Sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette - Une élection décevante pour tous

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	Les chefs des quatre principaux partis, quelques minutes avant le débat présenté par Radio-Canada et Télé-Québec.</div>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
Les chefs des quatre principaux partis, quelques minutes avant le débat présenté par Radio-Canada et Télé-Québec.

Surprise, déception et inquiétude : les trois mots résument au mieux la réaction des Québécois par rapport aux résultats de l’élection de mardi, suggère un sondage Léger Marketing préparé pour Le Devoir et The Gazette.

Trois jours à peine après l’élection, près de la moitié des répondants (48 %) se disent ainsi « insatisfaits » de la conclusion des 35 jours de campagne. Même les péquistes victorieux sortent du processus un peu amers (38 % d’insatisfaits), malgré la - courte - victoire de Pauline Marois.


« Les gens ne sont pas satisfaits, il y a clairement quelque chose d’inachevé avec les résultats, estime Christian Bourque, vice-président chez Léger. Les péquistes ne sont pas heureux d’être minoritaires, les libéraux auraient voulu gagner, les caquistes sont déçus d’avoir eu aussi peu de sièges [19] avec autant de votes [27 %]… Pour tout le monde, il y a de la déception. Et ça pourrait faire en sorte que la marmite explose rapidement. »


Les deux tiers des répondants pensaient que la Coalition avenir Québec allait gagner plus de sièges (64 %) et sont globalement surpris du résultat des élections (63 %). Une bonne proportion (58 %) se dit aussi « inquiète quant à l’instabilité politique » découlant de la dynamique minoritaire. Dans l’hypothèse d’un « blocage à l’Assemblée nationale », la moitié des répondants souhaitent que de nouvelles élections soient déclenchées, alors que 31 % préférerait que le PLQ et la CAQ s’allient pour former le gouvernement - une idée que François Legault a maintes fois rejetée en campagne, soutenant ne pas vouloir s’associer à un « parti corrompu ».


Une personne sur deux s’attendait à ce que le PQ remporte plus que les 54 sièges obtenus au terme de la soirée (neuf péquistes sur dix le pensaient). Mais la performance des libéraux (50 sièges) a au contraire étonné : seulement une personne sur quatre s’attendait à ce que le PLQ fasse mieux - même la moitié des libéraux n’y croyait pas.

 

Vote pour, vote contre


Les répondants au sondage affirment avoir voté d’abord et avant tout pour un parti (65 %) plutôt que contre (34 %). Le vote de protestation est plus fort chez les anglophones (56 %), alors que les francophones (70 %) et les électeurs de Québec solidaire ont voté par appui et non par dépit.


Ceux qui ont voté en opposition à un parti l’ont fait parce qu’ils ne voulaient pas du Parti libéral (54 %) et du Parti québécois (53 % - et 89 % des anglophones). Nouveaux venus sur l’échiquier politique, la CAQ et Québec solidaire ont chacun motivé le vote négatif d’un électeur sur quatre.


Les électeurs libéraux ont appuyé la formation de Jean Charest pour trois raisons qui ne se démentent pas à travers le temps : parce qu’ils sont fédéralistes, parce qu’ils ne souhaitent pas l’élection du PQ et parce que le PLQ est jugé mieux placé pour assurer le développement économique du Québec. Un répondant libéral sur quatre a aussi identifié le soutien à la hausse des droits de scolarité parmi les deux réponses autorisées pour cette question.


Chez les péquistes, les raisons du soutien sont aussi classiques : le souhait que le PLQ soit battu, le positionnement souverainiste du PQ et le fait qu’il est jugé le meilleur pour défendre l’identité québécoise et la langue française. Le ton général du programme arrive au quatrième rang.


Ceux qui ont voté pour la CAQ l’ont fait parce que c’était « le meilleur parti pour faire le ménage et éliminer la corruption »… et parce qu’ils voulaient bloquer le PQ (25 % des répondants) et le PLQ (23 %). Le programme (22 %) et le fait que le parti « représente le mieux le changement » (22 %) ont également suscité des adhésions.

 

Les débats, encore


C’est encore le traditionnel débat des chefs qui a été considéré comme l’événement le plus marquant de la campagne (21 % des répondants). Suivent l’annonce de la candidature de Jacques Duchesneau comme candidat de la CAQ (8 %), le débat entre Pauline Marois et François Legault (8 %), le débat entre Jean Charest et Pauline Marois (7 %) et la controverse autour des référendums d’initiative populaire (6 %). À noter que 22 % des répondants estiment qu’aucun événement n’a été marquant durant la campagne.


