Course à la chefferie du Parti libéral du Québec - Bachand veut incarner le changement

Raymond Bachand a officialisé vendredi sa candidature à la chefferie du PLQ.
Photo: - Le Devoir Raymond Bachand a officialisé vendredi sa candidature à la chefferie du PLQ.

Il est le premier à sauter dans la mêlée, mais Philippe Couillard et Pierre Moreau devraient le rejoindre sous peu.


« C’est une longue marche qui commence aujourd’hui », a déclaré le député d’Outremont à l’occasion d’une conférence de presse à l’Auberge de l’oratoire Saint-Joseph. Il ne faut pas voir un choix symbolique à lancer une campagne au pied d’un lieu de culte, mais un choix pratique, a-t-il précisé.


Prenant acte d’une « érosion » de l’appui populaire à sa formation politique, Raymond Bachand s’affairera à ce que le PLQ « redevienne le grand parti du Québec », notamment en suscitant les débats d’idées dans ses rangs. « 32 %, ce n’est pas suffisant. […] Il faut donner de la liberté de parole à nos militants. Il faut écouter les Québécois », a-t-il expliqué, tendant la main notamment aux « nationalistes du Québec ». « Il faut unir, et non pas diviser. »


L’homme politique âgé de 64 ans « incarne l’expérience, mais il incarne aussi le changement que veulent nos militants [et] les Québécois, et dont notre parti et la population du Québec ont grandement besoin », a affirmé la députée de Trois-Rivières, Danielle St-Amant.

 

Intégrité


Se distançant soigneusement du gouvernement Charest - et des allégations de conflits d’intérêts l’ayant émaillé -, M. Bachand a assuré qu’il ne fera « aucun compromis […] sur les questions d’intégrité ».


Il a également admis que la contribution santé n’était « peut-être […] pas l’idée du siècle » et qu’elle « aurait pu être plus progressive ».


En revanche, l’ancien ministre des Finances s’est montré solidaire de la décision de l’équipe libérale d’imposer une hausse des droits de scolarité. En marge du sommet sur l’éducation postsecondaire organisé par le gouvernement Marois, M. Bachand compte ouvrir un « débat » avec les membres du PLQ sur le financement des universités québécoises. « Moi, je pense que les étudiants doivent contribuer, donc payer leur part. Je ne reviens pas sur ça », a-t-il déclaré avant de suggérer une première idée : « Est-ce que ça devrait être le même prix dans toutes les universités ? »


« Il a pris des décisions difficiles mais surtout courageuses afin de permettre au Québec de traverser une des pires crises économiques de notre génération », a indiqué Lise Thériault.


La députée d’Anjou -Louis-Riel assumera la présidence de la campagne de Raymond Bachand. Pour afficher ses couleurs, elle a dû abandonner son poste de leader parlementaire adjointe de l’opposition officielle, renonçant ainsi à une prime de 18 000 $.


En plus de compter sur l’appui des députés Lise Thériault, Danielle St-Amant, Guy Ouellet et Christine St-Pierre, Raymond Bachand peut s’enorgueillir de bénéficier de la caution morale de l’épouse de l’ancien premier ministre Robert Bourassa, Andrée Simard.


À un journaliste le questionnant sur son « manque de charisme allégué », Raymond Bachand a soutenu qu’« être ministre des Finances, il faut que chaque mot soit soupesé, il faut rassurer les gens ».


« Vous connaissez le ministre des Finances. Nous, nous connaissons l’homme derrière le ministre », a lancé Mme Thériault, décrivant notamment un homme qui a un sens de l’humour aigu.

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