LE PQ MINORITAIRE

«Une page d’histoire s’ouvre pour le Québec. Pour la première fois, le gouvernement du Québec sera dirigé par une femme», a déclaré Pauline Marois dans son allocution en fin de soirée mardi. <br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir «Une page d’histoire s’ouvre pour le Québec. Pour la première fois, le gouvernement du Québec sera dirigé par une femme», a déclaré Pauline Marois dans son allocution en fin de soirée mardi.

Pauline Marois a écrit l’histoire en devenant la première femme à devenir première ministre du Québec. Mais le Parti québécois n’a pu obtenir la majorité que sa chef appelait de tous ses voeux. Elle se retrouve à la tête d’un gouvernement minoritaire, ce qui ne manquera pas de lui compliquer la tâche.

La vigueur du vote libéral, qui a fait mentir les sondages, a permis au parti de Jean Charest de récolter 50 sièges. La Coalition avenir Québec (CAQ) a réussi à prendre au PQ des circonscriptions cruciales dans la couronne de Montréal, mais le parti de François Legault a dû se contenter de l’élection de 19 députés, victime de la résilience du Parti libéral. Le PQ occupera 55 sièges à l’Assemblée nationale. La victoire de Françoise David dans Gouin assure à Québec solidaire un deuxième siège, avec la réélection d’Amir Khadir dans Mercier.
 

Au chapitre des suffrages exprimés, le PQ en recueille 32 %, tandis que la CAQ en récolte 27 %, ce qui correspond aux coups de sonde. En revanche, le Parti libéral récolte 31 % des votes, un point seulement de moins que le PQ et trois ou quatre points de plus que ne lui en accordaient les sondeurs. Plusieurs luttes serrées avaient encore cours hier soir et, dans bien des cas, leur issue n’était pas arrêtée.


L’allocution de Pauline Marois a été interrompue quand ses gardes du corps l’ont saisie pour la sortir de la scène: un homme armé a été maîtrisé par les policiers à l’arrière du Métropolis où se déroulait la soirée électorale du PQ. La chef péquiste a pu reprendre son discours par la suite. (voir autre texte)


«Une page d’histoire s’ouvre pour le Québec. Pour la première fois, le gouvernement du Québec sera dirigé par une femme», a déclaré Pauline Marois dans son allocution en fin de soirée. «Je suis très émue d’être la première à qui incombe cette fonction.»


«Je serai la première ministre de tous les Québécois, y compris de la jeunesse québécoise», a-t-elle dit. À la communauté anglophone, elle a déclaré qu’elle allait protéger leurs droits. Au reste du Canada, elle a prévenu qu’«en tant que nation, nous voulons prendre nous-mêmes nos décisions qui nous concernent», a-t-elle déclaré. «On veut un pays et nous l’aurons.»


Tout au long de la campagne, Pauline Marois a martelé que seule une majorité lui permettrait de remplir ses engagements électoraux. Un gouvernement minoritaire rendra très difficile la réalisation des engagements électoraux du PQ. On pense notamment au projet de loi sur la laïcité, à celui sur la citoyenneté ou encore au nouveau régime de redevances. «Nous gouvernerons de façon responsable dans l’intérêt public.»


Si le Parti libéral fait somme toute bonne figure et devient l’opposition officielle, Jean Charest, lui, a mordu la poussière dans sa circonscription de Sherbrooke. Il n’a pas annoncé sa démission comme chef du Parti libéral et demeure premier ministre jusqu’à la passation des pouvoirs. Le Parti libéral devra se trouver un nouveau chef, et on peut croire que les libéraux ne seront pas trop pressés de défaire le gouvernement péquiste pour se retrouver en élection.


Si Le PQ peut se réjouir de la victoire de l’ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Léo Bureau-Blouin, dans Laval-des-Rapides, il perd son député de Gouin, Nicolas Girard, qui avait exposé le «scandale des garderies» du gouvernement libéral. Sa candidate Djemila Benhabib a aussi été battue dans Trois-Rivières. Un autre candidat vedette, Bernard Généreux, l’ex-président de la Fédération québécoise des municipalités, a connu le même sort alors que Daniel Ratthé, un transfuge caquiste, a connu la victoire. À la CAQ, Jacques Duchesneau l’a emporté dans Saint-Jérôme, mais le Dr Gaétan Barrette n’a pu se faire élire dans Terrebonne où le péquiste Mathieu Travery l’a emporté. L’ex-présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Maud Cohen, a été battue par le jeune Léo Bureau-Blouin, dans Laval-des-Rapides.