Le tiers des Québécois (34 %) qui ont voté avaient de toute façon fait leur choix avant même le début de la campagne électorale. Les autres se sont décidés dans les premiers jours de la campagne (16 %), après les débats des chefs (15 %) ou dans la dernière semaine de campagne (10 %). Certains ont étiré la réflexion au maximum : 9 % des électeurs se sont décidés le jour du vote, et 6 % ont fait leur choix dans l’isoloir, le crayon à la main.


C’est le PQ qui pouvait compter sur le bassin le plus fidèle d’électeurs (51 % du soutien avant le déclenchement de la campagne). En comparaison, la CAQ n’avait que 14 % de ses futurs électeurs à ce moment. C’est surtout après les débats que François Legault a fait le plein d’électeurs. Près de 60 % des libéraux étaient quant à eux décidés avant les débats. Le vote de Québec solidaire s’est pour sa part composé tout au fil de la campagne, particulièrement après le débat auquel Françoise David a participé.


Selon Christian Bourque, « la campagne s’est jouée en deux temps : la première moitié a été une sorte de plébiscite anti-PLQ, qui a permis à la CAQ de gagner des points. Mais après les débats, on a vu ressurgir la question du référendum - notamment parce que François Legault l’a beaucoup poussée - et ça a probablement donné un bon coup de pouce aux libéraux, qui ont récupéré leur vote anglophone. La CAQ a gagné des points quand elle parlait de son programme : elle s’est fait doubler quand M. Legault s’est lancé dans la question référendaire. Ce n’était pas son discours. »


Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 808 Québécois au lendemain de l’élection (5-6 septembre). Les données ont notamment été pondérées selon le taux de votation à l’élection. Puisque le sondage est non-probabiliste, il ne comporte pas de marge d’erreur. Mais un sondage téléphonique de cette ampleur aurait une marge d’erreur de 3,5 % dans 19 cas sur 20, soutient Léger Marketing.

***
 

Quelques données sur l’élection

 

Avec 31,9 % du vote, le PQ a obtenu 43 % des sièges (54 députés).

Avec 31,2 % du vote, le PLQ a obtenu 40 % des sièges (50 députés).

Avec 27 % des votes, la CAQ a obtenu 15 % des sièges (19 députés).

 

Le PQ a remporté la victoire en voyant ses appuis diminuer. En 2008, le PQ avait 

obtenu 35,1 % des votes et 41 % des sièges (51 députés). Le PLQ avait obtenu 42 % des votes et 53 % des sièges (66 députés).

 

Le dernier gouvernement minoritaire (2007) comptait 48 députés pour le PLQ, 41 pour l’ADQ et 36 pour le PQ.

 

Plus haut taux de participation le 4 septembre 2012 : 88 %, dans Montarville.

Plus faible taux de participation le 4 septembre 2012 : 42 %, dans Ungava.

98 commentaires
  • Bernard Gervais - Inscrit 8 septembre 2012 00 h 42

    Et comment !

    Une élection décevente pour tous ? Et comment !

    D'abord quand on sait que les votes obtenus par QS, ON et la CAQ ont privé le PQ d'une majorité, mais surtout quand on pense que ces mêmes votes ont permis également au PLQ de quand même bien s'en sortir et ce, malgré le taux d'insatisfaction énorme de la population à l'égard du gouvernement usé et corrompu de Jean Charest !

    Et n'oublions l'impact du vote des indécis, pour la plupart sans doute des électeurs qui n'osaient pas avouer qu'ils allaient voter quand même pour les libéraux malgré toutes leurs magouilles !

    • Philippe Hébert - Inscrit 8 septembre 2012 03 h 06

      Bon encore un qui chiale contre la division du vote...

      La CAQ et les autre spetits partis ont également divisés le vote du côté des libéraux, alors lâchez-nous avec votre division du vote.

      Vous auriez eu votre gouvernement majoritaire au PQ si en début de campagne vous auriez accepté l'idée du front uni. On récolte ce que l'on sème.

      On a bien vu que l'argument du vote stratégique ne fait plus effet chez les électeurs. Quand on entend la même cassette depuis 30 ans c'est normal. QS et ON ne peuvent que continuer de gagner des électeurs aux prochaines élections. Leurs électeurs ne retourneront pas au PQ.

