Gentilly-2 : le PLQ veut une commission

Bécancour – L’opposition libérale à Québec réclame la tenue d’une commission parlementaire sur la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, à Bécancour, et demande à la première ministre Pauline Marois de rendre des comptes à la population de la région. Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Jean-Marc Fournier, a réitéré mardi la position de son parti pour la réfection de Gentilly-2 au sortir d’une rencontre à Bécancour avec le comité d’action stratégique pour Gentilly-2, en compagnie de députés libéraux de la région. Il a par ailleurs blâmé sévèrement la première ministre pour son refus de rencontrer la population depuis l’annonce de la fermeture de la centrale, qu’il a qualifiée de « dogmatique ». M. Fournier a estimé que les trois semaines d’absence de Mme Marois depuis l’annonce constituent un affront à la population locale. Il a réclamé qu’une commission parlementaire se penche sur les tenants et aboutissants de cette fermeture, précisant qu’une telle commission devait se tenir dans la région et non pas à distance.

4 commentaires
  • Arthur Desgagnés - Inscrit 10 octobre 2012 23 h 21

    Une corde ...

    Quand je regarde aller Jean-Marc Fournier, je ne puis m'empêcher de penser qu'il est à tisser la corde pour se pendre. Agir avec une telle insouciance, ça frise la folie?
    Pas du tout, c'est qu'il prend pour acquis que la majorité de la population québécoise peut avaler toutes les couleuvres libérales.

  • Alain Hebert - Inscrit 11 octobre 2012 11 h 15

    Deux propositions pour dénouer la situation

    Proposition 1: Attendons quelques jours que SNC Lavalin donne son avis sur le montant annoncé (principalement sur les 700 millions du retubage) et qu'un actuaire se prononce sur les coûts indirects (1 milliard de $). Si les montants sont confirmés, on démantèle G2 à partir de janvier; sinon, on va en commission parlementaire.

    Proposition 2: Lors de la commission parlementaire (si elle a lieu), on invite des représentants des groupes écologiques sociaux (les amis de Daniel Breton) à s'exprimer, en plus de défenseurs du nucléaire. On examinera l'aspect sûreté du réacteur. On examinera aussi les conséquences de la perte de 40 ans d'expertise en génie nucléaire à l'heure où l'Inde et la Chine s'apprètent à construire ~150 nouveaux réacteurs nucléaires. An finale, une proposition sera faite en bonne concience.

  • Robert Dufresne - Inscrit 11 octobre 2012 11 h 42

    Une commission parlementaire,Pourquoi?

    Quand j'entends et lis les propos en faveur d'une commission parlementaire sur la fermeture de Gentilly2,je me pose une seule question,Pourquoi?

    Ces memes gens qui reclament une commission pensent surement faire avorter la fermeture de cette centrale.Alors dites moi pourquoi il faudrait encore payer pour une commission pour une reponse qui demeurera la meme:la centrale va fermer le 28 decembre 2012 et ce sera un soulagement pour les citoyens qui habitent a proximite et pour tous les quebecois en general.

    Quand on parle des 800 emplois perdus,les pro centrale ont l'air de penser que tous les travailleurs vont perdre leur emploi le 28 decembre 2012.C'est absolument faux.Qui de mieux place que ces travailleurs experimentes pour proceder au declassement de la centrale,poser la question,c'est y repondre.

    Je crois sincerement que la plupart des travailleurs de Gentilly 2 vont avoir le temps de prendre leur retraite avant qu'il ne reste qu'un souvenir de cette centrale qui aura fait tant saliver des pros et antis centrale depuis l'annonce de la fermeture definitive d'une bombe a retardement,autant du point de vue financier que securite nucleaire.

    L'argent sauve avec la fermeture sera beaucoup utile ailleurs que dans le nucleaire.

    Robert Dufresne.

    • Alain Hebert - Inscrit 11 octobre 2012 21 h 38

      Le but n'est pas de faire avorter la fermeture de la centrale, mais de comprendre les conséquences de cette fermeture. Éventuellement, de prendre des mesures de mitigation pour compenser les effets néfastes de cette fermeture.