clairs. Selon une source bien au fait du dossier, l’influent ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, aurait joué un rôle important dans cette décision.


« J’avais dit que le président choisirait ses mots, et le président a choisi ses mots en disant qu’il serait toujours à nos côtés et que cette relation de solidarité allait se perpétuer, a déclaré Pauline Marois. Nicolas Sarkozy avait utilisé d’autres propos sur lesquels je ne reviendrai pas. » En 2008, le président avait en effet accusé les souverainistes à mots à peine couverts de pratiquer le « sectarisme » et la «détestation».


Selon un membre de la délégation québécoise, la rencontre a été cordiale. François Hollande et Pauline Marois s’étaient déjà rencontrés au Québec en 2008 alors qu’ils étaient respectivement à la tête du Parti socialiste et du Parti québécois, qui sont depuis longtemps des partis frères. François Hollande avait alors rencontré aussi le futur ministre des Relations extérieures, Jean-François Lisée.

 

Exception culturelle


Dans un entretien d’une cinquantaine de minutes, François Hollande et Pauline Marois ont discuté de l’avenir de la coopération entre la France et le Québec. Ils se sont mis d’accord pour que l’exception culturelle soit clairement reconnue dans le traité de libre-échange actuellement en négociation entre le Canada et l’Union européenne. Un plan d’action plus précis devrait être annoncé aujourd’hui ou demain. Il est notamment question de coopération renforcée en matière de jeunesse, d’éducation et de formation professionnelle. « C’est dire l’étroitesse, la fraternité du lien que nous avons avec le Québec », a conclu François Hollande, avant de regagner l’Élysée.


Peu après, la première ministre a eu un déjeuner officiel avec le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. Celui-ci lui a présenté la plaque apposée en 1995 à côté de l’entrée principale de l’Assemblée nationale pour commémorant la visite de René Lévesque en 1977. Un événement digne d’attention puisque cette porte n’est utilisée que pour les très grands événements.


Claude Bartolone a estimé que le retour du Parti québécois au pouvoir représentait « un lien politique renforcé », mais aussi « amical et familial ». Il a souligné les points communs entre les socialistes français et le Parti québécois. « Nous avons eu un repas officiel il y a quelques instants, dit-il, j’ai l’impression que c’est un repas familial. »


Aujourd’hui, Pauline Marois rencontrera le premier ministre Jean-Marc Ayrault et prononcera une allocution à l’Institut français des relations internationales.


***

Retour du «ni-ni» : les partis fédéraux évitent le débat

Ottawa – Les partis fédéralistes à Ottawa se sont contentés de peu de commentaires à la suite de la déclaration du président François Hollande, se gardant de se mêler du débat.


Un porte-parole du premier ministre Stephen Harper a souligné, par courriel, que « le Canada et la France sont des alliés, mais aussi des partenaires et des amis », réitérant en outre une nouvelle fois le discours des dernières semaines voulant que « les Québécois ne souhaitent pas rouvrir les vieilles chicanes constitutionnelles ». La réaction a été semblable dans l’entourage du chef néodémocrate, Thomas Mulcair, son porte-parole ayant lui aussi noté que « la France est un allié important du Canada et, à ce titre, nous continuons d’apprécier l’intérêt des Français envers le Canada et le respect qu’ils savent démontrer concernant les affaires intérieures du pays ».


Dans le camp bloquiste, sans surprise, on s’est réjoui de cette « continuité ». « Pour nous, c’est le fait que le gouvernement de la France va accompagner le Québec au fur et à mesure de son développement », a noté le chef Daniel Paillé. Le libéral Marc Garneau s’est abstenu de faire des commentaires.

39 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 16 octobre 2012 03 h 55

    Monsieur le Président de la République...

    Monsieur François Hoillande est un homme d'honneur ; Président de la République, il est homme de parole.
    Je me souviens du 14 juillet dernier, une poignée de main, quelques mots échangés et un regard franc...
    Nous Québécois pouvons nous redresser en toute confiance, nous ne sommes plus seuls au monde.

    Vive le Québec libre !

    • henri -s garneau - Inscrit 16 octobre 2012 14 h 28

      Bon ben si vous y croyez que la colonie du Québec les intéressent! Moi j'ai pas besoin des Français pour savoir que j'existe et je ne me suis jamais senti "seul au monde" Franchement!. Arrêtez-donc de les enscenser, ils vous ont laissés tomber pour du rhum et du sucre.

