Jean-Martin Aussant au Devoir - «Le PQ ne cherche qu’à se faire élire»

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	«Il y a les deux partis du “non”, le PLQ et la CAQ, et les deux partis du “peut-être”, le PQ et Québec solidaire», dit Jean-Martin Aussant.</div>
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir
«Il y a les deux partis du “non”, le PLQ et la CAQ, et les deux partis du “peut-être”, le PQ et Québec solidaire», dit Jean-Martin Aussant.

Le scénario idéal pour le chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant : qu’il se fasse réélire comme député dans la circonscription de Nicolet-Bécancour le 4 septembre prochain et qu’il détienne la balance du pouvoir à lui seul devant un gouvernement péquiste. Pour ensuite forcer l’adoption d’un mode de scrutin proportionnel.

« Dans cette élection, c’est la plaie la plus irritante et la plus fatigante : le maudit discours sur la division du vote, le vote stratégique, le vote utile », peste Jean-Martin Aussant.


« Ça m’horripile de penser que des gens aiment bien Option nationale, mais qu’ils vont voter pour autre chose pour bloquer quelqu’un d’autre », dit-il. Il voit là une anomalie en démocratie. « [Un mode de scrutin de type proportionnel], c’est dû depuis longtemps, au Québec. Le système britannique, ça ne marche pas dès qu’il y a plus que deux partis. »


Le Devoir a rencontré mercredi le chef de la jeune formation politique à Nicolet, dans son bureau électoral. Jean-Martin Aussant passe cinq à six jours par semaine dans sa circonscription et coordonne de là la campagne nationale d’ON. « Je suis épuisé », avoue-t-il, confiant qu’il ne dort que trois heures par nuit. Ça ne se voit guère : à 42 ans, il tient la forme.


Le dernier sondage commandé il y a deux semaines par l’hebdo Le courrier sud le place en tête, avec tout près de 30 % des intentions de vote, trois points de pourcentage de plus que le candidat caquiste, Donald Martel, un ancien candidat du PQ qui a mordu la poussière en 2007. Le candidat du Parti libéral, Marc Descôteaux (24 %), et celui du PQ, Gilles Mayrand (20 %), suivent derrière. Un autre sondage local donne l’avantage au caquiste sur l’oniste avec la même marge. C’est donc une égalité statistique. Le redécoupage de la circonscription, qui a absorbé une partie de Lotbinière, l’ancien fief de l’adéquiste Sylvie Roy, défavorise cependant Jean-Martin Aussant.


On s’en doute : pour lui, la réélection du seul député oniste est la priorité. « Pour un nouveau parti, il n’y a rien qui vaut plus cher qu’un porte-parole à l’Assemblée nationale », estime-t-il.


Tous les partis souverainistes devraient souhaiter l’instauration d’un mode de scrutin de type proportionnel, même pour des raisons stratégiques. Jean-Martin Aussant rappelle que René Lévesque était plus populaire que son parti et que son parti était plus populaire que l’option souverainiste. Aujourd’hui, c’est tout le contraire : Pauline est moins populaire que son parti qui, lui, est moins populaire que son option. D’où l’avantage de la proportionnelle pour augmenter le nombre d’élus souverainistes à l’Assemblée nationale.


Jean-Martin Aussant, qui a claqué la porte du PQ en juin 2011, a fondé en octobre dernier Option nationale. Le parti compte maintenant 5000 membres, dont une majorité de jeunes de moins de 35 ans. Il présente des candidats dans 120 circonscriptions. L’énoncé de base d’ON : le projet de souveraineté ne pourra se réaliser qu’avec un parti qui en fait clairement son objectif. Et tant pis s’il faut plus de temps pour prendre le pouvoir. « C’est tellement clair que le jour où on est élu, c’est que le Québec est prêt à faire la souveraineté », dit-il.


Ce discours plaît aux jeunes - aux jeunes universitaires ou qui se destinent à des études universitaires. Il a manifestement plu à Jacques Parizeau, qui a accordé son appui à Jean-Martin Aussant, le candidat, sans toutefois lancer un appel à voter pour ON dans toutes les circonscriptions.


« Ce n’est pas quand on est gêné d’avoir une idée qu’elle avance bien vite. Le jour où tous les candidats souverainistes auront le courage de parler de souveraineté au risque de ne pas être élus, l’idée va avoir gagné beaucoup en crédibilité et ça va accélérer le projet et l’élection de députés souverainistes », avance-t-il.