    • Francois Gagnon - Inscrit 8 septembre 2012 07 h 27

      Dans les médias M. Jean-François Lisée a tenu une analyse et des propos similaires après l'élection du 4 septembre dernier et qui m'apparaissent être à l'opposés de la définition même de la démocratie:

      "La démocratie est le régime politique dans lequel le peuple est souverain et où le gouvernement du peuple est par le peuple et pour le peuple ".

      Au contraire, cette fois près de 100% des tendances et opinions seront représentées par opposition à un gouvernement majoritaire n'offrant qu'une pensée unique et élu avec moins de 35% des voix du peuple ayant décidé de participer à la démocratie.

      Certe il faudra que nos politiques affichent une certaine maturité et respect des choix et des deniers du peuple plutôt que de s'inscrire dans un discours fraticide d'oligarches.

      Message à la classe politique: Notre démocratie représentative n'autorise pas les comportements oligarchiques.

    • Mario K Lepage - Inscrit 8 septembre 2012 07 h 29

      Alors faisons comme aux States! Deux partis! Laissons les idées progressistes aux autres pays. Le PQ et les Libéraux constamment en lutte.
      À ce compte là, vous auriez pu écrire que les votes aux libéraux ont privé le PQ d'une majorité!

    • Chantale Desjardins - Abonnée 8 septembre 2012 07 h 36

      La CAQ a fait un tort immense au Québec car ce parti est inutile. Son programme utopiste laisse un mauvais goût et la défaite du Dr Barrette prouve que son projet manquait de réalisme.

      Les autres partis indépendantiste QS et Aussant devraient se rallier au PQ si vraiment ils croient à un Québec indépendant.
      L'UNION FAIT LA FORCE.

      M. Legault a fondé un parti et il devrait avoir honte de renier la souveraineté et devenir fédéraliste après avoir vanté les vrais mérites de la souveraineté. Il a perdu la confiance et la vie de son parti sera brève.

    • François Laflamme - Abonné 8 septembre 2012 07 h 57

      C'est sûr que ce sont le gens qui ont voté pour d'autres partis (que le PQ) qui ont privé ce parti d'une majorité... c'est le principe des élections!

    • Michel Drysdale - Inscrit 8 septembre 2012 08 h 21

      Il faut réaliser que la CAQ a sauvé une Pauline Marois plus faible que jamais. Plusieurs libéraux désabusés par le honteux gouvernement Charest y ont trouvé refuge. Sans cette alternative, ils auraient votes Liberal même le nez bouché.
      Imaginez la catastrophe si le PLQ avait obtenu quelques votes de plus que les faibles résultats du PQ. et cela est malheureusement très plausible, tout le monde s entend pour dire que la CAQ n a pas réussi à s imposer chez l électorat souverainiste, elle a donc cartonnée dans l autre clan.
      On comprend maintenant pourquoi Mme Marois était si respectueuses de celui qu elle appelle maintenant François lors de son discours de remerciement

    • Jean Richard - Abonné 8 septembre 2012 08 h 49

      Dans une élection à deux partis comme vous le souhaitez, le PLQ aurait pris le pouvoir et le thème dominant de l'élection aurait été la souveraineté.

      Notons par ailleurs que le PQ a été le mieux servi par le système électoral, obtenant le plus haut rapport entre le nombre d'élus et le pourcentage du vote.

      Le PQ n'a cessé de brandir l'épouvantail de la réélection du PLQ si les gens votaient pour QS. L'idée du vote stratégique a fait son chemin et a privé QS de plusieurs votes.

      Alors, vous accusez QS d'avoir nui au PQ alors que QS a été en réalité le plus défavorisé par le système (un système représentatif lui aurait donné 8 sièges) et par cette idée malsaine de vote stratégique.

    • Odette Bernier - Abonnée 8 septembre 2012 09 h 26

      Vous avez raison, en particulier pour les indécis. Au début des années 70 à Rouyn-Noranda, il était difficile de trouver des créditistes avoués alors que les résultats d'élections démontraient qu'ils étaient majoritaires.

    • Marc Savard - Inscrit 8 septembre 2012 09 h 47

      Je suis d'accord avec vous, très décevante comme campagne.

      Par contre, sur votre division du vote je suis loin d'être en accord avec vous. Le vote n'appartient qu'à celui qui le détient. L'ère du bipartisme au Québec est ENFIN révolu, nous sommes en période de transition actuellement et il faudra dorénavant trouver une facon de prendre en compte l'opinion de tous les électeurs.

