Gentilly-2: le PLQ attaque Marois, SNC-Lavalin songe à exploiter la centrale

Québec — Alors que SNC-Lavalin propose de faire la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2 à coût moindre, l'opposition libérale ne baisse pas les bras et promet de lutter contre la décision «idéologique» du gouvernement péquiste de fermer la centrale de Bécancour.

La députée de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, s'est déchaînée jeudi en entrevue à La Presse canadienne contre la décision annoncée la veille par le gouvernement Marois de tirer un trait sur la seule centrale nucléaire au Québec.

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a fait un choix «improvisé, idéologique et méprisant pour les citoyens de la Mauricie», a fait valoir Mme St-Amand, furieuse que Mme Ouellet et la première ministre Pauline Marois n'aient pas pris la peine de venir rencontrer les décideurs locaux.

«Ils ont pris leur décision sans tenir compte des citoyens de chez nous, des gens qui sont touchés, de l'économie [...] Ça fait un mois qu'ils sont élus et ils sont en train de semer le chaos au Québec et particulièrement chez nous en Mauricie», a pesté la députée.

La ministre Ouellet a scellé le sort de Gentilly-2 sur la base d'un rapport d'Hydro-Québec qui estime aujourd'hui à 4,3 milliards le coût de la réfection de la centrale, plus du double de la facture prévue en 2008.

D'après le rapport, la croissance des coûts de réfection combinée à la baisse du prix de l'électricité sur le marché ne justifie plus l'investissement dans la filière nucléaire.

Mais ces arguments ne sont pas suffisamment convaincants aux yeux de la députée de Trois-Rivières, pour qui le rapport d'Hydro-Québec semble n'avoir retenu que le scénario le plus pessimiste pour valider la fermeture d'un complexe employant près de 800 personnes.

Selon elle, les coûts de réfection ne sont pas les seuls facteurs à considérer dans la décision. L'ancien gouvernement libéral, a-t-elle rappelé, souhaitait obtenir des données sur la viabilité des installations.

«Si à 4,3 milliards [la centrale] en avait rapporté 10 milliards, est-ce que Mme Ouellet aurait été d'accord avec la fermeture de Gentilly-2?», a soulevé Mme St-Amand.

Pour la députée trifluvienne, il est du devoir de Mme Marois, de Mme Ouellet et du p.-d.g. d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, de se rendre en Mauricie pour écouter ce que les intervenants locaux ont à dire.

«Il faut entendre les experts, les gens du milieu, qu'ils viennent rencontrer la mairesse, la Chambre de commerce, qu'ils nous donnent des explications sur les chiffres, la ventilation des coûts, d'où ils proviennent. Les gens chez nous se sentent mis de côté, se sentent inconsidérés», a-t-elle dit.

Les libéraux exigent également une commission parlementaire pour faire le tour du dossier, une revendication qu'ils partagent avec la Coalition avenir Québec (CAQ). Une différence notable toutefois: la CAQ ne remet pas en question la décision du gouvernement de déclasser la centrale.

«C'est la décision du gouvernement et on va l'accepter, mais on veut quand même poser des questions à Hydro-Québec sur la sécurité énergétique, sur l'approvisionnement et sur les coûts. Je veux qu'on nous explique comment on est arrivé à 4,3 milliards (pour la réfection de Gentilly-2) alors que le coût a été de 2,4 milliards pour Pointe Lepreau (une centrale jumelle)», a déclaré le député de la CAQ, François Bonnardel.

SNC-Lavalin veut s'impliquer

La multinationale demande du temps pour examiner les données du rapport d'Hydro-Québec et suggère même d'exploiter la centrale de Bécancour avec un bail, une autre option, comme dans d'autres pays. Elle met donc en garde le gouvernement Marois contre la précipitation dans ce dossier.

