Droits de scolarité - Les associations étudiantes crient victoire

Les associations étudiantes se réjouissent de la décision de Pauline Marois d’annuler la hausse des droits de scolarité et la loi spéciale limitant les manifestations, deux mesures des libéraux qui avaient plongé le Québec dans une crise sociale au printemps dernier.

La présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Éliane Laberge, a déclaré que la décision du nouveau gouvernement témoignait de la vigueur des étudiants et citoyens qui ont manifesté au printemps. « On peut dire qu’on a aidé à empêcher la pire attaque à l’accessibilité aux études, a-t-elle dit lors d’une conférence sur la colline parlementaire. Cette victoire-là, c’est une victoire pour tous ceux qui ont porté le carré rouge. »


Durant le conflit, les députés du Parti québécois, alors dans l’opposition, ont eux aussi arboré le carré rouge symbolisant la lutte étudiante et l’opposition à la loi 78, qui est devenue la loi 12 une fois promulguée.


L’ancien président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, a rejoint les rangs du Parti québécois à titre de député de Laval-des-Rapides, lors de l’élection du 4 septembre.


La prochaine étape sera un sommet sur l’éducation postsecondaire, qui devra faire le tour de la question, pour déterminer si les droits doivent être gelés, comme le réclament les associations étudiantes, ou indexés, l’option préconisée par Mme Marois.


La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, a affirmé qu’elle était prête à attendre jusqu’à l’an prochain. « Si le sommet ne se tient pas à l’automne, il pourra se tenir à l’hiver, je pense qu’on a la marge de manoeuvre nécessaire, a-t-elle dit. Entre-temps, comme Mme Marois l’a spécifié, le gel des frais de scolarité va demeurer. »


Absente lors de la conférence de presse, la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a affirmé que sa position était toujours pour le gel des droits, comme la FECQ et la FEUQ, en se distinguant cependant des deux autres par sa demande de la gratuité à long terme.

 

La CLASSE et la gratuité


La CLASSE organisera d’ailleurs une manifestation le 22 septembre prochain, a indiqué lors d’une entrevue Camille Robert, porte-parole du regroupement étudiant. « Samedi, on va manifester avec cette thématique pour rappeler que la lutte pour l’accessibilité à l’éducation ne s’arrête pas à la hausse des frais de scolarité et que c’est un enjeu plus grand qui va prendre plusieurs années à défendre », a-t-elle dit.


La FEUQ et la FECQ souhaitent la mise en place d’urgence d’une table de travail pour examiner les difficultés financières éprouvées par certains étudiants pour cette rentrée. Elles souhaitent aussi que le nouveau ministre de l’Éducation supérieure, Pierre Duchesne, mandate le vérificateur général afin d’avoir une idée plus claire de la situation financière des universités.

1 commentaire
  • Maurice Gauvreau - Inscrit 21 septembre 2012 11 h 14

    Récompense

    La désobéissance civile est très payante quand un perti politique veut absolument mon vote: pas de hausse et cadeau en prêt et/ou bourse. À quant un salaire pour pouvoir payer les frais de subsistance durant les études? On veut l'accessibilité ou non!