« La population perçoit un manque de courage, perçoit ce doute dans la tête des leaders souverainistes. Elle se dit : si même les leaders en doutent, s’ils ont tellement peur d’en parler, il doit y avoir quelque chose qui ne va pas quelque part. »


Jean-Martin Aussant signale qu’il a rencontré des centaines, sinon des milliers de fédéralistes « qui sont devenus souverainistes ». Il leur présente des arguments de nature économique pour contrer « la propagande mensongère » des forces fédéralistes, puisque sur le plan identitaire, les Québécois savent très bien que seul leur gouvernement québécois peut protéger la culture québécoise. Il s’adresse à l’« Homo economicus », dit-il.


Le chef oniste souligne que les jeunes n’ont jamais vécu une période où les arguments à l’appui de la souveraineté étaient débattus ; ils n’étaient pas nés lors du référendum de 1995 ou, sinon, étaient de tout jeunes enfants. « À chaque fois qu’on leur en parle, ils entendent les arguments pour la première fois. »


De tous les partis représentés à l’Assemblée nationale, ON est le seul qui dit résolument oui à la souveraineté, fait-il valoir. Il y a les deux partis du « non », le PLQ et la CAQ, et les deux partis du « peut-être », le PQ et Québec solidaire.


S’il a quitté le PQ, c’est qu’il ne croyait plus que le parti pouvait être transformé de l’intérieur, comme s’emploient à le faire des péquistes comme Bernard Drainville. Jean-Martin Aussant cite René Lévesque, qui a affirmé que le PQ, fondé en 1968, ne devrait pas durer plus de 20 ans. « Il a dit que le parti deviendrait une Église, rappelle le chef oniste. Qu’il deviendrait un parti opportuniste et calculateur comme tous les autres, et il avait raison. » C’est une « machine politique professionnelle » qui « ne cherche qu’à se faire élire ».


Jean-Martin Aussant accuse son ancien parti d’être « malhonnête intellectuellement » quand il prétend vouloir « faire un pays ». Il voudrait que le PQ, par souci d’honnêteté, se présente plutôt « comme une alternative de gestion provincialiste ». À son avis, « le PQ ne reviendra pas aux idéaux qui l’ont fondé ».


Jean-Martin Aussant dit croire en ses chances le 4 septembre. Mais même s’il est battu, son parti ne disparaîtra pas et il entend en demeurer le chef, assure-t-il. « Concrètement, si on n’a pas de chef à l’Assemblée nationale, c’est sûr que c’est plus difficile de garder un projet très vibrant, mais c’est faisable. Et le 4 septembre, c’est le début d’Option nationale, ce n’est pas la fin. » Il a fallu trois élections pour que René Lévesque soit élu sous la bannière du PQ, se dit Jean-Martin Aussant.

123 commentaires
  • Charbel Hanna - Inscrit 30 août 2012 00 h 14

    Québec Solidaire, un parti du peut-être ?

    Québec Solidaire a une démarche TRÈS claire vers la souveraineté. Si elle est différente de celle de M. Aussant, elle n'en demeure pas moins une démarche qui dit clairement OUI et qui propose des moyens concrets pour y arriver.

    • François Ricard - Inscrit 30 août 2012 09 h 44

      C'est une démarche trŝ claire vers une constitution québécoise où l'électorat aura à trancher entre une version provinciale ou indépendante.
      Comme l'a si bien dit M. Khadir. et qui reflète bien la pensée de QS, "l"indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l'indépendance.
      On parle maintenant de former une aile NPD au Québec.
      M. Khadir et Mme David nous promettent-ils de ne pas changer de part dans une telle éventualité?

    • Etienne Boivin - Abonné 30 août 2012 10 h 18

      "La souveraineté si nécessaire, mais pas nécessairement la souveraineté." - Amir Khadir

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 30 août 2012 10 h 37

      La démarche de QS est loin d'être claire en regard de la souveraineté. Ce parti propose l'élection d'une constituante qui débatera des différentes alternatives constitutionnelles, QS y faisant la promotion de la souveraineté. Rien ne dit que ce qui résultera de cette assemblée sera l'indépendance du Québec. On peut même imaginer un retour vers le Rapport Allaire! C.-à-d. l'autonomie provinciale. Alors que ferait un gouvernement de QS si une majorité élue au sein de cette constituante rejetait la souveraineté?

      Sans parler qu'en ouvrant cette boîte de Pandore, de nombreux lobby voudront y faire inscrire des droits qu'ils considèrent comme fondamentaux. Je suis certain que le FRAPRU voudra y voir inscrite le "droit au logement", soulevant l'ire de la CORPIQ. Belle empoignade en vue, beau bordel sur plusieurs fronts.

