Amir Khadir et Françoise David au Devoir - «On veut tirer le PQ vers le centre gauche»

«Nous allons appuyer toutes les mesures, tous les projets de loi qui [...] vont dans le sens du progrès social, d’une économie fondée sur une vision écologiste du développement du Québec et la souveraineté», dit Françoise David.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir «Nous allons appuyer toutes les mesures, tous les projets de loi qui [...] vont dans le sens du progrès social, d’une économie fondée sur une vision écologiste du développement du Québec et la souveraineté», dit Françoise David.

Les coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David et Amir Khadir, s’engagent à « tirer vers le centre gauche » du spectre politique le prochain gouvernement — l’élection du Parti québécois (PQ) apparaissant comme le scénario le plus plausible à leurs yeux.

Se posant en personnes « responsables » et « raisonnables », ils se garderont de le faire tomber au premier revers s’ils détiennent la balance du pouvoir.

« On veut l’influencer ! » lance la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David lors d’une entrevue éditoriale avec Le Devoir. « On devra regarder le menu législatif, après quoi on pourra indiquer nos couleurs. Il n’y aura pas de grands effets de surprise », précise-t-elle.


Françoise David et Amir Khadir convoitent toujours l’élection d’un gouvernement péquiste minoritaire dont la « balance du pouvoir » serait détenue par quatre, trois ou deux députés solidaires. « Il n’y en aura pas d’autres élections dans l’année qui vient. Le gouvernement va gouverner », assure-t-elle, s’efforçant de dissiper les craintes de « chaos » accompagnant l’élection d’un gouvernement minoritaire.


Les élus solidaires appuieront sans réserve l’abrogation de la loi 12, l’annulation de la hausse des droits de scolarité et la mise au rancart de la « taxe santé » préconisées à la fois par leur parti et le PQ. « Nous allons appuyer toutes les mesures, tous les projets de loi qui […] vont dans le sens du progrès social, d’une économie fondée sur une vision écologiste du développement du Québec et la souveraineté », précise Françoise David. « Ça ne veut pas dire que nous, on demande la lune, le Parti québécois offre beaucoup moins, et nous, en bas de la lune, on n’accepte rien », ajoute-t-elle. Québec solidaire misera sur une « négociation responsable et raisonnable » avec le prochain gouvernement, balayant tout projet de le faire tomber - s’il est minoritaire - « dans l’année qui vient ». « Il est irresponsable de vouloir renverser un gouvernement un mois après l’élection, franchement ! », lance Françoise David.


En plus d’« influencer » le menu législatif du prochain gouvernement, Québec solidaire compte interpeller tous les partis politiques présents à l’Assemblée nationale sur ses priorités. S’il est réélu, Amir Khadir compte revenir à la charge avec son projet de loi prévoyant l’implantation de Pharma-Québec « un pôle public d’acquisition et de production de médicaments qui permettra d’économiser 2,7 milliards $ par année ». « On va espérer pour ce genre de projet de loi avoir l’aval bien sûr du gouvernement en place », dit Françoise David. « Il y a déjà une ouverture de la part du Dr Hébert [candidat péquiste dans la circonscription de Saint-François] », précise Amir Khadir.


Québec solidaire proposera également à l’Assemblée nationale un moratoire sur l’exploitation de « toutes les énergies sales », une réforme de la Loi sur la santé afin de « protéger le caractère public du système de santé » ainsi qu’une modification de la fiscalité ouvrant la porte à « plus d’impôts pour une frange de la population à revenu plus élevé », mais en revanche « moins de cadeaux aux entreprises ».


Québec solidaire se distanciera toutefois d’un éventuel gouvernement dirigé par Pauline Marois s’il fait le choix d’appliquer la loi 101 aux cégeps et d’instaurer une citoyenneté québécoise. « Quand on entre dans les questions de langue, d’identité, de laïcité, on touche à des questions sensibles. Pour le moment, en tout cas, on dit non, mais on est prêts à en débattre », de dire Françoise David.