SNC-Lavalin réagit ainsi à l'annonce de la fermeture de la seule centrale nucléaire du Québec. Hydro plaide en effet que la réfection coûterait 4,3 milliards $ et n'est pas économiquement viable, parce qu'elle produirait de l'électricité à un coût supérieur au marché.

Le déclassement a donc été choisi, au coût de 1,8 milliard, sur 50 ans.

SNC-Lavalin semble prudemment remettre en doute les données d'Hydro-Québec. Propriétaire de la technologie du réacteur Candu utilisée à Gentilly, l'entreprise ne cache pas son intérêt dans la réfection, voire l'exploitation, de la centrale.

Le vice-président exécutif de SNC-Lavalin et membre du conseil d'administration de Candu, Patrick Lamarre, estime que l'expérience de son entreprise dans la réfection d'équipements similaires ailleurs au Canada et dans le monde rend ce type de projet de moins en moins onéreux.

«On va être rendu à six-sept [projets de réfection du même genre]», a-t-il dit dans une entrevue téléphonique à La Presse canadienne jeudi.

«On a une meilleure connaissance des coûts, de la productivité, alors les outils sont démontrés, les équipes se déplacent de chantier en chantier, on a une meilleure confiance en la capacité d'exécution dans des coûts moindres que ce qui a été fait jusqu'à maintenant.»

Il n'a toutefois pas avancé de chiffres précis, un exemple de coûts, pas plus qu'il n'a contesté ouvertement l'estimation de 4,3 milliards d'Hydro.

Mais il veut voir les données d'Hydro et «travailler avec le gouvernement» pour prendre en compte les hypothèses et les chantiers les plus récents, «pour voir s'il n'y a pas une occasion de revoir cet estimé».

«Est-ce qu'on peut avoir plus de temps pour mieux comprendre et mieux comparer quels seraient les vrais coûts avec les dernières informations?» a-t-il demandé, pour éviter en quelque sorte l'empressement.

Certes, a-t-il admis, il y a eu des dépassements de coûts à Pointe Lepreau (N.-B.) et la centrale ontarienne Bruce, mais dans ce dernier cas, il en coûtera 4,8 milliards pour deux centrales, pas seulement une, a-t-il argué.

SNC-Lavalin propose par ailleurs une autre option: reprendre la centrale à bail, à l'instar de ce qui se fait aux États-Unis et en France, mais aussi, justement, pour Bruce, en Ontario. Candu est intéressée à s'occuper de la réfection, de l'exploitation, voire du déclassement, mais Hydro demeure propriétaire des installations. Un contrat d'approvisionnement en électricité lierait la société d'État à Candu, avec un tarif établi.

Il assure que l'entreprise assumerait néanmoins une part de risque, et qu'en cas d'accident, la responsabilité pourrait être partagée, dépendant des cas.
50 commentaires
  • Claude Boucher - Abonné 4 octobre 2012 18 h 05

    SNC-Lavalin nous prend pour des valises

    Pourquoi Hydro-Québec prendrait-elle des risques avec Gentilly-2 en la confiant à une entreprise (CANDU Energy) qui n'a pas fait ses preuves dans deux chantiers précédents? Et à moins de se faire offrir l'électricité à 4¢/kWh qui est un prix raisonnable dans le marché actuel de l'exportation, pourquoi Hydro-Québec concluerait-elle un contrat d'achat de production?

    Quant au PLQ, il se ridiculise chaque jour davantage avec ces hurlements stridents. Doit-on comprendre qu'ils étaient prêts à sacrifier 215 million $ de profits par année pour maintenir une centrale non rentable? Pathétique.

    G-2 doit être fermée avant le 31 décembre, elle le sera. Qu'on cesse les diversions et qu'on discute maintenant d'une nouvelle stratégie de développement économique pour la région.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 4 octobre 2012 19 h 45

      Dehors le nucléaire!