    • Eva Suss-Ellazhun - Inscrite 16 octobre 2012 19 h 10

      Un sondage aujourd'hui montre que plus de 60% des gens interviewés sont favorable au retour à la politique ''non ingérence, non indifférence'' de Hollande. Le problème, c'est que la plupart de gens ne savent même pas ce que ca veut dire exactement et s'arrête au premier énoncé de "non ingérence'', cad, ''foutez nous la paix les Francais''. Ca, tout le monde est d'accord.

    • Edgar Djemy - Inscrit 16 octobre 2012 19 h 57

      @ henri -s garneau
      cela veut tout simplement dire que l'on a besoin des gens pour nous reconnaitre si on decide' de faire du Quebec un pays, le canada ne vous accordera pas se soutient

      cela ne veut pas dire que les Quebecois ne peuvent rien faire sans la France

    • Yves Côté - Abonné 17 octobre 2012 04 h 24

      A Monsieur Garneau.
      D'abord, merci de votre lecture. Malheureusement, il m'est obligé de constater que soit mes propos exposent mal ma pensée, soit vous ne me lisez pas correctement. A vous de juger ?
      Toutefois, je constate que dans un cas comme dans l'autre, un océan d'incompréhensions nous sépare.
      "colonie", dites-vous ? Ah bon !? Qui donc en France ou au Québec a parlé de colonie ? Je veux dire, qui bien sûr que vous ? En tel cas, vous devriez nous expliquer un peu votre point de vue pour que nous puissions tous, lecteurs de votre texte, en juger un minimum.
      En tout cas, moi, si je relis bien mon commentaire, je ne retrouve ce mot nulle part...
      Sur le thème de "moi j'ai pas besoin des Français pour savoir que j'existe", j'abonde tant dans votre sens que je ne comprends même pas pourquoi vous interprétez mes propos comme une déclaration que j'ai de mon côté ce besoin ? Enfin, que j'ai de mon côté le besoin exclusif des Français pour ce faire... Parce que la vérité, c'est que pour savoir qui je suis, qui je suis vraiment, identique mais différent des autres, c'est de tous les humains de la terre dont j'ai besoin. En m'aidant entre autre d'un Anglais du nom de Shakespeare : To be or not to be, that is the question.
      Sur le fait que jamais vous ne vous êtes senti "seul au monde", pour tout en dire sans rien en expliquer, je crois que je vous plaint.
      (suite ci-dessous)

    • Yves Côté - Abonné 17 octobre 2012 04 h 25

      A Monsieur Garneau (suite).
      Pour de ce qui est de l'enscencement de mon court commentaire, je vous précise que celui-ci vise François Hollande, Homme et Président de la République. Relisez doucement et sans vous laissez emporter par vos émotions négatives, vous le constaterez...
      Et finalement, "ils", les Français, ne m'ont jamais laissé tomber. Parce que nous sommes en 2012 et que "ils" n'étaient pas vivants en 1763. Parce que même si "ils" avaient été de ce monde en 1763, "ils" n'auraient rien eu à dire de quoi que ce soit à ce sujet puisqu' "ils" étaient en monarchie absolue.
      Et surtout, parce que moi aussi j'aime bien la chaleur du climat et des Hommes des Antilles françaises, parce que le rhum et le sucre, pardon mais c'est la même affaire puisque le premier n'est que distillation du deuxième...
      J'attend avec impatience votre réponse.

      Et surtout, Vive le Québec libre !

  • Catherine Paquet - Abonnée 16 octobre 2012 05 h 08

    Intéressant parallèle

    La France et le Québec vont demander l'une à Bruxelles et l'autre à Ottawa que "l'exception culturelle soit clairement reconnue dans le traité de libre-échange actuellement en négociation entre le Canada et l’Union européenne". Voyons qui aura le plus d'influence sur ces négociations qui se déroulent à un autre niveau.