D’ailleurs, elle invite le Parti québécois à « prendre le temps de réfléchir, débattre, aller voir où sont les consensus sociaux » sur ces questions. « Il va y avoir un référendum sur le projet d’indépendance. Il me semble que le PQ doit être conscient qu’on a besoin du plus grand nombre possible [de votants du Oui]. Je ne comprends pas en quoi ça nous avance de heurter les minorités, de les mettre à l’index, de susciter ce genre de tensions qui ne sont pas à l’avantage du camp souverainiste », poursuit Amir Khadir.


Vote stratégique


Exaspérés par les appels au vote stratégique, Françoise David et Amir Khadir exhortent les Québécois à faire la sourde oreille et à voter selon leurs convictions politiques. « Le meilleur choix de leur vote, c’est de voter Québec solidaire. Il y a peut-être une dizaine de comtés où même l’idée du vote tactique a vraiment un impact réel, c’est tout. Donc, pour des centaines de milliers de progressistes partout à travers le Québec, c’est vraiment futile, c’est un vote perdu » affirme le député sortant de Mercier.


À quatre jours du scrutin, Québec solidaire compte ravir trois circonscriptions c’est-à-dire Gouin et Sainte-Marie-Saint-Jacques au Parti québécois, ainsi que Laurier-Dorion au Parti libéral du Québec. S’il réussit ce tour de force, trois nouveaux députés se joindraient à Amir Khadir si celui-ci est réélu dans la circonscription de Mercier. « Si on obtenait mardi prochain 7, 8, 9 % du vote, sait-on jamais, et quelques députés… je vous soumets qu’on aurait accompli un progrès important depuis 2008 », fait remarquer Françoise David. « C’est très exigeant », ajoute Amir Khadir.


En 2008, Québec solidaire a recueilli 3,78 % du vote populaire.


À une « électrice déchirée » de la circonscription de Gouin qui signait jeudi une lettre dans Le Devoir soulignant qu’elle « doit voter dans l’intérêt de la collectivité » et du coup réélire le candidat du PQ sortant, Nicolas Girard, afin de ne pas priver le PQ « d’une circonscription qui pourrait faire la différence », Françoise David répond « en toute humilité » « que l’intérêt de la collectivité québécoise, c’est que je sois élue ».


« Je pense que les gens ont découvert une femme d’État, et ça, c’est peut-être un peu différent de ce qu’ils connaissaient avant. Ils me voyaient comme une militante féministe, des droits sociaux, ce que je suis encore, ce que je serai toujours, quoi qu’il arrive », déclare-t-elle, avant que son confrère la décrive comme une « leader d’envergure nationale et internationale ».

 

Alliance des forces souverainistes


S’ils ne rejettent pas d’emblée une alliance des forces souverainistes et progressistes en vue des prochaines élections générales, les coporte-parole de Québec solidaire posent néanmoins une condition sine qua non : la réforme du mode de scrutin, ce à quoi se refuse le Parti québécois. « Il n’y en aura pas d’alliance souverainiste et progressiste si le Parti québécois s’obstine à vouloir conserver un mode de scrutin [uninominal à un tour] hérité de l’empire britannique, ce qui est en passant un tout petit peu contradictoire », dit Mme David, précisant du même souffle qu’elle n’en ferait pas une question de vie ou de mort d’un éventuel gouvernement minoritaire péquiste, contrairement au chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant. « Poser cette condition-là pour maintenir un gouvernement minoritaire ne serait pas responsable », fait valoir M. Khadir.

LE COURRIER DE LA COLLINE

Chaque jeudi, l'équipe du Devoir à Québec résume l'essentiel de la semaine parlementaire. Retrouvez aussi la note de Michel David, notre chroniqueur politique. Inscrivez-vous, c'est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

96 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 31 août 2012 01 h 15

    Un droit de veto de QS sur la gouvernance du Québec ?