      Non, cette démarche n'est satisfaisante que pour des intellectuels un peu candides étant rarement sortie de leur tour d'ivoire.

    • Viviane Genest - Inscrite 30 août 2012 15 h 25

      La démarche de QS a l'avantage d'être inclusive et de laisser les citoyens décider pour eux-même. QS est le seul à tenter de convaincre et d'inclure les non francophones à notre projet de pays.

    • Louka Paradis - Inscrit 30 août 2012 18 h 12

      Avez-vous remarqué qu'on ne parle plus de co-chef pour M. Khadir ? Curieux qu'aucun journaliste ne l'ait souligné... Pour ce qui est du parti ON, je crois que le matin du 5 septembre, M. Aussant se retrouvera Gros-Jean-Martin comme devant.
      Louka Paradis, Gatineau

  • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 30 août 2012 00 h 52

    Le nouveau souffle

    Ce que déclare JMA peut paraître très partisant et auto-proclamé, mais en réalité, c'est ce qui se voit dans la rue, sur facebook ...

    On aura beau avoir boudé ON dans plusieurs médias, il reste que le 4 septembre prochain, on lui devra, à lui et sn audace, une forte amélioration du taux de participation. Si d'un côté, la crise étudiante mobilise la jeunesse québécoise à se rendre aux urnes, encore faut-il qu'elle sache pour qui voter. Et JMA et ON nous permettent de rêver.

    À l'heure où on risque de se retrouver avec un gouvernement majoritaire à près de seulement 30% à 35% des voix, l'importance d'avoir des partis qui proposent la proportionnelle est essentielle à notre santé démocratique. Parce qu'elle est en piteux état notre démocratie. Après un gouvernement qui a matraqué et gazer de nombreux citoyens, aux noms d'une démocratie doouteuse, de majorité, qui, on le verra bien, n'existe que dans la lubie de gens qui ne veulent que croire que leurs idées sont les bonnes, il est temps de constater que nul n'y gagne dans le système actuel.

    Beaucoup se questionnent sur la pertinence d'un autre parti souverainiste, mais tel que le dit Jean-Martin Aussant, le PQ n'est plus qu'une machine politique professionelle, aussi triste en soit le constat pour certains.

    Parce que oui, après une crise sociale telle qu'on l'a vécue ce printemps, 3 partis sont prêts, et le disent sans gêne, à prendre le pouvoir majoritairement avec un score bien en deça du 50% du suffrage exprimé en leur faveur. En réalité, aucun de ces 3 parits n'a rien appris ni retenu de la crise printanière. Se sont les conjuctures qui donnent actuellement le pouvoir aux partis, et non les convictions.
    Chaque électeur qui votera "stratégiquement" aux prochaines élection accorde le droit à la trahison de son vote. Car nul vainqueur, le 4 septembre prochain, prendra le temps de penser qu'il a demander aux gens de voter pour eux "stratégiquement" . On parlera de démocratie, voir de mandat fort ...
    Vive ON !

    • Louka Paradis - Inscrit 30 août 2012 12 h 18

      Quand on est un leader vraiment fort, on n'a pas besoin de dénigrer les autres pour avancer, surtout ses anciens camarades et son ex-chef qui a vraiment beaucoup de mérite et qui lui a démontré une grande ouverture d'esprit : elle était même prête à passer l'éponge et à l'accueillir au PQ. Il y a quand même des limites à dire n'importe quoi.
      Louka Paradis, Gatineau

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 30 août 2012 20 h 23

      @ Louka Paradis:
      Je doute que vous ayez moindrement suivi la campagne de JMA et d'ON. JMA qui dénigre les autres... Je m'excuse mais vous êtes complètement à côté. C'est le chef qui a fait la campagne la plus propre de la campagne, parce qu'il n'a pas besoin de faire autrement. Voyons, le seul aspect qui pourrait paraître dénigrant est celui que le PQ soit "une machine politique professinelle" Allez, il faut l'admettre quand même. Demandez des comptes, pourquoi la proportionnelle a t'elle disparue de la plateforme du PQ? Vous le dites vous-mêmes, Marois était prête à passer l'éponge et l'acceuillir à nouveau au sein du PQ, mais elle a refusée l'idée d'une coalition. Si vous connaissiez un peu JMA et ON, vous sauriez que si le PQ redevenait réellement souverainiste, il s'y allierait. C'est Marois qui refuse. Je me repète, elle prendra sans gêne le pouvoir majoritaire avec 30% des voix si c'est possible pour elle.
      Dire n'importe quoi madame? On parle d'un homme qui par son audace se dirrige vers un véritable exploit. Vous ne trouverez chef plus intègre si vous vous donner le temps de vous renseigner mieux, ce à quoi je vous invite.