    • Edgar Djemy - Inscrit 16 octobre 2012 19 h 57

      oui c'est ca attendons et voyons

  • daniel POUPART - Inscrit 16 octobre 2012 05 h 30

    VISITE DE MADAME PAULINE MAROIS VUE PAR UN FRANCAIS D’EUROPE

    Mon intérêt pour le Canada est venu par le fait qu’un de mes fils a fait un stage à l’École Polytechnique de Montréal, puis des quinze jours de vacances au mois d’août 2012. Je résume mes connaissances sur le Canada qui sont celles de la majorité de mes concitoyens :
    - Le Canada a été découvert par le malouin Jacques CARTIER (1).
    - Montréal a été fondée par Jacques CARTIER ( j’ai appris que c’était faux).
    - « Vive le Québec libre » prononcé par Charles de Gaulle en juillet 1967.
    Ce qui m’intéresse ici c’est l’impact sur l’actualité de la visite de Madame Pauline MAROIS. Je suis désolé pour vous québécois, cette visite semble ne pas avoir suscité beaucoup d’intérêts auprès mes compatriotes. Le résultat est plutôt maigre. Il a été occulté par les propos du ministre de l’Éducation Nationale qui a proposé un débat sur la dépénalisation du cannabis. Sans vouloir vous offenser, la visite de la chancelière allemande Madame Angela MERKEL suscite beaucoup plus d’intérêts et de débats ainsi que celle du président algérien Abdelaziz BOUTEFLIKA . Et puisque faut être provocateur dans la modernité, la visite de Madame MAROIS serait inexistante face la visite de la reine d’Angleterre ( alors là je vais me faire incendier) ou du prince William (c’est comme ça dans notre République, les têtes couronnées sont très bien reconnues. Après tout vaut mieux vivre en paix aujourd’hui).
    Ajoutons la confusion dans laquelle nous voyons le Canada. Qu’est c qui encore français, qu’est ce qui est anglais ? Qui dirige vraiment le pays ?

    (1) Quand mes collègues de l’enseignements me demandaient où je passerais mes vacances cet été je leur répondais «  Dans un pays qui était autrefois la nouvelle France du Roi Soleil ». La question qui me revenais était alors ( pour un monde quand même cultivé) « À bon, c’est où ça ? ». Je ne leur en veux pas car avant de m’intéresser à l’histoire du Canada j’ignorais tout de la Nouvelle France.
    Quand je suis revenu, j’ai testé mes élèves en leur demandant pour

    • Marc Blanchard - Inscrit 16 octobre 2012 08 h 42

      C'est pour le Québec que cette visite est importante. Que les Français y soient assez indifférents importe peu.

      Bravo Mme Marois!

    • Yves Côté - Abonné 16 octobre 2012 08 h 56

      A Monsieur Poupart.
      Votre observation est tout à fait juste.
      Je suis Québécois et habite en France depuis presque vingt ans. J'écris (sans succès) et donne parfois des conférences sur le triangle des relations France-Canada-Québec. Bien que publié, toujours avec beaucoup de mal et jamais par une grande maison d'édition, je peux vous vous confirmer que l'intérêt suscité par mes propos ne dépasse jamais le seuil des salles et des bibliothèques où on me fait l'honneur de me donner la parole.
      En un mot comme en cent, lorsqu'en France les questions politiques du Québec débordent du cadre dans lequel le Canada s'efforce depuis 1995 de les cantonner, aucun média national français n'est intéressé à les diffuser. Il en est de même aussi avec les droits de réponse aux rares articles sur le sujet.
      La raison en est simple : directement, ou plus souvent par l'entremise d'organismes de propagande déguisé en OSBL apolitiques, le Canada attribue de très fortes sommes d'argent et de l'expertise directe à des organisations françaises qui, très généralement en toute bonne foi, présentent en France des événements ou produisent des reportages sur le Québec-Canada.
      (suite ci-dessous)

    • Yves Côté - Abonné 16 octobre 2012 08 h 57

      A Monsieur Poupart (suite et fin)
      Les choses sont si bien faites par le travail des communicateurs canadiens, que le seul fait de tenter de présenter une version différente de la manière officielle canadienne est perçu comme une attaque politique contre l'intégrité du Canada ; jetant les initiateurs français de ces événements et reportages dans un ambarras évident, les Québécois qui pourtant ont les compétences pour rétablir les faits, en arrivent à préférer se taire plutôt que d'obliger ces premiers à prendre une position qui les mettrait en porte-à-faux de leurs si généreux et cordiaux "collaborateurs" canadiens.
      A l'échelle nationale comme internationale, les choses ne se font jamais tout à fait gratuitement par un Canada qui trouve un intérêt politique "unitaire" à effacer les spécificités culturelles et politiques du Québec.
      Par ce petit texte, j'espère avoir participé auprès de vous à éclairer quelques interrogations assez fréquentes qu'on me soumet sur le fait qu'en france, on n'entend presque jamais parler du Québec autrement que de manière folklorique ?
      Merci de m'avoir lu.

    • Jean Lapointe - Abonné 16 octobre 2012 09 h 11

      Je regarde régulièrement Question pour un champion avec Julien Lepers sur TV5.

      Il y a très souvent des questions qui portent sur des Québécois ou sur le Québec. (Et j'en remercie les rédacteurs de questions car c'est très apprécié, de ma part en tout cas.)

      Chaque fois je suis agréablement surpris de constater que la plupart du temps il y a des concurrents qui connaissent les réponses.