    Selon Le Devoir, les dirigeants de QS «convoitent toujours l’élection d’un gouvernement péquiste minoritaire dont la «balance du pouvoir» serait détenue par quatre, trois ou deux députés solidaires».

    Sous des apparences «raisonnables», QS prétend ni plus ni moins obtenir un très stratégique droit de veto sur la gouvernance du Québec ! Il s’agit d’exigences démesurées et en fait très déraisonnables de la part de ce petit parti émanant d’une frange de la nouvelle petite-bourgeoisie, dont les ambitions sont apparemment sans limites...

    Les interventions pour le moins questionnables de Monsieur Khadir durant la crise étudiante ne laissent pas présager une attitude responsable dans ce contexte de «balance du pouvoir», qui a toutes les apparences d’une tentative de prise indirecte du pouvoir gouvernemental, que l’on prétend d’ailleurs déplacer sur l’échiquier politique.

    Quant à Madame David, ses positions contre une laïcité réelle sont bien connues, quoique peu mises de l’avant, et pour cause, durant la campagne électorale. Peut-on exclure le fait qu’elle et d’autres éventuels députés de QS s’emploient à faire échec à la mise en place d’une Charte de la laïcité que le PQ propose ?

    S’il est question d’«exaspération» quant à la nature du vote citoyens, c’est surtout celle d’entendre les dirigeants de QS qualifier ad nauseam un vote politique et progressiste pour le PQ de «vote stratégique» ! C’est aussi cette prétention à utiliser une faible marge qu’ils présument devoir manquer à un gouvernement du PQ, pour le prendre en otage qui est éminemment «stratégique», et pour tout dire passablement éloigné d’une conception adéquate de la démocratie.

    Soulignons enfin le fait que, tout comme les interventions de QS durant la crise étudiante, les menées stratégiques et antidémocratique que ce parti se propose d’effectuer, pourraient constituer une nuisance considérable pour les idées progressistes au Québec.

    Yves Claudé

    • Raymond Labelle - Abonné 31 août 2012 10 h 49

      L'extension de la loi 101 au Cégep est une excellente idée et QS est contre. Et le PQ ne pourra le faire que s'il est majoritaire.

      Le fait d'aller au Cégep en anglais incite à aller à l'université en anglais ou à travailler en anglais si on est au technique, déterminant le milieu où on aura des amis, où on trouvera un conjoint et où on voudra travailler. Le fait de baigner dans un milieu anglophone rend aussi plus facile et plus tentant de quitter le Québec - alors qu'il coûte cher au Québec de former quelqu'un (ex. médecine à McGill). Étendre l'application de la loi 101 au Cégep peut aider à faire tourner la roue dans l'autre sens.

      M. Khadir parle de ne pas irriter les immigrants pour qu'ils appuient la démarche de la souveraineté. Je ne crois pas que ceux qui fréquentent le Cégep en anglais, vont à l'université en anglais et s'intègrent au milieu anglophone auraient beaucoup tendance à appuyer la souveraineté de toute façon. Par contre, si leurs enfants s'intègrent au milieu francophone, et que la descendance qui suit le fait aussi, à long terme, le calcul est meilleur: étendre l'application de la loi 101 au Cégep va dans cette direction.

    • Bastien Carrier - Inscrit 31 août 2012 11 h 17

      Vous semblez confondre balance du pouvoir et veto, malheureusement, votre raisonnement, dans ce cas-ci, est clairement soumis à votre parti pris contre QS. C’est vous qui dites qu’ils désirent un veto, QS ne le clame nulle part. Une question : auriez-vous psychanalysé Mme David et Mr Kadhir pour pouvoir déceler leurs « réelles intentions »? En quoi le raisonnable de QS est-il moins raisonnable que celui de la CAQ ou de Charest? Qui est-ce qui semblait la plus posée au débat des chefs déjà?

