Québec solidaire influence le gouvernement Marois, selon Khadir

Après avoir prêté les serments d'usage au Salon rouge de l'Assemblée nationale, Françoise David et Amir Khadir ont salué les décisions prises jusqu'ici par le Parti québécois au pouvoir.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Après avoir prêté les serments d'usage au Salon rouge de l'Assemblée nationale, Françoise David et Amir Khadir ont salué les décisions prises jusqu'ici par le Parti québécois au pouvoir.

Québec – Québec solidaire a applaudi mercredi le départ sur les chapeaux de roue du gouvernement Marois, s'attribuant une bonne part du mérite des décisions annoncées en cascade depuis le scrutin.

Après avoir prêté les serments d'usage au Salon rouge de l'Assemblée nationale – où le drapeau du Canada avait été retiré – les deux porte-parole de la formation de gauche, Amir Khadir et Françoise David, ont salué les décisions prises jusqu'ici par le Parti québécois au pouvoir.

Ils ont assuré le gouvernement de Pauline Marois de leur appui dans un bon nombre de dossiers, notamment sur les hausses d'impôt rétroactives réservées aux nantis.

La rétroactivité de la hausse «ne gêne pas du tout» Québec solidaire, a dit Mme David, qui estime «logique» de refiler à la charge des plus riches le manque à gagner qu'entraînera l'abolition de la contribution santé promise par le Parti québécois.

Sur cet enjeu comme pour d'autres, l'influence de Québec solidaire sur le nouveau gouvernement est palpable, s'est réjoui de son côté M. Khadir.

«Il suffit de voir les orientations récentes prises par le gouvernement et nous en sommes parfaitement heureux: la hausse d'impôt des très riches à qui on demande de rencontrer leurs responsabilités, le moratoire sur les gaz de schiste, l'abandon de l'amiante et du nucléaire et enfin la réforme de l'industrie minière», a-t-il énuméré.

Le parti de gauche espère étendre encore davantage son influence sur le gouvernement au cours des prochains mois, entre autres sur la question des droits de scolarité.

Québec solidaire est un parti qui prône la gratuité scolaire, a rappelé Mme David, qui a défait Nicolas Girard, une grosse pointure du Parti québécois, dans la circonscription de Gouin le 4 septembre.


Par Martin Ouellet

18 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 26 septembre 2012 18 h 00

    Du côté du 5%

    Mme Marois en effet semble plus pencher du côté du 5% que représente QS ..."faisons payer les riches" et les verts pour diriger l'industrie...que du côté des deux partis représentant les deux tiers des citoyens...baisser les impôts et couper dans la bureaucratie..

  • Michele Johnston - Inscrit 26 septembre 2012 18 h 06

    Non !!!

    L'application d'une mesure fiscale avec effet rétroactif doit être évacuée de notre paysage législatif et je suis extrêmement déçue pour ne pas dire choquée de la position de Québec solidaire (et du PQ bien entendu) sur ce point. La petite rhétorique du «faisons payer les riches» dont QS fait son fer de lance leur fait perdre à la foi sens commun et bon discernement. C'est ok de vouloir gagner des votes mais il y a des limites. Je ne veux pas croire que le Québec en est rendu là. Battre le gouvernement en chambre sur une telle mesure rétroactive et provoquer une élection, absolument. Je ne veux pas d'un tel précédent dans nos lois. Le Parti Libéral et la CAQ doivent se tenir debout là dessus.

    • Luc Archambault - Abonné 26 septembre 2012 22 h 02

      La hausse s'applique à l'année fiscale en cours dont les impôts sont payables dans ± six mois.

      Elle n'est pas rétroactive ! Pou être rétroactive il faudrait qu'elle s'applique à l'année fiscale 2011 dont les impôts ont été payés en 2012.

      Des hausses pour les nantis, des nantis qui ne pouvaient pas ne pas savoir qu'une forte probabilité faisait en sorte dès le début de l'année qu'elles s'appliqueraient à leurs revenus, cela, ne serait-ce qu'en prenant connaissance des sondages qui donnaient le PQ gagnant ou « menaçant » de l'être.

      Le PQ n'a pas fait de cachettes. La contribution santé régressive serait annulée pour l'année fiscale 2012 dans les 100 jours suivant l'élection du 4 sept. 2012, une annulation compensée par une hausse de la contribution fiscale des revenus imposables des nantis. Quel est le problème ?

      Déchirer sa chemise contre une soi-disant rétroactivité n'a de sens que partisan, rien à voir avec la réalité fiscale de l'année en cours. C'est le n'importe quoi propagandiste politique et médiatique d'une minorité qui refuse de faire sa juste part depuis que le PLQ a diminué pour eux la valeur de cette juste part.

      Tout ce tapage indécent pour 600$ pour les nantis disposant de 150 000$ de revenus imposables, toutes déductions faites... Pour les 130 000$ et moins, c'est - 200$, aucune hausse avant des revenus atteignant ± 140 000$ toutes déductions faites...

    • Viviane Genest - Inscrite 27 septembre 2012 12 h 17

      Quand tu gagnes 130,000$, c'est un pet 600$

  • France Marcotte - Abonnée 26 septembre 2012 18 h 42

    Tout est dans la manière...et l'intention

    Le terme, la notion «d'influence» en parlant de QS sur le gouvernement Marois est certainement plus agréable à entendre et à concevoir que l'allusion plutôt méprisante de Chantal Hébert dans sa chronique de lundi:
    «Devant un gouvernement minoritaire qui semble résolu à aller combler son déficit de voix du côté de la gauche et des plates-bandes de Québec solidaire...»

    Donc attention au dénigrement, l'arme de la colère et de la crainte de nos adversaires communs.

  • Frank Jette - Abonné 26 septembre 2012 18 h 47

    Euh...

    En gros, QS va s'attribuer des mérites aux bons coups du PQ et vont se dissocier des autres. Je trouve Khadir très centré sur son parti. Un peu d'humilité lui ferait pas de mal.

  • Jacques Morissette - Abonné 26 septembre 2012 18 h 51

    Est-ce stratégie de la part du PQ?

    Est-ce statégie de la part du PQ de faire qvancer le navire à babord pour le cas où il y aurait des élections prochainement d'encourager les gens de gauche à voter PQ pour leur donner la majorité?.