      Ce qui me fait croire que les Français en savent beaucoup plus sur nous que vous le pensez monsieur Poupart.

      Par contre il y a un domaine où j'ai remarqué une faiblesse, c'est la géographie.

      On dirait bien que les Français ne sont pas très forts en géographie.

      Et j'ai cru remarquer aussi qu'eux-mêmes le reconnaissent.

      Quant au peu d'importance accordé à la visite de madame Marois en France, il ne faut pas s'en étonner je pense.

      Comme je suis régulièrement ce qu'il se passe en France, j'ai bien vu qu'ils étaient face à de nombreux problèmes très sérieux.

      Comme les relations enre la France et le Québec sont bonnes, il est facile de comprendre pourquoi cela ne fait pas vraiment la nouvelle. Et il n' y a pas de quoi s'en offusquer.

      C'est quand les choses vont mal qu'on en parle.

    • Alex Chevalier - Inscrit 16 octobre 2012 09 h 40

      Les gens retiennent les faits et visages vigoureusement médiatisés à travers le monde, et vous entendrez parler du Canada en général avant d'entendre parler de ses provinces en particulier.

    • Solange Bolduc - Abonnée 16 octobre 2012 10 h 31

      @ M. Poupart,

      Vos commentaires sont assez légers, c'est le moins qu'on puisse dire !

      D'abord, si l'intérêt des Français pour Mme Marois est moindre que celui qu'on accorde à la femme d'État allemande, Mme Angela Merkel, vous oubliez sans doute que cette dernière joue un rôle de premier plan dans la crise de l'Euro, impliquant directement la France et les pays d'Europe en général. Le président Hollande n'a-t-il pas maille à partir avec les politiques économiques qu'elle tente d'imposer aux Français, aux Grecs, etc. ?

      Vous oubliez d'ailleurs que Mme Marois n'est pas encore à la tête d'un État, mais d'une province canadienne !

      Il faudrait peut-être voir à mesurer la valeur que vous accordez, ou que les Français accordent à ces deux femmes, dans les circonstances ? Les Québécois, en majorité, sont assez réalistes pour faire la part des choses, soyez sans crainte ! Et tant qu'à la Couronne d'Angleterre, nos préoccupations sont ailleurs !

      Votre connaissance du Québec me paraît assez superficielle. Est-ce la connaissance qu'aurait acquise votre fils en y séjournant? Bien mince, et je ne m'en vanterais pas!

      Vous écrivez , "Ajoutons la confusion dans laquelle nous voyons le Canada. Qu’est c qui encore français, qu’est ce qui est anglais ? Qui dirige vraiment le pays ?"

      Nous nous battons pour conserver notre langue, le français, langue officielle du Québec, pendant que le reste du Canada, par son bilinguisme abêti, tente de nous imposer l'anglais qui se retrouve partout dans le monde. Dans les rencontres internationales, quelle est la langue dominante ? Confusion, vous dites ?

      Je trouve assez suspecte votre manière de vous adresser à nous Québécois ?

      Et puis, dans votre manière de vous exprimer, la structure de vos phrases me semble assez boiteuse, pour un Français ! J'ai de la difficulté à comprendre exactement ce que vous voulez dire !

      "Qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire..." (?)

    • Solange Bolduc - Abonnée 16 octobre 2012 11 h 03

      Correction : "Ce qui se conçoit bien..." et non "Qui se conçoit bien..."

      Pardonnez cette mauvaise citation !

    • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 16 octobre 2012 13 h 49

      L'important est que la France renoue avec le Québec. Que les Français soient plus ou moins intéressé est secondaire. On sait l'attrait des têtes couronnées et des bling-bling à la Paris-Match sur le bon peuple. La graine est semée et la récolte viendra plus tard.

      Paul Chomedey de Maisonneuve a fondé Montréal en 1642.

      Vous avez intérêt à relire l'histoire de Nouvelle-France. Beaucoup de surprises vous attendent.

    • henri -s garneau - Inscrit 16 octobre 2012 14 h 32

      Les québécois aiment ça faire de l'enflure, ils en ont besoin car ils ont un complexe d'infériorité. Quand tu te sens pas diminué t'as pas besoin d'étaler et de hurler: heille moi j'existe.

    • henri -s garneau - Inscrit 16 octobre 2012 14 h 35

      Mme Solange Bolduc.
      Angela Merkel était connue bien avant la crise européenne!!!! Pauline Marois n'inétresse personne à part la moitié de la province de québec faisant partie comme les autres provinces du pays Canada. Elle n'a aucun pouvoir sauf de prendre du capital politique des causes populistes et irréalistes. Des amateurs.