      Vous qualifiez ce parti de marginal, et vous dites qu’il représente une petite bourgeoisie aux ambitions illimitées. Pour un parti en voie d’obtenir près de 10% des votes, je trouve que vous poussez un peu la note… Puis, en ce qui concerne leurs électeurs, vous les connaissez personnellement? Parce que moi, qui ai voté pour QS lors des deux dernières élections, je dois faire partie de cette bourgeoisie, en tant qu’étudiant qui a plusieurs valeurs progressistes claires, n’est-ce pas?

      Pour une tentative dissimulée de prise de pouvoir par QS, on repassera également! Ce n’est pas comme si le PQ n’avait aucune autre option. Si jamais QS se met à jouer les radicaux, ce qui m’étonnerait grandement, le PQ pourra toujours se tourner vers 3 ou peut-être même 4 autres partis. D’ailleurs, le clivage idéologique risque d’être aussi grave avec ces partis qu’avec QS…

      Parlant de conception adéquate de la démocratie, ne croyez-vous pas que c’est plutôt QS qui fait figure d’exception en la matière, comparativement aux autres grands partis, en prônant un système électoral où tous les votes auront un poids? À vos yeux, il semble plus « démocratique » qu’un parti qui recueille entre 5 et 10% des votes n’ait pas le droit de parole à l’assemblée?

      De grâce il faut cesser de parler de démocratie lorsqu’on n’y connaît rien. De toute évidence, l’analyse objective vous échappe et de loin!

    • Raymond Labelle - Abonné 31 août 2012 12 h 18

      Autres raisons pour être pour le Cépep en français pour les allophones et les francophones.

      Le dernier recensement montre une chute record du français au Québec et au Canada et une capacité d'attraction très forte au Québec des allophones vers l'anglais, environ la moitié. Une grande partie des allophones qui va vers le français était déjà orienté vers cette langue avant d'immigrer, donc pas attribuable aux dynamiques internes. Pour ne pas diminuer la proportion de francophones au Québec, 80% des allophones devraient aller vers le français. Il y a même au Québec un léger mouvement d'assimilation des francophones vers l'anglais.

    • Benoît Landry - Inscrit 31 août 2012 12 h 59

      Plus je vous lis M. Claudé, plus j'ai l'impression que dans les années 70 vous auriez été de ceux qui reprochaient au PQ de sympathiser avec les membres du FLQ...... Est-ce que leur arguments étaient fondés ? Cela a sûrement contribué aux défaites de 70 et 73 avec des arguments fondés sur la peur des opposants de l'establishement, à défaut de faire des débats d'idées.

      C'est dommage que plusieurs partisans du PQ en soit rendu au même niveau de débat que les libéraux du début des années 70, parce que leur parti n'est plus capables de retenir ses partisans avec un projet social mobilisateur ... C'est pitoyable

    • Alain Carmel - Inscrit 31 août 2012 14 h 18

      "petit parti émanant d’une frange de la nouvelle petite-bourgeoisie, dont les ambitions sont apparemment sans limites..."


      Faut mal connaitre QS pour dire ce genre de connerie...Les gens de QS ne sont pas tous de la "gauche caviar" du Plateau...

    • Jean-Pierre Bouchard - Inscrit 31 août 2012 18 h 47

      La CAQ joue son petit jeu, semble vouloir profiter de ce que QS divise le vote souverainiste de gauche pour aussi faire passer des députés caquistes contre le PQ. La division du vote entre la CAQ et le PLQ n'est pas suffisante pour neutraliser la division du vote que QS occasionne contre le PQ risquant fort de produire un gouvernement très minoritaire du PQ dont QS ne profitera même pas puisque le PQ doit remporter 60, 61 comptés pour que QS obtienne la balance du pouvoir avec un ou deux députés. C'est de l'aléatoire les calculs des solidaires.

  • Bernard Gervais - Inscrit 31 août 2012 01 h 28

    Avec humilité...