    • Marcel Bérubé - Inscrit 30 août 2012 21 h 08

      @Louka,

      sans la moindre partisanerie, mais simplement en référant aux sens des mots : l'emploi du mot « dénigrer » est un peu «n'importe quoi » comme vous dites. Vous pouvez tout à fait vous rallier à Pauline sans dire qu'il se rend coupable de dénigrement. Dire que l'option souverainiste n'est plus ce qu'elle était au sein du PQ, dire que cette option est stratégiquement ramener à l'avant plan ou relayée à l'arrière-scène selon le sens du vent ce n'est pas dénigrer, c'est simplement dire ce qui est. Le nier serait un manque flagrant d'objectivité (ce qui ne serait pas une première dans une discussion sur un sujet politique!!!)
      Par contre, dire que JMA tâche d'avancer en dénigrant le PQ, ça c'est du dénigrement.

      Cordialement,

      M. Bérubé (qui n'a pas particulièrement l'intention de voter ON mardi prochain)

  • Yves Claudé - Inscrit 30 août 2012 03 h 04

    Jean-Martin Aussant ne cherche-t-il pas «à se faire élire» ?

    Monsieur Aussant mérite sans doute d’être réélu… Mais sa place serait plutôt, et malgré tout … au PQ !

    Option nationale a des aspects fort sympathiques. La comédienne Catherine Dorion qui fait valoir le point de vue d’ON sur Youtube est désarmante d’une sympathique simplicité… Mais en tant qu’organisation, ON fait double emploi avec la Coalition “Cap sur l’Indépendance”, dont plusieurs membres d’ON sont d’ailleurs issus. Il semble y avoir confusion de genres, comme dans le cas de la quinzaine d’autres formations politiques qui s’emploient à recueillir des votes dans des objectifs dont les liens avec la gouvernance générale de l’État ne sont pas toujours évidents.

    Par ailleurs, malgré le point de vue d’ON et de QS à ce sujet, un «mode de scrutin de type proportionnel» n’a pas forcément les vertus qu’on lui prête, dans des démarches intellectuelles qui semblent d’ailleurs souvent impressionnistes ou relever plutôt des croyances que de faits avérés ou appréhendés.

    La quasi-totalité des systèmes électifs des organisations sociales, syndicales, politiques, culturelles, etc., fonctionnent selon un scrutin à deux tours (ou plus), et on voit mal comment ces organisations survivraient à la «proportionnelle» !

    Le scrutin à deux tours, qui n’a pas l’idéal de perfection d’ailleurs introuvable dont certains semblent en quête, comme une sorte de Graal qui suppléerait à la nécessaire imperfection d’un débat collectif, ce type de scrutin mérite d’être adopté, et aurait plus de chance, étant très largement pratiqué dans les organisations de la société civile, d’améliorer une démocratie qui a été pervertie par l’imposition du système électoral des Conquérants britanniques.

    Yves Claudé

    • Raymond Labelle - Abonné 30 août 2012 11 h 33

      Ironiquement, c'est à notre mode de scrutin qu'ils pourfendent que QS et ON devraient la balance du pouvoir si jamais on tombait dans la fourchette fine des possibles menant à ce résultat.

      Ces partis n'auraient aucune chance d'avoir la balance du pouvoir dans un système proportionnel, en tout cas à cette élection-ci: PQ, QS et ON ensemble n'atteindront pas ensemble 50% du vote. Dans un système proportionnel, la CAQ ou le PLQ, chacun seul, aurait la balance du pouvoir et même, auraient plus de 50% des sièges ensemble.

    • Jean-Francois Boismenu - Inscrit 30 août 2012 15 h 24

      M. Labelle, il serait très intéressant de connaître le pourcentage de gens qui gonflent les votes du PQ, PLQ et CAQ par leur vote stratégique au lieu de voter un tier parti pour qu'ils aimeraient voter, mais ne se le permettent pas. Il ne serait pas surprenant de voir les intentions de votes augmenter pour ces tiers partis, ne pensez-vous pas?

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 30 août 2012 20 h 48

      M. Claudé,

      Avec la proportionelle, Jean Charest n'aurait pu faire mattraquer et gazer autant de gens. Il aurait été minoritaire et aurait été obligé de s'assoir avec les étudiants dès le début du conflit ... en 2010!