    • Prénom Nom - Inscrit 16 octobre 2012 20 h 46

      En effet, l'intérêt est plutôt faible pour le Québec en France. Mais c'est bien de famille, puisque par exemple quand je me rend à St-Quentin au Nouveau-Brundswick, ou tout l'affichage est en unilingue français (sans l'aide d'aucune loi 101 s'il-vous-plaît!), je ne sent pas d'avantage d'intérêt de la part des québécois.

      TVA et Radio-Canada y sont les stations de télé principales en français, mais la météo n'y couvre que les régions avoisinantes du Québec. J'ai trouvé ça très dommage. Salutation à St-Quentin et à tous les francos hors Québec en passant!

      Un historien de longue date, Marc Lescarbot, considérait se baser sur les faits en écrivant que la Nouvelle-France aux alentours de 1607 constitutait toute l'Amérique du Nord au nord du tropique du Cancer. Et on ne parle pas du Brésil (bien sûr, les peuples d'Amérique étaient surtout autochtones). Comme l'esprit conquérant, voyageur et aventuriers des francophones s'est atténué depuis!

      M. Lescarbot rappelle d'ailleurs que les français étaient autrefois des grands navigateurs (Portugal=Port des gaulois). Déjà en son temps, les français avaient commencé un élan de replis sur soit et d'esprit du veau d'or. Pour l'heure, la tendance semble se maintenir. Et comme la France et la francophonie deviennent de plus en plus petites!

    • Edgar Djemy - Inscrit 16 octobre 2012 21 h 44

      @ henri -s garneau
      votre haine pour Marois se resent a travers vous ecris
      Mme Solange Bolduc a raison elle est chef d'une province contrairement a Merkel elle est une des tete de l'Union Europeenne vous aussi cultiver

      parceque vous croyez que Charest lui est connu en France ou ailleurs malgres le nombre d'annees qu'il a passe a la tete du Quebec?

      ne vous en faite pas le Quebec sera de plus en plus present en France deja il est grace a la musique

  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 16 octobre 2012 08 h 35

    L'illusion française

    L'attachement du PQ à la France est de nature infantile. Quelle qu'en aient été les raisons, la position brutale de Sarkozy correspond davantage à la réalité actuelle. La France, comme tout pays, n'a que des intérêts.

    Mais ça fait de beaux voyages et de belle photos...

    Pierre Desrosiers
    Val David

    • France Marcotte - Abonnée 16 octobre 2012 09 h 43

      La réalité est malléable, pas une fois pour toute déterminée.
      Cela s'appelle l'Histoire.

    • Solange Bolduc - Abonnée 16 octobre 2012 10 h 33

      Il y a du vrai, beaucoup de vrai dans ce que vous dites !

  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit 16 octobre 2012 08 h 58

    Lire avec attention

    Il faudrait relire avec attention la réponse de la Cour suprême en 1998 (Renvoi relatif à la sécession du Québec). Celle-ci établit clairement que le droit international ne répond pas aux attentes des souverainistes concernant la sécession d’une province de son État-parent. La Cour jugeait, avec raison, que le Québec n’était pas dans une situation telle que le droit à l’autodétermination des peuples pourrait s’exercer (colonialisme, domination…etc.). Ces conditions n’ont pas changé depuis. Celle-ci affirmait par la suite que seule une négociation à l’intérieur du Canada, entre toutes les parties, serait possible advenant un référendum clairement gagné, en s’inscrivant dans le cadre des principes fondateurs suivants: le fédéralisme, la démocratie, le constitutionnalisme et la primauté du droit, et le respect des minorités.
    La France, une et indivisible, fière de l’être, respectueuse du droit international, n’appuiera la sécession du Québec qu’après avoir constaté l’échec de négociations Québec-Canada qui auraient été engagées de bonne foi, de part et d’autre. Elle ne sera donc pas indifférente à son déroulement. Mais son rôle sera celui d’un observateur attentif, n’ayant pas non plus l’intention de s’ingérer.
    Par conséquent, l’appui de la France à la sécession ne viendrait que plus tard. Espérer que ce pays pèse de tout son poids sur nos négociations avec le gouvernement fédéral et les provinces est tout-à-fait illusoire. Le principe de ni indifférence, ni ingérence l’exprime très bien. Espérer autre chose, c’est prendre ses désirs pour des réalités.
    Au lieu de s’accrocher à ses vieilles lunes, le PQ devrait peut-être se pencher plus hardiment sur le fédéralisme canadien. On ne négocie pas sans avoir exploré toutes les avenues. La communauté internationale l’exigerait.

    Jacques Saint-Cyr, Québec