    • Georges Washington - Inscrit 4 octobre 2012 20 h 03

      Les parcs éoliens qui appartiennent au privé vendent à 7,5¢/kWh pour les premiers parcs et à 12,5¢/kWh pour les plus récents. Le barrage de la Romaine vendra à 6,4¢/kWh.

      Et vous, vous voulez imposer 4¢/kWh.

      Les propriétaires de parcs éoliens possèdent des contrats d'approvisionnement de HQ à des prix indécents pour des périodes de 25 ans.

      Avez-vous pris la peine de faire le calcul, même approximatif pour savoir de combien de milliards de dollars les contribuables Québécois se faisaient flouer sur une période de 25 ans?

      Je vous suggère fortement de le faire, je l'ai fait et ça représente au moins six fois Gentilly-2.

      De quoi s'offrir la gratuité scolaire et un réseau de la santé de classe mondiale.

    • Éric Cyr - Inscrit 4 octobre 2012 20 h 53

      @Daniel Savard
      C'est pas parce que John James a enlevé les contrats aux Québécois en 2006 pour mieux nous flouer par des firmes étrangères que c'est un modèle et un exemple à suivre!
      La ministre devrait mettre la hache dans ces contrats aussi et redonner les redonner pour des éoliennes d'ici à dimensions humaines, sur lesquelles nous aurons un contrôle.

      J'ai vu un ingénieur d'hydro-Québec dire que les éoliennes de G-E étaient MOINS efficaces que les anciens modèles. Ce qui leur fait de plus juteux contrats, et on peut penser que l'obsolescence planifiée n'est pas morte pour le secteur privé.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 4 octobre 2012 21 h 00

      H-Q paie en moyenne 8,6 cents le kw/h pour l'éolien.

      Gentilly-2 aurait coûté 140% à 200% et plus du prix moyen de l'éolien. (12 cents par kW/h à plus de 16 cents par kW/h selon les estimations)

      Ah et en passant, H-Q est en surplus, pour des années. Donc l'électricité de Gentilly-2 aurait été invendable.

      Il n'y a aucun argument économique valable pour la réfection de Gentilly-2. Sauf à vouloir atomiser le budget du Québec.

    • Georges Washington - Inscrit 4 octobre 2012 21 h 34

      @Eric Cyr,

      où est-ce que je parle d'un modèle à suivre?

      L'éolien n'est pas profitable et rentable au Québec, peu importe le modèle. C'est assez clair. Ça ne l'était pas sous Bernard Landry, ça ne l'était pas sous Jean Charest et ça ne le sera pas tant que l'électricité ne sera pas à plus de 10¢/kWh, soit dans environ 25 ans, quand les contrats des parcs arriveront à échéance. Nous aurons financé ces parcs qui seront ensuite libres de revendre à qui ils voudront au prix du marché à ce moment-là.

      Même si HQ était propriétaire des parcs, ça ne les rendraient pas plus rentables.

      Vous vous attaquez au mauvais problème en croyant qu'il s'agit d'un type de modèle ou autre chose du genre.

      L'éolien est rentable ailleurs dans le monde parce qu'ils paient leur électricité beaucoup plus cher qu'ici, c'est simple à comprendre.

    • Claude Boucher - Abonné 4 octobre 2012 21 h 59

      Comme je l'ai déjà écrit à M. Savard, les éoliennes c'est un autre débat et une autre type économique en raison de l'organisation du secteur de l'électriicté au Québec.

      Hydro-Québec Production n'a pas besoin de la production de Gentilly-2 parce qu'elle ne prévoit pas pouvoir la vendre à plus de 4¢/kWh dans un avenir prévisible.

      Mais il ne saurait être question de signer un genre de PPP tel qu'envisagé par la firme de génie-conseil, où HQ prend (pratiquement) tous les risques alors que l'entreprise empocherait tous les profits. On est pas aussi mal pris qu'OPG l'était lorsqu'ils ont accepté cette entente de dupes avec Bruce Power.