      Voyons, nous somme actuellement dans le pire système politique qui soit, parce qu'on a enfin plusieurs partis. Nous nous enlisont tranquilement vers un système comme au États-Unis où le bi-partisme semble immuable et où les idées neuvent semblent impossibles.

      Peut-être dites-vous que la proportionelle n'est pas le meilleur système, mais au moins, avec celui-là, il sera possible d'envoyer des gens au parlements pour l'améliorer par la suite, alors qu'actuellement, 3 partis s'en contente que trop bien, parce que ça leur facilite la tâche.

      Nous sommes dans une situation fort désolante, où les partis n'intéressent plus vraiment. Aujourd'hui, la politique Québécoise est morose. Il faut lui insufler du dynamise, parce que c'est seulement ainsi que l'on s'approprie, tous ensemble, notre destin collectif.

      Depuis je ne sais combien de temps, Marie-France Bazzo demande à ses invités : "De quoi le Québec a-t'il besoin? ". Pour ma part, j'ai ma réponse, c'est ON et Jean-Martin Aussant. Mais je crois que la proportionelle est également une excellente réponse. Parce que ça permet le renouveau, le rafraîchissement, la capacité d'agir, qui elle traine avec elle la volonté d'agir.

    • Raymond Labelle - Abonné 31 août 2012 07 h 44

      Bonjour M. Boismenu. Je conviens que les intentions de vote augmenteraient pour les tiers partis sous la proportionnelle. Par exemple, les tiers partis de gauche souverainistes pourraient avoir plus de votes. Mais ceci serait un glissement de gens qui votent dans le système actuel pour le PQ vers, disons, QS et ON.

      Je serais surpris de voir quelqu'un qui vote PLQ ou CAQ sous le mode actuel de scrutin aller voter pour un parti de gauche souverainiste sous la proportionnelle. Je suppose que quelqu'un qui vote actuellement PLQ ou CAQ voterait pour un parti correspondant à la vision de l'une ou l'autre aile des PLQ ou CAQ actuels

      Si moins de 50% des gens votent pour un parti souverainiste dans le mode actuel de scrutin, je serais étonné qu'une plus grande proportion de gens vote pour un parti souverainiste dans quelque mode de scrutin que ce soit, y compris le mode proportionnel.

    • Raymond Labelle - Abonné 31 août 2012 11 h 45

      Bonjour M. Saint-Pierre. La majorité de la population votera pour la CAQ et le PLQ ensemble aux prochaines élections. Si le PQ est quand même majoritaire, il pourra quand même annuler la hausse des frais de scolarité même s'il n'a obtenu que 33% oju 34% du vote. Idem pour l'extension de l'application de loi 101 au Cégep.

  • Yves Côté - Abonné 30 août 2012 03 h 08

    Les uns ont vieilli...

    Les uns ont vieilli, mais le Québec est jeune.
    En cela, il faut renouveler le discours indépendantiste en réaffirmant toujours l'égalité des Québécois en termes de droits humains.
    Et il faut moderniser le concept de la souveraineté dans un cadre d'action inovant, moderne et stimulant.
    Faire confiance aux jeunes, en même temps que d'être exigeant à leur endroit, n'est certainement pas un handicap pour bâtir un pays nouveau...
    En avant !

    Et Vive le Québec libre !

    • Claude Lachance - Inscrite 30 août 2012 20 h 18

      un discours pour chacun et chacun son discours?...

  • Christian Montmarquette - Abonné 30 août 2012 04 h 07

    Option nationale est aussi un parti du «peut-être»


    Il semble que Jean-Martin Aussant soit atteint du même syndrome que celui de la formation d’où il origine : attaquer d'autres souverainistes...

    D'ailleurs, à ce titre, Option nationale à l'instar de tous les autres partis souverainistes qui ont un référendum à leur programme, est, lui aussi, un parti du «peut-être». Puisque nul ne peut assurer à l'avance que le résultat d'un éventuel référendum serait «gagnant».

    Et contrairement à ce que prétend Jean-Martin Aussant, la démarche de Québec Solidaire est pourtant bien claire :

    «La création d'une Assemblée constituante «dès» la prise du pouvoir suivi d'un référendum».

    C'est pourquoi il ne restait guère d'arguments à Option nationale que de tenter de remettre en doute les convictions souverainistes de Québec Solidaire pour justifier la création d'une troisième formation politique souverainiste.