    Concernant la lettre envoyée hier au Devoir dans laquelle une électrice de Gouin écrit qu'elle préfère voter pour PQ afin qu'il compte le nombre de circonscriptions nécessaire pour former un gouvernement majoritaire, Françoise David réagit, dans le présent reportage, en disant « avec humilité » que l'intérêt de la collectivité québécoise est qu'elle (donc elle-même) soit élue...

    Certes, je reconnais que Mme David a de grandes qualités mais aller jusqu'à dire cela. Ça sonne un peu prétentieux !

    Afin d'être vraiment humble, j'aurais répondu à sa place que cette dame est libre de faire ce qu'elle veut !

    • Marc Collin - Inscrit 31 août 2012 02 h 58

      Effectivement je dirais très prétentieux.

      C'est plutôt dans l'intérêt des Québecois qu'il n'est jamais le pouvoir.

    • Marc-André Loyer - Inscrit 31 août 2012 07 h 08

      Je trouve très triste que nous pensions même à l'iddée de voter stratégique. Notre systeme doit être réformé pour permettre aux citoyens de voter reéllement pour la personne de son choix. Il n'est pas normal qu'un parti puisse former un gouvernement majoritaire avec seulement 33% des voix. Y a toujours ben 67% des gens qui n'ont pas voté pour ce parti...

    • Ginette Boily - Inscrit 31 août 2012 07 h 29

      Monsieur Gervais, l'humilité, c'est la vérité. Tant et aussi longtemps qu'on trouvera prétentieux de se trouver bons pour les bonnes raisons, on restera à plat ventre. Si chaque athlète olympique qui s'est entraîné pendant des mois et des années ne se croyait pas le meilleur, il n'y aurait personne sur la ligne de départ.

      Françoise David est lucide, consciente, confiante et humble. Ça se peut ça!

    • Pierre Vincent - Inscrit 31 août 2012 07 h 50

      Vous avez bien raison et Jean-Martin Aussant a dit à peu près la même chose dans l'entrevue publiée hier dans Le Devoir. Tant Mme David que M. Aussant sont au fond des péquistes souverainistes de gauche qui n'attendent que l'occasion de réintégrer leur parti, à condition qu'on leur fasse une GROSSE place, bien entendu...

    • Pascale Bourguignon - Inscrite 31 août 2012 08 h 33

      Lorsque madame David dit que l'intérêt de la collectivité québécoise est qu'elle soit élue, Je pense qu'elle parle de l'importance d'élir une personne qui représente certains idéaux et un programme défendant des principes qui ne sont pas représentés dans d'autres partis. Lorsque vous soulignez ce propos en ajoutant les 2 mots 'elle même", vous tendez à déformer son discours en le rendant intentionellement prétentieux. Il me semble qu'il est dangereux de voir des intentions dans des mots qui ne sont même pas employés.

    • Louka Paradis - Inscrit 31 août 2012 08 h 42

      D'accord avec vous. F.David n'a pas la même définition de l'humilité que le dictionnaire Robert : "Sentiment de sa faiblesse, de son insuffisance qui pousse une personne à s'abaisser volontairement en réprimant tout mouvement d'orgueil". Je n'ai jamais entendu René Lévesque se vanter de la sorte, ni Mme Marois. Ces 2 grands politiciens ont plutôt parler de leur volonté de servir le Québec. On peut légitimement se demander : qu'est-ce que ce serait si Mme David avait plus de pouvoir ?
      Louka Paradis

    • Jean Richard - Abonné 31 août 2012 08 h 51

      Tous les chefs de parti disent à peu près la même chose. Alors, pourquoi cela devient-il de la prétention quand c'est Madame David qui le dit mais non Madame Marois ?

      Si Québec Solidaire ne devait faire élire aucun député mardi prochain, ce serait un plongeon vers la droite pour le Québec. Les médias de Québecor, de Power Corporation et Radio-Canada seraient les premiers à annoncer que le centre gauche est mort et enterré au Québec, eux qui ont fait campagne pour le PLQ ou la CAQ et qui ont toujours tenté d'ignorer les petits partis pour les tenir éloignés de tout pouvoir.