      Surtout que la crédibilité de l'entreprise est entachée par les retards dans ses projets nucléaires précédents et par le parfum putride de scandale qui se dégage de ses officines.

      Pour ce qui est des éoliennes signées par le gouvernement libéral précédent, il faudra honorer les contrats qui ont été signés entre HQ Distribution et les fournisseurs. Après tout, ce qui est bon avec Churchill Falls est bon pour nous aussi!

      S'il n'en tenait qu'à moi, HQ n'irait pas en appel d'offres pour le dernier 700 MW d'éoliennes avant d'évaluer d'abord s'il ne serait pas profitable d'installer des éoliennes dans les réservoirs de la Romaine avant la mise en eau ou une autre alternative du genre. Le modèle de développement éolien imposé par le gouvernement libéral ne convient pas et il faut le modifier.

    • Georges Washington - Inscrit 5 octobre 2012 10 h 55

      M. Boucher,

      vous noyez le poisson dans des détails comptables qui n'ont aucun rapport.

      Le prix du kWh produit par rapport à celui du marché est suffisant. Peu importe qui a la propriété de l'infrastructure. En bout de ligne, c'est le client qui paie. Et le client, c'est vous et moi.

      Calculez de combien de milliards sur 25 ans les clients de HQ paieront en trop pour des méthodes de production qui ne sont pas rentables. C'est la seule question valable à se poser dans ce dossier.

      Et si Gentilly-2 doit être fermée pour des raisons de rentabilité, il est clair que c'est aussi le cas de tous les parcs éoliens existants et de tout ceux en projet actuellement. Ce sont des gouffres financiers au même titre, sinon plus, que Gentilly-2.

  • Jean-Louis Girard - Inscrit 4 octobre 2012 18 h 21

    Écoutez les gens de SNC-Lavalin

    Avant de précipiter une fermeture..

    • Cyril Dionne - Abonné 4 octobre 2012 19 h 26

      Vraiment!

    • Djosef Bouteu - Inscrit 4 octobre 2012 19 h 28

      Écoutez tous les indicateurs économique et écologiques avant de retarder la fermeture.

      Madame St-Amand prend les Québécois pour des idiots.

      SNC-Lavalin, dont la mauvaise réputation sur tous les tableaux est pleinement méritée, devrait se garder une petite gêne.

      Qu'est-ce qu'on disait déjà à propos d'arrêter de donner des contrats à des entreprises coupables de corruption? Ah oui, on arrête.
      Message à SNC-Lavalin : Le nucléaire au Québec, c'est comme Kadhafi. C'est mort. On sort les vidanges.

      http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom

    • Louis-Marie Papineau-Leroy - Inscrit 4 octobre 2012 19 h 36

      Ah oui ! je veux bien entendre ce que SNC a à nous dire sur ses affaires avec la Lybie. Ah oui, ça je veux bien bien, j'en meure d'envie et d'impatience. On verra après si il y a matière à tendre l'oreille davantage pour Gentilly.

    • Alain Hebert - Inscrit 5 octobre 2012 16 h 26

      @J-L. Girard
      Il apparaît de plus en plus probable (mais pas encore certain à 100%) que le rapport de HQ qui mentionne un coût de 4.3 milliards est un rapport de complaisance commandé par Thierry Vandal dans le bût de préserver son parachute doré. Personne de chez SNC-Lavalin ne semble confirmer ce montant. Pourtant, ce sont les seuls à avoir l'expertise de la rénovation du coeur.

      Seule une commission parlementaire permettrait d'y voir clair.

      Bravo le PQ. On commence déjà à s'ennuyer de Charest (enfin, presque!).

  • Christian Methot - Abonné 4 octobre 2012 18 h 45

    S'assurer des dépassements de coûts

    Quoi de plus doux et profitable pour une firme de génie conseil que de proposer des contrats au gouvernement à bas prix, puis de faire exploser la facture et exiger davantage en dépassements de coûts.