      Tout est relatif dépendemment de quel côté on se tient de la ligne. Surement que les gens qui ont votés QS, CAQ ou ON trouvent eux aussi que le PLQ et le PQ ont divisés le vote. Si la CAQ n'avait pas été là, le PLQ aurait probablement été majoritaire selon moi. Chaque vision est déformée selon la paire de lunette qu'elle porte.

    • Benoît Landry - Inscrit 8 septembre 2012 09 h 57

      M. Gervais Le PQ est apparu dans le décor il ya amaintenant longtemps en donnant la parole à une alternative qui a convaincu beaucoup de monde. Le PQ c'était alors adressé à l'intelligence des québécois.... dommage de voir où il en est rendu aujourd'hui: il n'a plus de programme rassembleur et insulte ceux et celles qui vont voir ailleurs.... Pitoyable

    • François Dugal - Inscrit 8 septembre 2012 10 h 08

      Pour les libéraux, 69% d'insatisfaits et 31% du vote: ça balance.

    • Simon Nollet - Inscrit 8 septembre 2012 10 h 20

      Hihi! Le monde avec nombril centré sur le PQ. Cher ami, pour suivre votre logique, si les libéraux et caquistes avaient formé un bloc, votre amie Pauline aurait disparu de la mappe électorale.
      Les péquistes aiment bien les si, si si. et aiment aussi fuir la réalité, rêvasser.
      Le PQ et le PLQ sont massivement rejetés dans l'électorat, qui vote le nez bouché.
      Les libéraux l'admettent et vont se réorganiser. La CAQ va titrer des lecons et prendre d ela maturité.. Le PQ, lui et ses rêveurs, continue son plaffonnement à 33%. Avec le mécontement qui s'ajoute au pouvoir, ca ne prendra pas 18 mois pour tomber en troisièeme place solide..

    • maxime belley - Inscrit 8 septembre 2012 10 h 20

      et tu oublie les 30% qui ont voté pour le PLQ , écoute on aurait pu avoir 100% !

    • Simon Nollet - Inscrit 8 septembre 2012 10 h 23

      Elu avec 33% des voix qui plafonnent depuis deux ans. Plusieurs ont voté PQ parce qu une femme en était le chef. Plusieurs pour ne plus payer la taxe de 200$. Plusiurs en se pincant le nez car votre Pauline en mène pas large dand l'opinion.
      Imaginez vous 12 mois de gouvernement qui prendra des décisions difficiles.
      Imaginez votre 33% les camarades. C est votre maximum. Ca ne tiendra pas longtemps. Préparez vous à changer de chef votre sport national, car vous en aurez besoin, non seulement poru gouverner, mais poru survivre comme option.

    • Frédéric Dalphond - Inscrit 8 septembre 2012 12 h 06

      Je vais citer un article de Jean François Cliche,

      ''À ce genre de jeu, on peut s'amuser longtemps. Sans nécessairement avancer, d'ailleurs..''Et puis, on pourrait dire la même chose du Parti québécois, qui aurait été «décapité» si les forces fédéralistes (et plus ou moins de centre droit) s'étaient «unies» dans Charlevoix''....

    • Bernard Gervais - Inscrit 8 septembre 2012 15 h 57

      @ M. Hébert

      Vous écrivez que les électeurs de QS et ON ne retourneront pas au PQ. Pour ON, je ne sais pas. Par contre, dans le cas de QS, j'ai bien hâte de savoir ce qui arrivera à ce parti si le projet de Thomas Mulcair de créer un NPD-Québec se concrétise !

    • Samuel Batoche - Inscrit 9 septembre 2012 15 h 08

      En voilà un autre qui chiale. C'est un élection démocratique. Les gens en voulaient pas de majorité. Deux tiers de l'électorat n'a pas confiance en Marois et les PQistes et l'autres deux tiers n'ont pas confiance dans le PLQ.

    • Mario Paquette - Inscrit 9 septembre 2012 21 h 24

      Une élection pas si mauvaise: regardons la de maniere positive !!!!!!! Charest et les Libéraux sont dehors ( la crise étudiante Kao sociale , la Comission Charbonneau s en vient le sac a surprise va peut etre s ouvrir). Le PQ va se tenir les fesses serrés si il veulent conserver le pouvoir et vont etre obliger de suivre le courant de changement imposer par la CAQ car s en eux le gouvernement du PQ ne résiste pas trop longtemps.

