PLQ: Couillard annonce qu'il prendra part à la course au leadership

Philippe Couillard, félicité par Benoît Pelletier.<br />
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Philippe Couillard, félicité par Benoît Pelletier.

À moins d'une surprise, les pièces maîtresse de la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) sont désormais toutes en place avec la confirmation, mercredi, de la candidature de Philippe Couillard.

M.Couillard, un neurochirurgien qui a été ministre de la Santé et des Services sociaux au sein du gouvernement libéral de 2003 à 2008, sera ainsi l'adversaire des anciens ministres Raymond Bachand et Pierre Moreau en vue de succéder à Jean Charest.

Bien que certains sondages le donnaient déjà meneur, M. Couillard a été le seul candidat à devoir parler de son intégrité en annonçant sa candidature. Il a défendu sa décision de se joindre à un fonds d'investissements privé oeuvrant dans le domaine de la santé après son départ de la politique en invoquant le fait que ce fonds n'a jamais de relation d'affaires avec le gouvernement du Québec.

M. Couillard a cependant reconnu qu'avec le recul, il aurait probablement procédé autrement pour mieux expliquer ce passage au secteur privé au moment de son départ.

En annonçant sa candidature, Philippe Couillard a longuement insisté sur l'identité québécoise et son attachement au fédéralisme canadien. Il a dénoncé au passage le projet du Parti québécois d'instaurer une citoyenneté québécoise, estimant que les critères avancés jusqu'ici laissent entendre une volonté qu'il estime inacceptable de catégoriser ces citoyens selon leur langue ou leur origine.

Par ailleurs, il a aussi cherché à placer sa candidature sous le signe de l'économie, de l'innovation et de la justice sociale, se disant être le candidat capable d'unir d'abord les libéraux et ensuite tous les Québécois.

Plusieurs députés et ex-ministres étaient venus appuyer sa candidature, notamment Sam Hamad et Kathleen Weil, qui coprésideront sa campagne, ainsi que Yves Bolduc, Michel Audet, Benoît Pelletier et Yvon Marcoux.

Philippe Couillard, qui est âgé de 55 ans, a tour à tour été député de Mont-Royal, à Montréal, et de Jean-Talon, à Québec. Depuis son retrait de la politique, il y a quatre ans, il a oeuvré dans le secteur privé, notamment à titre de membre de conseils d'administration. Il a aussi été à l'emploi de l'Université McGill.

15 commentaires
  • Bernard Gervais - Inscrit 3 octobre 2012 11 h 58

    Réputation surfaite

    Qu'a fait de si remarquble M. Couillard quand il était membre de l'ancien gouvernement de Jean Charest ? De plus, comme on le sait, il s'est négocié un poste dans une entreprise privée alors qu'il était encore ministre de Santé...

    Si j'étais un militant libéral (ce qui n'a jamais été le cas), je donnerais sans hésitation mon appui plutôt à Moreau ou Bachand !

    • Sylvain Auclair - Abonné 3 octobre 2012 12 h 25

      Mais si vous étiez un militant libéral, peut-être voteriez-vous pour celui qui a le plus de chances de gagner, c'est-à-dire Couillard. Difficile à croire? Cela montre que vous n'êtes sans doute pas fait pour être un militant libéral.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 3 octobre 2012 12 h 36

      Vive le privé.

      Il veut tout simplement faire une place au privé en santé et pour la plupart des québécois, c'est une bonne chose.
      Moins de gouvernement = moins de corruption

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 3 octobre 2012 12 h 40

      En passant, vous auriez aimés mieux qu'il fasse du chômage??
      Un Québécois travaillant.... on vas en avoir de moins en mois avec Pauline....

    • Sylvain Auclair - Abonné 3 octobre 2012 14 h 54

      Moins de gouvernement, moins de corruption? Et que dites-vous de ce qu'on entend tous les jours à la Commission Charbonneau? Si les travaux de voirie étaient accomplis par les villes plutôt que par le privé, qui aurait avantage à corrompre les élus? Personne.

      Mais d'une certaine manière, vous avez raison, monsieur Lamontagne. Pas besoin de corrompre le privé s'il suffit de payer plus cher pour obtenir le traitement Platine et passer devant les autres.

  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 3 octobre 2012 12 h 08

    Y'a toujours bien des limites

    Je veux bien croire que les Québécois sont amnésiques, ne possèdent pas de jugement, se suffisent des grandes titres et veulent d'un bon père de famille pour s'occuper d'eux, mais tout de même, dans quel genre d'époque aveugle et inconsciente faut-il exister pour voir M. Couillard redescendre de son paradis doré pour refaire le plein dans le coffre collectif?

    Pas de doute qu'au moins 30% des Québécois se presseront pour lui en offrir les clés.

    • Jean-Luc St-Pierre - Inscrit 3 octobre 2012 12 h 31

      Magnifique réponse ! Ça fait toujours du bien de voir que la lucidité n'est pas complètement morte, même dans cet âge d'or de la désinformation et de l'ignorance glorifiée.

  • Dominic Lamontagne - Inscrit 3 octobre 2012 12 h 43

    PQ

    Pour l'instant, c'est une personne du PQ qui a été nommée dans la commission Charbonneau......

    • Sylvain Auclair - Abonné 3 octobre 2012 14 h 55

      Les membres de la mafia et les cadres nommés par le maire de Montréal sont des péquistes?

    • Louka Paradis - Inscrit 3 octobre 2012 16 h 37

      Une montagne de désinformation...

      Louka Paradis, Gatineau

  • Stanislas Vézina - Inscrit 3 octobre 2012 16 h 26

    Raison d'équité

    Selon ce que j'entends à la commission Charbonneau, je ne suis pas en mesure de donner mon avis sur les postulants à la chefferie libérale tant que la commission Charbonneau n'aura pas terminée ses travaux.

  • France Marcotte - Abonnée 3 octobre 2012 16 h 40

    En tout cas, ça fait du bien de ne plus avoir maître Charest dans le décor

    Ce parti avait-il des idées ces dernières années ou son existence tenait-elle à la personne de son chef?

    On dirait qu'on part de zéro, faut mettre du contenu dans l'enveloppe...rouge.

    M.Couillard a de la prestance, mais comme prestation?

    Que veut ou peut ce parti pour le Québec? On ne voit pas très bien.

    Veut-il autre chose que de durer parce qu'il dure depuis longtemps, parce qu'il lui faut durer?

    Faudra pas se laisser prendre dans le filet des palabres et perdre de vue ce qui compte: ce que ces gens nous veulent.