    Dans le cas de Gentilly-2, le gouvernement va être coincé et, question de sécurité, devra verser les sommes supplémentaires qui seront inévitablement réclamées par SNC-Lavalin.

    Comment ces firmes, qui sont à peine capable d'évaluer avec exactitude le prix, sans exiger de dépassements de coûts, d'une "stripe" de béton et de bitume (une route), peuvent avoir l'outrecuidance d'affirmer être en mesure d'estimer précisément le coût d'une réfection d'une centrale nucléaire ?

    Je pense que nos firmes de génie-conseil ont malheureusement fait la démonstration qu'elles ne sont qu'intéressées à siphonner le plus d'argent possible dans les poches des contribuables.

    J'espère que le gouvernement les renverra à leurs tables à dessin.

  • Cyril Dionne - Abonné 4 octobre 2012 19 h 11

    Bienvenue à SNC-Lavalin dans le monde merveilleux du nucléaire

    Si l'industrie privée via SNC-Lavalin veut investir et subventionner Gentilly-2 à 100%, ils sont les bienvenus. Ils devront aussi s'occuper de la réfection, de l'exploitation et du déclassement tout en devenant propriétaire de cette centrale. Ah oui, selon les actuaires d'Hydro Québec, le prix de vente est de 1,2 milliard pour ses immobilisations corporelles. Aussi, en cas d'accident, leur degré de responsabilité sera à 100%.

    Le gouvernement devra s'assurer que SNC-Lavalin mettra des sommes énormes (milliards) dans un fond intouchable afin de pouvoir subventionner le démantèlement du réacteur et ainsi disposer des déchets. Pour Gentilly-2, on parle d'environ 10 milliards, échelonner sur une période 50 ans. Aussi, il va falloir vendre ces kWh au même prix du marché, soit environ 6 à 8 sous. Et le public ne devra en aucun cas, subventionner cette industrie qui produit à la tonne des déchets hautement radioactifs dont on ne sait que faire et on n'a pas encore trouvé de solution pour en disposer de façon sécuritaire.

    Si toutes ces conditions sont remplies, félicitations à SNC-Lavalin, ils seront les nouveaux propriétaires. Bienvenue dans le monde merveilleux du nucléaire.

    • Georges Washington - Inscrit 4 octobre 2012 19 h 45

      Exigez-vous que les propriétaires des parcs éoliens en fassent autant concernant le prix du kWh? Ils vendent jusqu'à deux fois le prix du marché avec des contrats béton d'approvisionnement de 25 ans de HQ.

      Soyez un peu consistant dans votre approche et osez donc demander la même chose pour le éolien. D'autant plus que ces parcs n'appartiennent même pas aux contribuables ni à la société d'Etat.

    • François Ricard - Inscrit 4 octobre 2012 20 h 13

      @Daniel Savard

      L'exploitation de l'énergie éolienne par le gouvernement Charest a été fait en fonction de petits amis du parti. C'est la rasion que nous nous retrouvons avec des oarfcs éoliens dans des endroits habités.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 4 octobre 2012 20 h 31

      Le jour où les éoliennes produiront des déchets hautement dangereux, permanents, demanderont plus de 50 ans à démanteler et auront le potentiel de contaminer la vallée du Saint-Laurent, on pourra comparer des pommes avec des pommes.

    • Georges Washington - Inscrit 4 octobre 2012 21 h 36

      M. Ricard,

      vous faites fausse route. Même sous Bernard Landry les éoliennes n'étaient pas rentables. C'est Bernard Landry qui a lancé le bal des éoliennes pour créer des emplois en Gaspésie suite à la fermeture de la mine de Murdochville et à l'échec de Gaspésia.

      Il a obligé HQ à signer des contrats à 7,5¢/kWh pour des parcs éoliens appartenant à des tièrces parties alors que le prix du marché à l'époque était de 4¢/kWh.