Pour la CAQ, le résultat est décevant, puisque le parti de François Legault, à défaut de prendre le pouvoir, aspirait à former l’opposition officielle. Le chef caquiste a prévenu en compagne électorale qu’il ne collaborera pas avec un gouvernement péquiste minoritaire et que ses jours étaient comptés. Dans son allocution, François Legault s'est montré plus conciliant.

Par ailleurs, le chef caquiste a souligné que le défi était énorme pour un nouveau parti.  «On avait des preuves à faire», a déclaré le chef caquiste dans son allocution en fin de soirée. «Le paysage politique au Québec ne sera plus le même. On assiste aujourd’hui à l’émergence d’une nouvelle force politique au Québec.»


La chef péquiste doit donner mercredi une conférence de presse à Montréal où elle fournira les détails sur la suite des choses. Quant à Jean Charest, il se retrouvera à Québec pour tenir un dernier conseil des ministres et se réunir en caucus avec ses députés.

   
91 commentaires
  • Johanne Archambault - Abonnée 5 septembre 2012 01 h 23

    Formidable QS

    Jean-Lesage, Bellechasse, Montarville, La Prairie, Laurier-Dorion, St-Henri-Ste-Anne, Verdun, Groulx, Charlesbourg, Vanier-Les Rivières…

    Je n'ai pas passé toute la carte interactive au crible, car ce n'est pas commode, mais à 1h07 du matin, dans ces dix comtés, le PQ serait en tête s'il avait les votes de Québec solidaire. Il serait majoritaire (54 + 10).

    Dans l'état actuel des choses le Québec va beaucoup avancer, vraiment. Et le PQ récoltera le blâme, naturellement. Mais il ne survivra sans doute pas pour s'en plaindre. C'est les Canadiens qui vont être contents. Formidable réussite pour QS (leur allié «objectif»!).

    Vrai que les deux autres partis de droite ont ensemble 69 sièges.

    • Serge Grenier - Inscrit 5 septembre 2012 06 h 46

      Le problème, c'est les gens qui ont voté pour les Libéraux et les Caquistes, pas ceux qui ont voté pour Québec solidaire.

    • Chantal Goupil - Inscrite 5 septembre 2012 07 h 24

      Ton calcul est erroné. Les votes de Québec Solidaire n'auraient pas été significatif "stratégiquement" pour le Parti Québecois.
      Exemple:
      Vanier-Les Rivières: 1365 votes pour Québec solidaire
      8006 pour le PQ
      16352 votes pour le parti élu, la CAQ

      C'est 9000 votes de plus que le PQ aurait eu besoin... Et non 1365...

      Deuxième exemple:
      Charlesbourg: 1612 votes pour QC
      8760 vote pour PQ
      15288 pour le parti élu, la CAQ

      C'est 7000 votes qui manquait au PQ dans cette circonscription... et non 1612

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 5 septembre 2012 08 h 31

      Se diviser pour ne pas régner...

      Une autre façon de ne pas prendre ses responsabilités et de blâmer les autres pour nos problèmes.

      Il devient tellement clair qu'il faut que la gauche souverainiste se coalise au lieu de se chicaner sur des virgules et des nuances.

      Comme c'est là, on va nulle part.

    • Albert Descôteaux - Inscrit 5 septembre 2012 09 h 31

      Monsieur Grenier, le problème ce sont les gens qui retournent les chiffres sous tous les angles pour se faire croire que la majorité des québécois est en faveur des positions du PQ ou de QS. C'est faux, près de 60% des québécois ont voté PLQ ou CAQ.

    • Viviane Genest - Inscrite 5 septembre 2012 10 h 00

      Le PQ devrait s'en prendre à la CAQ plutôt qu'à QS.