    Tout cela est fort regrettable, car la gauche d’où origine Québec Solidaire est souverainiste depuis 1994.

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire
    Montréal

    .

    • François Ricard - Inscrit 30 août 2012 09 h 36

      «La création d'une Assemblée constituante «dès» la prise du pouvoir suivi d'un référendum».
      Et c'est alors que, selon QS, l'électorat décidera si l'on veut la constitution d'un pays ou d'une province.
      ON met en branle la souveraineté du pays aussitôt élu.
      L'électorat sera consulté sur la constitution qu'il voudra bien se donner en tant que pays, et seulement qu'en tant que pays.

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 30 août 2012 10 h 35

      Votre parti politique régional M. Montmarquette n’est pas nécessairement pour l’indépendance…

      M. Khadir a affirmé dans une station radiophonique que dans la perspective de Québec solidaire, «c’est l’indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l’indépendance». On ne peut être plus clair. S’il y a un parti qui cherche à se faire élire coûte que coûte, en reléguant la souveraineté à une zone d’ombre c’est bien QS.

      Les partisans de QS, l’ont dit et répété maintes et maintes fois, qu’ils souhaitent un gouvernement minoritaire afin de faire tomber le plus tôt possible le gouvernement fraichement élu.

      Il y a des partisans exaltés dans QS qui ont pour but, comme certains d’entre eux l’ont déjà exprimés dans le Devoir, que leur but n’est pas de battre Charest, ils s’en contrebalancent, ce qui les intéresse c’est de «jouer» avec le temps en espérant que «la prochaine fois sera la bonne».

      Un gouvernement minoritaire, PQ, PLQ ou CAQ, aurait, disent-ils, une longévité de 12 à 18 mois ce qui leur donnerait l'opportunité politique de mieux se faire reconnaître, quitte à ramener à l’avant-scène chaos et conflits sociaux. QS serait-il un parti de « casseurs »?

    • Jonathan Guillotte - Inscrit 30 août 2012 11 h 12

      "La souveraineté si nécessaire mais pas nécessairement."

      - Amir Khadir

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 août 2012 11 h 58

      À Rodrigue Biron qui me dit..

      «M. Khadir a affirmé dans une station radiophonique que dans la perspective de Québec solidaire, «c’est l’indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l’indépendance». On ne peut être plus clair.»- RB

      Je recommande fortement au public de ne pas se fier aux extraits tronqués et déformés de nos adversaires s'ils veulent s’enquérir du juste état des choses. Car leur approche relève à mon avis d'une bien douteuse honnêteté intellectuelle.

      Voici la véritable déclaration d'Amir au sujet de cette campagne négative peu édifiante de la part d'Option nationale :

      «Le scrutin du 4 septembre n'est pas une élection référendaire. Un vote pour Québec solidaire n'est donc pas «nécessairement» un vote pour la souveraineté, a-t-il résumé. Ce vote se ferait plus tard (exactement comme Option nationale en passant..).

      «Si on peut déduire de ça que moi, je comprends que l'indépendance n'est pas nécessaire, c'est une erreur totale. Ça fait 10 ans que je le répète sur toutes les tribunes. Ce que je dis, c'est qu'il y a de la place dans cette démarche vers l'indépendance pour les gens qui ne sont pas convaincus, mais qui sont assez ouverts pour dire: on va faire le débat ensemble.» -Amir Khadir

      Source :

      «Khadir: «Je n'ai pas de leçon d'indépendance à recevoir»

      http://www.lapresse.ca/actualites/elections-quebec

    • Stéphanye Carrier - Inscrite 30 août 2012 14 h 19

      Okay donc... si je comprends bien, vous soutenez que de se comparer c'est attaquer?

      Que diriez-vous de... non?


      Comment voulez-vous qu'il mette au clair les DIFFÉRENCES entre ON et les autres partis sans parler deux? Jesus qui en a qui ont pas de discernement.

    • Jean-Francois Boismenu - Inscrit 30 août 2012 15 h 46

      M. Montmarquette, je crois que c'est vous plutôt qui devriez écouter attentivement ce que M. Khadir dit : http://www.youtube.com/watch?v=xLFcftsXGro

      Il y parle d'une d'assemblée constituante qui planchera sur une constitution Québecoise correspondant à nos valeurs d'entraide sociale, environnemenetales, etc, et qu'une fois ce projet déssiné, ça sera l'indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l'indépendance.

      Je crois plutôt que l'article que vous citez est un exercice ratrappage de la part de Khadir.