      Ce n'est pas une question partisanne de gouvernement. L'éolien c'est bon ailleurs dans le monde où l'électricité est au-dessus de 10¢/kWh, mais pas au Québec avant quelques décennies.

    • Cyril Dionne - Abonné 4 octobre 2012 21 h 43

      @Daniel Savard

      Mais les parcs éoliens ne polluent pas.

      Et où allez-vous stocker ces déchets radioactifs de votre chère Gentilly-2? Dans le sous-sol du bouclier canadien? Une autre erreur. Tous les mineurs vous diront que la roche peut se fissurer à tout moment et qu'on retrouve, en permanence, de l'eau qui s'infiltre dans les caves souterraines. Et l'eau et le métal, ne font pas bon ménage. Rien ne peut contenir ces déchets à part des solutions temporaires que l'on retrouve dans les différentes centrales nucléaires où les déchets qui sortent des réacteurs sont refroidis par des millions de litres d'eau dans des piscines immenses, ceci, 24 heures sur 24, 7 jours par semaines et 365.25 jours par année. Mais entre-temps, où allons-nous entreposer ces stocks irradiés, dans votre cour?

      Au États-Unis, le site de Yucca Mountain au Nevada semblait être l'endroit idéal pour stocker les produits hautement irradiés provenant des centrales nucléaires américaines. Mais même en plein désert, les scientifiques se sont aperçus de la présence de trace d'humidité dans les nombreuses galeries souterraines qu'ils avaient creusées et donc le projet a été rejeté en 2009 par l'administration du président Obama suite aux garanties géologiques jugées insuffisantes. Et même qu'en 2005, on avait évalué que les 60 milliards du budget alloué pour cette entreprise serait nettement insuffisant.

      M. Savard, êtes-vous déjà allé dans une centrale nucléaire? Entrez à l'intérieur dans le sarcophage de ciment et voir de face un réacteur en arrêt temporaire en portant des combinaisons qui insuffle une pression positive continue et qui rappellent ceux qu'utilisent les astronautes de la NASA dans les navettes spatiales. J'ai y travaillé. Et je peux vous dire aussi que jamais je n'habiterais près d'une centrale nucléaire après avoir vu ce que j'ai vu là-bas.

    • Francis Paradis - Inscrit 5 octobre 2012 01 h 13

      Sans compter qu'il est normal de subventionner les énergies vertes qui sont en plein développement et qui seront éventuellement beaucoup plus rentable.
      Pas mal plus normal, en tout cas, que subventionner les déchets nucléaires ou l'extraction de l'amiante cancérigène.

    • Georges Washington - Inscrit 5 octobre 2012 10 h 52

      L'arguement de HQ et du gouvernement pour fermer Gentilly-2 est strictement financier.

  • Jacques Morissette - Abonné 4 octobre 2012 19 h 17

    Vous dites idéologie.

    Dans le fond, le parti Libéral défend son idéologie de l'économie et le PQ défend l'idéologie de l'environnement. J'aime beaucoup mieux l'idéologie de l'environnement du PQ que celle bornée de l'économie des Libéraux. L'environnemet, je sais que c'est pour la santé et le bien-être de tout le monde, ce qui n'est pas le cas pour l'économie des dinosaures du parti Libéral.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 4 octobre 2012 20 h 37

      Le Parti libéral fut d'une grande incompétence en matière d'économie, faisant exploser la dette du Québec tout en coupant les services et en augmentant les taxes pour 95% des contribuables lors de leurs mandats majoritaires.

      Le tout avec en trame de fond l'installation de la mafia et de la corruption à tous les échelons du gouvernement. La mafia (Franco Fava) avait son mot à dire dans la nomination des juges. Et je vous parle même pas des activités de financement du PLQ...

      Si l'économie est l'idéologie libérale, je suis content qu'ils ne se soient pas trop «occupé» de l'environnement.