    • Patrik Gaudet - Inscrit 5 septembre 2012 10 h 13

      L'alliance était la seule option pour les progressistes.
      Ce que l'on a devant nous c'est une majorité pour la droite.
      Et cette droite s'est faufilée entre les députés progressistes qui se sont déchirés.
      Le Québec régresse encore et encore.
      Changeons donc notre devise pour <Je ne me souviendrai jamais de rien> ou <Je ne comprendrai jamais>

    • Louka Paradis - Inscrit 5 septembre 2012 11 h 05

      À mon avis, QS est plutôt un mouvement social qu'un parti politique. L'importance que les médias fédéralistes lui ont donnée pendant la campagne est tout à fait disproportionnée si on considère le % de votes : c'est bien sûr que la division du vote centre-gauche et gauche, et souverainiste de surcroît, faisait grandement l'affaire des fédéralo-droitistes : on en voit clairement le résultat. Tirez vos conclusions...
      Louka Paradis, Gatineau

    • Claude Champagne - Inscrit 5 septembre 2012 13 h 20

      Bonjour mes amis Qs, j'additionne les sièges Q s avec le Pq, j'arrive toujours à 56. Les libéraux et Caq totalisent 69, maintenant dites-moi comment l'élection de Qs, fera avancer le Québec. En plus selon les calculs de J. Pierre Charbonneau 20 comtés ont échappé au p. Q grâce au vote Q.s. À moins que j'aie mal compris Mme David elle répétait, nous serons la balance du pouvoir, non je ne comprends pas. Le Québec avancé en arrière s.v.p.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 5 septembre 2012 14 h 47

      Pour les élections d'hier, si j'additionne les votes de Québec Solidaire et du Parti Québécois, j'arrive avec les résultats suivants :

      Parti Québécois Solidaire (PQS) : 68
      Parti Libéral Québec (PLQ) :43
      Coalition Avenir Québec (CAQ) : 14
      TOTAL : 125

      Ce qui donne un gouvernement majoritaire.

  • Samuel Batoche - Inscrit 5 septembre 2012 01 h 35

    Marois comme Harper représente 1/3 de la population!

    Marois comme Harper représente seulement un tiers des votes. Si on calcule ceux qui n'ont pas voté comme contre le pourcentage baisse à 1/4 des électeurs qui appui Harper et Marois. Ah la voix du peuple et les sondages. Quelle sagesse....

    • Marc Collin - Inscrit 5 septembre 2012 11 h 09

      c'est juste logique... plus qu'il y aura de partie plus le gagnant aura été élu par une minorité...

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 5 septembre 2012 12 h 51

      Entièrement raison ... Je me souviens moi des gens qui écrivais sur la gouvernance de Harpeur.... aujourd'hui c'est pareil.. ;o)

  • Gilbert Talbot - Abonné 5 septembre 2012 02 h 01

    Un Québec plus divisé que jamais !

    Les élections se terminent sur la formation d'un gouvernement minoritaire péquiste, très minoritaire. les derniers chiffres de la soirée donne seulement 54 PQ, contre 50 libéraux, 19 CAQ, 2 QS et aucun ON. Cette majorité de 4 est bien petite d'autant qu'il faut aussi nommer un Président de l'Assemblée ce qui ramène à 53 PQ. QS n'a pas la balance du pouvoir avec seulement 2 élus. En fait, c'est François Legault qui la détient. S'il le veut, il pourra s'allier avec les libéraux pour défaire rapidement le gouvernement du PQ,comme il l,avait mentionné au cours de la campagne. Charest restera-t-il ? Dans son allocution hier, il semblait prêt à en découdre à nouveau, même s'il n'a a été réélu. L'un de ses députés élus se désistera-t-il en sa faveur ? C'est possible.

    En fin de soirée le drame éclate : un attentat au Métropolis contre Pauline Marois tourne au drame : il y a un mort et un blessé. Le forcené qui a tiré a aussi mis le feu au Métropolis et a crié que les Anglais se réveillent. Ça inaugure très mal le mandat de madame Marois. Il faudra apaiser le climat social subitement tendu, retrouver un ton plus harmonieux à l'Assemblée nationale. Et à ce niveau là, madame David peut-être une bonne alliée de madame Marois. Madame David lui a d'ailleurs tendu la main dans son discours. Il faudra tout le calme et l'aplomb de ces deux femmes politiques expertes dans le discours rassembleur rassurant et apaisant. Espérons qu'elles s'uniront plutôt que de sortir les griffes l'une contre l'autre.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 5 septembre 2012 12 h 53

      bon texte, j'espère que Drainville vas le lire.