      L'intérêt de la collectivité pourrait donc passer par l'élection d'au moins trois députés QS, d'autant plus que ces élections se feraient dans Montréal, la délaissée des partis traditionnels.

    • France Marcotte - Inscrite 31 août 2012 09 h 06

      Contrairement à vous je n'ai rien contre les prétentieux, encore moins les prétentieuses. Cela compense un peu pour tous ceux qui éprouvent constamment de la honte d'eux-mêmes, je ne parle pas des politiciens évidemment.

      L'important c'est de savoir si le prétentieux dit vrai. Et quand on a prétendu, on se met soi-même la barre plus haute, ce qui n'est pas très malin.

    • Camille Proulx - Inscrit 31 août 2012 09 h 16

      Je ne prendrais pas cette phrase à la lettre. L'article met cadre autour d'une déclaration; au-delà de ce cadre, elle sonne peut-être autrement...

    • Solange Bolduc - Inscrite 31 août 2012 09 h 25

      Moi aussi j'ai été surprise par sa réponse assez prétentieuse, merci! Si elle se met à jouer ce petit jeu, elle ne prendra jamais le pouvoir ! On en a eu assez avec Charest, l'arrogant !

      De plus, j'ai entendu, hier soir aux nouvelles de 18 heures, dans un reportage à Radio-Canada, Amir Khadir, faisant alors campagne avec son candidat dans Laurier -Dorion, dire à un immigrant qu'il fallait voter pour son parti parce que le PQ ne s'intéressait pas à eux (J'ai oublié exactement ses mots , mais...).

      Cela m'a fait bondir: Déformer la réalité pour se faire élire lui et son candidat! Imaginez ce qui doit se dire dans les chaumières ! Et surtout que je connais assez bien un certain organisme communautaire où s'il y a racisme au PQ, cela se joue aussi dans les deux sens, croyez-moi!

      Pour gagner des votes ou obtenir la balance du pouvoir, il semble que M. Khadir est prêt à aller très loin! Décevant ! Heureusement que j'ai déjà donné mon vote au PQ !

      Je constate que la politique, que ce soit chez QS ou ailleurs, traîne toujours dans son sillage quelques énergumènes qui ne pensent qu'au pouvoir, non nécessairement au bien commun. L'apparence est souvent trompeuse , hélas!

    • Jacques Gagnon - Inscrit 31 août 2012 10 h 36

      Cela correspond bien à son genre de bienfaitrice victorienne. Elle en a le droit, mais elle n'a rien du prolétaire et elle n'a pas vécu ce qu'elle combat. Comme son ami Khadir, elle regarde la mêlée bien assise sur la commode. Elle prend ça de haut.

    • Bernard Gervais - Inscrit 31 août 2012 10 h 36

      @ Mme Solange Bolduc,

      D'abord merci d'avoir lu mon commentaire.

      Moi aussi j'ai vu et entendu le reportage d'hier (télé de Radio-Canada) dont vous parlez. Ce que y a dit M. Khadir afin de convaincre des immigrants de voter QS plutôt que PQ m'a estomaqué. Une raison de plus pour mefier de ce politicien !

    • Bernard Gervais - Inscrit 31 août 2012 10 h 39

      CORRECTION

      @ Mme Solange Bolduc,

      D'abord merci d'avoir lu mon commentaire.

      Moi aussi j'ai vu et entendu le reportage d'hier (télé de Radio-Canada) dont vous parlez. Ce que y a dit M. Khadir afin de convaincre des immigrants de voter QS plutôt que PQ m'a estomaqué. Une raison de plus pour me mefier de ce politicien !

    • Solange Bolduc - Inscrite 31 août 2012 10 h 41

      @ Mme Marcotte

      Ne vous inquiétez pas, Mme David semble avoir une "sur-estime" de soi ! On verra bien ce qu'elle en fera si jamais elle est présente à l'Assemblée nationale !