      Je crois qu il va y avoir des belles rencontres entre Mme Marois et M. Legault. Il se connaisse bien et ont déja collaborer ensemble dans le meme partie. On pourras etre surpris des bon coups pour le Québec et la langue que ce gouvernement minoritaire pourras réussir.

  • André Michaud - Inscrit 8 septembre 2012 00 h 51

    Proportionnelles ?

    Avec des proportionnelles le PQ aurait été encore plus minoritaire, donc parions qu'ils ne favoriseront pas la proportionnelle....le PQ et d'autres partis ont même déja été au pouvoir avec moins d'appui populaire en pourcentage!!!

    La proportionnele aurait aussi ses désavantages, dont tres souvent celui d'avoir toujours obligation d'alliances pour le pouvoir, d'interminables tractations et rarement un parti pouvant vraiment diriger...

    il n'y aura jamais de système idéal..car il n'y aura jamais d'humain idéal.

    • Pierre Rousseau - Abonné 8 septembre 2012 10 h 47

      Il n'est pas question d'un système idéal, comme vous le dites il n'existe pas. Il s'agit simplement d'un système qui reflète mieux la démocratie et le vote des électeurs. Hé oui, la démocratie a beaucoup de désavantages comme le disent si bien des dictateurs! Il faut effectivement faire des alliances, coalitions etc. mais ce sont les électeurs qui décident par leurs votes. C'est le prix à payer pour vivre en démocratie et l'instabilité est un bien petit inconvénient par rapport à un parti qui peut gouverner en majoritaire, une espèce de dictature « soft » avec moins de 40% d'appui des électeurs (comme c'est le cas au fédéral).

      Oui, la proportionnelle a des inconvénients importants mais c'est le système moderne qui pour le moment représente le mieux les votes des électeurs et, en conséquence, la démocratie. Et oui, le PQ ne formerait probablement pas le prochaine gouvernement du Québec car il est probable qu'une coalition CAQ-PLQ serait formée, mais encore là, on ne peut pas dire que ça ne représenterait pas le voeu de la majorité des électeurs, autour de 56% je crois.

    • Christian Languedoc - Inscrit 8 septembre 2012 10 h 54


      L’idée de proportionnelle totale ou partielle est intéressante reste è voir comment les contés seront allouées et réaffectées.
      Autres solutions possible pour enrayer la distorsion :
      -Système électoral présidentiel
      -Un deuxième tour de scrutin pour les députées pour départager les luttes sérés.
      -L’autre solution un peu trop complexe pour l’électeur moyen, voter un premier choix et un deuxième utilisé pour départager les luttes sérés.
      Bonne fin de semaine

    • Gabriel Langlois - Inscrit 8 septembre 2012 12 h 05

      Il y a des idéaux, puis il y a la réalité.
      La réalité est que notre mode de scrutin est obsolète et est une insulte à la démocratie.
      La réalité est aussi que nous avons besoin d'idéaux afin d'évoluer.

    • maxime belley - Inscrit 8 septembre 2012 14 h 10

      c'est pas une question d'idéal c'est une question de le tweaker pour qu'il réponde mieux au besoin des citoyens . Les systèmes politiques sont là pour répondre au besoin du peuple sinin ourquoi avoir quitté ces bonnes vieilles monarchie et leurs droit du sang?? Parce que dans leur imbécilité et leur fierté les dirigeants préfèrent la mort de tout leur peuple plutôt que de céder le pouvoir.4

    • Guy Lorrain - Inscrit 8 septembre 2012 20 h 06

      Vous avez grandement raison, on chiale tout le temps

  • Olivier Dufault - Inscrit 8 septembre 2012 01 h 42

    méthodologie

    24% des répondants du sondage sont anglophones (194 sur 808, voir question 10) alors qu'ils représentaient 8,2% de la population en 2006.

    C'est d'autant plus bizarre que les "autres" ne soient que 29, 3.5% des 808 personnes interrogées, alors que statistique Canada a calculé qu'ils représentaient 12,3% de la population la même année.

    (http://www.spl.gouv.qc.ca/documentation/rapportsso

    Puisque l'on peut voir que les votes anglophones et francophones diffèrent lorsque leurs réponses sont comptées séparément et que le groupe de répondants représentent les anglophones de manière disproportionnée, on doit aussi croire que les résultats sont biaisés lorsqu'ils ont été compilés tous ensemble (en gros, qu'ils soient disproportionnés en faveur des libéraux).