    • Claude Champagne - Inscrit 5 septembre 2012 13 h 30

      Avec tous mes respects M. Talbot, à la place de Mme David moi aussi je tenderais la main. Elle lui a fait perdre un bon candidat dans gouin, même je dirais un des meilleurs que le Parti Québécois avait dans leurs équipes. En plus comme mentionné si haut selon les calculs de j. Pierre Charbonneau, ces 20 comtés qui ont échappé au p. Q à cause du vote Q.s. S.v.p ne me dite pas vous ou autres, que le p. Q n'a pas voulu une coalition, qui ne dit pas que c'est plutôt Q s qui à refuser.

  • Yves Claudé - Inscrit 5 septembre 2012 02 h 04

    Le PQ minoritaire : la contribution de QS …!

    S’il faut saluer l’élection historique d’une première femme à la direction de l’État québécois, et d’autre part la défaite du PLQ, la victoire du PQ avec un gouvernement minoritaire a malgré tout un goût un peu amer…

    Un premier examen des résultats dans plusieurs circonscriptions où le PQ a été battu, indique une contribution significative de la part de QS au fait que le gouvernement de Madame Marois soit minoritaire, avec tous les problèmes éminemment politiques et stratégiques qui en résultent. Sont ainsi mises en péril les mesures sociales mises de l’avant par le PQ, la décision d’annuler la hausse des droits de scolarité et d’abroger la loi 78, mais aussi le projet d’indépendance nationale …

    QS n’a pas obtenu les quatre et plus … sièges espérés, ni la «balance du pouvoir» revendiquée (avec une certaine stratégie d’influence…), mais son potentiel de nuisance s’est exercé comme lors des précédentes élections.

    La composition des membres et sympathisants de QS indique une appartenance très majoritaire à la nouvelle petite-bourgeoisie (employés de l’État, secteur culturel, etc.). Cette base sociale, ambitieuse, dotée d’un fort capital scolaire et culturel, semble pratiquer une très étrange solidarité, plutôt à rebours …, à la poursuite de chimériques ambitions politiques, des ambitions reçues d’ailleurs avec une curieuse bienveillance de la part de certains de ses “adversaires” bien dotés en pouvoir médiatique…

    Le retour à la réalité sera-t-il l’occasion d’un examen sérieux de ce qu’implique le fait de s’auto-désigner comme des «Solidaires» ? QS peut-il, avec des formules convenues, se soustraire à ses responsabilités face au peuple québécois ?

    Yves Claudé

    • Philippe Landry - Inscrit 5 septembre 2012 03 h 53

      Merci à QS pour sa bataille contre le Québec

    • Marc-André McSween - Inscrit 5 septembre 2012 07 h 37

      Je trouve plus que malheureux que l'on attribue les faibles résultats du vote péquiste à QS, et non à la CAQ et aux Libéraux. C'est s'attaquer au mauvais cheval de bataille. C'est également très mal connaître le programme de QS et l'esprit de ses membres, en plus de venir diviser encore une fois la gauche si fragile au Québec.
      Nous avons beaucoup de chemin à parcourir en tant que conscience collective, beaucoup de chemin...

    • Hervé Pichenaud - Inscrit 5 septembre 2012 08 h 00

      Chaque fois que je lis votre prose éminement pompeuse et prétentieuse, je ne me peux m'empêcher de penser que vous ne faites que favoriser ON et QS. Continuer votre travail de sape du PQ, vous excellez. Monsieur Claudé, si vous ne pratiquiez pas l'aveuglement volontaire, vous comprendriez que jamais plus le PQ ne sera en mesure d'être majoritaire et de faire la souveraineté sans les deux autres partis indépendantistes.

    • Fred Lacasse - Abonné 5 septembre 2012 08 h 03

      @Philippe Landry
      Je vous recommande cordialement la lecture de ''De colère et d'espoir''de Françoise David , députée nouvellement élue de Québec Solidaire. C'est paru chez Écosociété. Vous aurrez peut-être une meilleure idée du vrai combat de QS. Bravo à Mme David. Son élection est une vraie victoire pour tous les québécois. Je souhaite qu'elle inspire madame Marois et tous les autres.