    • Paul Doyon - Abonné 31 août 2012 11 h 54

      C'est ailleurs que le discours de madame David manifeste vraiment de la prétention, plus encore que dans son affirmation « que l’intérêt de la collectivité québécoise, c’est que je sois élue ». Pour réaliser son rêve de détenir la balance du pouvoir avec un PQ minoritaire, Françoise David est prête, en prêchant sans nuances le vote de conviction progressiste, à prendre le risque, très réel dans plusieurs circonscriptions, de laisser élire des candidats PLQ ou CAQ, insouciante qu'elle pourrait ainsi leur laisser aussi tout le pouvoir. C'est la politique du pire qui ne dit pas son nom: le Québec sera plus prêt pour QS après un nouveau règne PLQ ou CAQ, ou par leur coalition, plutôt que celle PQ-QS, qui sait. A mes yeux il est totalement irresponsable de la part de QS de ne pas demander à ses partisans, non pas de voter PQ en l'encontre de ses propres candidats, éminemment elle-même et Amir Kadir, mais de voter PQ là où autrement des PLQ ou des CAQ seront élus. Faire croire que cela est sans conséquences, c'est faire fi des objectifs du programme de QS et des interêts supérieurs du Québec. Il faut beaucoup de prétention pour refuser de le voir et aller jusqu'à proclamer le contraire.

      Pour vérifier voir: http://www.tooclosetocall.ca/ .

      Paul Doyon
      Montreal

    • Claude Champagne - Inscrit 31 août 2012 15 h 19


      Merci Mme Bolduc pour le reportage de radio-canada, cela dit en parlant de M. Kadir. Jean-Pierre Charbonneau au club des ex, dit que Gilles Duceppe l'a téléphoné pour lui expliquer sa sortie contre M. Kadir, le soir des élections fédérales. Il a reçu un appel de M. Kadir, lui disant être désolé pour la défaite et que tous les souverainistes devaient s'unir etc. M. Duceppe a appris le lendemain que M. Kadir avait voté NPD. C'est pour cette raison qu'il a fait une mise en règle bien sentie. Et moi aussi j'ai voté PQ.

  • Benjamin Trottier - Abonné 31 août 2012 02 h 22

    Désolé Madame David...

    Mais dans l'intérêt du Québec, je suggère plutôt Nicolas Girard qui n'a strictement rien à vous envier en tant que représentant émérite de la circonscription de Gouin. Cessez de penser que les habitants du centre de Montréal vous doivent quelque chose, c'est tout simplement faux. Il n'est pas meilleur que vous pour autant, mais il a fait ses preuves !

    • Bernard Gervais - Inscrit 31 août 2012 10 h 37

      Entièrment d'accord avec vous, M. Trottier !

    • F. Georges Gilbert - Inscrit 31 août 2012 10 h 44

      Sa pugnacité à déloger Nicolas Girard,jusqu'à demander, à ce qu'il ne se représente pas dans Gouin,m'a profondément déçu et choqué.

    • F. Georges Gilbert - Inscrit 31 août 2012 10 h 48

      Sa pugnacité à vouloir déloger Nicolas Girard,jusqu'à demander,à ce qu'il ne se représente pas dans Gouin,m'a profondément déçu et choqué.

    • Bastien Carrier - Inscrit 31 août 2012 12 h 25

      Elle n'a jamais dit que vous lui deviez quoi que ce soit, on sent la rancune dans votre commentaire, vous lui prêtez des intentions. Elle croit seulement que le Québec, et la circonscription de Gouin, bénéficieraient d'une éventuelle victoire de sa part aux élections.

      Je le crois aussi. Entre un député qui doit suivre une ligne de parti, se conformer aux idées du parti, qui, de toute évidence, ne vise qu'à reprendre le pouvoir coûte que coûte, même en renonçant à ses priorités et un autre qui est fidèle, d'abord et avant tout à ses idées, sa vision et les intérêts de sa communauté, je choisi le second!