  • France Labelle - Inscrite 8 septembre 2012 02 h 41

    Résultats du PLQ pas si étonnants

    Ils ont fait le plein dans les comtés anglophones, soit une partie du 31%
    Dans les autres comtés, ils ont bénéficié de la division du vote, ce qui a permis à une partie de leur appui de triompher.
    Ils sont défavorisés par la concentration du vote anglophone dans les comtés anglophones mais dans les comtés francophones, ils ont été indûment favorisés.

    • Simon Nollet - Inscrit 8 septembre 2012 10 h 26

      Méchants anglos, mauvais immigrants, bons et parfais martyrs francos. Ne voyez vous pas pourquoi vous plafonnez à 33% avec vos raisonnements ? Pourquoi le monde se méfie de votre groupe?
      Analyser le vote selon l'ethnie m'inquiète. Inquiète la majorité.
      Les péquistes plafonnent et ne comprennent pas pourquoi.

    • Jean-Michel Lambert - Inscrit 9 septembre 2012 12 h 43

      @ Simon Nollet.
      Monsieur Nollet, je crois que votre analyse s'avère réductrice.

      Il est vrai que le nombre de partisans du PQ aurait pu être à son summum étant donné le mécontentement, selon les sondages, vis-à-vis le PLQ et Charest. Malgré les grandes qualités d'orateur de Charest, ce qui a fait la plus grande différence est la qualité de la chef du PQ, Mme Marois.

      Vous allez dire que je parle de 'si', mais justement SI le PQ avait été muni d'un chef de parti plus solide, s'il avait su raviver la flamme souverainiste de plusieurs québécois, le résultat aurait été fort différent.

      La différence la plus marquante entre les sondages et les résultats électoraux est clairement le pourcentage alloué aux libéraux. Charest a su aller convaincre les indécis par ses capacités impressionnantes de 'debateur'! Le résultat des dernières élections, selon moi, ne représente donc pas nécessairement les préférences pour les partis, mais surtout comment Charest a séduit, par ses tournures agiles, la masse d'indécis. Si Legault a eu moins de 20 sièges avec 27% des voix, si Charest avait eu 5-6% de moins, tel qu'indiquaient les sondages, le nombre de sièges de moins aurait fait une différence marquante!

      Je ne défend pas le PQ, je 'divisais le vote' ,comme certaines disent, le 4 septembre.

      Jean-Michel Lambert, Sherbrooke

  • Catherine Paquet - Abonnée 8 septembre 2012 06 h 29

    De plus...

    ... on est en droit de se demander si le processus démocratique a été suivi.

    Dans un texte récent, le Président de la Fondation canadienne sur les politiques publiques soutient qu'il n'y aurait pas de directives, ni de traditions qui autoriseraient à former un gouvernement, un parti politique qui, comme le PQ, n'aurait obtenu ni une majorité de voix, ni une majorité de sièges. Il prétend que pour qu'un parti politique accède au pouvoir dans ces conditions, il faut le consentement explicite des autres partis, sinon de l'Assemblée nationale elle-même.

    On se demande si cette opinion est fondée, et si les députés et ministres savaient qu'il fallait donner cet accord? Par ailleurs, étaient-ils conscients qu'ils donnaient probablement un accord tacite, en ne recourant pas à cette procédure ou en ne s'opposant pas à l'accession "automatique" de Mme Marois au poste de premier ministre.

    De plus, l'expression "premier ministre élu" ne pouvait donc pas et ne devait pas être utilisée dans ces circonstances.

    On aurait besoin des lumières de certains experts.

    • André Chevalier - Abonné 8 septembre 2012 11 h 43

      Pas de traditions qui autoriseraient à former un gouvernement un parti politique qui n'aurait obtenu ni une majorité de voix, ni une majorité de sièges?!!

      Dans quel pays vivez-vous monsieur Paquet ainsi que le président de cette fondation?
      C'est la situation dans laquelle étaient les gouvernements Martin et Harper lorsqu'ils étaient minoritaires. C'est une situation qui a certainement existé dans plusieurs provinces canadiennes à différentes époques. N'est-ce pas le cas actuellement en Ontario?

      Pourquoi avancer cette fausse idée juste au moment où c'est le Parti Québécois qui est en cause?
      La partisanerie vous aveugle!