    • Christian Fleitz - Inscrit 5 septembre 2012 09 h 50

      Vous évoquez la difficulté du scrutin uniominal à un seul tour: on ne peut pas reprocher à un parti de faire campagne et de récolter des voix sur ses candidats, surtout si aucune entente électorale préalable a été conclue, permettant une répartition des candidatures. Un scrutin à deux tours permettrait des désistements stratégiques qui serviraient les tendances politiques, ce n'est actiuellemet pas le cas.

    • Yves Claudé - Inscrit 5 septembre 2012 10 h 04

      L’étroitesse de la base sociale de QS …

      À Monsieur Hervé Pichenaud,

      Vous avez bien le droit de penser que l’expression d’un point de vue critique par rapport à QS est susceptible de renforcer les «convictions» de certains citoyens dans leur adhésion à ce parti. Mais ce type d’attitude est justement de nature à susciter des interrogations quant à la culture politique de QS !

      Par ailleurs, on peut constater que l’étroitesse de la base sociale et géographique de QS condamne ce parti à un rôle de parti protestataire qui est, quoique vous en pensiez, stratégiquement utile aux puissances socioéconomiques qui dominent la société québécoise.

      À Monsieur Fred Lacasse,

      Je côtoie les militants de QS depuis plusieurs décennies (dans leurs parcours de QS et dans leurs parcours politiques antérieurs) et je suis bien au fait des positions et publications des différents groupes dont QS, mais aussi de la vie interne de ces organisations. C’est en connaissance de cause, qu’en tant que progressiste, j’avais un point de vue critique sur les militants de QS en tant que «ml», et il en est de même à propos des politiques postmodernes et métapolitiques actuelles de QS.

      Yves Claudé

    • Raymond Labelle - Abonné 5 septembre 2012 10 h 10

      Pour avoir une réponse objective à l'allégation de M. Claudé, je suggère de faire ceci: supposer que 40% des gens qui ont voté pour QS auraient voté pour le PQ en l'absence de QS, exercice auquel je ne me suis pas adonné avec les résultats de l'élection. 40% me semble raisonnable. En mettant 50% sur les projections de too close to call, avant l'élection ça donnait 11 comtés passés au PLQ ou à la CAQ plutôt qu'au PQ à cause de QS.

      Rappelons-nous aussi ceci: le PQ a bénéficié de la division du vote entre la CAQ et le PLQ. Au pif, pure intuition non-scientifique, en l'absence de la CAQ et des tiers partis, le PLQ aurait bénéficié d'environ 60%-65% du vote de la CAQ et le PQ, de 35%-40% de ce vote. Le PLQ et la CAQ sont plus près idéologiquement l'un de l'autre par rapport au PQ et pigent en grande partie dans la même clientèle. Je crois même être prudent en donnant autant que 35%-40% au PQ.

      J'avoue ne pas m'être adonné à l'exercice mathématique détaillé mais sans la CAQ, nous aurions sans doute eu un gouvernement du PLQ, peut-être même majoritaire.

    • Danielle Dubuc - Inscrite 5 septembre 2012 10 h 14

      Mme David est extraordinaire et je comprend ses rêves, comme d'ailleurs j'adhère totalement au idées de monsieur Aussant mais je ne comprnd pas... S'ils étaient véritablement des souverainistes ils ne diviseraient pas notre force! Comment peut-on prétendre aider la souveraineté en diluant la force de notre groupe???? La seule réponse à cela c'est que leur ambition personnelle prime sur l'intérêt collectif, on ne s'en sort pas. Voilà tout et cela est certainement plus honteux que le fanatisme des anglos ou le bouchon des libéraux. Le Québec n'ira nul part en se divisant et TOUS les gens habitant le territoire du Québec, qu'ils soient anglais, hispaniques, arabes, Italiens, ou francophones, solidaire ou option nationale sont victimes de leur position non stratégique au Canada où très naturellement les décisions économiques iront TOUJOURS dans le sens de la majorité canadienne contre laquelle le Québec a voté, vote et votera toujours de par sa population francophone aux élans latines, aux idées avant-gardistes qui diffèrent telllement de celles des canadiens anglophones au "conservatisme hérité" de leur souche germanique. Le Québec est maintenant, de guerre lasse de par ce traitement à l'intérieur du Canada, la presque-plus-pauvre province du Canada et ça continue à coup de décisions économiques au détriment des intérêts du Québec et DE TOUTE SA POPULATION. Quand "nous" les Italiens, anglais, arabe, haitiens et tous ceux qui habitent le Québec aurons compris ça on prendra peut-être de bonnes décisons vers notre souveraineté, notre autonomie et notre succès commun.