      J'ajouterais qu'après l'avoir vu au débat des chefs, j'ai l'impression que le Québec a besoin d'un parti qui sait s'exprimer brillamment et avec éloquence sans sombrer dans la démagogie et le manque de respect.

    • Benoît Landry - Inscrit 31 août 2012 13 h 10

      M. Thomassi n'avait pas besoin de quelqu'un d'éminemment solide pour le faire tomber, il a tellement été peu subtil que même Charest ne l'a pas soutenu. En somme, n'importe qui l'aurait fait tomber.

      Qs avec une fraction des moyens du PQ a effectué une enquêtes sur le financement des partis politiques de beaucoup supérieur à ce qu'a fait le PQ.... C'est vrai que certaines contributions n'avait pas avantage à être rendu publique pour ce parti ....

    • François Laforest - Abonné 31 août 2012 13 h 43

      Effectivement, le culte du ''je-me-moi'' qui lui fait terminer ses discours par un ''...nous autres les femmes'': plus capable! Aussi, son manque de logique stratégique, l'envoi dans un comté ou le député Girard fait parfaitement déjà le travail pour lequel il a été élu. Alors, pour l'humilité, faudrait repasser d'autant que sa contribution aux belles années du régime Charest, demeure son seul héritage notoire.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 31 août 2012 05 h 21

    Entre terre et ciel, le monde de la lune … ?

    « Ça ne veut pas dire que nous, on demande la lune, le Parti québécois offre beaucoup moins, et nous, en bas de la lune, on n’accepte rien » (Françoise David, QS)

    Si QS n’accepte rien en bas de la lune, qu’a-t-il à offrir de plus que le PQ qui, osant tout autant que la lune, planerait entre ciel et terre, une fois les résultats connus du 4 septembre ?

    Une lune de promesses épicées non tenues ou à tenir ?

    Chose certaine, du débat (1) d’hier soir au CEGEP de Drummonville, par exemple, là où se sont manifestées trois Formations politiques seulement (QS, PQ et ON), ni les candidats ni l’auditoire, composé en majorité du monde étudiant et professoral, n’ont réagi sur la position publique du PQ relative aux questions portant sur la Gratuité-Hausse des frais de scolarité ; une position audacieuse (« être responsable, si … . ») qui risque d’éveiller, de nouveau, un malaise social d’envergure et de revoir les « kasserolles » à l’œuvre.

    De cette étonnante réaction, on dirait que ben du monde (incluant le représentant de QS) vient, soudainement et silencieusement, d’acquiescer à une lune de promesses épicées … à venir.

    Entre terre et ciel, le monde de la lune … ? - 31 août 2012 -

    (1) : Thèmes abordés : Environnement, Éducation, Démocratie/Citoyenneté.

  • hugo Tremblay - Inscrit 31 août 2012 05 h 52

    Et s'ils tiraient tout le gouvernement à droite?

    Par la division dans quelques comptés, il pourraient faire élire Legault au lieu du PQ. Tout un virage vers la gauche.
    Rappelez vous un certain Ralph Nader, qui pas ses seuls votes de Floride, a fait élire Bush. Il trouvait Gore pas assez à gauche...
    J'ai voté QS aux dernières élections, mais pas cette fois, trop grave de mettre la droite dehors. Et je n'ai pas apprécié l'appuie au NPD et la position sur la laicité. C'est le système électoral qu'il faut changer.

    • Robert Dufresne - Inscrit 31 août 2012 10 h 06

      Et ce n'est pas le PQ qui va le changer...

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 31 août 2012 13 h 55

      C'est le système électoral qu'il faut changer.

      Et entre-temps, il faut voter Parti québécois, car Legault et Charest c'est du pareil au même: néo-libéralisme, chacun pour soi, utilisateur-payeur, hausse de tarifs d'électricité, hausse des frais de scolarité, etc.