  • Louka Paradis - Inscrit 5 septembre 2012 02 h 08

    Félicitations Mme Marois !

    Enfin ! le plafond de verre a sauté. Une femme élue Première Ministre au Québec, et une femme d'une compétence rare. Toutes mes félicitations à Mme Marois ! Vous nous ferez une superbe chef d'État. Je serai fier de vous quand vous nous représenterez partout dans le monde, car vous êtes compétente, posée, instruite ; vous vous exprimez dans un bon français et avec beaucoup de distinction. Bon succès ! Je suis sûr que vous mènerez à bien votre tâche avec la solide équipe que vous avez su rassembler.
    Louka Paradis, Gatineau

    • eric dautun - Inscrit 5 septembre 2012 05 h 54

      Vu de France...

      Je ne suis pas québécois mais, je sais que je suis content de l'élection de Mme Marois, certes avec une petite majorité, mais une majorité quand même et je crois que la langue française sera bien protégée. Bon courage à vous Madame, tenez bon!

    • France Marcotte - Inscrite 5 septembre 2012 08 h 24

      Oui, le discours de François Legault, rustre et sans finesse, était pénible à entendre comparé à celui de madame Marois, tout de ferveur et empreint d'ouverture et de sincérité.
      Le contraste était frappant...pour ceux qui voulaient l'entendre.
      Et Jean Charest s'auto-enflammait dans la défaite sur la grandeur distante et toute impersonnelle de son parti...

      De pitoyables orateurs qu'on encense quoi qu'ils fassent, et même dans la défaite, devant la dignité, la ténacité et la détermination de cette femme que l'on songe à remplacer avant même qu'elle se réveille de cet attentat inconcevable contre elle et dont on parle de la victoire comme d'une défaite.

      Faudra-t-il que ce soit pour elle aussi les Français d'abord et le monde ensuite qui la reconnaissent pour que les gens d'ici tiennent vraiment à elle?

      Eh bien soit!

    • Jean-Pierre Bouchard - Inscrit 5 septembre 2012 09 h 17

      France Marcotte. C'est une coalition virtuelle aléatoire libéralo-caquiste qui attend les Québécois progressistes par la convergence de la droite même si libéraux et caquistes vont continuer à se distinguer comme partis. L'élection maintenant finie, personne de sensé ne va croire que P.Marois est populaire et qu'elle n'a pas sa part à travers la cruauté de la politique dans cette victoire amère. J.Charest même en perdant dans Sherbrooke et le pouvoir s'offre une petite revanche ce matin. La presse de droite du Journal de aux journaux de Gesca se réjouit de ce résultat tout comme Harper.

      Seule la formation du conseil de ministres de P.Marois pourra donner un peu de couleur à ce résultat à lequel QS aura contribué. Parti allié objectif de la droite.

    • Solange Bolduc - Inscrite 5 septembre 2012 09 h 24

      On le sait, Legault manque de finesse , mais Charest manque de droiture d'esprit : tous les deux ont alimenté la peur de ci, peur de ça, pour éviter la défaite !

      Notre déshonneur, ces deux hommes !!

    • France Marcotte - Inscrite 5 septembre 2012 09 h 43

      M.Bouchard.
      Alors ne contribuons pas à cette morgue si on a un peu de considération pour elle.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 5 septembre 2012 13 h 01

      Tout le monde voulait le départ de Marois il y a un an....

      Je me souviens....

      Charest a été excellent hier, surtout avec la vague anti Libéraux, il pouvait être très fier du résultat... vous ne le comprenez pas????

      Arrêtons de démolir et pensons à rebâtir, car aujourd'hui, même avec un gouvernement péquiste, nous, on regarde vers l'avant.....

    • Sylvain Auclair - Abonné 5 septembre 2012 15 h 03

      Monsieur Dautun,
      Sans doute comprenez-vous mal notre système politique, mais madame Marois n'a reçu aucune majorité, fût-elle courte. Elle devra diriger contre l'avis de la majorité des députés de notre Assemblée nationale, et donc sans doute diluer son programme pour obtenir des alliances circonstancielles, jusqu'à ce qu'un de deux autres partis juge que la récréation aura assez duré et déclenche de nouvelles élections.